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Piano Concerto in B flat major

composer
1938/9; composed for the 1939 New York World's Fair; dedicated to 'The People of the USA'; written for Solomon, who gave the first performance in Carnegie Hall on 10 June 1939, Sir Adrian Boult conducting the New York Philharmonic-Symphony Orchestra

 
In 1938 Arthur Bliss (1891–1975), along with Ralph Vaughan Williams and Arnold Bax, was commissioned by the British Council to compose for the 1939 New York World’s Fair. His contribution was to be a piano concerto for performance by the renowned British pianist Solomon.

The World’s Fair aimed to counter the Great Depression, and boost American morale and commerce, envisioning a utopian machine-age future through its theme of ‘Building the World of Tomorrow’. But with Europe hovering on the brink of war, the British sought through their participation to foster Anglo-American cooperation at a time when political solidarity might soon be desperately needed. Keen to update Britain’s image abroad whilst nurturing Americans’ love of British history and tradition, they interpreted the futuristic theme of the Fair as one of continuity, rooting tomorrow’s world firmly in the past.

Bliss enjoyed writing for special occasions or performers, and already had strong emotional bonds with the United States, his father and his wife being American. The combination of the celebratory backdrop of the World’s Fair, the need to blend progress with tradition in his music, and the opportunity to write for Solomon’s pianistic virtuosity determined Bliss to woo his audience with ‘a concerto in the grand manner and what is loosely called “romantic”’, adding in his programme note, ‘surely the Americans are at heart the most romantic in the world’. The resulting Piano Concerto in B flat major was dedicated ‘To the People of the United States of America’ and first performed by Solomon and the New York Philharmonic-Symphony Orchestra, conducted by Sir Adrian Boult, in Carnegie Hall on 10 June 1939.

Elements combining American optimism, ‘romanticism’ and British realism appear throughout the work. Its virtuosic character is evident from the outset. A brief upward orchestral surge launches the soloist into a daunting series of rapid double octaves that had even a pianist of Solomon’s calibre pacing up and down with dread before the first performance. A vigorous, forthright theme strides upwards, falls and gives way to a restlessly busy, short-phrased idea, countered by a more expansively legato continuation. An emphatic repeated-note figure, introduced fanfare-like by trumpets and trombones, brings a sense of unease, perhaps recalling the rattle of machine guns and pointing to a darker side of technological progress that Bliss had experienced first-hand in the World War I trenches. Its hammering rhythmic propulsion drives the build-up of energy towards the climactic return of the first theme. Contrast is provided by gently lyrical interludes, bringing a moment of complete repose before the piano’s powerful cadenza and a brief but energetic coda.

The central adagietto contains melodies of great beauty and tenderness, yet the serenity is often ruffled by troubled grumblings in the bass and menacing harmonies, until even a soothing figure is reworked into an intrusive, militaristic interjection from the brass and timpani, sounding another warning of storm clouds brewing in Europe. Finally, after moving in luminous regions of the upper register of the keyboard, the piano interrupts the consolatory string phrase with a bitterly dissonant chord. Only then can the strings bring a final magical resolution.

An ominous note returns with the brass chords that open the finale. The mysterious andante maestoso phrases picked out by the bass strings are gradually moulded by the piano into a melody, only to be abruptly swept aside by the onset of the molto vivo rondo. This is a whirling tarantella, its restless triplet motion rarely still in another vivid evocation of the machine age. A moment of respite features two haunting oboe phrases set against the piano’s reflective chords, and a return of the mysterious opening melody, before the molto vivo takes over again. A brief swirling piano cadenza leads back to the andante maestoso, now transformed into a majestic major-key melody played ‘con ardore’ and sonorously scored for horns and strings. The gradual addition of the full orchestra builds the sound to a magnificent and triumphant climax.

The premiere was a resounding success. Bliss wrote to Pamela Henn Collins at the British Council that ‘everything has gone off well in fact very well. The American public is an easy one & I have hit it.’ For a period, after America entered the war in the 1940s, the concerto fulfilled the British Council’s original hopes when, with its unfeigned optimism, it came to be regarded as a potent musical symbol of Anglo-American solidarity.

from notes by Lucy Cradduck © 2020

En 1938, le British Council commanda à Arthur Bliss (1891–1975), ainsi qu’à Ralph Vaughan Williams et Arnold Bax, une composition pour l’Exposition universelle de New York de 1939. Sa contribution fut un concerto pour piano destiné au célèbre pianiste britannique Solomon.

L’Exposition universelle visait à enrayer la Grande Dépression et à remonter le moral et le commerce des Américains, en imaginant un avenir utopique de l’ère de la machine par l’entremise de sa thématique «Construire le monde de demain». Mais avec l’Europe au bord de la guerre, les Britanniques cherchaient, par le biais de leur participation, à stimuler la coopération anglo-américaine à une époque où la solidarité politique pourrait bientôt s’avérer terriblement nécessaire. Tenant à remettre au goût du jour l’image de la Grande-Bretagne à l’étranger, tout en nourrissant la passion des Américains pour l’histoire et la tradition britanniques, ils interprétèrent le thème futuriste de l’Exposition universelle comme un thème de continuité, enracinant fermement le monde de demain dans le passé.

Bliss aimait écrire pour des occasions spéciales et des interprètes spécifiques; il avait déjà de forts liens émotionnels avec les États-Unis, son père et sa femme étant américains. La conjonction du contexte festif de l’Exposition universelle, du besoin d’allier progrès et tradition dans sa musique, et de l’opportunité d’écrire pour la virtuosité pianistique de Solomon amenèrent Bliss à chercher à plaire à son auditoire avec «un concerto dans la grande tradition et communément qualifié de “romantique”», ajoutant dans son programme, «assurément, les Américains sont, dans le fond, les plus romantiques de l’univers». Le Concerto pour piano en si bémol majeur qui en résulta fut dédié «au peuple des États-Unis d’Amérique» et créé par Solomon et l’Orchestre philharmonique symphonique de New York, sous la direction de Sir Adrian Boult, à Carnegie Hall, le 10 juin 1939.

Il y a dans l’ensemble de cette œuvre des éléments alliant l’optimisme américain, le «romantisme» et le réalisme britannique. Son côté virtuose est manifeste dès le début. Une courte phrase ascendante de l’orchestre lance le soliste dans une redoutable série de doubles octaves rapides qui vit même un pianiste du calibre de Solomon faire les cents pas avec appréhension avant la première exécution. Un thème vigoureux et direct s’élève à grands pas, tombe et fait place à une idée exprimée dans une phrase courte d’une activité fébrile, à laquelle réplique une suite plus largement legato. Une énergique figure en notes répétées, introduite comme une fanfare par les trompettes et les trombones, suscite un certain malaise, rappelant peut-être le crépitement des mitrailleuses et montrant le côté sombre du progrès technologique dont Bliss avait fait directement l’expérience dans les tranchées au cours de la Première Guerre mondiale. Sa propulsion rythmique martelée entraîne l’accumulation d’énergie vers un retour paroxystique du premier thème. Des interludes d’un lyrisme délicat créent un contraste qui mène à un moment de totale tranquillité avant la puissante cadence du piano et une coda brève mais énergique.

L’adagietto central contient des mélodies d’une grande beauté et d’une grande tendresse, mais la sérénité est souvent contrariée par des grondements agités à la basse et des harmonies menaçantes, jusqu’à ce que même une figure apaisante soit retravaillée en interjection militariste importune par les cuivres et les timbales, autre signal des nuages orageux qui se préparaient en Europe. Finalement, après être passé dans des régions lumineuses du registre supérieur du clavier, le piano interrompt la phrase consolante des cordes avec un accord profondément dissonant. C’est seulement alors que les cordes apportent une résolution finale magique.

Une note menaçante refait surface avec les accords des cuivres qui ouvrent le finale. Les mystérieuses phrases andante maestoso mises en valeur par les cordes graves sont modelées progressivement par le piano en une mélodie brusquement écartée par le début du rondo molto vivo. C’est une tarentelle tourbillonnante, son mouvement agité en triolets étant rarement tranquille dans une autre évocation frappante de l’ère de la machine. Dans un moment de répit, deux phrases lancinantes de hautbois surviennent sur des accords pensifs du piano, et la mystérieuse mélodie initiale fait son retour, avant que le molto vivo reprenne le contrôle. Une courte cadence tourbillonnante du piano ramène à l’andante maestoso, maintenant transformé en majestueuse mélodie en majeur jouée «con ardore» et écrite de façon éclatante pour les cors et les cordes. L’adjonction progressive de tout l’orchestre amplifie le son jusqu’à un sommet magnifique et triomphal.

La création fut un succès éclatant. Bliss écrivit à Pamela Henn Collins au British Council que «tout s’est bien passé, en fait très bien. Le public américain est facile et je l’ai touché.» Pendant un certain temps, après l’entrée en guerre de l’Amérique dans les années 1940, ce concerto a répondu aux espoirs originaux du British Council lorsque, avec son optimisme sincère, il en est venu à être considéré comme un symbole musical puissant de la solidarité anglo-américaine.

extrait des notes rédigées par Lucy Cradduck © 2020
Français: Marie-Stella Pâris

Im Jahre 1938 erhielt Arthur Bliss (1891–1975) zusammen mit Ralph Vaughan Williams und Arnold Bax vom British Council den Auftrag, Musik für die Weltausstellung 1939 in New York zu komponieren. Er entschied sich dazu, ein Klavierkonzert zu schreiben, welches der berühmte britische Pianist Solomon darbieten sollte.

Mit der Weltausstellung wollte man der Weltwirtschaftskrise entgegenwirken und den Amerikanern moralischen und kommerziellen Auftrieb geben—mit dem Thema „Building the World of Tomorrow“ wurde ein utopisches Maschinenzeitalter angedacht. Da Europa jedoch kurz vor dem Krieg stand, wollten die Briten zu einer Zeit, als politische Solidarität bald bitter notwendig sein würde, mit ihrer Beteiligung eine anglo-amerikanische Zusammenarbeit stärken. Dabei war es ihnen wichtig, das Image Großbritanniens im Ausland zu aktualisieren und gleichzeitig die amerikanische Vorliebe für britische Geschichte und Traditionen nicht zu enttäuschen, so dass sie das futuristische Thema der Weltausstellung als eines der Kontinuität interpretierten, wobei die Welt von Morgen fest in der Vergangenheit verwurzelt war.

Bliss komponierte gern für besondere Anlässe oder Interpreten und war den USA emotional bereits stark verbunden, da sowohl sein Vater als auch seine Frau amerikanische Staatsbürger waren. Die Kombination von dem feierlichen Hintergrund der Weltausstellung, der Notwendigkeit, in seiner Musik sowohl Fortschritt als auch Tradition auszudrücken, sowie der Gelegenheit, für den Tastenvirtuosen Solomon zu komponieren, führte dazu, dass Bliss sein Publikum mit „einem Konzert der prachtvollen Art, lose definiert als ‚romantisch‘“ beeindrucken wollte—und er fügte im Programmheft hinzu: „Die Amerikaner sind sicherlich im Innersten die romantischsten Menschen der Welt.“ Das Ergebnis war das Klavierkonzert B-Dur, das er „Dem Volk der Vereinigten Staaten von Amerika“ widmete und das von Solomon und dem New York Philharmonic-Symphony Orchestra unter der Leitung von Sir Adrian Boult am 10. Juni 1939 in der Carnegie Hall uraufgeführt wurde.

Verschiedene Elemente, die amerikanischen Optimismus, „Romantik“ und britischen Realismus miteinander kombinieren, tauchen durch das gesamte Werk hinweg auf. Sein virtuoser Charakter ist von Anfang an deutlich. Mit einem kurzen Aufschwung des Orchesters setzt der Solist mit einer furchteinflößenden Kette von schnellen Doppeloktaven ein, die selbst auf einen Pianisten von Solomons Kaliber einschüchternd wirkte. Ein lebhaftes, unverblümtes Thema schreitet aufwärts, fällt ab und geht in ruheloses, geschäftiges und kurzphrasiges Material über, dem eine ausgedehntere Legato-Fortsetzung gegenübergestellt ist. Eine emphatische Tonrepetitions-Figur, die von Trompeten- und Posaunen-Signalen eingeleitet wird, sorgt für ein gewisses Unbehagen—es erinnert möglicherweise an das Geratter der Maschinengewehre und weist damit auf eine dunklere Seite des technischen Fortschritts, den Bliss am eigenen Leib in den Schützengräben des Ersten Weltkriegs erfahren hatte. Der hämmernde, rhythmische Antrieb steigert die Energie bis zur höhepunktartigen Rückkehr des ersten Themas. Die sanft lyrischen Zwischenspiele sorgen für Kontrast und bringen einen Augenblick völliger Ruhe vor der kraftvollen Kadenz des Klaviers und der kurzen, jedoch energischen Coda.

Das zentrale Adagietto enthält äußerst schöne und zärtliche Melodien, doch wird die Ruhe oft von aufgewühltem Gegrummel im Bass und bedrohlichen Harmonien gestört, bis selbst eine beruhigende Figur in einen störenden, militaristischen Einwurf von den Blechblasinstrumenten und der Pauke umgeformt wird und sich ein weiterer Sturm über Europa ankündigt. Nachdem es sich in den leuchtenden Regionen des oberen Registers bewegt hat, unterbricht das Klavier schließlich die tröstliche Streicherphrase mit einem bitter dissonanten Akkord. Erst dann können die Streicher die letzte, zauberhafte Auflösung liefern.

Ein ominöser Ton erklingt mit den Blech-Akkorden, die das Finale eröffnen. Die geheimnisvollen Andante-maestoso-Passagen, welche die tiefen Streicher hervorheben, werden nach und nach vom Klavier in eine Melodie umgestaltet, nur um dann zu Beginn des Molto vivo rondo abrupt beiseite gefegt zu werden. Dies ist eine umherwirbelnde Tarantella, deren ruhelose Triolenbewegung kaum innehält und das Maschinenzeitalter wiederum lebhaft darstellt. In einem Moment der Ruhe erklingen zwei eindringliche Oboenphrasen zu nachdenklichen Klavierakkorden und es kehrt die geheimnisvolle Anfangsmelodie wieder, bevor das Molto vivo einmal mehr die Führung übernimmt. Eine kurze, wirbelnde Klavierkadenz führt zum Andante maestoso zurück, inzwischen in eine majestätische Durmelodie verwandelt, die „con ardore“ zu spielen und klangvoll mit Hörnern und Streichern besetzt ist. Das allmähliche Hinzutreten des gesamten Orchesters steigert den Klang in einen großartigen und triumphalen Höhepunkt hinein.

Die Premiere war ein durchschlagender Erfolg. Bliss schrieb an Pamela Henn Collins vom British Council, dass „alles gut, sogar sehr gut geklappt“ habe. „Das amerikanische Publikum ist einfach & ich habe es erreicht.“ Eine gewisse Zeit lang, nachdem Amerika in den 1940er Jahren in den Krieg eingetreten war, erfüllte das Konzert die ursprüngliche Funktion, die der British Council sich erwünscht hatte, als sein ungeheuchelter Optimismus es zu einem wirkungsvollen musikalischen Symbol der anglo-amerikanischen Solidarität werden ließ.

aus dem Begleittext von Lucy Cradduck © 2020
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Rubbra & Bliss: Piano Concertos
Studio Master: CDA68297Studio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Allegro con brio
Movement 2: Adagietto
Movement 3: Andante maestoso – Molto vivo

Track-specific metadata for CDA68297 track 5

Allegro con brio
Artists
ISRC
GB-AJY-20-29705
Duration
16'51
Recording date
20 January 2019
Recording venue
Richard B Fisher Center, Bard College, USA
Recording producer
Andrew Walton
Recording engineer
Andrés Villalta & Kevin Bourassa
Hyperion usage
  1. Rubbra & Bliss: Piano Concertos (CDA68297)
    Disc 1 Track 5
    Release date: July 2020
  2. Hyperion sampler - August 2020 (HYP202008)
    Disc 1 Track 1
    Release date: August 2020
    Download-only sampler
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