The lengthy ballad
Le vieux vagabond (‘Der alte Vagabund’ in German) sets a text by the prolific chansonnier Pierre-Jean de Béranger, of humble stock despite the ‘de’ (an affectation of his father’s). Much loved for his anti-establishment views, he was a friend to the common people, such as the dying vagabond who tells us the story of his hard-luck life in this extended, highly dramatic work, with its premonitions of the Dante Symphony and the symphonic tone poem
Les préludes. Liszt calls for a bass voice with an unusually wide range; for example, in the final two phrases (to the words ‘… chéris en frère. / Vieux vagabond, je meurs votre ennemi’), the singer traverses two octaves in the space of four bars, with a final dizzying plunge downward.
from notes by Susan Youens © 2015
La longue ballade
Le vieux vagabond («Der alte Vagabund» en allemand) met en musique un texte du prolifique chansonnier Pierre-Jean de Béranger, d’humble extraction malgré la particule (une affectation de son père). Très apprécié pour ses idées contestataires, c’était un ami du peuple, comme le vagabond mourant qui nous raconte l’histoire des malheurs de sa vie dans cette œuvre longue et très dramatique, avec ses prémonitions de la Dante Symphonie et du poème symphonique
Les préludes. Liszt demande une voix de basse avec une étendue étonnamment large; par exemple, dans les deux dernières phrases (sur les mots «… chéris en frère. / Vieux vagabond, je meurs votre ennemi»), le chanteur traverse deux octaves en l’espace de quatre mesures, avec un plongeon final étourdissant dans le grave.
extrait des notes rédigées par Susan Youens © 2015
Français: Marie-Stella Pâris
Die lange Ballade
Le vieux vagabond („Der alte Vagabund“) ist die Vertonung eines Gedichtes von Pierre-Jean de Béranger, eines fruchtbaren chansonniers aus kleinen Verhältnissen, trotz des „de“ (eine Affektiertheit seines Vaters). Beliebt wegen seiner Einstellung gegen das Establishment, war er mit gewöhnlichen Leuten befreundet, wie dem sterbenden Vagabunden, der die Geschichte seines vom Pech verfolgten Lebens in diesem ausgedehnten, hochdramatischen Werk erzählt. Liszt verlangt für dieses Lied, das auf die Dante-Sinfonie und die sinfonische Dichtung
Les préludes vorausweist, eine Baßstimme von ungewöhnlich großem Umfang; so durchläuft der Sänger in den letzten beiden Phrasen (bei den Worten „… chéris en frère. / Vieux vagabond, je meurs votre ennemi“) z. B. zwei Oktaven innerhalb von vier Takten, mit einem letzten schwindelerregenden Abwärtssprung.
aus dem Begleittext von Susan Youens © 2015
Deutsch: Christiane Frobenius