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10 impresii 'Impressions', Op 9

composer
1920

 
The respective titles of the 10 Impressions are arguably their least important attribute, since they remain obstinately resistant to recognition within the music itself. Chordal density remains a defining feature, but this is often leavened and elevated by elements of contrapuntal dialogue between the uppermost ‘voices’ of right hand and left. Generally speaking, Vladigerov favours ternary forms with a central climax, though the more energetic movements revive for a suitably flamboyant conclusion.

‘Desire’ makes extensive use of ‘non-functional’ chords of the dominant seventh, ninth and sharpened eleventh, shifting these chromatically up or down in parallel: a staple feature of Vladigerov’s idiom at this stage in his development. ‘Embrace’ is more overtly Slavic or Russian, but beset by elliptical harmonic shifts and unforeseen modulations. ‘Waltz-capriccio’ initially presents a welcome lightening of texture and some respite from ubiquitous bass pedal notes. Here the idiom does indeed nod at the salon-virtuoso genre epitomized with such elegance by Moszkowski, Tausig, Scharwenka, Carreño and others. ‘Caress’ begins with artless simplicity before left-hand arpeggiation stirs up turbulence in the central passage. In contrast, ‘Elegance’ reverts to salon mode, but here—as also in No 7—the legerdemain and pianistic sophistication will be agreeably familiar to any devotee of the British composer York Bowen. Again a dramatic apex is reached during the D flat major central passage (contrasting with the outer sections in A flat). Two-part dialogue between the hands is embedded into even the densest textures. Noticeable also in the upward harmonic sidesteps is an intermittent kinship to Richard Strauss, whose approval Vladigerov had attracted during his time in Western Europe. The briefer ‘Confession’ feels much like a conscious balancing and glancing back to the intimacy of ‘Embrace’. Again in studied contrast, ‘Laughter’ bears the subtitle ‘Scherzo humoristique’ and is marked ‘vivacissimo’. This recycles some of the textural felicities of the foregoing ‘Elegance’. Once more a ternary form is adopted, with an A major central paragraph (hinting a second time at Strauss) offsetting the outer passage in E major. The wit of this music and the escalating virtuosity of its closing stages again recall Bowen vividly, although it is doubtful that these two composers could have been aware of one another. ‘Passion’ reverts to slow bass pedal notes, this time as an undertow to dense chordal textures which gradually generate longer melodic arcs and then serve as accompaniments to them. ‘Surprise’ offers us little clue as to what the surprise actually is. Darker in mood, it epitomizes the collision between pianism of a Russian order (one might think more of Blumenfeld and Bortkiewicz than of Rachmaninov) with harmonic explorations that are essentially Gallic. A marked acceleration leads to a tumultuous climax marked ffff (generally Vladigerov takes no prisoners in this regard), which revives at the very end just when all passion seems spent. Judiciously, the concluding ‘Resignation’ opens unassumingly. Again, would-be ‘dominant-seventh’ formations shift inconclusively upwards or down. An impassioned central climax ensues, but acceptance seems to drain the music of what energy it previously possessed. The accompanying semiquavers become irregular before ebbing away. The harmonic texture remains dense, and the music sinks into the depths before rising finally to a disembodied, ethereal conclusion, oddly out of keeping with all that has gone before and all the more touching as a result.

from notes by Francis Pott © 2021

Les titres respectifs des 10 Impressions sont sans doute leur caractéristique la moins importante puisqu’ils restent obstinément réfractaires à la moindre identification au sein de la musique elle-même. La densité harmonique reste un élément déterminant, mais elle est souvent agrémentée et élevée par des éléments de dialogue contrapuntique entre les «voix» les plus aiguës de la main droite et la main gauche. En général, Vladiguerov montre une préférence pour les formes ternaires avec un sommet central, mais les mouvements plus énergiques refont surface pour une conclusion flamboyante appropriée.

«Langueur» fait un large usage des accords «non fonctionnels» de septième de dominante, de neuvième et de onzième augmentée, les déplaçant chromatiquement vers le haut et vers le bas en parallèle: c’est une caractéristique fondamentale du langage de Vladiguerov à ce stade de son évolution. «Étreinte» est plus ouvertement slave ou russe, mais émaillée de changements harmoniques elliptiques et de modulations imprévues. «Valse-caprice» commence par apporter un allègement de texture appréciable et un certain relâchement des pédales omniprésentes à la basse. Ici, le langage fait d’ailleurs un clin d’œil au genre de la virtuosité de salon personnifié avec tant d’élégance par Moszkowski, Tausig, Scharwenka, Carreño et d’autres encore. «Caresse» débute avec une simplicité naturelle avant que les arpèges de la main gauche provoquent une certaine agitation dans le passage central. En revanche, «Élégance» revient au mode de salon, mais ici—comme dans le nº 7—la prestidigitation et la sophistication pianistique parleront agréablement aux admirateurs du compositeur britannique York Bowen. Une fois encore, un sommet dramatique survient au cours du passage central en ré bémol majeur (qui contraste avec les sections externes en la bémol majeur). Un dialogue à deux voix entre les mains est ancré jusque dans les textures les plus denses. On remarquera aussi, dans les égarements harmoniques vers le haut, une parenté momentanée avec Richard Strauss dont Vladiguerov obtint l’approbation lorsqu’il était en Europe de l’Ouest. Le bref «Aveu» semble apporter une compensation et un regard en arrière délibérés vers l’intimité d’«Étreinte». Une fois encore, créant un contraste volontaire, «Le rire» porte le sous-titre de «Scherzo humoristique» et est marqué «vivacissimo». Il recycle certaines réussites texturelles de la précédente «Élégance». Une fois encore, la forme ternaire s’impose, avec un paragraphe central en la majeur (seconde allusion à Strauss) qui compense le passage externe en mi majeur. L’esprit de cette musique et l’escalade de virtuosité de ses derniers moments rappellent vivement Bowen, même s’il est peu probable que ces deux compositeurs se soient jamais connus. «Passion» revient aux lentes pédales à la basse, cette fois comme contre-courant aux textures d’accords denses qui engendrent peu à peu des arcs mélodiques plus longs, puis leur servent elles-mêmes d’accompagnements. «Surprise» nous offre peu d’indices sur ce qu’est vraiment la surprise. D’atmosphère plus sombre, elle incarne l’affrontement entre un pianisme russe (on penserait davantage à Blumenfeld et Bortkiewicz qu’à Rachmaninov) et des explorations harmoniques essentiellement gauloises. Une accélération marquée mène à un sommet tumultueux marqué ffff (à cet égard, Vladiguerov ne fait pas de concessions), qui refait surface juste à la fin lorsque toute passion semble éteinte. Judicieusement, la «Résignation» conclusive débute avec modestie. À nouveau, des apparitions de prétendues «septièmes de dominante» montent et descendent sans conclusion véritable. Vient ensuite un sommet central passionné, mais l’acceptation semble vider la musique de l’énergie qu’elle possédait auparavant. Les doubles croches de l’accompagnement deviennent irrégulières avant de décliner. La texture harmonique reste dense, et la musique s’enfonce dans les profondeurs avant de finir par s’élever vers une conclusion désincarnée et éthérée, qui ne correspond en aucune manière à tout ce qui a précédé et s’avère d’autant plus émouvante.

extrait des notes rédigées par Francis Pott © 2021
Français: Marie-Stella Pâris

Die jeweiligen Titel der 10 Impressionen sind möglicherweise ihr am wenigsten bedeutsames Attribut, da sie in den Stücken selbst recht erkennungsresistent sind. Auch hier ist akkordische Dichte ein Charakteristikum, doch wird dies oft durch kontrapunktische Dialogpassagen zwischen den oberen Stimmen aufgelockert und überhöht. Generell bevorzugt Wladigerow dreiteilige Formen mit einem zentralen Mittelpunkt, obwohl die energischeren Sätze entsprechend prächtiger abgeschlossen werden.

In „Sehnsucht“ kommen viele „funktionslose“ Dominantseptakkorde, Akkorde mit hinzugefügter None, bzw. erhöhter Undezime vor, die sich chromatisch und in Parallelbewegung auf oder ab bewegen—ein wichtiges Merkmal in Wladigerows Tonsprache zu jener Zeit in seiner Entwicklung. „Umarmung“ ist offenkundiger slawisch oder russisch gehalten, doch heimgesucht von elliptischen harmonischen Wechseln und unvorhergesehenen Modulationen. „Walzer-Capriccio“ beginnt mit einer angenehm aufgelockerten Struktur und bietet den allgegenwärtigen Orgelpunkten im Bass einen gewissen Einhalt. Hier zwinkert Wladigerow tatsächlich der virtuosen Salonmusik zu, wie sie mit Eleganz von Moszkowski, Tausig, Scharwenka, Carreño und anderen verkörpert wurde. „Liebkosung“ fängt mit natürlicher Schlichtheit an, bevor Arpeggien in der linken Hand für Turbulenzen im Mittelteil sorgen. „Eleganz“ dagegen kehrt zum Salonstil zurück, doch werden hier—wie auch in Nr. 7—die Kunstgriffe und pianistische Raffinesse allen Anhängern des britischen Komponisten York Bowen angenehm bekannt vorkommen. Auch hier wird ein dramatischer Gipfel im Mittelteil in Des-Dur erreicht (der den Rahmenteilen in As-Dur gegenübergestellt ist). Ein zweistimmiger Dialog zwischen den Händen ist selbst in die dichtesten Strukturen eingearbeitet. Ebenso bemerkenswert in den aufwärtsgerichteten harmonischen Seitenschritten ist eine sich sporadisch äußernde Affinität zu Richard Strauss, dessen Zuspruch Wladigerow während seiner Zeit in Westeuropa errungen hatte. Das kürzer gehaltene „Geständnis“ mutet an wie ein bewusster Balanceakt und ein Rückblick auf die Innigkeit von „Umarmung“. Wiederum im Gegensatz dazu trägt „Lachen“ den Untertitel „Scherzo humoristique“ und ist mit „Vivacissimo“ bezeichnet. Hier werden einige der günstigen Strukturelemente aus dem vorangegangenen „Eleganz“ wiederverwertet. Auch dieses Stück hat eine dreiteilige Form, deren mittlere Passage in A-Dur steht (und abermals auf Strauss anspielt), kompensiert durch die Außenpassage in E-Dur. Der Esprit dieser Musik und die eskalierende Virtuosität gegen Ende ruft Bowen nochmals lebhaft in Erinnerung, obwohl es fraglich ist, ob diese beiden Komponisten von einander gewusst haben können. „Leidenschaft“ kehrt zu den langsamen Orgelpunkten im Bass zurück, die hier als Sog zu den dichten akkordischen Strukturen fungieren, die allmählich längere melodische Bögen erzeugen, welche sie dann begleiten. In der „Überraschung“ findet sich kaum ein Hinweis darauf, worin die Überraschung überhaupt besteht. Das Stück zeichnet sich durch eine dunklere Stimmung aus und stellt das Aufeinanderstoßen eines russischen Klavierstils (man mag dabei eher an Blumenfeld und Bortkiewitsch als an Rachmaninow denken) mit harmonischen Entdeckungsreisen dar, die im Stil französisch sind. Eine markante Beschleunigung leitet in einen tumultartigen Höhepunkt hinein, der als ffff markiert ist (in dieser Hinsicht ist Wladigerow zumeist nicht kompromissbereit) und ganz am Ende noch einmal aufflammt, wenn alle Leidenschaft bereits erloschen zu sein scheint. Sinnvollerweise beginnt das abschließende Stück, „Versöhnung“, in schlichter Weise. Auch hier bewegen sich vermeintliche Dominantsept-Formationen unschlüssig auf und ab. Es folgt ein leidenschaftlicher zentraler Höhepunkt, doch scheint eine resignierte Stimmung die Energie der Musik entladen zu haben. Die begleitenden Sechzehntel werden unregelmäßig, bevor sie verebben. Die harmonische Struktur bleibt dicht und die Musik versinkt in den Tiefen, bevor sie schließlich in einen körperlosen, ätherischen Abschluss emporsteigt, der sich im Stil von allem Vorangegangenen unterscheidet und damit sowohl seltsam, aber auch anrührend wirkt.

aus dem Begleittext von Francis Pott © 2021
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Vladigerov: Exotic preludes & Impressions
Studio Master: CDA68327 NEWStudio Master FLAC & ALAC downloads available
Hyperion sampler - May 2021 Vol. 1
FREE DOWNLOADHYP202105ADownload-only sampler NEW

Details

No 01. Desire: Kopnezh
No 02. Embrace: Pregradka
No 03. Waltz-capriccio: Vals-kapriz
No 04. Caress: Laska
No 05. Elegance: Elegans
No 06. Confession: Priznanie
Track 12 on CDA68327 [2'14] NEW
Track 3 on HYP202105A [2'14] Download-only sampler NEW
No 07. Laughter: Smyakh
No 08. Passion: Strast
No 09. Surprise: Iznenada
No 10. Resignation: Primirenie

Track-specific metadata

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