Welcome to Hyperion Records, an independent British classical label devoted to presenting high-quality recordings of music of all styles and from all periods from the twelfth century to the twenty-first.

Hyperion offers both CDs, and downloads in a number of formats. The site is also available in several languages.

Please use the dropdown buttons to set your preferred options, or use the checkbox to accept the defaults.

The music makers, Op 69

First line:
We are the music makers
composer
author of text

 
In several ways, The music makers, Op 69, is unique in Elgar’s work. Its layout, for one soloist with chorus and orchestra, is unusual for him; and the extensive use of quotations from his own works has always occasioned much comment, often disapproving. It is central to a full understanding of Elgar’s complex and enigmatic personality. The idea of setting Arthur O’Shaughnessy’s ode seems to have been in his mind from perhaps as early as 1902, but it was not until 1912 that he worked seriously on the project. Passages from several abandoned works and some discarded from completed works went into its making.

The work opens with an orchestral prelude based on the themes which are to bind and unify the whole setting. First we hear a strong melancholy descending theme, with a distinctive modal flavour (unusual for Elgar). This is immediately followed by a noble melody which is the epitome and quintessence of everything we mean by Elgarian, containing all his ‘stately sorrow’ and introspective melancholy and yet contriving to be inspiring—perhaps it is a leitmotif for inspiration (in which Elgar believed). Then Elgar quotes the Original Theme from the Enigma Variations, surrounding it with a halo of anguished string sound. This theme, Elgar said, ‘expressed when written (in 1898) my sense of the loneliness of the artist as described in the first six lines of the ode and, to me, it still embodies that sense’.

The chorus, unaccompanied, enter softly in F minor with ‘We are the music makers’, to a theme which is to recur several times. At the reference to dreams a motif from Gerontius is heard, followed by a quotation from Sea Pictures at ‘lone sea-breakers’ and further references to Enigma. Awe and ecstasy give way to something akin to frenzy as the poem describes the artist’s contributions to affairs of state and war. The reference to ‘empire’s glory’ elicits fragments of Rule, Britannia! and La Marseillaise. Elgar said he deliberately ‘comicalised’ Rule, Britannia!, adding that under Asquith’s Liberal government it had been made ‘the most foolish of all national boasts’. A rapturous re-statement of the Inspiration theme prefaces ‘a breath of our inspiration’.

When the soloist enters, she sings of ‘one man’s soul’ on whom has shone the ‘light that doth not depart’. The music is the melody of Nimrod, a reference to A J Jaeger (Nimrod of the Variations), who died in 1909. ‘I do not mean to convey’, Elgar wrote, ‘that his was the only word or look that “wrought flame in another man’s heart”, but I do convey that amongst all the inept writing and wrangling about music his voice was clear, ennobling, sober and sane.’ The elegiac mood changes to exultation at ‘therefore today is thrilling’ and the ‘music makers’ theme bursts in dramatically. But intensity returns, with the first subject and the Enigma theme, as soloist and chorus hymn the power of creativity. The orchestra quotes from the slow movement of the Violin Concerto. The ‘music makers’ theme is now sung to the words ‘For we are afar with the dawning’, and when the chorus sing of ‘the infinite morning’ it is to the march theme of the First Symphony.

The coda begins with the soloist’s cry of ‘Great hail! … to the comers from the dazzling unknown shore’. To the melody of the Inspiration theme, she implores a renewal of the world ‘as of yore’ and, with the chorus, returns to a climactic vision of ‘glorious futures’ in music which grows ever more luminous and passionate in its yearning for the unattainable. But the work is not to end on this note of false optimism. The soloist tells us of the ‘singer who sings no more’, and Elgar’s last self-quotation, the most telling of all, is Gerontius’s moving deathcry of ‘Novissima hora est’. The chorus dejectedly utter ‘No more’ and their final subdued statement of the ‘music makers’ theme ends this troubling and troubled work.

from notes by Michael Kennedy © 2005

Par plusieurs aspects, The music makers op.69, est unique dans le corpus d’œuvres de Elgar. Le fait que cet ouvrage soit écrit pour une soliste avec chœur et orchestre est insolite de la part du compositeur; et la généreuse utilisation de citations de ses propres œuvres a toujours suscité de nombreux commentaires, souvent désapprobateurs. Elle est pourtant essentielle à une pleine compréhension de la personnalité complexe et énigmatique de Elgar. Il semble avoir eu l’idée de mettre en musique l’ode d’Arthur O’Shaughnessy dès 1902, mais ce ne fut pas avant 1912 qu’il travailla sérieusement à ce projet, employant pour le mener à bien des passages de plusieurs œuvres abandonnées et quelques pages ayant failli figurer dans des ouvrages achevés.

L’ouvrage débute par un prélude orchestral fondé sur les thèmes qui vont lier et unifier tout l’ensemble. Nous entendons d’abord un thème descendant puissant et mélancolique, distinctement modal—ce qui est inhabituel chez Elgar. Il est aussitôt suivi d’une noble mélodie pleine de noblesse, quintessence de tout ce que nous considérons comme typique de Elgar, contenant toute sa «peine polie» et sa mélancolie introspective et parvenant néanmoins à stimuler l’auditeur: est-ce ainsi que Elgar se figurait l’inspiration, en laquelle il croyait fermement? Puis le compositeur cite le thème original des Variations Enigma, l’environnant d’un halo de sonorités de cordes angoissées. Ce thème, disait Elgar, «exprimait quand je l’ai écrit (en 1898) ma perception de la solitude de l’artiste telle qu’elle est décrite dans les six premiers vers de l’ode, et en ce qui me concerne, il personnifie toujours cette perception».

Le chœur entre doucement, sans accompagnement, en fa mineur avec «Nous sommes les faiseurs de musique», sur un thème qui sera récurrent. Sur la référence aux rêves, on entend un motif de Gerontius, suivi d’une citation de Sea Pictures sur «brisants solitaires» et de nouvelles références à Enigma. L’admiration et l’extase laissent place à une sorte de frénésie tandis que le poème décrit la contribution de l’artiste aux affaires de l’état et de la guerre. La référence à la «gloire d’un empire» occasionne des fragments de Rule, Britannia! et de La Marseillaise. Elgar disait avoir délibérément caricaturé Rule, Britannia!, ajoutant que le gouvernement libéral d’Asquith en avait fait «la plus sotte de toutes les forfanteries nationales». Une reprise extasiée du thème de l’inspiration prélude «un souffle de notre inspiration».

Lorsque la soliste entre, elle chante «l’âme d’un homme» sur laquelle a brillé la «lumière qui ne s’éteint jamais». La musique est la mélodie de Nimrod, référence à A.J. Jaeger (le Nimrod des Variations), qui était mort en 1909. «Je ne souhaite pas affirmer», écrivit Elgar, «que ses mots ou ses regards étaient les seuls qui ont «enflammé le cœur d’un autre homme» , mais je tiens à souligner que parmi toutes les inepties et les débats stériles sur la musique, ce qu’il avait à dire était clair, édifiant, sobre et sensé.» L’atmosphère élégiaque fait place à l’exultation sur «C’est pourpuoi ce jour est illuminé» et le thème des «faiseurs de musique» fait une entrée soudaine et remarquée. Mais l’intensité reprend, avec le premier sujet et le thème d’Enigma, tandis que la soliste et le chœur chantent un hymne à la puissance créatrice. L’orchestre cite le mouvement lent du Concerto pour violon. Le thème des «faiseurs de musique» est maintenant chanté sur les paroles «Car nous sommes dans le lointain avec l’aube», et lorsque le chœur chante «le matin infini», c’est sur le thème de marche de la Symphonie nº 1.

La coda démarre sur le cri de la soliste, «Salut! … aux arrivants venus de l’éblouissant rivage inconnu». Sur la mélodie du thème de l’inspiration, elle prie pour un renouveau du monde «comme jadis» et, avec le chœur, revient à une vision sublime de «splendides avenirs» sur une musique qui se fait de plus en plus lumineuse et passionnée dans son désir d’atteindre ce qui est accessible. Mais l’ouvrage n’est pas destiné à se conclure sur cette note d’optimisme factice. La soliste nous parle du «chanteur qui ne chante plus» et la dernière auto-citation de Elgar, la plus révélatrice de toutes, est l’émouvant cri d’agonie de Gerontius, «Novissima hora est». Le chœur lance un «assez» découragé et sa toute dernière énonciation du thème des «faiseurs de musique» parachève cette œuvre troublante et troublée.

extrait des notes rédigées par Michael Kennedy © 2005
Français: David Ylla-Somers

The music makers op. 69 ist in mehrerlei Hinsicht einzigartig im Oeuvre Elgars. Die Anlage für eine Solistin mit Chor und Orchester ist für ihn ungewöhnlich, und die ausgiebige Verwendung von Zitaten aus eigenen Werken hat zu zahlreichen, oft missbilligenden Kommentaren Anlass gegeben. Das Werk ist unerlässlich für das volle Verständnis der komplexen und rätselhaften Persönlichkeit Elgars. Der Gedanke, die Ode von Arthur O’Shaughnessy zu vertonen, scheint ihn schon seit ungefähr 1902 beschäftigt zu haben, doch erst 1912 machte er sich ernsthaft an die Arbeit daran. Passagen aus mehreren verworfenen Werken und einige, die aus fertiggestellten Stücken gestrichen worden waren, kamen bei der Arbeit daran zur Verwendung.

Das Werk beginnt mit einem Orchestervorspiel, das auf den Themen beruht, die den gesamten Satz zusammenhalten und vereinheitlichen werden. Zuerst hören wir ein kraftvoll melancholisches absteigendes Thema mit einem (für Elgar ungewöhnlichen) stark modalen Beigeschmack. Ihm folgt unmittelbar eine erhabene Melodie, Inbegriff und Quintessenz dessen, was wir unter Elgarscher Musik verstehen; sie enthält all seine “majestätische Trauer” und nach innen gewandte Melancholie und schafft es doch, inspirierend zu wirken—womöglich handelt es sich um ein Leitmotiv für Inspiration (an die Elgar glaubte). Danach zitiert Elgar das Originalthema aus den Enigma Variations und umgibt es mit einer Gloriole leidvollen Streicherklangs. Dieses Thema, meinte Elgar, “brachte zum Zeitpunkt seiner Entstehung (1898) mein Gefühl der Einsamkeit des Künstlers zum Ausdruck, wie es in den ersten sechs Zeilen der Ode beschrieben wird, und was mich betrifft, so verkörpert es dieses Gefühl noch immer”.

Der Chor setzt leise und unbegleitet in f-Moll ein, mit den Worten “Wir machen die Musik” auf ein Thema, das noch mehrmals wiederkehren wird. Bei dem Hinweis auf Träume ist ein Motiv aus The Dream of Gerontius zu hören, gefolgt von einem Zitat aus Sea Pictures bei “einsamen Meeresbrechern” und weiteren Verweisen auf die Enigma-Variationen. Ehrfurcht und Ekstase weichen einer an Raserei grenzenden Stimmung, wenn das Gedicht die Beiträge des Künstlers zu Krieg und Staatsgeschäften beschreibt. Der Hinweis auf des “Imperiums Ruhm” ruft Fragmente von Rule, Britannia! und der Marseillaise hervor. Elgar erklärte, er habe Rule, Britannia! bewusst veralbert, und fügte hinzu, dass unter der Regierung von Herbert Asquiths Liberaler Partei die Vorstellung, Britannien möge die Meere beherrschen, zur “törichtsten aller nationalen Prahlereien” geworden sei. Eine verzückte Neuaufstellung des Inspirationsthemas geht der Zeile “ein Atemzug unsrer Inspiration” voraus.

Wenn die Solistin einsetzt, singt sie von “des Einen Seele”, auf die “das Licht, das nicht vergeht” geschienen hat. Es erklingt die Melodie des Nimrod, ein Hinweis auf A. J. Jaeger (den Nimrod der Enigma Variations), der 1909 verstarb. “Ich will damit nicht sagen”, schrieb Elgar, “dass seines das einzige Wort oder seiner der einzige Blick war, die 'eines Anderen Herz' entflammen ließen, aber ich vermittle schon, dass inmitten all der unbeholfenen Schreiberei und Streiterei um Musik seine Stimme klar, erhebend, nüchtern und vernünftig hervortrat.” Die elegische Stimmung wechselt bei “und darum bringt heute Erregung” zu Jubel, und das Thema zu “Wir machen die Musik” platzt voller Dramatik herein. Doch dann kehrt mit dem ersten Subjekt und dem Enigma-Thema wieder Intensität ein, wenn Solistin und Chor die Macht der Kreativität besingen. Das Orchester zitiert aus dem langsamen Satz des Violinkonzerts. Das Thema zu “Wir machen die Musik” wird nun zu den Worten “denn weit fort sind wir im Dämmern” gespielt, und wenn der Chor vom “unendlichen Morgen” singt, geschieht das zum Marschthema der Ersten Sinfonie.

Die Coda beginnt mit dem Ausruf der Solistin: “Seid gegrüßt! … den Kommenden vom blendenden unbekannten Ufer.” Auf die Melodie des Inspirationsthemas fleht sie um eine Erneuerung der Welt “wie einst” und zusammen mit dem Chor kehrt sie zu einer krönenden Vision “glanzvoller Zukunft” zurück, mit Musik, die in ihrem Sehnen nach dem Unerreichbaren stetig an Leuchtkraft und Leidenschaft zunimmt. Doch das Werk soll nicht auf dieser Note eines falschen Optimismus enden. Die Solistin berichtet vom “Sänger, der niemals mehr singt”, und Elgars letztes Selbstzitat, das bedeutsamste von allen, ist Gerontius’ ergreifender Todesruf “Novissima hora est”. Der Chor stößt niedergeschlagen die Worte “niemals mehr” hervor, und seine letzte gedämpfte Darbietung des Themas zu “Wir machen die Musik” beschließt dieses aufwühlende und aufgewühlte Werk.

aus dem Begleittext von Michael Kennedy © 2005
Deutsch: Anne Steeb/Bernd Müller

Recordings

Elgar: A self-portrait
CDHLL7509Download only

Details

Movement 1: Prelude  We are the music makers
Track 4 on CDHLL7509 [11'26] Download only
Movement 2: A breath of our inspiration
Track 5 on CDHLL7509 [4'15] Download only
Movement 3: They had no vision amazing
Track 6 on CDHLL7509 [8'13] Download only
Movement 4: But we, with our dreaming
Track 7 on CDHLL7509 [3'47] Download only
Movement 5: For we are afar with the dawning
Track 8 on CDHLL7509 [2'44] Download only
Movement 6: Great hail! we cry to the comers
Track 9 on CDHLL7509 [8'16] Download only

Track-specific metadata

Click track numbers above to select
Waiting for content to load...
Waiting for content to load...