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Spring Fire

composer
1913

 
Spring Fire, wrote Bax, is an attempt to describe ‘the first uprush and impulse of Spring in the woods’. An evocative and ‘freely-worked’ symphony in five movements, composed for large orchestra in 1913, it draws its inspiration from the first chorus in Swinburne’s pagan poem Atalanta in Calydon (1865). The music lends itself to a languorous approach though not at the expense of the momentum which drives the overall structure. The soundworld is characteristic of Bax in its blend of lush chromaticism, broad melodies and brilliant orchestral sonorities learned from the Russian nationalists as well as from Richard Strauss and Debussy.

As the title of the opening movement In the forest before dawn suggests, Bax sets out to convey ‘the uncertain and pensive hour immediately before daybreak in the woodlands. It has been raining. The branches drip softly, and a damp delicate fragrance rises from the earth.’ Evoking primeval forests—a pagan world which had deep spiritual significance for Bax—shimmering horn and cello usher in daybreak while delicate flute, and later oboe, and flickering harp conjure the persistently falling droplets. Strings present a long-drawn melody with a melancholy lilt while instrumental colour is enriched by a rippling piano motif and a dance-like clarinet theme.

Daybreak and Sunrise follows without a break and, as Bax describes the scene, ‘The rippling and dripping sounds cease suddenly, and there is a strange hush. Then, very remotely, wind instruments begin to sound short, capricious figures, as though the beautiful and quaint denizens of antique woods were awakening from their winter sleep, and were still calling to one another through the brakes and long distances of rainy leaves. The light spreads rapidly, and soon the whole forest is astir. The nymphs stretch their languid arms in the copses, and fauns and satyrs, and bizarre half-human shapes skip with mad antics down the deep glades. The sun rises on a glittering and dazzling earth.’

With a crescendo and excited flute fanfares suggesting the rising of the sun, the second movement (really the second part of the introduction) leads straight into the exuberant Full day which lasts as long as the first two movements together. The score bears a quotation from Atalanta in Calydon: ‘Come with bows bent and emptying of quivers, Maiden most perfect, lady of light, With a noise of wind and May rivers, With a clamour of waters, and with might.’ This earthy, richly-textured movement includes a contrasting passage for four violins (marked teneramente or tenderly) with a melody which Bax later used in the opening of his piano piece Apple Blossom Time. The day passes, not without event, and gently leads, again without a break, into the spellbinding slow fourth tableau, Woodland love (subtitled Romance and described as ‘a nostalgic acquerella’). Played at half the tempo of Full day, it begins with a melody marked ‘romantic and glowing’ then ‘drowsily’.

‘For winter’s rains and ruins are over. And all the season of snows and sins, The days dividing lover and lover, The light that loses, the night that wins. … Blossom by blossom the spring begins,’ writes Swinburne. Here in Woodland love atmospheric instrumental solos include a solo violin, half-echoed by playful flute and a prominent, luscious clarinet solo as well as piquant oboe, while harps and piano add another layer to the texture. Woodland love dies away ‘in some strange harmony as though the forest-lovers had become drugged with their own ecstatic dream’ to the sound of woodwind, then trumpets and horns, weaving a pattern of subdued colour over low string chords and undulating harp arpeggios.

If anything could wake the lovers it must surely be Maenads, the boisterous finale capped with blazing brass, featuring a turbulent rout of roguish satyrs and other members of the Dionysus cult. Bax himself paints a vivid picture: ‘The dryads, maenads and bassarids fly dancing and screaming through the woods, pursued relentlessly by Bacchus and Pan and their hordes of goat-footed and ivycrowned revellers. Gradually elements from earlier parts of the composition become mingled into the thematic weft of this musical daphnephoria. It is as though the whole of nature participated in the careless and restless riot of youth and sunlight.’ [Musical daphnephoria was a phrase coined by Bax after daphne, or laurel, the emblem of the wild female followers of Bacchus.]

from notes by Lynne Walker © 2011

«Avec Spring Fire, j’ai tenté de décrire la première poussée, le premier élan du printemps dans les bois», écrivit Bax. Symphonie évocatrice et «librement travaillée» en cinq mouvements, composée pour grand orchestre en 1913, cet ouvrage s’inspire du premier choeur du poème païen de Swinburne Atalanta in Calydon (1865). La musique se prête à une lecture langoureuse, mais toutefois pas aux dépens de l’élan qui anime la structure globale. L’univers sonore est caractéristique de Bax par son alliage de chromatisme luxuriant, d’amples mélodies et d’éclatantes sonorités orchestrales apprises des nationalistes russes ainsi que de Richard Strauss et Debussy.

Comme le suggère le titre du mouvement initial, In the Forest before Dawn (Dans la forêt avant l’aube), Bax se propose d’évoquer «l’heure incertaine et songeuse qui précède immédiatement le lever du jour dans les bois. Il a plu. Des gouttes tombent lentement des branches et un parfum humide et délicat s’élève de la terre.» Evoquant des forêts primitives—monde païen profondément significatif pour Bax—, un cor et un violoncelle chatoyants introduisent l’aube tandis qu’une frêle flûte, puis un hautbois et une harpe tremblante dépeignent les petites gouttes d’eau qui continuent de tomber. Les cordes énoncent une longue mélodie aux accents mélancoliques, tandis que la couleur instrumentale est enrichie par un motif de piano ondoyant et un thème de clarinette dansant.

Daybreak and Sunrise (Aurore et lever de soleil) débute sans interruption, et voici comment Bax décrit la scène: «Le son des gouttes d’eau cesse soudain, et un étrange silence se fait. Puis, venus de très loin, les instruments commencent à jouer des dessins brefs et capricieux, comme si d’étranges et beaux habitants d’antiques forêts s’éveillaient de leur sommeil hivernal, et s’interpellaient à travers les fourrés et parmi les feuilles mouillées de pluie. La lumière s’étend rapidement, et bientôt la forêt prend vie. Les nymphes étirent leur bras languides dans les bosquets, et les faunes et les satyres, et de bizarres silhouettes quasi-humaines s’ébattent follement au fond des clairières. Le soleil levant éclaire une terre aux scintillements éblouissants.»

Avec un crescendo et des fanfares de flûtes exaltées évoquant le lever du soleil, le second mouvement (qui est en fait la deuxième partie de l’introduction) mène tout droit à l’exubérant Full day (Plein jour), dont la durée excède celle des deux premiers mouvements réunis. La partition contient une citation d’Atalanta in Calydon: «Viens avec tes arcs tendus et en vidant tes carquois, parfaite jeune femme, dame de lumière, Avec un bruit de vent et des fleuves de mai, Avec la clameur des eaux et dans ta puissance.» Ce mouvement terrestre aux opulentes textures comprend un passage contrasté pour quatre violons (marqué teneramente, ou tendrement) avec une mélodie que Bax utilisa plus tard dans l’ouverture de sa pièce pour piano Apple Blossom Time. La journée s’écoule, non sans péripéties, et mène doucement, à nouveau sans interruption, au quatrième tableau d’une lenteur envoûtante, Woodland love (Amour sylvestre, sous-titré Romance et décrit comme «une aquarelle nostalgique»). Joué à un tempo deux fois moins rapide que celui de Full day, il commence par une mélodie «romantique et lumineuse» et se poursuit «d’un air somnolent».

«Car les pluies et les ruines de l’hiver sont terminées. Et toute la saison des neiges et des péchés, Les jours qui séparent ceux qui s’aiment, La lumière qui renonce, la nuit qui l’emporte. … Un pétale de fleur après l’autre, le printemps commence,» écrit Swinburne. Ici, dans Woodland love, des solos instrumentaux évocateurs font intervenir un violon seul, auquel font plus ou moins écho une flûte espiègle et une clarinette affirmée, luxuriante, ainsi qu’un hautbois piquant, tandis que les harpes et le piano complexifient la texture. Woodland love s’efface «dans quelque étrange harmonie, comme si les amants de la forêt s’étaient enivrés de leur propre extase onirique», au son des bois, puis des trompettes et des cors, qui tissent un dessin aux coloris délavés au-dessus d’accords des cordes graves et d’arpèges ondulants de la harpe.

Si quelque chose est susceptible de réveiller les amants, ce sont bien les Ménades (Maenads), le tumultueux finale couronné par des cuivres éclatants, et contenant une turbulente assemblée de satyres espiègles et d’autres adeptes du culte dionysiaque. Bax en brosse lui-même un portrait éloquent: «Les dryades, ménades et bassarides s’enfuient en dansant et en hurlant à travers les bois, poursuivies sans relâche par Bacchus et Pan et leurs hordes de noceurs aux pieds de bouc et aux fronts ceints de lierre. Peu à peu, des éléments des premières parties de la composition viennent se mêler à la trame thématique de cette «daphnéphorie» musicale. C’est comme si toute la nature participait aux ébats insouciants et effrénés de la jeunesse et du soleil.» [La «daphnéphorie» est un néologisme de Bax fondé sur «daphné», ou le laurier, l’emblème des suivantes sauvages de Bacchus.]

extrait des notes rédigées par Lynne Walker © 2011
Français: David Ylla-Somers

Recordings

English Spring
Studio Master: CDHLL7528Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: In the forest before dawn
Movement 2: Daybreak and Sunrise
Movement 3: Full day
Movement 4: Woodland love: Romance
Movement 5: Maenads

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