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Piano Trio No 1 in E flat major 'Grand Trio', Op 75

composer
? circa 1790; published circa 1824

 
It was in the same year as the Hexaméron performance (1837) that Liszt arranged a concert featuring two piano trios on the same programme, one by Beethoven, the other by Pixis. Owing to a mix-up with the programme, the two trios were played in reverse order. The Parisian audience, reading that they were hearing the great Beethoven, listened to the Pixis trio with evident enjoyment and applauded enthusiastically at the conclusion, proclaiming it a work of genius. Next came the Beethoven trio programmed as Pixis. The audience became restless and bored and made their feelings evident. One wonders if the same reaction could not be elicited by similar means today in certain concert venues.

Which particular Pixis piano trio was played on that occasion is not recorded (he wrote seven), but it is entirely possible that it was the Grand Trio No 1 in E flat major, Op 75. The title page informs us that it was ‘composé et dedié à son ami J N Hummel’, who would no doubt have noted the resemblance of much of his friend’s piano writing to his own, especially in the first movement. This opens with a rhythmically catchy two-bar figure (two quavers–quaver rest–three quavers–quaver rest–quaver, repeated) that permeates the whole movement and is marked staccato. Music lovers of a certain vintage will immediately recognize this as the same figure that forms the piano accompaniment to the evocative Flanders and Swann song Slow Train. Here, however, it is marked allegro con brio and provides the springboard for a succession of ideas, a chorale-like passage providing some respite and soon leading to some highly virtuosic passagework reminiscent of the finale of Hummel’s piano quintet of 1802 (and in the same key). After the exposition repeat there is a linking passage to a fermata after which (8'28) the opening figure returns, this time in C major. Pixis takes us on a brief excursion via the key of F sharp major before returning home for a varied treatment of the opening material, ending in a scintillating coda.

Above the simple folk-like theme of the second movement (andante con moto), the score informs us that it is a ‘Motif de l’oracle [sic], opéra par Pixis’, a work about which the present writer has been able to discover precisely nothing. The theme, which could easily have been penned by Schubert, is succeeded by one in a similar vein before returning to the ‘Motif de l’oracle’ with the piano providing filigree decoration, after which it subsides into a more sombre view of the tune. The movement is in B flat. A strikingly original device returns us to the work’s tonic for the finale: a twenty-bar poco adagio section for all three instruments leading to a cadenza-like sequence for piano solo. All three then dive joyously into the presto 6/8 finale, one of those helter-skelter, scampering movements which must be as fun to play as it is to hear. After a pause to catch their breath (poco adagio, 8'06), the tempo rises to prestissimo, the piano finally confirming its dominance as everyone hurtles past Pixis’ closing exhortation (il più prestissimo) to the breathless finish, surely leaving players and audience wreathed in smiles.

from notes by Jeremy Nicholas © 2018

C’est l’année de la création de l’Hexaméron (1837) que Liszt organisa un concert présentant deux trios avec piano au même programme, l’un de Beethoven, l’autre de Pixis. En raison d’une erreur dans le programme, l’ordre d’exécution des deux trios fut inversé. Le public parisien, lisant qu’il était en train d’entendre le grand Beethoven, écouta le trio de Pixis avec un plaisir manifeste et applaudit avec enthousiasme à la fin, proclamant que c’était une œuvre géniale. Vint ensuite le trio de Beethoven dont le programme annonçait qu’il s’agissait de celui de Pixis. Le public commença à donner des signes d’impatience et d’ennui et manifesta clairement ses sentiments. On peut se demander si des moyens analogues ne susciteraient pas la même réaction de nos jours dans certaines salles de concert.

Quel trio avec piano de Pixis fut joué précisément en cette occasion, cela n’est pas rapporté (il en écrivit sept), mais il est tout à fait possible qu’il s’agisse du Grand Trio n° 1 en mi bémol majeur, op.75. La page de titre indique qu’il fut «composé et dédié à son ami J N Hummel», qui remarqua certainement la ressemblance entre l’écriture pianistique de son ami et la sienne, surtout dans le premier mouvement. Celui-ci commence par une figure de deux mesures entraînantes sur le plan rythmique (deux croches–demi-soupir–trois croches–demi-soupir–croche, avec reprise) qui imprègne tout le mouvement et est marquée staccato. Les mélomanes d’un certain âge y reconnaîtront sûrement la même figure qui constitue l’accompagnement de la chanson évocatrice Slow Train du duo Flanders and Swann. Mais ici elle est marquée allegro con brio et constitue un tremplin vers une succession d’idées, un passage comparable à un choral offrant un peu de répit et menant bientôt à des traits très virtuoses qui font penser au finale du quintette avec piano de Hummel (dans la même tonalité) composé en 1802. Après la reprise de l’exposition, il y a un passage de transition menant à un point d’orgue, après quoi (8'28) la figure initiale revient, cette fois en ut majeur. Pixis nous entraîne dans une brève excursion dans la tonalité de fa dièse majeur avant de revenir pour un traitement varié du matériel initial, terminant sur une scintillante coda.

Au-dessus du thème simple dans le style populaire du deuxième mouvement (andante con moto), une mention notée sur la partition précise qu’il s’agit d’un «Motif de l’oracle [sic], opéra par Pixis», une œuvre sur laquelle l’auteur de cette note n’a absolument rien pu découvrir. Le thème, qui aurait très bien pu être écrit par Schubert, est suivi d’un autre dans une veine analogue avant de revenir au «Motif de l’oracle», le piano fournissant une décoration en filigrane, après quoi il tombe dans une vision plus sombre de la mélodie. Ce mouvement est en si bémol majeur. Un procédé d’une originalité saisissante nous ramène à la tonique de l’œuvre pour le finale: une section poco adagio de vingt mesures pour les trois instruments menant à une séquence en forme de cadence pour le piano seul. Les trois instruments plongent ensuite joyeusement dans le finale presto à 6/8, l’un de ces mouvements galopants et désordonnés, qui doit être aussi amusant à jouer qu’à entendre. Après une pause pour reprendre son souffle (poco adagio, 8'06), le tempo passe à prestissimo, le piano confirmant finalement sa prédominance quand les trois instruments arrivent à toute vitesse à l’exhortation finale de Pixis (il più prestissimo) qui précède une fin haletante, laissant sûrement tout sourire les instrumentistes et les auditeurs.

extrait des notes rédigées par Jeremy Nicholas © 2018
Français: Marie-Stella Pâris

1837, im selben Jahr, in dem das Hexaméron erstmals erklang, organisierte Liszt ein Konzert mit zwei Klaviertrios, einem von Beethoven und einem von Pixis. Wegen einer Verwechslung auf dem Programmzettel wurden die Trios allerdings in umgekehrter Reihenfolge gespielt. Das Pariser Publikum las, dass es nun den großen Beethoven hörte, lauschte dem Trio von Pixis offensichtlich mit großem Genuss, applaudierte am Ende begeistert und erklärte es zum Werk eines Genies. Dann folgte das Beethoven-Trio, auf dem Programmblatt als Werk Pixis’ bezeichnet. Das Publikum wurde unruhig, langweilte sich und zeigte das auch. Und man fragt sich, ob nicht heute in gewissen Konzertstätten eine ähnliche Reaktion zu erzielen wäre.

Es ist nicht überliefert, welches Pixis-Trio bei dieser Gelegenheit erklang—er hat sieben komponiert—, doch ist es gut möglich, dass es sich um das Grand Trio Nr. 1 Es-Dur, op. 75, handelte. Der Titelseite ist zu entnehmen, es sei „composé et dedié à son ami J N Hummel“, dem zweifellos die Ähnlichkeit weiter Teile des Klaviersatzes seines Freundes mit dem eigenen aufgefallen wäre, besonders im ersten Satz. Dieser beginnt mit einer rhythmisch markanten zweitaktigen Staccato-Figur (zwei Achtelnoten, Achtelpause, drei Achtelnoten, Achtelpause, eine Achtelnote, Wiederholung), die den gesamten Satz durchzieht. Musikliebhaber eines bestimmten Alters werden sie sogleich als dieselbe Figur erkennen, die die Klavierbegleitung des alten Flanders-&-Swann-Schlagers Slow Train bildet. Hier ist sie allerdings allegro con brio bezeichnet und bildet den Ausgangspunkt einer Reihe von Themen; ein choralartiger Abschnitt bietet eine Ruhepause und mündet in hochvirtuoses Laufwerk, das an das Finale des Hummel-Klavierquintetts von 1802 erinnert. Nach der Wiederholung der Exposition führt eine Überleitung zu einer Fermate, nach der (8'28) die Startfigur erneut erklingt, nun in C-Dur. Pixis kehrt nach einem kurzen Umweg über Fis-Dur zu einer variierten Reprise in die Grundtonart zurück und lässt das Stück mit einer brillanten Coda enden.

Zu dem schlichten, volksliedartigen Thema des zweiten Satzes (Andante con moto) lässt uns die Partitur wissen, es handle sich um ein „Motif de l’oracle [sic], opéra de Pixis“—ein Werk, über das der Verfasser leider nichts in Erfahrung bringen konnte. Dem Thema, das auch von Schubert hätte stammen können, folgt ein weiteres in ähnlichem Charakter, bevor das „Motif de l’oracle“ unter filigranen Umspielungen des Klaviers wiederkehrt, um sich am Ende eine etwas dunklere Gestalt zu geben. Der Satz steht in B-Dur. Zur Rückkehr in die Haupttonart wendet Pixis ein äußerst originelles Mittel an: ein zwanzigtaktiges poco adagio für alle drei Spieler mündet in eine kadenzartige Sequenz des Klaviers. Danach werfen sich alle drei fröhlich in das presto des 6/8-Finales, eines jener wild einhertobenden Sätze, die zu spielen ebensolchen Spaß machen muss wie sie zu hören. Nach einer kurzen Atempause (poco adagio, 8'06) steigert sich das Tempo zum prestissimo, und das Klavier behauptet endlich seinen Vorrang, während nach einem letzten Anfeuern des Komponisten—il più prestissimo—alles ins den atemlosen Schluss stürzt, der die Spieler sicher ebenso schmunzeln lässt wie die Hörer.

aus dem Begleittext von Jeremy Nicholas © 2018
Deutsch: Friedrich Sprondel

Recordings

Pixis: Piano Trios
Studio Master: CDA68207Studio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Allegro con brio
Movement 2: Andante con moto
Movement 3: Finale al capriccio: Poco adagio – Presto

Track-specific metadata

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