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Sinfonietta 'Sokol Festival', JW VI/18

composer
Op 60

 
Few composers communicated an energetic enthusiasm for life as successfully as Janáček. It is strange to reflect, however, that had it not been for a happy concatenation of circumstances the world might have been denied such masterpieces as The cunning little vixen, Káťa Kabanová, the Glagolitic Mass, his two string quartets, and, perhaps best known and most popular of all, the Sinfonietta.

The early 1910s had seen Janáček increasingly gloomy about the prospects for his music; although he was an important and influential figure in the Moravian capital Brno, he had failed to make a significant impact in Prague. Viewed by many in the musical establishment in Prague as incomprehensible and hopelessly provincial, performances of Janáček’s music in the Czech capital were few and far between, and his most important work to date, the opera Jenůfa, was virtually ignored. However, with the successful premiere of Jenůfa in Prague’s National Theatre in 1916 his fortunes changed completely, engendering one of the most extraordinary personal renaissances in the history of music. Self-doubt and depression all but vanished and Janáček produced a succession of masterpieces for the stage and concert hall.

Coincidental with personal artistic success was his new-found love for a much younger woman, Kamila Stösslová, and also the rising fortunes for Janáček’s homeland. For nearly 300 years Bohemia and Moravia had been a political backwater of the Hapsburg Empire. World War I made it clear that Austrian power was at an end and, even before 1918, Janáček was turning his hand to writing the music of a ‘new era’ for his nation. The first fruit of his growing enthusiasm was the second part of the opera, The excursions of Mr Brouček; set in late medieval Prague, it celebrated the triumphs of the passionately nationalist Czech religious warriors, the Hussites.

The Sinfonietta started life in 1926 as brass and percussion fanfares for a gymnastics festival, but these soon grew into the work as it exists today. Dedicated to the Czechoslovak Armed Forces—Janáček often referred to it as a ‘Military Sinfonietta’—it was written to express, in the composer’s own words, ‘contemporary free man, his spiritual beauty and joy, his courage, strength and determination to fight for victory’. Janáček gave a further hint of the pictorial content of the Sinfonietta with titles for each movement, written on his programme at the premiere, referring to landmarks in Brno: Fanfares; The Castle; The Queen’s Monastery; The Street; The Town Hall. He added that the whole work drew its inspiration from a vision of the growing greatness of the city of Brno in the days after the independence of Czechoslovakia.

The immediate musical stimulus for the tremendous fanfares that open and conclude the Sinfonietta was Janáček’s recollection of a military band performance in a park in the south Bohemian town of Písek. The succeeding movements outline, if rather loosely, the shape of a sinfonia in four movements. But, nothing from this period in Janáček’s life is conventional, and the climax of the second movement is an exhilarating and breezy Maestoso that introduces a new theme, albeit one with a distant relationship to the fanfares of the introduction. The third movement begins as a reflective idyll, but after some threatening gestures from the trombones the temperature rises toward a wild Prestissimo before the return to the calm of the opening. A chattering and insistent scherzo based on a telegraphic trumpet figure leads to the finale. Starting quietly, as a memory of the Town Hall in Brno, this final movement swells toward a triumphant return to the opening fanfares, which in turn create the Sinfonietta’s blazing conclusion.

from notes by Jan Smaczny © 2020

Peu de compositeurs ont su communiquer avec autant d’énergie leur enthousiasme pour la vie que Janáček. Étrangement, si l’on veut bien y réfléchir, il s’avère que sans un heureux enchaînement de circonstances, le monde aurait pu se voir privé de chefs-d’oeuvre tels que La petite renarde rusée, Káťa Kabanová, la Messe Glagolitique, ses deux quatuors à cordes et, peut-être le mieux connu et le plus populaire de tous, la Sinfonietta.

Au début des années 1910, Janáček s’était montré de plus en plus pessimiste quant à ses perspectives d’avenir; bien qu’il fût une figure musicale importante et influente de la capitale morave de Brno, il n’avait pas réussi à véritablement conquérir Prague. Pour être considéré par de nombreux membres de l’establishment musical praguois comme incompréhensible et désespérément provincial, les représentations de la musique de Janáček dans la capitale tchèque étaient rares, et son oeuvre la plus importante à ce jour, l’opéra Jenůfa, pratiquement ignorée. Cependant, après la «première» réussie de Jenůfa au Théâtre national de Prague, en 1916, le cours de sa vie allait prendre un tour des plus favorables et changer radicalement, engendrant l’une des renaissances personnelles les plus extraordinaires de l’histoire de la musique. Le doute et la dépression avaient pratiquement disparu, et Janáček produisit dès lors une succession de chefs-d’œuvre, tant pour la scène que pour la salle de concert.

Devaient coïncider avec son succès artistique personnel, son nouvel amour pour une femme beaucoup plus jeune que lui, Kamila Stösslová, et aussi l’importance croissante qu’allait connaître la patrie de Janáček. Pendant près de 300 ans, la Bohême et la Moravie avaient été, politiquement parlant, les oubliées de l’empire des Habsbourg. La Première Guerre mondiale montra clairement que la puissance autrichienne avait vécu et, même avant 1918, Janáček s’était déjà tourné vers l’écriture de la musique d’une «nouvelle ère» pour sa nation. Le premier fruit de son enthousiasme grandissant fut la deuxième partie de l’opéra intitulé Les excursions de Monsieur Brouček. Se déroulant dans une Prague de la fin du Moyen Âge, ledit opéra y célébrait les exploits de guerriers religieux tchèques passionnément nationalistes, les Hussites.

La Sinfonietta a commencé sa vie en 1926, comme fanfare pour cuivres et percussions, composée pour un festival de gymnastique, mais elle trouve vite un développement dans le cadre de l’œuvre telle que nous la connaissons aujourd’hui. Dédiée aux Forces armées tchécoslovaques—Janáček l’a souvent qualifiée de «Sinfonietta militaire»—, elle a été écrite pour exprimer, selon les propres termes du compositeur, «l’homme libre contemporain, sa beauté et sa joie spirituelles, son courage, sa force et sa détermination à combattre pour la victoire». Janáček a renforcé le côté pittoresque de la Sinfonietta en donnant des titres à chacun de ses mouvements, écrits sur son programme pour la «première», faisant référence à des points de repères situés dans Brno: Fanfares, Le château, Le monastère de la Reine, La rue, La mairie. Il a ajouté que l’ensemble de l’œuvre s’inspirait d’une vision de la grandeur croissante de la ville de Brno, dans les jours qui ont suivi l’indépendance de la Tchécoslovaquie.

Le stimulus musical immédiat à l’origine des spectaculaires fanfares qui ouvrent et concluent la Sinfonietta remonte à un souvenir de Janáček assistant à la prestation d’une fanfare militaire, dans un parc de la ville de Písek, dans le sud de la Bohême. Les mouvements suivants évoquent, de façon assez libre, la forme d’une sinfonia en quatre mouvements. Mais rien de cette période de la vie de Janáček n’est conventionnel, et le point culminant du deuxième mouvement est un Maestoso vivifiant et plein d’entrain qui introduit un nouveau thème, bien que celui-ci ait une relation lointaine avec les fanfares de l’introduction. Le troisième mouvement commence comme une idylle méditative, mais, après quelques interventions menaçantes des trombones, la température vient à monter pour nous conduire à un Prestissimo sauvage, avant le retour au calme de l’ouverture. Un Scherzo bavard et insistant, basé sur un motif au style télégraphique, joué à la trompette, nous achemine vers le Finale. Commençant tranquillement, en souvenir de la mairie de Brno, ce dernier mouvement s’enfle jusqu’au retour triomphal aux fanfares d’ouverture, qui à leur tour créent la conclusion éclatante de la Sinfonietta.

extrait des notes rédigées par Jan Smaczny © 2020
Français: Pascal Bergerault

Nur wenige Komponisten brachten dynamische Lebensfreude so gelungen zum Ausdruck wie Janáček. Umso erstaunlicher mutet es an, dass wir Meisterwerke wie Das schlaue Füchslein, Katja Kabanowa, die Glagolitische Messe, seine zwei Streichquartette und die Sinfonietta—sein vielleicht bekanntestes und beliebtestes Werk überhaupt—allein einer glücklichen Verkettung von Umständen verdanken. Anfang der 1910er-Jahre nämlich hatte Janáček, was seine Musik betraf, zunehmend düster in die Zukunft geblickt. Zwar galt er in Brünn, wie die Hauptstadt Mährens damals hieß, durchaus als eine bedeutende und einflussreiche Persönlichkeit, doch in Prag hatte er so gut wie keinen Eindruck hinterlassen. Die dort tonangebende Musikwelt tat seine Kompositionen im Großen und Ganzen als unverständlich und hoffnungslos provinziell ab, nur wenige Aufführungen seiner Werke waren in der tschechischen Hauptstadt überhaupt gegeben worden, und sein bis zu dem Zeitpunkt bedeutendstes, die Oper Jenůfa, hatte man schlicht ignoriert. Doch mit der erfolgreichen Premiere dieses Werks 1916 am Nationaltheater Prag änderte sich das schlagartig, und es vollzog sich eine erstaunliche persönliche Renaissance, die in der Musikgeschichte ihresgleichen sucht. Selbstzweifel und Depressionen verschwanden, Janáček schuf für Bühne und Konzertsaal eine Reihe von Meisterwerken.

Während er diesen künstlerischen Erfolg feierte, entdeckte er seine Liebe zu einer wesentlich jüngeren Frau, Kamila Stösslová, und gleichzeitig wendeten sich auch die Geschicke seiner Heimat zum Besseren. Fast dreihundert Jahre lang waren Böhmen und Mähren ein rückständiger, fast vergessener Teil des Habsburger Reichs gewesen, doch mit dem Ersten Weltkrieg zeichnete sich das Ende von Österreich-Ungarn ab, und noch vor 1918 begann Janáček, die Musik für eine „neue Ära“ seines Vaterlands zu schreiben. Die ersten Früchte seiner wachsenden Leidenschaft zeigten sich im zweiten Teil der Oper Die Ausflüge des Herrn Brouček, die im Prag des ausgehenden Mittelalters spielt und die Erfolge der leidenschaftlich nationalistischen tschechischen Religionskrieger der Hussiten schildert.

1926 entstand die Sinfonietta zunächst anlässlich der Veranstaltung eines Sportvereins als Fanfare für Blechbläser und Pauken, doch daraus entwickelte sich bald das uns heute bekannte Werk. Es ist der Tschechischen Armee gewidmet—Janáček nannte es häufig seine „Militär-Sinfonietta“—und wurde nach Aussage des Komponisten geschrieben, um „den zeitgenössischen freien Menschen, seine geistige Schönheit und Freude, seinen Mut, seine Kraft und seine Entschlossenheit, für den Sieg zu kämpfen“ zu würdigen. Einen weiteren Hinweis auf den bildhaften Inhalt der Sinfonietta gab Janáček durch die Titel der fünf Sätze, die er bei der Premiere ins Programm schrieb und die auf wichtige Orte in Brno verweisen: Fanfare, die Burg, das Königinkloster, die Straße, das Rathaus. Ergänzend vermerkte er noch, dass das gesamte Werk von einer Vision der wachsenden Größe Brnos nach der Unabhängigkeit der Tschechoslowakei inspiriert sei.

Die direkte musikalische Anregung für die gewaltige Fanfaren, die zu Anfang und Ende der Sinfonietta erklingen, lieferte Janáčeks Erinnerung an die Darbietung einer Militärkapelle in einem Park in Písek in Süd-Böhmen. Die folgenden Sätze nehmen vage die Form einer viersätzigen Sinfonia an. Allerdings entspricht nichts, das in diesem Abschnitt von Janáčeks Leben entstand, der Konvention, und der Höhepunkt des zweiten Satzes ist ein beschwingendes, luftiges Maestoso, das ein neues Thema vorstellt, auch wenn es entfernt mit den Fanfaren der Einleitung verwandt ist. Der dritte Satz beginnt als nachdenkliches Idyll, doch nach drohenden Motiven der Posaunen steigert sich die Stimmung zu einem wilden Prestissimo, um dann zur anfänglichen Ruhe zurückzukehren. Ein beharrlich schwätzendes Scherzo, das auf einer telegrammartigen Figur in den Trompeten aufbaut, führt zum Finale. Dieser letzte Satz hebt leise als Erinnerung an das Rathaus von Brno an, schwillt dann aber zu einer triumphalen Rückkehr der einleitenden Fanfaren an, die wiederum zum euphorischen Abschluss der Sinfonietta führen.

aus dem Begleittext von Jan Smaczny © 2020
Deutsch: Ursula Wulfekamp

Recordings

Janáček: The cunning little vixen & Sinfonietta
Studio Master: LSO0850-DDownload onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Fanfare: Allegretto – Allegro – Maestoso
Movement 2: The Castle, Brno: Andante – Allegretto – Maestoso – Tempo I – Allegretto
Movement 3: The Queen's Monastery, Brno: Moderato – Con moto – Tempo I – Prestissimo – Moderato
Movement 4: The Street Leading to the Castle: Allegretto – Adagio – Presto – Andante – Presto – Prestissimo
Movement 5: The Town Hall, Brno: Andante con moto – Maestoso – Tempo I – Allegretto – Allegro – Maestoso – Adagio

Track-specific metadata for LSO0850-D disc 2 track 15

Fanfare: Allegretto – Allegro – Maestoso
Artists
ISRC
GB-DGQ-20-33101
Duration
2'15
Recording date
10 September 2018
Recording venue
Barbican, London, United Kingdom
Recording producer
Andrew Cornall
Recording engineer
Jonathan Stokes & Neil Hutchinson
Hyperion usage
  1. Janáček: The cunning little vixen & Sinfonietta (LSO0850-D)
    Disc 2 Track 15
    Release date: September 2020
    Download only
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