Click cover art to view larger version
Track(s) taken from CDA67425

Piano Concerto No 1 in C minor, Op 35

composer
1933

Marc-André Hamelin (piano), Mark O'Keeffe (trumpet), BBC Scottish Symphony Orchestra, Andrew Litton (conductor)
Recording details: April 2003
Caird Hall, Dundee, Scotland
Produced by Andrew Keener
Engineered by Simon Eadon
Release date: November 2003
Total duration: 22 minutes 11 seconds

Cover artwork: Head of a Peasant (detail) by Kasimir Malevich (1878-1935)
Russian State Museum, St Petersburg / AKG-Images, London
 
1
Allegro moderato  [5'40]
2
Lento  [8'27]
3
Moderato  [1'33]
4
Allegro con brio  [6'31]

Reviews

'Marc-André Hamelin is a superb advocate for all three pieces—the zip and zest of much of the writing presenting no difficulty to this extraordinary virtuoso.' (Gramophone)

'it's on the basis of interpretation that Hamelin earns a top recommendation here, and he's sympathetically supported by Litton and the excellent Scottish ensemble … those looking for their first recordings of the Shostakovich concertos won't go wrong with Hamelin' (Fanfare, USA)
Though something of a late beginner by prodigy standards, not having started lessons until he was nine, Shostakovich made such rapid strides as a pianist that he was soon playing Bach’s Well-Tempered Clavier in its entirety and, by the age of fifteen, Beethoven’s Hammerklavier Sonata. As a student he developed his piano-playing and his composing with more or less equal eagerness. He entered the first International Chopin Competition in 1927, where he progressed to the finals but was not a prizewinner – his Moscow friend Lev Oborin won first prize, and the legendary Grigory Ginzburg was placed fourth. Shostakovich reckoned that his performance was hampered by pain from appendicitis, and he suspected the Polish jury of not wanting to give too many prizes to the Russian contingent. At any rate that set-back was decisive for setting him on the path of composition as his main career. As a pianist he gradually narrowed the focus of his repertoire, still performing the first concertos of Prokofiev and Tchaikovsky until the end of 1930, but thereafter confining himself (except in chamber music) to his own works.

His own First Piano Concerto started life, at least according to the diaries of his pupil Evgeny Makarov, as a trumpet concerto, only gradually metamorphosing into the guise we now know. The trumpet part was apparently written with the principal of the Leningrad Philharmonic in mind – one Alexander Schmidt, whose playing in Skryabin’s Poem of Ecstasy and Mahler’s Fifth Symphony had recently been acclaimed. The period of composition, from March to July 1933, coincided with preparations for the staging of Shostakovich’s second opera, The Lady Macbeth of Mtsensk District, the official denunciation of which two-and-a-half years later would force him to reinvent himself as a composer. At this time he could still afford to take a confrontational attitude to the concerto genre without bringing censure down on his head. In fact this would be the first piano concerto of significance to emerge from Soviet Russia. Earlier examples, by Shaporin, Kabalevsky and Feynberg, failed to hold a place in the repertory, while Prokofiev’s five were products either of pre-Revolutionary times or of his Parisian exile, and Khachaturyan’s neo-romantic extravaganza would follow three years later.

The models and affinities for Shostakovich’s Concerto have to be sought outside Russia. In its mixture of frivolity, circus-like tumbling routines, and lyricism, it is a cousin of Ravel’s G major and Prokofiev’s Fifth (both premiered in 1932), and there is more than a hint of Gershwin’s Concerto in F (1925) in the slow movement and of Stravinsky’s Petrushka in the fast outer movements.

For the previous six years Shostakovich had been composing almost exclusively for stage and screen, and the impact of that can be heard throughout the Concerto, both in its willingness to quote or paraphrase a wide range of pre-existing music and in its restless shifting from one style to another. The first movement soon accelerates away from its thoughtful opening, the mood becoming cheekier with each ratcheting up of the tempo. The slow movement is a sorrowful slow waltz, whose reprise is led off by muted trumpet. Next comes a restless interlude as a kind of extended upbeat into a galop finale, whose uproarious pastiche of Beethoven’s Rondo ‘The Rage over the Lost Penny’ jostles for position with several other familiar or familiar-sounding themes.

Shostakovich himself gave the premiere of the Concerto for Piano, Trumpet and Strings on 15 October 1933, with the Leningrad Philharmonic under their German émigré conductor, Fritz Stiedry. Thereafter it became a staple of his repertoire until the late-1950s, when illness began to affect the mobility of his right hand.

from notes by David Fanning © 2003

Si l’on considère les critères d’enfant prodige, ce n’est que tardivement que Chostakovitch commença le piano puisqu’il ne prit ses premières leçons qu’à neuf ans. Pourtant, il réalisa des progrès tels qu’il put rapidement jouer le Clavier bien tempéré dans son intégralité. A quinze ans, il interprétait la Sonate « Hammerklavier » de Beethoven. Comme étudiant, il développa son jeu de pianiste et la composition avec un enthousiasme à peu près égal. Il participa au premier Concours Chopin en 1927. S’il accéda à la finale, il ne reçut aucun prix – son ami moscovite Lev Oborin remportant le premier et le légendaire Grigory Ginzburg arrivant quatrième. Chostakovitch trouvait que son exécution avait souffert des douleurs causées par l’appendicite et pensait aussi que le jury polonais n’était pas très désireux d’octroyer un nombre trop élevé de médailles au contingent russe. Quoi qu’il en soit, cet échec fut décisif et l’incita à orienter sa carrière vers les sentiers de la composition. Comme pianiste, il réduisit progressivement son répertoire, exécutant toujours les premiers concertos de Prokofiev et de Tchaïkovsky jusqu’à la fin de 1930, puis se confinant à sa propre musique (exception faite de la musique de chambre).

Selon le journal de son élève Evgeny Makarov, c’est comme concerto pour trompette que son Premier Concerto pour piano vit le jour avant de se métamorphoser progressivement sous la forme que nous lui connaissons à l’heure actuelle. La partie de trompette était apparemment écrite avec le premier trompettiste solo de l’Orchestre philharmonique de Leningrad – un certain Alexander Schmidt dont le jeu avait été acclamé peu auparavant dans le Poème de l’extase de Scriabine et la Symphonie n°5 de Mahler. La période de composition, de mars à juillet 1933, coïncida avec les préparatifs pour la représentation du second opéra de Chostakovitch, Lady Macbeth du district de Mzensk dont la dénonciation officielle deux ans et demi plus tard allait l’obliger à se réinventer comme compositeur. A cette époque, il pouvait encore se permettre une attitude de confrontation avec le genre concertant sans s’attirer les foudres de la censure. En fait, il s’agit du premier concerto significatif à émerger de la Russie soviétique. Les précurseurs de Shaporin, Kabalevsky et Feynberg n’étaient pas parvenus à s’installer durablement au répertoire, tandis que les cinq concertos de Prokofiev furent produits soit avant la Révolution, soit durant son exil parisien. L’extravagance néo-romantique de Khatchatourian allait suivre trois ans plus tard.

C’est hors de Russie que l’on doit rechercher les modèles et affinités du Concerto n°1 de Chostakovitch. Avec son mélange de frivolité, de routines, de culbutes aux allures de cirque, voici un cousin du Concerto en sol de Ravel et du Cinquième de Prokofiev (tous deux furent créés en 1932). Dans le mouvement lent, on perçoit bien plus qu’une trace du Concerto en fa (1925) de Gershwin, et dans les mouvements rapides externes, c’est à Petrouchka de Stravinsky que l’on pense.

Au cours des six années précédentes, Chostakovitch s’était presque entièrement consacré à la scène et au cinéma. Dans ce Concerto, l’impact est perceptible à travers aussi bien sa volonté de citer ou de paraphraser que sa palette variée de musique préexistante et les changements agités d’un style à l’autre. Le premier mouvement s’éloigne de l’introduction pensive en accélérant. L’atmosphère s’anime progressivement avec chaque escalade du tempo. Quant au mouvement lent, il s’agit d’une valse pleine de chagrin dont la reprise est initiée par la trompette en sourdine. Survient un interlude agité qui nous mène avec animation vers le galop final. On y découvre un pastiche amusant du Rondo « La colère sur le penny perdu » de Beethoven qui se livre à une bataille rangée avec d’autres thèmes familiers ou du moins donnant l’impression d’êtres familiers pour avoir une place bien en vue.

Chostakovitch lui-même donna la première du Concerto pour piano, trompette et cordes le 15 octobre 1933 avec l’Orchestre philharmonique de Leningrad placé sous la direction du chef d’orchestre émigré allemand Fritz Stiedry. Ce Concerto devint un des classiques de son répertoire jusqu’à la fin des années 1950, lorsqu’une maladie commença à affecter la mobilité générale de sa main droite.

extrait des notes rédigées par David Fanning © 2003
Français: Isabelle Battioni

Obwohl Schostakowitsch verglichen mit musikalischen Wunderkindern ein Spätentwickler war – begann er doch mit Klavierunterricht erst im Alter von neun Jahren – verzeichnete er als angehender Pianist solche rapiden Fortschritte, dass er bald Bachs gesamtes Wohltemperiertes Clavier und schon mit fünfzehn Jahren Beethovens Hammerklaviersonate spielte. Als Student widmete er sich dem Klavierspiel und Komponieren mit mehr oder weniger gleichem Eifer. Er nahm 1927 am Internationalen Chopin-Wettbewerb teil und schaffte es in die letzte Runde, gewann aber keinen Preis – sein Moskauer Freund Lew Oborin trug den ersten Preis davon und der legendäre Grigorij Ginzburg kam auf den vierten Platz. Schostakowitsch gab zu verstehen, dass sein Auftritt durch Blinddarmschmerzen beeinträchtigt gewesen sei, und er hegte den Verdacht, dass die polnische Jury nicht zu viele Preise an die russische Delegation verleihen wollte. Wie dem auch sei, diese Enttäuschung war für seine Ausrichtung auf das Komponieren als seine zentrale berufliche Laufbahn entscheidend. Als Pianist begann er nach und nach sein Repertoire einzuengen. Zwar spielte er noch bis Ende 1930 die jeweils ersten Klavierkonzerte von Prokofjew und Tschaikowsky, aber danach beschränkte er sich völlig auf seine eigenen Werke (außer in der Kammermusik).

Sein eigenes Klavierkonzert Nr. 1 war ursprünglich, zumindest nach Tagebucheinträgen seines Schülers Jewgenij Makarow, als Trompetenkonzert geplant. Nur allmählich verwandelte es sich in die uns heute bekannte Gestalt. Die Trompetenstimme wurde angeblich für den ersten Trompeter der Leningrader Philharmoniker – einen gewissen Alexander Schmidt – geschrieben, dessen Spiel in Skrjabins Le poéme de l’extase und Mahlers Sinfonie Nr. 5 kurz zuvor für Aufregung gesorgt hatte. Der Kompositionszeitraum, von März bis Juli 1933, fiel zusammen mit den Vorbereitungen für die Inszenierung von Schostakowitsch’ zweiter Oper Ledi Makbet Mcenskogo ujezda [Die Lady Macbeth des Mzensker Kreises], deren öffentliche Anprangerung zweieinhalb Jahre später Schostakowitsch zwingen sollte, sich als Komponisten neu zu erfinden. Im Entstehungsjahr des Konzerts konnte er sich aber noch eine konfrontierende Haltung gegenüber dem Konzertgenre leisten, ohne die Zensur auf sich zu ziehen. Tatsächlich war dieses Klavierkonzert das erste von Bedeutung, das aus der Sowjetunion kam. Frühere Beispiele von Schaporin, Kabalewskij und Feynberg konnten ihren Platz im Repertoire nicht behaupten, und Prokofjews fünf wurde entweder vor der Revolution oder in seinen Jahren im Pariser Exil komponiert. Chatschaturians neoromantische Extravaganz sollte erst drei Jahre später entstehen.

Die Vorbilder und Verwandtschaften von Schostakowitsch’ Konzert müssen außerhalb Russlands gesucht werden. Mit seiner Mischung aus Frivolität, Zirkus-ähnlichen akrobatischen Einlagen und Lyrik ist das Konzert mit Ravels Konzert in G-Dur und Prokofjews Klavierkonzert Nr. 5 (beide erlebten ihre Premiere 1932) verwandt, und es gibt mehr als nur verschämte Anspielungen an Gershwins Konzert in F (1925) im langsamen Satz und an Strawinskys Pétrouchka in den schnellen Außensätzen.

In den vorangegangenen sechs Jahren hatte Schostakowitsch fast ausschließlich für die Bühne oder den Film komponiert, und dieser Einfluss ist überall im Konzert spürbar sowohl in seiner Bereitschaft, eine große Vielfalt von schon existierender Musik zu zitieren oder zu paraphrasieren, als auch in seinem ruhelosen Alternieren zwischen den Stilen. Nach einem nachdenklichen Anfang erfährt der erste Satz bald eine Beschleunigung und die Haltung wird frecher, wobei jeder Umtrieb zu einem schnelleren Tempo führt. Der langsame Satz ist ein klagender langsamer Walzer mit einer Reprise, die von einer gestopften Trompete angeführt wird. Darauf folgt ein ruheloses Zwischenspiel als eine Art ausführlicher Auftakt zu einem gallopierenden Schlusssatz. Hier kämpft ein lärmendes Pasticcio über Beethovens Rondo „Wut über den verlorenen Groschen“ mit verschiedenen anderen vertrauten oder vertraut klingenden Themen um Vorrangstellung.

Schostakowitsch spielte selber das Klavier in der Uraufführung des Konzerts für Klavier, Trompete und Streicher am 15. Oktober 1933 mit den Leningrader Philharmonikern unter ihrem Dirigenten, dem ausgewanderten deutschen Fritz Stiedry. Danach gehörte dieses Konzert bis in die späten 1950iger Jahre zu Schostakowitsch’ festem Repertoire, bevor die Beweglichkeit seiner rechten Hand durch Krankheit eingeschränkt wurde.

aus dem Begleittext von David Fanning © 2003
Deutsch: Elke Hockings

Other albums featuring this work

Shostakovich & Shchedrin: Piano Concertos
CDA30023Hyperion 30th Anniversary series — Last few CD copies remaining
Shostakovich & Shchedrin: Piano Concertos
This album is not yet available for downloadSACDA67425Super-Audio CD — Deleted