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Track(s) taken from CDA67257

Le bestiaire, Op 17a

composer
March to July 1919
author of text

François Le Roux (baritone), Graham Johnson (piano)
Recording details: November 2000
Champs Hill, West Sussex, United Kingdom
Produced by Mark Brown
Engineered by Julian Millard
Release date: May 2002
Total duration: 23 minutes 20 seconds
 
1
La tortue  Du Thrace magique, ô délire!  [1'39]
2
3
4
5
Le chat  Je souhaite dans ma maison  [1'09]
6
Le lion  Ô lion, malheureuse image  [1'12]
7
Le lièvre  Ne sois pas lascif et peureux  [0'35]
8
Le lapin  Je connais un autre connin  [0'43]
9
10
11
12
13
14
La puce  Puces, amis, amantes même  [0'42]
15
La sauterelle  Voici la fine sauterelle  [0'48]
16
17
18
La méduse  Méduses, malheureuses têtes  [0'52]
19
20
21
22
23
Le paon  En faisant la roue, cet oiseau  [0'30]
24
Le hibou  Mon pauvre cœur est un hibou  [1'07]
25
26
Le bœuf  Ce chérubin dit la louange  [0'53]

Reviews

'A vital addition to Hyperion's French song series, beautifully sung and played' (Gramophone)

‘Johnson has done much to rehabilitate the reputations of obscure composers of French Songs’ (BBC Music Magazine)

'A worthy and wonderful treat … a scintillating disc' (The Observer)

'Wonderfully idiomatic performances from singer and pianist alike, ideally recorded and presented' (The Penguin Guide to Compact Discs)

'intrinsic artistic quality and fine performance … A tantalizing glimpse of a fine talent that deserves to be remembered as more than the sixth member of Les Six' (Fanfare, USA)
The collection of quatrains making up Apollinaire's 'Bestiaire', illustrated by Dufy's woodcuts, had scarcely been published. Without consulting each other at all, ignorant of our respective projects, Francis Poulenc and I took hold of these texts and set them to music, mine begun a little bit earlier and finishing later, framing those of my friend. But whereas Francis set only 12 of the pieces (of which he retained only 6), I devoted my energy to the whole of these 26 little poems.
It was not as easy as it looked at first glance, because, though some of them called irresistibly for music, others, on the contrary, proved more daunting for me: I managed to get through these (La Chenille, Le Poulpe, Le Paon, La Colombe) helped by the strictest simplicity.
I think La Chèvre du Thibet and La Carpe can be paralleled with the same settings of Francis. I particularly like Le Chat for its intimate tenderness, Le Lièvre and Le Lapin, La Souris, La Sauterelle. I also believe that, in La Tortue, Le Cheval, Ibis, La Méduse, Les Sirènes, I have enlarged the frontiers of the poems and opened the imagination to more distant and immense horizons.
(Louis Durey, from his Catalogue Commenté, translation by Isabelle Battioni)

This version of Le Bestiaire is full of unusual and ingenious pianistic touches. The composer has a way of capturing the behaviour or movement of an animal with deft conjuring tricks between the accompanist’s hands. One thinks of the strut of Le Cheval, the slither of Le Serpent, the grace of Le Chat and the lolloping gait of Le Lapin where right-hand quavers seem to spring from the spread left-hand chords. There is an immensity about L’Éléphant; one can almost hear the earth thundering under his feet. La Mouche is worthy of Bartók’s Diary of a fly, and La Puce not only jumps, it bites. The friendly grace of the dolphin is perhaps better caught than in Poulenc’s jollier setting of Le Dauphin, and Le Poulpe throws its ink into the water with the simplest of pianistic means. A personal favourite is the way the accompaniment of La Colombe captures the repetitive coo of the dove. There is a similar felicity about the way the mournful call of the owl is evoked in the grave phrasing of the piano writing in Le Hibou.

There is also a version of this work (Op 17b, as late as 1958) for voice and twelve instruments (two flutes, oboe, clarinet, horn, bassoon, string quintet and piano or celesta).

from notes by Graham Johnson © 2002

Sans nous être concertés le moins du monde, dans l’ignorance de nos projets respectifs, Francis Poulenc et moi, à peine parue, illustrée des bois de Dufy, la suite de quatrains du « Bestiaire » d’Apollinaire, nous nous emparions de ces textes et nous mettions à l’œuvre, la mienne commencée un peu avant, terminée après, encadrant celle de mon camarade. Mais alors que Francis mettait en musique seulement 12 de ces pièces (il ne devait en retenir que 6), je m’attachai à réaliser l’ensemble de ces 26 petits poèmes.
Cela ne fut pas aussi facile que cela pourrait sembler à première vue car, si certains d’entre eux appelaient irrésistiblement la musique, d’autres par contre se montraient à moi comme bien plus rébarbatifs: je me tirai de ces derniers (La Chenille, Le Poulpe, Le Paon, La Colombe) en m’aidant de la plus stricte simplicité.
Je pense que La Chèvre du Thibet et La Carpe peuvent être mis en parallèle avec les mêmes commentés par Francis. J’aime particulièrement Le Chat, pour sa tendresse intime, Le Lièvre et Le Lapin, La Souris, La Sauterelle. Je crois aussi avoir, dans La Tortue, Le Cheval, Ibis, La Méduse, Les Sirènes, élargi les limites des poèmes et ouvert ainsi à l’imagination des perspectives plus lointaines et plus vastes.
(Louis Durey: in Catalogue Commenté, 1962)

Cette version du Bestiaire abonde en touches pianistiques rares et ingénieuses. Le compositeur capture à merveille le comportement ou le mouvement d’un animal avec des tours de prestidigitation habiles entre les mains du pianiste. Il suffit de songer au trot du Cheval, aux ondulations sinueuses du Serpent, à la grâce du Chat, et à la gaieté bondissante du Lapin où les croches de la main droite semblent jaillir des larges accords de la gauche. L’Eléphant abrite une immensité, on peut presque entendre la terre trembler sous ses pieds. La Mouche est digne du Journal d’une mouche de Bartók et La Puce ne fait pas que sauter, elle pique. La grâce amicale du Dauphin est peut-être mieux saisie que dans la version plus gaie de Poulenc, tandis que Le Poulpe jette son encre dans l’eau avec des moyens pianistiques les plus simples qui soient. Un des mes endroits préférés est la manière dont l’accompagnement de La Colombe capture ses roucoulements répétitifs. On retrouve un bonheur semblable dans Le Hibou, avec l’évocation de l’appel lugubre du hibou en un phrasé profond de l’écriture du piano.

Une version de cette oeuvre (Op. 17b) pour voix et douze instruments (deux flûtes, hautbois, clarinette, cor, basson, quintette de cordes, piano ou célesta) a été réalisée bien plus tard, en 1958.

extrait des notes rédigées par Graham Johnson © 2002
Français: Isabelle Battioni

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