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Nursery Suite

composer

 
The composer’s final excursion into the past came about through a conversation he had in 1930 with William Streeton, Artists Manager for the English branch of His Master’s Voice. Elgar mentioned that he had come across some of his early compositional efforts; Streeton asked if they might be suitable to create a ‘little suite’; Elgar agreed to consider the idea. Streeton then had an inspired thought: given that Elgar was Master of the King’s Musick, would the recent birth of the Duke and Duchess of York’s second daughter, Princess Margaret Rose, provide the context for the suite? Elgar’s creative juices flowed: the resulting Nursery Suite was completed in December 1930, and dedicated ‘By permission to their Royal Highnesses, the Duchess of York and the Princesses Elizabeth and Margaret Rose’.

The work’s premiere was unusual, occurring during a recording session held on 23 May 1931 at the Kingsway Hall, London, with the London Symphony Orchestra conducted by Elgar himself, who had just been created First Baronet of Broadheath in the Birthday Honours list. Owing to a 10-second overrun, a second session had to be scheduled on 4 June, when the Duke and Duchess of York attended, along with a number of Elgar’s friends; the royal couple (later to become King George VI and Queen Elizabeth) requested an encore of ‘The wagon (passes)’. The suite’s public premiere followed at a Promenade Concert held at the Queen’s Hall on 20 August that year, again with Elgar on the rostrum, when the work was enthusiastically received.

Elgar wrote a detailed programme note about the Nursery Suite, in which he commented that the opening movement—‘Aubade (Awake)’—‘should call up memories of happy and peaceful awakings’. After a held chord, a musical image perhaps of the state of sleep itself, a wistful lilting theme on wind and strings brings stirrings of consciousness. Elgar introduces ‘a fragment of a hymn tune ('Hear Thy children, gentle Jesus', written for little children when the composer was a youth)’. Elgar had named the tune ‘Drakes Broughton’, after a village near Worcester. After these two ideas are repeated, the hymn ‘dies away to a peaceful close: the day has begun.’

‘The serious doll’ is characterised by a ‘sedate semi-serious solo for flute’. When embellishing his childhood melody, which flows with decorative elegance, Elgar was conceiving it for Gordon Walker, principal flute of the London Symphony Orchestra and the outstanding British flautist of the time.

In ‘Busy-ness!’ the ‘busy fingers fly and there is a suggestion of tireless energy’. Strings rush up and down scales, and both wind and strings trill, combining to create a whirlwind of activity that bears kinship with the fast sections of the 'Enigma' variations. By contrast, a rhythmic idea follows on violins and violas, pianissimo, like the tattoo of a distant side-drum, offset by pizzicato cellos and basses.

Dejection haunts ‘The sad doll’, evoked by a slow waltz on muted strings, Elgar describing the doll as a ‘pathetic, tired little puppet’.

During ‘The wagon (passes)’ an insistent rhythmic ostinato, initially far-off, creates a ‘remote rumbling—increasing in volume as the wagon approaches; the wagoner’s song or whistle accompanies the jar and crash of the heavy horses and wheels, dying away to a thread of sound as remote as the beginning’. The snatch of song is pure genius; just four bars long, its aching sadness captures the yearning for the past that is quintessential Elgar.

A ‘vivacious person’ is represented in ‘The merry doll’, characterised by the bubbling clarinet tune at the beginning and its chuckles on woodwind immediately after. From these ideas a carefree movement full of verve is fashioned.

‘Dreaming’ is ‘intended to represent the soft and tender childish slumbers’; it is scored for muted strings, out of which emerges a tender first violin melody that suggests warmth, security and contentment. It leads without a break to ‘Envoy’, where ‘the solo violin plays a cadenza which, following an old and august example, introduces fragments of the preceding numbers’. It seems to encapsulate further memories of former times, becoming not only a farewell to his own instrument, but also a celebration of his long friendship with W H ‘Billy’ Reed, leader of the London Symphony Orchestra, who had helped him during the composition of the Violin Concerto. ‘The serious doll’, ‘The merry doll’ and ‘Dreaming’ are briefly recalled, each interrupted by the violin. Finally the return of ‘Aubade’ brings the Nursery Suite to ‘a peaceful and happy end’.

from notes by Andrew Burn © 2018

La dernière incursion du compositeur dans le passé partit d’une conversation qu’il eut en 1930 avec William Streeton, responsable des artistes au sein de la branche anglaise du label «His Master’s Voice». Quand Elgar lui apprit qu’il avait retrouvé quelques-unes de ses toutes premières compositions, Streeton lui demanda si selon lui elles étaient susceptibles de constituer «une petite suite», et le compositeur accepta d’y réfléchir. Streeton eut alors une belle inspiration: étant donné qu’Elgar était Maître de la Musique du roi, pourquoi la récente naissance de la princesse Margaret Rose, seconde fille du duc et de la duchesse d’York, ne fournirait-elle pas le contexte de la suite? Les fluides créateurs d’Elgar se mirent en mouvement, et la Nursery Suite qui en résulta fut achevée en décembre 1930, portant la dédicace suivante: «Avec la permission de leurs Altesses royales, la duchesse d’York et les princesses Elizabeth et Margaret Rose.»

La création de l’ouvrage fut insolite, car elle eut lieu au cours d’une session d’enregistrement organisée le 23 mai 1931 au Kingsway Hall de Londres avec le London Symphony Orchestra dirigé par le propre Elgar, qui venait d’être fait Premier baronnet de Broadheath sur la liste d’honneur de l’Anniversaire. En raison d’un dépassement de 10 secondes, il fallut programmer une nouvelle session le 4 juin, et le duc et la duchesse d’York y assistèrent, ainsi que plusieurs amis d’Elgar; le couple royal (les futurs roi George VI et reine Elizabeth) demanda à Elgar de bisser «The wagon (passes)». La création publique de la suite fut ensuite donnée au Queen’s Hall le 20 août de cette même année, lors d’un concert Promenade, avec à nouveau Elgar sur le podium, et l’accueil fut enthousiaste.

Elgar écrivit une note de programme détaillée au sujet de la Nursery Suite; il y disait que le mouvement initial, «Aubade (Awake)»—«devrait rappeler des souvenirs de réveils heureux et paisibles». Après un accord tenu, image musicale qui est sans doute celle de l’état de sommeil en tant que tel, un thème berceur et mélancolique aux vents et aux cordes amène les débuts du retour à la conscience. Elgar introduit «un fragment mélodique d’hymne («Hear Thy children, gentle Jesus»—écrit pour les petits enfants lorsque le compositeur était un tout jeune homme)». Elgar avait baptisé cette mélodie «Drakes Broughton», du nom d’un village situé près de Worcester. Après que ces deux idées ont été répétées, l’hymne «se dissipe en une paisible conclusion: la journée a commencé.»

«The serious doll» se caractérise par «un solo de flûte pondéré et semi-sérieux». En embellissant sa mélodie d’enfance, qui se déroule avec une élégance fluide et décorative, Elgar pensait à Gordon Walker, première flûte du London Symphony Orchestra et flûtiste britannique le plus remarquable de l’époque.

Dans «Busy-ness!», «les doigts affairés semblent voler et on décèle une énergie inépuisable». Les cordes montent et descendent des gammes à toute allure, et les vents et les cordes font tous des trilles, s’alliant pour créer un tourbillon d’activité qui n’est pas sans rappeler les sections rapides des variations «Enigma». Une idée rythmique vient ensuite faire contraste aux violons et aux altos, pianissimo, comme l’empreinte d’une caisse claire lointaine, mise en relief par les pizzicati des violoncelles et des contrebasses.

L’accablement hante «The sad doll», évoqué par une valse lente sur des cordes avec sourdine, et Elgar décrit sa poupée triste comme «une petite marionnette pathétique et fatiguée».

Pendant «The wagon (passes)», un ostinato rythmique insistant, d’abord éloigné, crée un «grondement lointain … dont le volume augmente à mesure que le wagon approche; le chant du chauffeur ou son sifflement accompagne les cahots et les grincements des chevaux et des roues pesantes, finissant par s’effacer en un filet sonore aussi indistinct que celui du début». La bribe de chanson est un pur coup de génie ; longue de quatre mesures seulement, sa déchirante tristesse capture cette nostalgie du passé qui est l’essence même d’Elgar.

Une «personne enjouée» est représentée dans «The merry doll», caractérisée par la mélodie de clarinette bouillonnante du début et par les gloussements des vents qui la suivent aussitôt. Ces idées donnent naissance à un mouvement insouciant et plein de verve.

«Dreaming» est «conçu pour représenter le sommeil tendre et doux des enfants»; cette page est écrite pour des cordes avec sourdine dont émerge une affectueuse mélodie du premier violon qui évoque tiédeur, bien-être et sécurité. Elle mène sans interruption à «Envoy», où «le violon soliste joue une cadence qui, suivant un exemple ancien et vénérable, introduit des fragments des numéros précédents». Ce morceau semble englober d’autres souvenirs de temps passés, devenant non seulement un adieu au propre instrument du compositeur, mais aussi une célébration de sa longue amitié avec W H «Billy» Reed, le premier violon du London Symphony Orchestra, qui lui avait prêté la main pendant l’écriture du Concerto pour violon. «The serious doll», «The merry doll» et «Dreaming» sont brièvement rappelés, interrompus à chaque fois par le violon. Enfin, le retour de l’«Aubade» mène la Nursery Suite à «une conclusion heureuse et paisible».

extrait des notes rédigées par Andrew Burn © 2018
Français: David Ylla-Somers

Elgars letzte Reise in die Vergangenheit begann der Komponist infolge eines Gesprächs mit William Streeton, dem künstlerischen Leiter des englischen Ablegers der Musikmarke His Master’s Voice, das im Jahr 1930 stattfand. Elgar erwähnte, dass er auf einige seiner frühen Kompositionen gestoßen sei, woraufhin Streeton fragte, ob sich diese nicht für die Zusammenstellung einer „kleinen Suite“ eigneten. Der Komponist konnte sich dies durchaus vorstellen. Streeton kam eine Idee: Elgar hatte das Amt des Master of the King’s Musick inne, und wäre da nicht die Geburt des zweiten Kindes des Herzogs und der Herzogin von York, der Prinzessin Margaret Rose, der ideale Rahmen für die Suite? Elgar ließ seiner Kreativität freien Lauf: die so entstandene Nursery Suite wurde im Dezember 1930 vollendet und trug die folgende Widmung: „Mit Verlaub an Ihre Königlichen Hoheiten, die Herzogin von York und die Prinzessinnen Elisabeth und Margaret Rose“.

Das Werk kam zu einer ungewöhnlichen Uraufführung in Form einer Tonaufnahme am 23. Mai 1931 in der Kingsway Hall. Es spielte das London Symphony Orchestra unter der Leitung von Elgar, der gerade im Rahmen der Birthday Honours, der jährlichen Titel- und Ordensverleihung durch den König, zum First Baronet of Broadheath ernannt worden war. Aufgrund einer zehnsekündigen Überlänge musste eine zweite Aufnahme für den 4. Juni gebucht werden. Zu diesem Anlass erschienen der Herzog und die Herzogin von York sowie etliche Freunde des Komponisten. Auf Wunsch des erlauchten Paares (dem späteren König George VI. mit seiner Gattin Elisabeth) wurde „The wagon (passes)“ noch einmal als Zugabe gespielt. Die erste öffentliche Aufführung der Suite fand am 20. August 1931 als Promenade Concert in der Queen’s Hall statt, wiederum mit Elgar als Dirigenten, und stieß dabei auf ein begeistertes Publikum.

Elgar verfasste detaillierte Programmnotizen zur Nursery Suite. Zum Eröffnungssatz—„Aubade (Awake)“—merkte er an, dieser solle „Erinnerungen an ein glückliches und friedvolles Erwachen hervorrufen“. Nach einem gehaltenen Ton, der den Zustand des Schlafes musikalisch einzufangen scheint, regen sich mit einem wehmütig melodischen Thema in den Bläsern und Streichern erste Anzeichen des Erwachens. Dem „Fragment einer Hymnenmelodie ('Hear Thy children, gentle Jesus'—für kleine Kinder geschrieben, als der Komponist ein Junge war)“, das Elgar hier einführt, gab er den Titel „Drakes Broughton“, nach einem Dorf in der Nähe von Worcester. Nach Wiederholung dieser beiden Ideen „klingt [die Hymne] zu einem friedvollen Ende hin aus: der Tag hat begonnen.“

„The serious doll“ zeichnet sich durch ein „unaufgeregtes, halbernstes Flötensolo“ aus. Beim Ausgestalten der mit dekorativer Eleganz dahinfließenden Melodie aus seiner Kindheit hatte Elgar eine bestimmte Person im Sinn—Gordon Walker, Soloflötist des London Symphony Orchestra und einer der herausragendsten Flötisten seiner Zeit.

Geschäftiges Treiben herrscht in „Busy-ness!“; „die Finger fliegen regelrecht und es entsteht ein Eindruck von unbändiger Energie“. Die Streicher hasten die Tonleitern hinauf und hinab, trillern wie auch die Bläser und erzeugen so gemeinsam eine turbulente Betriebsamkeit, die an die schnellen Passagen der Enigma Variations erinnert. Als Kontrast folgt ein rhythmisches Thema in den Violinen und Violen, pianissimo, wie ein entfernter Trommelwirbel auf der kleinen Trommel; zum Ausgleich kommen Pizzicati in den Celli und Kontrabässen hinzu.

„The sad doll“ ist von Niedergeschlagenheit gezeichnet, die in einem langsamen Walzer in den gedämpften Streichern Ausdruck findet. Elgar beschreibt die Puppe als „mitleiderregendes, müdes kleines Ding“.

Im nächsten Teil, „The wagon (passes)“, erzeugt ein beharrliches, rhythmisches Ostinato ein zunächst noch „entferntes Poltern—das lauter wird, je näher der Wagen rollt; der Gesang oder das Pfeifen des Fuhrmanns begleiten das Holpern und Krachen der Zugpferde und Räder, das als schwaches Geräusch aus der Ferne, wie zu Beginn, ausklingt“. Das kurze Lied ist schlichtweg genial; in nur vier Takten birgt es die wehmütige Sehnsucht nach der Vergangenheit, die so bezeichnend für Elgar ist.

Eine „lebhafte Person“ betritt die Szenerie in „The merry doll“. Auf eine ausgelassene Klarinettenmelodie folgen sogleich die Holzbläser mit einem glucksendes Lachen. Diese Ideen bilden die Grundlage für einen unbeschwerten, schwungvollen Satz.

„Dreaming“, das ein Bild des „sanften, zarten Schlafes der Kinder“ vermitteln soll, wurde für gedämpfte Streicher geschrieben. Eine feine Melodie in der ersten Violine tritt hervor, in der sich Wärme, Sicherheit und Behagen spiegeln. Ohne Unterbrechung leitet sie über zum Teil „Envoy“; „die Solovioline spielt [nun] eine Kadenz, die einem alten und hehren Beispiel folgend Fragmente der voraufgehenden Teile einführt“. Scheinbar rührt der Komponist abermals an Erinnerungen an frühere Zeiten; die Umsetzung stellt einerseits ein Lebewohl an das eigene Instrument dar, andererseits auch eine Ehrerbietung an den alten Freund W H „Billy“ Reed, Leiter des London Symphony Orchestra, der Elgar bei der Komposition des Violin Concerto unterstützte. „The serious doll“, „The merry doll“ und „Dreaming“ werden kurz aufgerufen und jeweils von der Violine unterbrochen. Mit der Wiederkehr von „Aubade“ kommt die Nursery Suite zu einem „friedvollen und glücklichen Ende“.

aus dem Begleittext von Andrew Burn © 2018
Deutsch: Katja Klier

Recordings

Elgar: The Wand of Youth suites & other works
Studio Master: CDHLL7548Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

No 1: Aubade (Awake): Lento – Allegretto
No 2: The serious doll: Andantino
No 3: Busy-ness!: Allegro molto
No 4: The sad doll: Andantino
No 5: The wagon (passes): Allegretto
No 6: The merry doll: Allegro molto
No 7: Dreaming: Lento –
No 8: Envoy (Coda)

Track-specific metadata

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