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The Wand of Youth Suite No 1, Op 1a

composer
Music to a child's play

 
Elgar’s boyhood in Worcestershire was a treasured memory to which he looked back with affection. In 1921 he wrote that ‘I am still at heart the dreamy child who used to be found in the reeds by Severn side with a sheet of paper trying to fix the sounds.’ As an adult he sought to re-enter that world of intuition and delight, as in The Wand of Youth. Its origins may be traced to the age-old problem of the generation gap: apparently dissension between children and adults was just as prevalent as it is today back in 1871, when the 14-year-old Elgar, his brothers and sisters were affronted by a parental decision. As the composer wrote in his programme notes for his 1928 recording of the suites: ‘Some small grievances occasioned by the imaginary despotic rule of my father and mother (the Two Old People) led to the devising of The Wand of Youth. By means of a stage-allegory—which was never completed—it was proposed to shew that children were not properly understood’:

The scene was a 'Woodland Glade', intersected by a brook; the hither side of this was our fairyland; beyond, small and distant, was the ordinary life which we forgot as often as possible. The characters on crossing the stream entered fairyland and were transfigured.

The temporary mood of rebellion blew over, but Elgar, whose contribution was to write the music, had completed several short pieces. In May 1907, shortly before his 50th birthday, he returned to the music for the play and other early works; the same month he added a P.S. to a letter his wife had written to A J Jaeger (‘Nimrod’ of the 'Enigma' variations and his staunch supporter at his publisher, Novello’s): ‘I am doing trifles; poor things but mine own boyish thoughts.’ A typical understatement, for these became the two utterly delightful orchestral suites, The Wand of Youth ('Music to a child’s play'). The scoring is masterly throughout, as is the brilliance of Elgar’s skill in creating apt musical evocations corresponding to the titles of the movements.

The first suite was given its premiere on 14 December 1907 at the Queen’s Hall, London, conducted by Henry Wood; it was dedicated to Charles Williams, organist of Gloucester Cathedral from 1882 to 1897, whose encouragement Elgar valued. It opens with a brisk Overture, which can be found in sketches dated 1879; it comprises two ideas, the second typically Elgarian, with its falling 7th intervals. The ‘Serenade’ is plaintive, with a rather Schubertian second theme. In the score the ‘Minuet’, which can be traced to 1881, bears the inscription: ‘The Two Old People enter’, its subtitle ‘Old style’ reflecting its deliberate Handelian archaisms. The ‘Sun dance’ is a vivacious movement; here, ‘To awaken the Old People, glittering lights were flashed in their eyes by means of hand mirrors’; the waltz tune that emerges dates from 1878. The ‘Fairy pipers’ entered in a boat and ‘charmed them [the Old People] to sleep’; the string melody of the central section is quintessential Elgarian nostalgia, as if the composer was recalling his childhood self day-dreaming by the Severn. Elgar explained that ‘this sleep was accompanied by 'The slumber scene'’; here we may note that the bass part consists wholly of three notes (A–D–G) the open strings of the (old English) double bass; the bass player was wanted for stage management at this point, but, as Elgar remarked, the simplicity of the bass line made it possible ‘for a child who knew nothing of music on any instrument to grind out the bass’. ‘Fairies and giants’ hearkens back over 40 years to a work entitled Humoreske – a tune from Broadheath (the village near Worcester where Elgar was born). It is a rather bizarre jig, contrasting the lumbering steps of the giants (who are perhaps the adults) with the fleet footwork of the fairies.

from notes by Andrew Burn © 2018

L’enfance d’Elgar dans le Worcestershire était pour lui un précieux souvenir qu’il évoquait avec tendresse. En 1921, il écrivait: «Au fond, je suis toujours cet enfant rêveur qui s’aventurait parmi les roseaux au bord de la Severn, armé d’une feuille de papier pour retranscrire les sonorités qui lui parvenaient.» Une fois adulte, il chercha à réintégrer cet univers d’intuition et d’émerveillement, comme c’est le cas avec The Wand of Youth. En en retraçant les origines, on se heurte à un problème immémorial, à savoir le fossé qui sépare les générations: apparemment, les dissensions entre enfants et adultes étaient tout aussi nombreuses en 1871 qu’elles le sont aujourd’hui; cette année-là, Elgar, qui avait 14 ans, et ses frères et ses sœurs firent face à une décision parentale unilatérale. Comme le précise le compositeur dans ses notes de programme destinées à son enregistrement des deux suites réalisé en 1928, «certains petits griefs nés de la domination de mon père et de ma mère (les Deux Personnes âgées), que nous jugions despotique, menèrent à la conception de The Wand of Youth. Par le biais d’une allégorie scénique—qui ne fut jamais menée à bien—je me proposais de démontrer que les adultes ne comprenaient pas vraiment les enfants»:

Le décor était une clairière dans les bois, traversée par un ruisseau; d’un côté, il y avait notre monde magique, et au-delà, insignifiante et lointaine, la vie quotidienne que nous oublions aussi souvent que possible. En traversant le ruisseau, les personnages entraient dans le monde magique et se trouvaient transfigurés.

Les velléités de rébellion étaient temporaires et se dissipèrent, mais Elgar, qui était chargé d’écrire la musique de la pièce, avait déjà achevé plusieurs brefs morceaux. En mai 1907, peu avant son cinquantième anniversaire, il ressortit ces pages et d’autres œuvres de jeunesse; le même mois, il ajouta un post-scriptum à une lettre que sa femme avait écrite à A J Jaeger (le «Nimrod» des variations «Enigma» et son fervent défenseur auprès de Novello, son éditeur): «Je m’occupe de bagatelles; ce sont de pauvres choses, mais elles proviennent de mes pensées de gamin.» La litote est caractéristique d’Elgar, car ces «pauvres choses» devinrent les deux suites orchestrales absolument ravissantes qui constituent The Wand of Youth («Music to a child’s play»). Du début à la fin, leur orchestration est magistrale, et le talent d’Elgar éblouissant quand il fait correspondre les évocations musicales les plus appropriées aux titres des différents mouvements.

La Suite nº 1 fut créée le 14 décembre 1907 au Queen’s Hall de Londres, sous la direction de Henry Wood; elle était dédiée à Charles Williams, qui fut organiste de la cathédrale de Gloucester de 1882 à 1897 et dont Elgar appréciait beaucoup les encouragements. Elle débute par une vive «Overture», que l’on peut retrouver dans des esquisses datant de 1879; cette page comporte deux idées, la seconde étant typique d’Elgar, avec ses intervalles de septième descendants. La «Serenade» est plaintive, avec un second thème assez schubertien. Dans la partition, le «Minuet», dont on peut retracer l’origine jusqu’en 1881, porte l’inscription: «Les Deux Personnes âgées entrent», et son sous-titre «Vieux style», reflète ses archaïsmes haendéliens délibérés. La «Sun dance» est un mouvement plein de vie; ici, «pour éveiller les Personnes âgées, on fit briller dans leurs yeux des lumières clignotantes en utilisant des miroirs de poche»; la mélodie de valse qui se fait jour date de 1878. Les «Fairy pipers» sont montés dans un bateau et les ont «endormies [les Personnes âgées] avec leur musique enchantée»; la mélodie de cordes de la section centrale représente la nostalgie elgarienne par excellence, comme si le compositeur se rappelait l’enfant qu’il était et qui rêvait au bord de la Severn. Comme l’expliqua Elgar, «ce sommeil était accompagné par la 'Slumber Scene'»; ici, on peut noter que la partie de basse est entièrement composée de trois notes (la–ré–sol), les cordes à vide de l’ancienne contrebasse anglaise; à ce stade de la pièce, le contrebassiste était déjà requis pour gérer la scénographie, mais comme le fit remarquer Elgar, la simplicité de la ligne de basse faisait que «même un enfant ne connaissant rien à la musique et n’ayant appris aucun instrument pouvait se débrouiller pour la jouer». «Fairies and giants» nous ramène quarante ans en arrière à une œuvre intitulée Humoreske – a tune from Broadheath (le village proche de Worcester où était né Elgar). Il s’agit d’une gigue assez saugrenue, qui fait contraster les lourds pas des géants (peut-être les adultes) avec la démarche légère des fées.

extrait des notes rédigées par Andrew Burn © 2018
Français: David Ylla-Somers

Elgar verbrachte seine Kindheit in der Grafschaft Worcestershire, eine Zeit, mit der er kostbare Erinnerungen verband und auf die er gerne zurückblickte. Im Jahr 1921 schrieb er: „Tief im Inneresten bin ich immer noch das träumerische Kind, das man gewöhnlich im Schilf am Fluss Severn vorfand, mit einem Blatt Papier, auf dem es die Töne festhalten wollte.“ Als Erwachsener versuchte er, erneut Zugang zu dieser Welt der Intuition und Glückseligkeit zu finden; Ausdruck davon ist das Werk The Wand of Youth. Dessen Ursprung lag wohl in dem uralten Problem des Generationenkonflikts: Offensichtlich waren Meinungsverschiedenheiten zwischen Kindern und Erwachsenen auch im Jahr 1871 ein Thema; damals sträubten sich der 14-jährige Elgar, seine Brüder und Schwestern gegen die Entscheidungen der Eltern. In seinen Programmnotizen zur Aufnahme der Suiten 1928 drückte es der Komponist so aus: „Ein paar kleinere Verstimmungen aufgrund der meiner Ansicht nach despotischen Herrschaft meines Vaters und meiner Mutter (der 'zwei alten Leute') führten zur Entstehung von The Wand of Youth. Als—nie vollendete—Bühnenallegorie angedacht, sollte das Stück zeigen, dass Kinder nicht richtig verstanden wurden“:

Der Schauplatz war eine „Lichtung im Wald“, die ein Bach durchzog; diesseits lag unser Märchenreich; jenseits lag, klein und in weiter Ferne, das normale Leben, das wir, so oft es ging, vergaßen. Beim Überqueren des Bachs betraten die Figuren das Märchenreich und vollzogen gleichsam einen Wandel.

Die rebellische Stimmung legte sich wieder, doch Elgar, dem die Aufgabe zukam, die Musik für das Bühnenwerk zu verfassen, hatte in der Tat einige kurze Stücke vollendet. Im Mai 1907, kurz vor seinem 50. Geburtstag, nahm er sich diese Musik und einige weitere frühe Stücke erneut vor. Im gleichen Monat verfasste er einen Nachsatz zu einem Brief seiner Frau an A J Jaeger (den „Nimrod“ aus den „Enigma“ Variations und treuen Fürsprecher bei seinem Verleger Novello): „Ich beschäftige mich mit Kleinigkeiten; arme Gedanken, wie ich sie als Junge ersonnen habe.“ Eine typische Untertreibung, denn aus den „Kleinigkeiten“ wurden die hinreißenden Orchestersuiten The Wand of Youth („Music to a child’s play“). Die Partitur ist durchwegs meisterhaft, ebenso brillant gelingt es Elgar, musikalische Vorstellungen zu erwecken, die mit den Titeln der Sätze in Einklang stehen.

Die Uraufführung der Suite No. 1 fand am 14. Dezember 1907 in der Londoner Queen’s Hall statt, mit Henry Wood als Dirigenten. Sie war Charles Williams gewidmet, dem Organisten der Kathedrale von Gloucester (1882–1897), dessen Unterstützung Elgar schätzte. Die Suite beginnt mit einer lebhaften Ouvertüre, die bereits in den Skizzen von 1879 zu finden ist; sie beinhaltet zwei Ideen, von denen die zweite mit ihren Intervallen fallender Septimen die typische Handschrift Elgars trägt. Die melancholische „Serenade“ zeichnet sich durch ein schubertianisch anmutendes zweites Thema aus. In der Partitur ist zum „Minuet“, das auf das Jahr 1881 zurückreicht, der Eintrag „Die zwei alten Leute treten ein“ zu lesen; der Untertitel („Im altmodischen Stil“) spiegelt die gewollten, Händel’schen Archaismen wider. Der „Sun dance“ ist ein munterer Satz; hierzu heißt es: „Um die alten Leute zu erwecken, wurden mithilfe von Handspiegeln funkelnde Lichter in ihre Augen gestrahlt“; die sich herausbildende Walzermelodie stammt von 1878. Die „Fairy pipers“ kommen mit einem Boot und „verzauberten sie [die alten Leute], bis sie schliefen“; die Streichermelodie des zentralen Teils beinhaltet die Quintessenz Elgar’scher Nostalgie und erinnert an die Tagträume des Kindes am Ufer des Severn. Elgars Notizen dazu: „Dieser Schlaf wurde begleitet von der 'Slumber Scene'“; die Basspartie besteht hier bemerkenswerterweise aus drei Noten (A–D–G), leeren Saiten des (alten englischen) Kontrabasses; der Kontrabassist wurde zu bühnenorganisatorischen Zwecken benötigt, jedoch ermöglichte es die Schlichtheit des Basslaufs, „einem Kind, das nichts von Musik oder Instrumenten verstand, die Töne herauszubringen“, wie Elgar anmerkte. „Fairies and giants“ blickt fast 40 Jahre zurück auf ein Stück namens Humoreske – a tune from Broadheath (Broadheath ist das Dorf nahe Worcester, in dem Elgar geboren wurde). Es handelt sich um eine leicht bizarre Tanzmusik, in der das ungehobelte Stapfen der Riesen (oder Erwachsenen) mit den flinken Schritten der Feen kontrastiert.

aus dem Begleittext von Andrew Burn © 2018
Deutsch: Katja Klier

Recordings

Elgar: The Wand of Youth suites & other works
Studio Master: CDHLL7548Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

No 1: Overture: Allegro molto
No 2: Serenade: Andantino
No 3: Minuet (Old style): Andante
No 4: Sun dance: Presto
No 5: Fairy pipers: Allegretto
No 6: Slumber scene: Moderato
No 7: Fairies and giants

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