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Track(s) taken from CDS44461/7

A Grounde, BK9

composer
Forster (No 47). [Neighbour, ‘Short Ground in G minor’ p 120]

Davitt Moroney (harpsichord)
Recording details: February 1997
Abbaye Royale de Fontevraud, France
Produced by John Hayward-Warburton
Engineered by Ken Blair
Release date: September 1999
Total duration: 4 minutes 18 seconds

Cover artwork: Phoenix. A glass window specially designed, made and photographed by Malcolm Crowthers.
 
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A Grounde BK9  [4'18]

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Davitt Moroney (organ)
This is the second of Byrd’s three ‘short’ grounds, based on a little 4-bar repeating bass pattern. The other two are BK43 and BK86. They are clearly all early works, probably dating from the 1560s.

It is particularly interesting to hear how the closing section acquires breadth and sonorous weight on the organ, whereas on the harpsichord the less sustained notes give the same passage the character of a decrescendo. (The same effect occurs at the end of the Ut, re, mi, fa, sol, la and several other pieces.) The organ makes the melodies, imitations and dissonances sing out beautifully, but the harpsichord gives greater clarity to the rapid left-hand runs. My first instinct, having recorded both, was to leave only the harpsichord version on this complete recording; yet the organ’s sustained notes and eloquent gravity certainly add a quality that cannot be achieved on the plucked strings of the harpsichord. Debussy specifically wished his Nocturnes to sound ‘flou’ (unclear); similarly, waves of slightly imprecise organ sound in a large building can be moving. Yet modern technology usually only offers our ears an absolutely clear and clean sound, as if this were the only way the music should speak to us...

from notes by Davitt Moroney © 1999

Voici le deuxième des trois grounds de Byrd basés sur un court motif à la basse de seulement quatre mesures. Les deux autres sont BK43 et BK86. Ces trois compositions sont visiblement des pièces de jeunesse et datent sans doute des années 1560.

Il est particulièrement intéressant d’entendre comment la dernière page prend de l’ampleur et du poids à l’orgue, tandis qu’au clavecin les sonorités moins soutenues imposent un decrescendo dans le même passage. (Le même effet a lieu à la fin de l’Ut, re, mi, fa, sol, la et dans bien d’autres pièces.) L’orgue fait chanter merveilleusement les mélodies, les imitations et les dissonances, mais le clavecin rend plus audibles les gammes de la main gauche. Ayant enregistré les deux versions, ma première réaction était de laisser seulement la version pour clavecin ; pourtant, le chant riche de l’orgue donne une gravité éloquente à cette musique. Debussy disait qu’il préférait que ses Nocturnes soient “floues” ; de la même façon, le son un peu imprécis de l’orgue dans une très grande acoustique peut être très émouvant. La technologie moderne offre souvent à nos oreilles une sonorité peut-être trop nette et précise, comme s’il n’y avait qu’une seule façon d’écouter la musique...

extrait des notes rédigées par Davitt Moroney © 1999