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Sea drift

First line:
Once, Paumanok
composer
1903/1904
author of text

 
Delius is often said to have come to his full maturity with the composition of Appalachia (1902-03) his large-scale introduction, theme and variations for solo voice, chorus and orchestra on an old Negro slave song. Sea drift (1903–04) was Delius’s next major work for voices and orchestra and like Appalachia also has an American subject, insofar as the text is drawn from Walt Whitman, practically the national poet of the USA in his time. Delius used parts of the untitled second poem in the section entitled ‘Sea-drift’ in Whitman’s Leaves of Grass, omitting a few lines and words and making a few verbal changes. The tale of the two seabirds, the lament of the male for the loss of the female and what it reveals to the boy observer, by analogy, of the nature of love, grief and the human condition, moved Delius greatly. The result was perhaps the most poignant of all his major works.

Delius dedicated Sea drift to the German composer Max von Schillings, at that time Intendant of the Berlin Opera, who had also written tone-poems about the sea. At this point in Delius’s career his music was more appreciated in Germany than in his native country. The first performance took place in a German translation—as Im Meerestreiben—at the Festival of the Allgemeine Deutsche Musikverein in Essen on 24 May 1906, with Josef Loritz as the soloist, conducted by Georg Witte. It was repeated in Basle in 1907, and the score was first published with the German title prominent above the English one in smaller type. Nevertheless Delius certainly composed Sea drift in English: in a letter to the critic Ernest Newman he said he ‘could not have done otherwise, as the lovely poem inspired my music’. It was over two years later that Henry Wood introduced the work, in English, to Great Britain, at the 1908 Sheffield Festival, with Frederic Austin as the soloist.

In contrast to the clearly sectional form of Appalachia, and as another stage in the development of his essential idiom, he produced a fluid and highly unified tone-poem, though the single movement has seven constituent spans, determined by the flow of the text. ‘The shape of it,’ Delius told his amanuensis and biographer Eric Fenby towards the end of his life, ‘was taken out of my hands, so to speak, as I worked, and was bred easily and effortlessly of the nature and sequence of my particular musical ideas, and the nature and sequence of the particular poetical ideas of Whitman that appealed to me’. Orchestra, soloist and chorus partake equally in the expression of intense emotion, and the evocation of the sea and its many moods. The soloist’s melodic line mingles recitative and arioso in a particularly supple synthesis, while the chorus comments on the action, its contributions seamlessly woven into the general texture of the music. The interweaving of solo voice and chorus suggests how the boy’s observation achieves union with the spirit of the bird as he watches it. The richness of the choral harmony disconcerted its first performers, but it was this work more than any other which launched the composer’s international reputation.

The opening evokes the tidal ebb and flow of the sea with the rise and fall of the bass line, combined with a poignant falling woodwind phrase. Indeed the motion of the waves, whether peaceful or stormy, is suggested by the music throughout the work. The chorus describes the mating seabirds (‘guests from Alabama’) and the tale is taken up by the baritone, who is both the narrating voice of the boy and the voice of the male bird, for in Whitman’s scheme the boy begins to learn of suffering and bereavement through the bird’s experiences. The exalted view which Whitman takes of the seabirds’ love for one another is mirrored in Delius’s music, which seems to contain a number of subtle reminiscences of Wagner’s Tristan und Isolde. Although at first the mood is one of joy and rapture, tragedy strikes as the female disappears with no explanation (‘Maybe kill’d’) and a great storm comes. The remainder of the work is occupied by the he-bird’s laments, his imaginings that he sees or hears his love. At one point the chorus takes the role of the she-bird’s spirit, telling him not to delude himself. At length, in a plangent and poignant climax, he realises that all his hopes are in vain.

In the final pages, which are among the most ravishing that Delius ever penned, the music recalls their ‘happy life’; but in the darker mode of solitude, ‘We two together no more’. The he-bird has accepted the inevitable, but grieves still. Delius’s imaginative identification with Whitman’s poem resulted in one of the most profound evocations of loss in British music.

from notes by Calum MacDonald © 2013

On dit souvent que Delius atteignit sa pleine maturité avec la composition d’Appalachia (1902-03) son introduction, thème et variations de grande ampleur pour voix soliste, chœur et orchestre inspirés par un vieux chant d’esclaves noirs. Sea drift (1903-04) fut le grand opus suivant de Delius pour voix et orchestre, et comme Appalachia, son sujet était américain, dans la mesure où il doit son texte à Walt Whitman, qui de son vivant était quasiment le poète national officiel des Etats-Unis. Delius utilisa des extraits du second poème sans titre de la section «Sea-drift» du recueil Feuilles d’herbe de Whitman, omettant quelques vers ou mots, et modifiant quelques verbes. L’histoire de deux oiseaux des mers, la plainte du mâle qui a perdu sa femelle et ce que celle-ci révèle par analogie sur la nature de l’amour, la souffrance et la condition humaine au garçon qui en est le témoin, émurent profondément le compositeur, donnant ce qui est sans doute la plus poignante de toutes ses grandes œuvres.

Delius dédia Sea drift au compositeur allemand Max von Schillings, qui était alors intendant de l’Opéra de Berlin et avait lui aussi écrit des poèmes symphoniques sur le thème de la mer. A ce stade de la carrière de Delius, sa musique était plus appréciée en Allemagne que dans son pays natal. La création se fit dans une traduction allemande—sous le titre Im Meerestreiben—dans le cadre du Festival de l’Allgemeine Deutsche Musikverein d’Essen le 24 mai 1906; le soliste était Josef Loritz, et le chef d’orchestre Georg Witte. L’ouvrage fut repris à Bâle en 1907, et la première édition de la partition faisait apparaître le titre en allemand bien visible au-dessus du titre anglais, lui-même en plus petits caractères. Il est néanmoins avéré que Delius composa Sea drift en anglais: dans une lettre au critique Ernest Newman, il déclarait qu’il n’aurait pu faire autrement, car c’était la beauté du poème qui lui inspirait sa musique. Plus de deux années passèrent avant que Henry Wood ne présente le morceau à la Grande-Bretagne, en langue anglaise, lors de l’édition 1908 du Festival de Sheffield, avec le baryton Frederic Austin.

Par contraste avec la forme en sections nettement découpées d’Appalachia, et témoignant d’une nouvelle étape du développement de son langage fondamental, Delius produisit un poème symphonique fluide et extrêmement cohésif, même si son mouvement unique est composé de sept plages dont la durée est déterminée par le flux du texte. Vers la fin de sa vie, Delius fit cette révélation à son secrétaire et biographe Eric Fenby: «La forme du morceau m’a été ôtée des mains, pour ainsi dire, à mesure que je travaillais, et elle s’est détachée sans effort de la nature et de la séquence de mes idées musicales, et de la nature et de la séquence des idées poétiques de Whitman qui me touchaient plus particulièrement». L’orchestre, le soliste et le chœur participent dans une même mesure de l’expression d’une intense émotion, et de l’évocation de la mer toujours changeante. La ligne mélodique du soliste mêle récitatif et arioso en une synthèse particulièrement plastique, tandis que le chœur commente l’action, ses contributions tissées de manière homogène dans la trame générale de la musique. L’entrelacement de la voix du soliste avec celles du chœur semble illustrer la manière dont les observations du garçon finissent par se fondre avec l’esprit de l’oiseau tandis qu’il le regarde. L’opulence de l’harmonie chorale déconcerta les premiers interprètes, mais c’est cet ouvrage qui, plus qu’aucun autre, fit la réputation internationale du compositeur.

L’ouverture évoque les marées marines, avec la ligne de basse ascendante et descendante, alliée à une déchirante phrase des vents. En réalité, le mouvement des vagues, qu’il soit paisible ou houleux, est suggéré par la musique tout au long du morceau. Le chœur décrit les oiseaux qui s’accouplent («des invités venus d’Alabama»), et la narration est reprise par le baryton, se faisant à la fois la voix du garçon qui raconte, et celle de l’oiseau mâle, car dans la conception de Whitman, le garçon commence à découvrir la souffrance et le deuil par le biais des expériences de l’oiseau. L’approche élevée qu’adopte Whitman pour dépeindre l’amour que les deux oiseaux ont l’un pour l’autre est reflétée par la musique de Delius, qui semble receler un certain nombre de réminiscences subtiles de Tristan und Isolde de Wagner. Bien qu’au début, l’atmosphère soit à la joie et la béatitude, la tragédie survient quand la femelle disparaît sans explication («Tuée peut-être») et qu’un violent orage éclate. Le reste du morceau est occupé par les lamentations du mâle, qui se figure voir ou entendre sa bien-aimée. A un moment, le chœur incarne l’esprit de la femelle et lui enjoint de ne pas se faire d’illusions. Enfin, dans un apogée plaintif et pathétique, il réalise que ses espoirs sont vains.

Dans les pages finales, qui sont parmi les plus ravissantes que Delius ait jamais écrites, la musique rappelle leur «existence heureuse», mais sur le mode plus sombre de la solitude: «Nous ne sommes plus ensemble». L’oiseau mâle a accepté l’inévitable, mais porte toujours le deuil. L’identification pleine d’imagination de Delius au poème de Whitman a donné l’une des plus profondes évocations du chagrin de toute la musique britannique.

extrait des notes rédigées par Calum MacDonald © 2013
Français: David Ylla-Somers

Über Delius wird oft gesagt, er habe seine schöpferische Reife mit Appalachia (1902-3) erlangt, einer groß angelegten Komposition aus Einleitung, Thema und Variationen für Solostimme, Chor und Orchester, basierend auf einem alten Sklavenlied. Sea drift (1903-4) war Delius’ nächstes großes Werk für Stimmen und Orchester, und wie bereits in Appalachia ging es auch hier wieder um Amerika: Der Text stammt aus dem Gedichtband Leaves of Grass von Walt Whitman, der zu seinen Lebzeiten als inoffizieller Nationaldichter der USA galt. Delius verwendete Verse aus dem unbetitelten zweiten Gedicht im Teil „Sea-drift“, wobei er einige Zeilen und Wörter wegließ und auch einige Änderungen vornahm. Die Geschichte der zwei Meeresvögel bewegte Delius zutiefst. Im Wehklagen des Männchens über den Verlust des Weibchens offenbart sich dem Jungen, der dem Vogelgesang lauscht, das Wesen der Liebe, der Trauer und des menschlichen Seins an sich. Es entstand daraus das wohl ergreifendste von Delius’ großen Werken.

Er widmete Sea drift dem deutschen Komponisten und damaligen Intendanten der Berliner Oper Max von Schillings, der ebenfalls Tongedichte über das Meer verfasst hatte. Delius’ Musik wurde zu diesem Zeitpunkt seiner Karriere in Deutschland mehr geschätzt als in seinem Heimatland. Die Erstaufführung, in deutscher Übersetzung unter dem Titel Im Meerestreiben, fand am 24. Mai 1906 im Rahmen des Tonkünstlerfests des Allgemeinen Deutschen Musikvereins in Essen statt, mit Josef Loritz als Solist und Georg Witte als Dirigent. 1907 folgte eine weitere Aufführung in Basel. Bei der Erstausgabe der Partitur dominierte der deutsche Titel, der englische stand in kleinerem Schriftzug darunter. Doch Delius hatte Sea drift natürlich auf Englisch komponiert: Wie er in einem Brief an den Kritiker Ernest Newman schrieb, wäre es „gar nicht anders möglich gewesen, da dieses wundervolle Gedicht meine Musik inspirierte“. Mehr als zwei Jahre später auf dem Sheffield Festival 1908 wurde die englische Fassung schließlich in Großbritannien vorgestellt. Es dirigierte Henry Wood mit Frederic Austin als Solist.

Im Gegensatz zur klaren formalen Unterteilung von Appalachia—und als weiterer Schritt auf dem Weg zu seiner unverkennbaren Sprache—schuf Delius hier ein fließendes und in sich geschlossenes Tongedicht mit einem einzigen Satz aus sieben, vom Auf und Ab des Textes bestimmten Spannungsbögen. Wie Delius gegen Ende seines Lebens im Gespräch mit seinem Sekretär und Biographen Eric Fenby erklärte: „Die Form wurde mir aus der Hand genommen und entwickelte sich wie von selbst aus der Art und Abfolge meiner musikalischen Ideen, und der Art und Abfolge der spezifischen poetischen Ideen Whitmans, von denen ich angetan war.“ Orchester, Solist und Chor drücken intensive Emotionen aus und evozieren ein Bild vom Meer und seinen vielen Stimmungen. In der melodischen Linie des Solisten finden Rezitativ und Arioso zu einer besonders geschmeidigen Synthese, während der Chor die Handlung kommentiert und sich dabei nahtlos in die musikalische Gesamtsstruktur einfügt. Im Verflechten von Solostimme und Chor spiegelt sich, wie der Junge den Vogel beobachtet und sich das Innerste des Tieres offenbart. Die reichen Chorharmonien waren für die ersten Sänger noch etwas befremdlich, doch es war genau dieses Werk, das den Komponisten international profilierte.

Zu Beginn wird der Wechsel der Gezeiten hervorgerufen, in Form einer anund absteigenden Basslinie kombiniert mit einer absteigenden, bewegenden Holzbläser-Phrase. Durch das ganze Stück hindurch suggeriert die Musik Wellenbewegungen, mal friedlich, mal stürmisch. Der Chor beschreibt die sich paarenden Meeresvögel („guests from Alabama“), dann übernimmt der Bariton. Er fungiert als Erzählstimme des Jungen und als Stimme des männlichen Vogels, analog zu Whitman, bei dem der Junge Leid und Verlust durch die Erlebnisse des Vogels kennenlernt. Die überschwängliche Darstellung der gegenseitigen Liebe der Meeresvögel bei Whitman spiegelt sich in Delius’ Musik wieder, darüber hinaus finden sich subtile Anspielungen an Wagners Tristan und Isolde. Zunächst ist die Stimmung noch freudig und verzückt, doch schon bald geht sie über ins Tragische, als das Weibchen plötzlich verschwindet („Maybe kill’d“) und ein großer Sturm anbricht. Der Rest des Werks ist bestimmt vom Wehklagen des Männchens, das sich einbildet, das geliebte Weibchen zu sehen und zu hören. An einer Stelle übernimmt der Chor die Rolle des Weibchens, oder vielmehr dessen Geistes, und mahnt den Geliebten, sich nicht täuschen zu lassen. Gipfelnd in einer wehmütigen und ergreifenden Klage erkennt das Männchen schließlich, dass jede Hoffnung umsonst ist.

Auf den letzten Seiten schuf Delius einige der bewegendsten Momente seines gesamten Werks. Die Musik ruft das ehemals glückliche Leben der beiden Vögel hervor, aber auch die dunklere Stimmung der Einsamkeit („We two together no more“). Das Männchen trauert noch, doch es akzeptiert sein Schicksal. In Delius’ fantasievoller Interpretation des Whitman’schen Gedichts entfaltet sich eine der tiefgründigsten Darstellungen des Verlusts in der britischen Musik.

aus dem Begleittext von Calum MacDonald © 2013
Deutsch: Katja Klier

Recordings

Delius: Sea drift & Cynara; Holst: The Hymn of Jesus
Studio Master: CDHLL7535Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Track 3 on CDHLL7535 [27'01] Download only

Track-specific metadata for CDHLL7535 track 3

Artists
ISRC
GB-XSY-13-00017
Duration
27'01
Recording date
17 March 2011
Recording venue
Bridgewater Hall, Manchester, United Kingdom
Recording producer
Steve Portnoi
Recording engineer
Steve Portnoi & Graham Jacob
Hyperion usage
  1. Delius: Sea drift & Cynara; Holst: The Hymn of Jesus (CDHLL7535)
    Disc 1 Track 3
    Release date: September 2013
    Download only
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