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Track(s) taken from CDS44461/7

The Barley Break, BK92

composer
Nevell (No 6). [Neighbour, p 174]

Davitt Moroney (harpsichord)
Recording details: February 1997
Abbaye Royale de Fontevraud, France
Produced by John Hayward-Warburton
Engineered by Ken Blair
Release date: September 1999
Total duration: 8 minutes 20 seconds

Cover artwork: Phoenix. A glass window specially designed, made and photographed by Malcolm Crowthers.
 
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This unique work probably dates from about 1580. It is a musical description of an energetic outdoor country game played by three couples, in which two of the couples at either end of a field must try to change partners. The third couple, who must hold hands, are supposed to stay in the middle of the field (called ‘Hell’) and stop them; when they catch one of the others, the intercepted pair must take their place in ‘Hell’. A detailed description of the game occurs in Sir Philip Sidney’s poem Lamon (c1581-83). Here, then, is a good-natured, amusing, and wholly original keyboard work.

Byrd first describes the six players in six short sections (each of which has a varied repeat). The first two (not holding hands) are in ‘8-bar’ galliard form, a rather solid and heavy section followed by a more dancing and sprightly passage (possibly supposed to represent the man then the woman); they each firmly define the tonality of G major, anchoring the whole of Byrd’s exceptionally long work. The third and fourth players (musically much more similar, so probably representing the couple holding hands in ‘Hell’) are appropriately represented by a pair of jigs, since these players have to run about a lot. Their music modulates to D major and back to G. The more serious fifth and sixth players are presented in alman style; their music, strikingly, starts in A minor but then moves back to G major. The first of this third pair (i.e. the fifth player) quotes from the popular ‘Browning’ melody (used elsewhere by Byrd as the basis of a splendid work for 5-part consort).

After a hundred bars the scene is now set and the fun can start. The manuscript explains that ‘battle is joined’, and after some playful trumpet-calls Byrd quotes from a popular ‘battle’ tune of the period; this passage is presented in the energetic jig rhythm of the hand-holding couple in ‘Hell’, who are clearly running about the whole field. After further adventures (during four short alman-style sections), the closing section starts. It is in langorous pavan style. The music settles back to G major for a 24-bar section (plus its varied repeat) before a short coda brings the work to an end.

Whatever new couples have been formed by changing partners, by the end of the game everyone is clearly happy, even dreamily content. The Barley Break is thus a sort of medley of thirteen short dance sections, presenting galliard, alman, jig, pavan and other styles, quotations from at least two popular tunes, and above all a careful harmonic scheme that supports the whole over nearly ten minutes. Neighbour remarks that it is a kind of domestic version of Byrd’s more famous The Battell.

from notes by Davitt Moroney © 1999

Cette œuvre unique date probablement d’environ 1580. Elle constitue une description musicale d’un jeu énergique qui se fait en plein air avec trois couples. Deux des couples, placés sur les côtés opposés d’un champ, doivent essayer de changer de partenaire. Les membres du troisième couple, qui doivent à tout moment se tenir par la main, sont supposés rester au milieu du champ (appelé “Enfer”) et empêcher les nouveaux couples de se retrouver ; s’ils arrivent à attraper une personne de l’un des deux autres couples, la paire ainsi interceptée doit prendre leur place en “Enfer”. Une description détaillée du jeu figure dans le poème Lamon de Sir Philip Sidney (vers 1581-3). Nous avons ici, donc, une œuvre pour clavier très originale, amusante, et “bon enfant”.

Byrd décrit d’abord les six personnes en six sections courtes (chacune avec sa reprise variée). Les deux premiers joueurs, qui ne se tiennent pas par la main, sont présentés en forme de gaillarde “à huit”. Une phrase un peu lourde et solide est suivie d’une autre plus légère et dansante (ces deux phrases représenteraient ainsi l’homme et la femme). Ces deux “personnages musicaux” définissent la tonalité de sol majeur d’une façon suffisamment ferme pour servir d’ancrage harmonique à toute la longue pièce qui va suivre. Les troisième et quatrième joueurs, musicalement beaucoup plus proches, donc sans doute une représentation du couple qui se tient par la main en “Enfer”, sont présentés par une paire de gigues, puisqu’ils doivent courir beaucoup. La musique fait donc une modulation vers ré majeur et retourne à sol majeur. Les cinquième et sixième joueurs sont plus sérieux, présentés en forme d’alman, et leur musique commence, de façon inattendue, en la mineur, avant de retrouver sol majeur. Le premier mouvement de cette dernière paire (donc le cinquième personnage) cite la mélodie de la chanson populaire “Browning” (que Byrd utilise ailleurs pour une splendide série de variations pour consort).

Au bout de cent mesures, la mise-en-scène est faite et les drôleries peuvent commencer. Le manuscrit explique que “la bataille est ouverte” ; après quelques petites fanfares de trompettes, Byrd cite une “battle tune” (chanson de bataille) de l’époque ; ce passage correspond au rythme des gigues énergiques du couple en “Enfer” qui, visiblement, est en train de courir partout dans le champ. Après d’autres aventures (quatre courtes phrases en forme d’alman), la dernière partie commence. La musique se transforme en une pavane langoureuse. Elle retrouve sol majeur pour une longue phrase de vingt-quatre mesures (suivie de sa reprise variée), et une courte coda met fin à l’œuvre.

Si de nouveaux couples ont été formés pendant le jeu, il semble qu’à la fin tout le monde est content, voire plutôt rêveur. The Barley Break est ainsi une sorte de méli-mélo (ou “medley”), comprenant treize courtes parties en forme de danses très variées (gaillarde, gigue, alman, pavane et d’autres encore), ainsi que des citations d’au moins deux chansons populaires et, surtout, un schéma harmonique capable de soutenir le tout pendant dix minutes. Neighbour le voit comme une sorte de version domestique d’une pièce plus célèbre, The Battell.

extrait des notes rédigées par Davitt Moroney © 1999

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