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Piano Trio No 1 in E minor

composer
1877/8; first performed at Orme Square by Henry Holmes, Jules Lasserre and Edward Dannreuther on 31 January 1878

 
Dannreuther’s home at 12 Orme Square, Bayswater, which he leased in 1873, became a major hub for contemporary chamber music and song after 1874. A man of catholic tastes, he included in his programmes many of the newest chamber works of the day by Brahms, Rubinstein, Saint-Saëns, Grieg, Tchaikovsky, Richard Strauss, Rheinberger, Stanford and Dvořák. Indeed, such was the modern ethos of Dannreuther’s progressive concerts that a critic of the Musical Times was compelled to announce that: ‘There are probably no concerts given in London at which so many novelties are to be heard as at these performances.’ Orme Square was also where Wagner, as a guest of Dannreuther’s, stayed during his visit to London in May 1877 and where the poem of Parsifal was read for the first time.

Among the select audience was Parry who, at that time, had begun his Piano Trio No 1 in E minor. The work was completed by 23 June and shown to Dannreuther who expressed his approval of all but certain passages in the first movement. These were revised forthwith and the work was first performed at Orme Square on 31 January 1878 by the violinist Henry Holmes and the cellist Jules Lasserre with Dannreuther at the piano. Parry recollected in his diary that at the rehearsal: ‘The first movement was dreadfully troublesome and kept them at work for an hour and a half. Scherzo soon went with a little trouble with the passage in the Trio. Slow movement was not very troublesome and the last not nearly as troublesome as we expected, though Mr Lasserre the Frenchman was very much bothered by the syncopations.’ At the evening performance various mishaps left Parry disappointed. In the scherzo, during the process of turning over the loose manuscript pages, they fell down onto Dannreuther’s hands which caused a momentary hiatus, and there were missed entries by Holmes and Lasserre. Confusion in the slow movement also left him disheartened, even though an encore of the movement was more efficiently executed. A second performance on 28 February restored his morale, and many of his musician friends present were pleased by it. On 14 May, Hermann Franke (a former pupil of Joseph Joachim), the cellist Robert Hausmann (of the Joachim Quartet) and Dannreuther performed the work as part of the sixth series of Franke’s chamber music concerts at the Royal Academy of Music, though Parry was not pleased with this interpretation either. After further revisions he submitted the score to the German publisher Breitkopf & Härtel who issued it in 1879. After publication the trio continued to be performed at Orme Square, and it was also taken up by Charles Hallé, his wife Madame Norman-Neruda and her brother Franz.

Parry’s trio in E minor was the first of his chamber works to show a full, confident handling of large-scale form and tonality. Having thoroughly imbibed Brahms’s techniques of organicism and intellectualism in the years since the completion of his rather Schumannesque violin sonata in D minor in 1875, Parry had learned to understand how thematic, tonal and structural events could be interrelated and developed. This is demonstrated fulsomely in the first movement in the way that ideas in E minor, C major and A flat major are allowed to interact in the exposition, how they are subsequently ‘composed out’ in the development and in the variegated process of the modified recapitulation. Parry’s handling of key is impressive. In this regard, a particularly thrilling yet unexpected moment is the beginning of Parry’s coda which moves to C minor (rather than E minor or C major), giving rise to an exciting, turbulent paragraph of further development before E minor is re-established at the conclusion. The delicate scherzo, an effervescent movement full of felicitous exchange between the virtuoso piano part and the strings, is pitted against a luscious trio in C major dominated by the cellist. The emotional heart of the work is the slow movement where Parry’s natural lyrical gift is given room to expand and where C major, a persistent tonality in the first and second movements, finally appears here as the tonic key. In terms of melodic style and harmonic language Schumann is more in evidence, especially in the song-like second subject. The finale, an energetic ‘hongroise’ sonata-rondo, is an exhilarating, syncopated virtuoso affair which was undoubtedly written with Dannreuther’s pianistic abilities in mind.

from notes by Jeremy Dibble © 2019

La résidence de Dannreuther, 12 Orme Square, à Bayswater, qu’il loua en 1873, devint un centre majeur pour la musique de chambre et la mélodie contemporaines après 1874. Homme aux goûts éclectiques, il inscrivit à ses programmes un grand nombre des toutes nouvelles œuvres de musique de chambre de Brahms, Rubinstein, Saint-Saëns, Grieg, Tchaïkovski, Richard Strauss, Rheinberger, Stanford et Dvořák. En fait, la philosophie moderne des concerts progressistes de Dannreuther était telle qu’un critique du Musical Times fut obligé d’annoncer que: «Il n’y a probablement aucun concert donné à Londres où l’on entende autant de nouveautés que dans le cadre de ces exécutions.» Orme Square fut aussi le lieu où Wagner, invité de Dannreuther, séjourna lorsqu’il vint à Londres en mai 1877 et où le poème de Parsifal fut lu pour la première fois.

Parmi les auditeurs privilégiés figurait Parry qui, à cette époque, avait commencé son Trio avec piano no 1 en mi mineur. Il acheva cette œuvre le 23 juin et la montra à Dannreuther qui exprima son approbation à propos de toute la pièce à l’exception de certains passages du premier mouvement. Ceux-ci furent révisés sur-le-champ et l’œuvre fut créée à Orme Square, le 31 janvier 1878, par le violoniste Henry Holmes et le violoncelliste Jules Lasserre avec Dannreuther au piano. Parry se rappela dans son journal qu’à la répétition: «Le premier mouvement fut affreusement difficile et il leur fallut le travailler pendant une heure et demie. Le Scherzo s’est passé peu après, sauf un petit problème dans le Trio. Le mouvement lent ne fut pas très difficile et le dernier pas aussi difficile que nous l’avions prévu, bien que M. Lasserre, le Français, ait été très embêté par les syncopes.» Le soir de l’exécution, divers incidents déçurent Parry. Pendant le scherzo, alors que Dannreuther tournait les pages manuscrites qui n’étaient pas attachées entre elles, celles-ci tombèrent sur ses mains, ce qui l’obligea à s’arrêter brièvement, et Holmes et Lasserre ratèrent des entrées. De la confusion dans le mouvement lent le démoralisa aussi, même si le mouvement bissé fut mieux joué. Une deuxième exécution, le 28 février, lui redonna le moral et bon nombre de ses amis musiciens présents se montrèrent satisfaits. Le 14 mai, Hermann Franke (un ancien élève de Joseph Joachim), le violoncelliste Robert Hausmann (du Quatuor Joachim) et Dannreuther jouèrent cette œuvre dans le cadre de la sixième série de concerts de musique de chambre de Franke à la Royal Academy of Music, mais Parry ne fut pas davantage satisfait de cette interprétation. Après d’autres révisions, il soumit la partition à l’éditeur allemand Breitkopf & Härtel qui la publia en 1879. Après la publication, le trio continua à être joué à Orme Square, mais il fut aussi repris par Charles Hallé, sa femme Madame Norman-Neruda et le frère de celle-ci, Franz.

Le trio en mi mineur de Parry fut la première de ses œuvres de musique de chambre où le traitement de la forme à grande échelle et de la tonalité bénéficie d’une belle ampleur et d’une grande assurance. Ayant totalement absorbé les techniques d’organicisme et d’intellectualisme de Brahms au cours des années qui suivirent l’achèvement de sa sonate pour violon et piano en ré mineur assez schumanienne en 1875, Parry avait appris à comprendre comment les événements thématiques, tonaux et structurels pouvaient être interdépendants et développés. On en trouve un exemple typique dans le premier mouvement avec la manière dont les idées en mi mineur, ut majeur et la bémol majeur peuvent avoir une action réciproque les unes sur les autres et dont elles sont ensuite «élaborées» dans le développement et dans le processus varié de la réexposition modifiée. La façon dont Parry traite la tonalité est impressionnante. À cet égard, il y a un moment particulièrement exaltant bien qu’inattendu au début de la coda de Parry qui passe en ut mineur (plutôt qu’en mi mineur ou ut majeur), donnant lieu à un épisode de développement supplémentaire passionnant et turbulent avant le retour en mi mineur à la conclusion. Le délicat scherzo, un mouvement effervescent qui regorge d’échanges heureux entre la partie de piano virtuose et les cordes, s’oppose à un somptueux trio en ut majeur dominé par le violoncelliste. Le cœur émotionnel de l’œuvre est le mouvement lent où le talent lyrique naturel de Parry peut se développer et où ut majeur, une tonalité persistante dans le premier et le deuxième mouvements, apparaît ici finalement comme la tonique. En termes de style mélodique et de langage harmonique, Schumann est plus manifeste, surtout dans le second sujet, une sorte de lied. Le finale, un énergique rondo de forme sonate «à la hongroise», est un grisant moment de virtuosité syncopée qui fut indubitablement écrit en pensant aux qualités pianistiques de Dannreuther.

extrait des notes rédigées par Jeremy Dibble © 2019
Français: Marie-Stella Pâris

Dannreuthers Londoner Haus—12 Orme Square, Bayswater—, das er 1873 pachtete, wurde ab 1874 zu einem wichtigen Zentrum für zeitgenössische Kammermusik und Lieder. Er hatte vielseitige Interessen und nahm zahlreiche neukomponierte Kammerwerke der Zeit in seine Programme auf, so etwa von Brahms, Rubinstein, Saint-Saëns, Grieg, Tschaikowsky, Richard Strauss, Rheinberger, Stanford und Dvořák. Der moderne Ethos dieser progressiven Konzerte Dannreuthers war derart ausgeprägt, dass ein Kritiker der Musical Times verkündete: „Es werden in London wohl keine Konzerte gegeben, in denen so viele Neuheiten zu hören sind wie in diesen Aufführungen.“ Orme Square war auch die Adresse, an der Wagner sich bei seinem London-Aufenthalt im Mai 1877 als Gast Dannreuthers aufhielt, und wo seine Parsifal-Dichtung erstmals vorgelesen wurde.

In dem ausgewählten Publikum befand sich auch Parry, der zu jener Zeit mit der Arbeit an seinem Klaviertrio Nr. 1 in e-Moll begonnen hatte. Das Werk wurde am 23. Juni fertiggestellt und Dannreuther vorgelegt, der es, abgesehen von gewissen Passagen im ersten Satz, für gut befand. Jene Passagen wurden umgehend überarbeitet und die Premiere des Werks fand am 31. Januar 1878 im Orme Square mit dem Geiger Henry Holmes und dem Cellisten Jules Lasserre statt; Dannreuther selbst saß am Klavier. Parry beschrieb die Probe in seinem Tagebuch: „Der erste Satz bereitete furchtbar viele Schwierigkeiten und erforderte eineinhalb Stunden. Das Scherzo ging schneller, ein paar Probleme mit der Passage im Trio. Der langsame Satz war nicht besonders beschwerlich und der letzte längst nicht so problematisch wie erwartet, obwohl Herr Lasserre, der Franzose, sehr von den Synkopen geplagt war.“ Verschiedene Pannen im Laufe der Aufführung am Abend ließen Parry enttäuscht zurück. Im Scherzo fielen beim Umblättern mehrere lose Manuskriptseiten auf Dannreuthers Hände, was für eine kurze Unterbrechung sorgte, und sowohl Holmes als auch Lasserre verpassten einige Einsätze. Verwirrung im zweiten Satz entmutigte ihn ebenfalls, auch wenn derselbe Satz als Zugabe deutlich besser gespielt wurde. Eine zweite Aufführung am 28. Februar gab ihm wieder Auftrieb und viele seiner dabei anwesenden Musikerfreunde fanden an dem Werk Gefallen. Am 14. Mai führten Hermann Franke (ein ehemaliger Schüler von Joseph Joachim), der Cellist Robert Hausmann (vom Joachim-Quartett) und Dannreuther es im Rahmen des sechsten Kammermusikzyklus Frankes an der Royal Academy of Music auf, doch war Parry auch mit dieser Interpretation unzufrieden. Nach weiteren Revisionen schickte er die Partitur an Breitkopf und Härtel, die das Werk 1879 herausgaben. Auch nach seiner Veröffentlichung wurde es im Orme Square gespielt, inzwischen jedoch von Charles Hallé, dessen Frau Madame Norman-Neruda und ihrem Bruder Franz.

Parrys Trio in e-Moll war das erste seiner Kammerwerke, in denen er Tonalität und große Form souverän einsetzte. Nachdem er die organischen und intellektuellen Techniken Brahms’ in den Jahren nach der Vollendung seiner recht Schumann’schen Violinsonate d-Moll (1875) gründlich studiert und sich zu eigen gemacht hatte, verstand Parry, wie thematische, tonale und strukturelle Elemente zueinander in Beziehung gebracht und weiterentwickelt werden konnten. Dies wird im ersten Satz besonders deutlich, wo Motive in e-Moll, C-Dur und As-Dur in der Exposition zusammenwirken können und dann in der Durchführung und dem vielfältigen Prozess der modifizierten Reprise auskomponiert werden. Parrys Handhabung der Tonarten ist beeindruckend. Ein in dieser Hinsicht besonders packender und gleichzeitig unerwarteter Moment ist der Beginn der Coda, der nach c-Moll (anstelle von e-Moll oder C-Dur) wechselt, woran sich eine spannende und turbulente Durchführungspassage anschließt, bevor e-Moll am Ende wiederhergestellt wird. Das grazile Scherzo, ein überschäumender Satz voller gelungener Dialoge zwischen der virtuosen Klavierstimme und den Streichern, ist dem üppigen Trio in C-Dur gegenübergestellt, in dem das Cello dominiert. Das emotionale Herzstück des Werks ist der langsame Satz, wo Parrys Naturtalent für Lyrik sich voll entfalten kann und wo C-Dur, eine im ersten und zweiten Satz hartnäckig auftretende Tonart, hier schließlich als Tonika erklingt. Was die Melodik und Harmonik anbelangt, so tritt Schumann hier deutlicher in Erscheinung, insbesondere in dem liedartigen zweiten Thema. Das Finale, ein energisches „ungarisches“ Sonatenrondo, ist ein belebender, virtuoser Satz voller Synkopierungen, bei dem Parry sicherlich Dannreuthers pianistisches Talent im Sinn hatte.

aus dem Begleittext von Jeremy Dibble © 2019
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Parry: Piano Trios Nos 1 & 3
Studio Master: CDA68243Studio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Allegro appassionato
Movement 2: Molto vivace
Movement 3: Adagio ma non troppo
Movement 4: Allegro giocoso

Track-specific metadata

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