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Track(s) taken from CDS44461/7

The eighte pavian, BK17

composer
Nevell (No 23). [Neighbour, ‘Pavan a4’ p 187]

Davitt Moroney (muselar)
Recording details: December 1996
Abbaye Royale de Fontevraud, France
Produced by John Hayward-Warburton
Engineered by Ken Blair
Release date: September 1999
Total duration: 4 minutes 56 seconds

Cover artwork: Phoenix. A glass window specially designed, made and photographed by Malcolm Crowthers.
 
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Here is a work which, like the seventh Nevell pavan, appears to have no galliard. It is characterised by a use of particularly rich chords. The more rapid ornamental decorations in the varied repeats are almost always confined to the right hand, filigree work that never distracts from the fundamental seriousness of the composition. It is a ‘16-bar’ work, running to 96 semibreves. Although the work is in the A minor Aeolian mode, its three strains start on the contrasting chords of E major, F major and C major.

During the first strain a melody rises up a fourth several times, slowly from B to E over two bars, then faster from C to F in one bar, and finally even faster up to G in half a bar. The phrase thus gets higher and faster at the same time, before a long sinking phrase brings the melody to rest even lower than where it started. The rhythmic compression and the comparative pitching of these opening phrases is typical of the whole piece, where the whole is considerably more than the sum of the parts. The start of the second strain is built on a duet between soprano and tenor that then turns round letting the tenor lead the soprano for the remainder (with the alto joining in). Byrd here introduces some particularly expressive harmonies. All these elements come together in the third strain; the harmonies are even more pungent, the imitations are at an even closer distance, and the varied harmonic rhythm deliberately slows down.

from notes by Davitt Moroney © 1999

Voici une pavane qui n’a pas de gaillarde. Elle est caractérisée par l’utilisation d’accords particulièrement riches. L’ornementation élaborée dans les reprises variées est presque toujours confinée à la main droite, une sorte de dentelle musicale qui ne dérange jamais le sérieux de l’œuvre. Elle est “à seize”, avec six sections et quatre-vingt-seize semi-brèves. Bien qu’étant en la mineur (mode éolien), les trois strophes commencent sur des accords inattendus de mi majeur, fa majeur et ut majeur.

Dans la première strophe, la mélodie monte plusieurs fois d’une quarte, lentement de si à mi pendant deux mesures, d’ut à fa en une mesure, et finalement encore plus rapidement jusqu’à sol, en une demi-mesure. Ainsi la phrase devient progressivement plus aiguë et plus rapide à la fois, avant de commencer une longue descente et de terminer encore plus bas que le point de départ. La compression rythmique et la hauteur relative de ces premières cellules mélodiques sont typiques de la pièce entière, car ici le tout est bien plus que la somme des petites parties. Le début de la deuxième strophe est un duo entre soprano et ténor ; à mi-chemin les rôles sont inversés et c’est le ténor qui mène le soprano (puis l’alto se joint à eux). Byrd utilise ici des harmonies particulièrement expressives. Tous ces éléments se réunissent dans la troisième strophe. Les harmonies sont encore plus surprenantes, les imitations sont plus serrées, et le rythme harmonique est délibérément ralenti.

extrait des notes rédigées par Davitt Moroney © 1999