«Cédric Tïberghien, déjà remarquable dans l’œuvre pour violon et piano avec Alina Ibragimova (Diapason d'or, cf. no 571), relève sans la moindre faiblesse les défis techniques—Szymanowski est redoutable pour les doigts. Dans les deux triptyques, il souligne la filiation lisztienne, souvent négligée, par un piano généreux, orchestral. Grâce à un respect scrupuleux des infinies nuances d’expression ou d’agogique, la ligueur formelle s’unit à liberté rhapsodique, la sensualité des couleurs à la mobilité des rythmes—signature de Szymanowski. Langueurs capiteuses de Schéhérazde, grimaces douloureuses ele 'Tantris le bouffon', cyclothymie névrotique de la 'Sérénade de Don Juan', rien de l’esprit de
Masques ne lui échappe. Dans
Métopes, il exalte les jeux d'eaux de 'L'Ile des sirènes', les séductions capiteuses de 'Calypso' (deux pages également marquées par l'inimitable Richter, Decca), les mouvements chorégraphiques, grâce ou transe, de 'Nausicaa'. Au-delà de la virtuosité, les Etudes op. 33 s’apparentent bien à des pièces d’atmosphère. À des improvisations fantasques où Tïberghien sait creuser du mystère» (Diapason, France)
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