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Track(s) taken from CDS44461/7

Paven and Galiard, BK100 EKM10

composer
Weelkes (Nos 58, 59). [Neighbour, p 178]

Davitt Moroney (harpsichord)
Recording details: February 1997
Abbaye Royale de Fontevraud, France
Produced by John Hayward-Warburton
Engineered by Ken Blair
Release date: September 1999
Total duration: 3 minutes 1 seconds

Cover artwork: Phoenix. A glass window specially designed, made and photographed by Malcolm Crowthers.
 
1
Paven  [1'59]
2
Galiard  [1'02]

This curious and unsatisfying work is probably not by Byrd, although the composer Thomas Weelkes seems to have thought it was when he copied it into his manuscript in the late 1590s, years when he may have studied with Byrd. It was initially excluded from Musica Britannica, but given the number BK100 in the list of probably spurious pieces. Twenty years later, the Byrd attribution still seemed implausible, although Alan Brown reminded us that Weelkes ‘has no proven false attributions to Byrd’, unless of course this piece turns out to be exactly just such a work.

Neighbour firmly rejects it as a work that Byrd ‘would certainly not have welcomed as his own ... it is difficult to believe that Byrd could have produced this poverty-stricken work at any period.’ Given the very slight doubt that remains, I have included it here. Listeners can now exercise their own critical judgement and decide for themselves. Such an exercise is instructive since it draws attention to many significant features of Byrd’s genuine pavans and galliards, features that shine here by their absence. Since the pavan is a regularly conceived, short, ‘8-bar’ work, with six sections running to 48 semibreves, it may be most fruitfully compared with the ‘short’ C major pavan, BK30a, the fourth in the Nevell sequence.

I can think of no other pavan by Byrd with such unmemorable phrases as those found here, snatches of weak melody that meander around such a limited range of notes. The rhythmic life of the pieces is very dull. It also sticks rigorously and unadventurously to the tonic key: every one of the six sections starts in C major, and four of them end in C. There is a somewhat striking, if not particularly original, harmonic moment in the second strain, but it is needlessly recalled (and in a less convincing manner) in the third strain. As for the galliard, it shares consistently the dubious features noted in the pavan, but has one extra oddity. Most irregularly, each of the three strains has a different number of bars (5, 4 and 6, respectively), a procedure unknown anywhere in Byrd’s works. This makes for a total of thirty bars and goes against Morley’s precise rule – which he surely learned from Byrd himself – of always writing pavans and galliards to come out to a multiple of four bars.

from notes by Davitt Moroney © 1999

Ces œuvres curieuses et peu satisfaisantes ne sont probablement pas de Byrd, bien que le compositeur Thomas Weelkes semble avoir pensé qu’il en était l’auteur, lors de l’établissement de son manuscrit dans les années 1590, époque où il a pu étudier avec Byrd. La paire était initialement exclue de Musica Britannica, mais avait reçu le numéro BK100 dans la liste des morceaux sans doute apocryphes. Vingt ans plus tard, l’attribution n’avait pas vraiment retrouvé faveur, mais Alan Brown rappelait que Weelkes ne contient aucune “attribution à Byrd qui s’est avérée fausse”, à moins que celle-ci ne prouve le contraire.

Neighbour rejette cette paire sans ambages ; il s’agit de pièces que le compositeur “n’aurait certainement pas reconnues comme siennes... il est difficile de croire que Byrd ait pu composer cette pièce d’une pauvreté si accablante, à quelque étape de sa carrière.” Puisque de très légèrs doutes subsistent toujours, je les ai incluses ici. Les auditeurs peuvent dès lors exercer leur propre jugement artistique et décider d’eux-mêmes. Une telle démarche est instructive car elle attire l’attention sur les éléments présents dans les pavanes et gaillardes qui sont incontestablement dues au maître, éléments qui brillent ici par leur totale absence. Puisqu’il s’agit d’une pavane normalement conçue, une courte œuvre “à huit”, on peut profitablement la comparer à la courte pavane en ut majeur BK30a, la quatrième dans la séquence Nevell.

Aucune pavane authentique de Byrd ne présente de mélodies aussi peu mémorables. Ici il n’y a que des bribes de phrases qui font des méandres autour de quelques notes très limitées. La vitalité rythmique est très pauvre. La musique reste inlassablement dans la tonalité d’ut majeur : chacune de ses six sections commence en ut majeur, et quatre terminent également en ut. Il y a un bref instant plus frappant dans la deuxième strophe, pourtant sans grande originalité, mais il est repris sans raison et de façon moins convaincante dans la troisième strophe. Quant à la gaillarde, elle partage toutes les faiblesses de la pavane, en y ajoutant une de plus, mais elle est de taille. Chaque strophe comporte un nombre différent de mesures (5, 4 et 6, respectivement), un procédé inconnu dans les œuvres de Byrd. Comme résultat, il y a trente mesures, ce qui va à l’encontre de la règle précisée par Morley — instruction qu’il a sûrement apprise de Byrd lui-même — qui est de veiller à ce que, dans de telles pièces, il y ait toujours un multiple de quatre mesures.

extrait des notes rédigées par Davitt Moroney © 1999