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Violin Concerto in B minor, Op 61

composer
1907-1910

 
In the first years of the 20th century, the Austrian violinist Fritz Kreisler asked Elgar for a concerto. Elgar made some sketches in 1907 but laid them aside to write his first symphony. The score was eventually completed in August 1910 and the first performance was given in the Queen’s Hall, London, on 10 November that year, conducted by the composer. The work was enthusiastically received and soon repeated, with Kreisler playing it throughout Britain with either Elgar or Henry Wood as conductor.

Kreisler is the official dedicatee, but a hidden dedication provides another Elgarian enigma. Opposite the first page of the score, Elgar wrote a quotation (from Lesage’s Gil Blas) in Spanish: ‘Aquí está encerrada el alma de …’ (‘In here is enshrined the soul of …’). The five dots were deliberate. Elgar admitted that the ‘soul’ was feminine but refused to say more beyond that ‘a great deal is encerrada [enshrined]—more than will be known to the crowd!’

Elgar’s letters reveal that the concerto is closely linked with Mrs Alice Stuart Wortley, daughter of the artist Millais, and Elgar’s muse between 1907 and about 1920. He refers to several of the themes as ‘Windflower themes’—his intimate name for her was ‘Windflower’ (wild anemone)—and in his letters he refers to the concerto as ‘our own concerto’. But there are other candidates. The secret died with him, but the music is full of regret for what might or could have been.

The first movement, Allegro, begins with a long orchestral tutti ranging through several keys—B minor, F sharp minor, G major and D major, for example, are all explored in this movement—and introducing at least six themes, or fragments of themes, all closely related. The first of them, the work’s motto-theme in a sense, opens the concerto in the dark colours of lower woodwind, horns and strings. It is with this theme, or part of it, that the soloist makes his dramatically prepared entry. After its excursion through several tonalities, the orchestra returns to the first subject: it plays the first two bars then the violin, nobilmente, on the G string, completes it. The soloist muses, expands and decorates this theme and then alights on G major to take over from the woodwind the first complete statement of the second subject. It has been foreshadowed, almost casually, by the full orchestra; now it is played most tenderly—semplice and pp are the dynamic markings. This is the principal ‘Windflower’ theme. Its intensity and passion grow but subside into a ppp dolcissimo as the first subject returns.

The development section is a kind of free fantasia, with particularly powerful treatment of the ‘Windflower’ subject. It leads to a recapitulation of the soloist’s first entry. Once again the violin answers the orchestra and once again the principal subject is presented in a different melodic guise.

The impassioned climaxes between the serene and cloistered opening and the tranquil ending of the Andante (in B flat) stress again the tragic force of Elgar’s inspiration. The beautiful first subject is played by the orchestra, the rests at the end of the second and fourth bars being bridged by chords on woodwind and horns. But the soloist never takes up this material as presented by the orchestra. instead entering with another theme, leaving the first subject as accompaniment on strings. It was this theme that Elgar later said he would like to be inscribed on his tombstone.

The finale begins quietly with rapid and brilliant flourishes for the soloist introducing the vivacious march-like main theme, played by the orchestra and taken up forcefully by the soloist. This movement then becomes an elaborate vehicle for the violinist’s virtuosity, with themes from the first and second movements recalled in altered form. The concerto is remarkable for its long accompanied cadenza, perhaps Elgar’s most novel and beautiful instrumental invention. This is the epitome of the concerto, a review of the themes (particularly the ‘Windflower’ theme) in which the violin muses nostalgically on them, elaborates them and reveals their interrelationship. Finally the soloist recalls the opening theme of the concerto, slowly, expressively and nobilmente. As the past is buried, the exciting present returns and the concerto ends in coruscating fashion.

from notes by Michael Kennedy © 2010

Au cours des premières années du XXè siècle, le violoniste autrichien Fritz Kreisler demanda à Elgar de lui composer un concerto. Elgar fit quelques esquisses en 1907 mais les mit de côté pour écrire sa première symphonie. La partition finit par être achevée en août 1910 et la création fut donnée au Queen’s Hall de Londres, le 10 novembre de cette même année, sous la direction du compositeur. L’ouvrage reçut un accueil enthousiaste et ne tarda pas à être repris, Kreisler le jouant dans toute la Grande-Bretagne sous la baguette d’Elgar ou de Henry Wood.

Si le concerto est officiellement dédié à Kreisler, l’ouvrage contient une dédicace secrète, une énigme elgarienne de plus: à côté de la première page de la partition, le compositeur nota une citation (du Gil Blas de Lesage) en espagnol, «Aquí está encerrada el alma de …» ( «Ici est enfermée l’âme de …» ). Les cinq points de suspension étaient délibérés. Elgar reconnut que l’âme en question était féminine mais refusa d’en dire plus, ajoutant simplement qu’ «une grande quantité de choses est encerrada [enfremée]—bien plus que ne le saura la multitude!»

La correspondance du compositeur nous révèle que le concerto est associé de près à Mme Alice Stuart Wortley, la fille du peintre Millais, qui fut la muse d’Elgar entre 1907 et 1920 environ. Il fait allusion à plusieurs des thèmes de l’ouvrage en parlant des «thèmes de Windflower»—«Windflower» (anémone sauvage) étant le surnom qu’il donnait à la jeune femme dans l’intimité—et dans ses lettres, il cite le concerto comme étant «notre concerto à nous» . Toutefois, il y a d’autres candidates. Le secret s'éteignit avec lui, mais cette musique est pleine du regret de ce qui fut ou aurait pu être.

Le premier mouvement, Allegro, débute par un long tutti orchestral qui parcourt plusieurs tonalités—si mineur, fa dièse mineur, sol majeur et ré majeur, par exemple, sont toutes explorées dans ce mouvement—et introduit au moins six thèmes, ou fragments de thèmes, tous étroitement liés. Le premier d’entre eux, qui est pour ainsi dire le thème-signature de l’ouvrage, ouvre le concerto sur les sombres couleurs des bois graves, des cors et des cordes. C’est avec ce thème, ou l’un de ses fragments, que le soliste fait sa théâtrale entrée, mûrement préparée. Après son excursion multi-tonale, l’orchestre revient au premier sujet: il joue les deux premières mesures, puis le violon, nobilmente, l’achève sur la corde de sol. Le soliste musarde, développe et orne ce thème, puis se pose sur sol majeur pour reprendre des bois la première énonciation complète du second sujet. Celui-ci a été annoncé, presque nonchalamment, par l’orchestre au complet; il est maintenant joué très tendrement—avec semplice et pp pour indications dynamiques. Il s’agit du principal «thème de Windflower» . Son intensité et sa passion vont croissant mais s’éteignent en un dolcissimo ppp lorsque le premier sujet reparaît.

La section de développement est une sorte de fantaisie libre, avec un traitement particulièrement puissant du sujet «de Windflower». Elle mène à une récapitulation de la première entrée du soliste. Une fois encore, le violon répond à l’orchestre, et le sujet principal est à nouveau présenté sous une apparence mélodique différente.

Les apogées passionnés encadrés par l’ouverture sereine et recluse et la paisible conclusion de l’Andante (en si bémol) soulignent une nouvelle fois la force tragique de l’inspiration d’Elgar. Le très beau premier sujet est joué par l’orchestre, les pauses de la fin des deuxième et quatrième mesures étant comblées par des accords des bois et des cors. Néanmoins, le soliste ne reprend jamais ce matériau tel qu’il est présenté par l’orchestre, au lieu de quoi il entre avec un nouveau thème, laissant les cordes utiliser le premier sujet comme accompagnement. C’est ce thème dont Elgar déclara plus tard qu’il voudrait le voir inscrit sur sa tombe.

Le finale démarre sans bruit avec des interventions rapides et brillantes du violon qui introduisent le vif thème principal aux allures de marche, joué par l’orchestre et vigoureusement repris par le soliste. Ce mouvement devient alors une vitrine recherchée pour la virtuosité du violoniste, avec des thèmes des premier et second mouvements rappelés sous des formes modifiées. L’un des traits remarquables de ce concerto est sa longue cadence accompagnée, sans doute l’invention instrumentale la plus belle et novatrice d’Elgar. Elle résume tout le concerto, reprenant les thèmes (et notamment le thème «de Windflower» ) pour permettre au violon de s’y attarder avec nostalgie, de les développer et de révéler les liens qui les unissent. Finalement, le soliste rappelle le thème d’ouverture du concerto, lentement, éloquemment et nobilmente. Tandis que le passé est enterré, les joies présentes reviennent et le concerto trouve son étincelante conclusion.

extrait des notes rédigées par Michael Kennedy © 2010
Français: David Ylla-Somers

In den ersten Jahren des 20. Jahrhunderts bat der österreichische Geiger Fritz Kreisler Elgar um ein Konzert. Elgar machte 1907 einige Entwürfe, legte sie aber beiseite, um seine erste Sinfonie zu komponieren. Die Partitur wurde schließlich im August 1910 fertig, und die Uraufführung fand am 10. November jenes Jahres in der Londoner Queen’s Hall unter der Leitung des Komponisten statt. Das Werk fand begeisterte Zustimmung und wurde bald wiederholt, wobei Kreisler es in ganz Großbritannien spielte, mit Elgar oder Henry Wood als Dirigenten.

Das Werk ist offiziell Kreisler gewidmet, aber eine verborgene Widmung wirft ein weiteres Elgarsches Rätsel auf. Gegenüber der ersten Partiturseite schrieb Elgar ein Zitat (aus Alain-René Lesages Roman Gil Blas) auf Spanisch: “Aquí está encerrada el alma de …” (“Hier liegt begraben die Seele von …”). Die fünf Punkte waren absichtlich eingefügt. Elgar gestand, dass die “Seele” weiblich war, weigerte sich jedoch, mehr dazu zu sagen, außer dass “darin eine Menge encerrada [begraben] ist—mehr, als die Öffentlichkeit je erfahren wird!” Elgars Briefe lassen erkennen, dass das Konzert eng mit Mrs. Alice Stuart Wortley, der Tochter des Malers John Everett Millais and Elgars Muse zwischen 1907 und etwa 1920, verbunden ist. Er bezeichnet mehrere der Themen als “Windblütenthemen”—sein intimer Beiname für sie war “Windflower” (Windblüte oder Buschwindröschen, eine wild wachsene Anemone)—und in seinen Briefen nennt er das Werk “unser eigenes Konzert”. Doch es gibt noch andere Anwärterinnen. Er nahm das Geheimnis mit ins Grab, doch die Musik ist voller Bedauern um das, was hätte sein können.

Der erste Satz, Allegro, beginnt mit einem langen Orchestertutti, das durch mehrere Tonarten schweift – h-Moll, fis-Moll, G-Dur und D-Dur werden beispielsweise in diesem Satz erkundet—und mindestens sechs Themen bzw. Themenfragmente einführt, die alle eng miteinander verwandt sind. Das erste davon, gewissermaßen das Leitthema des Werks, eröffnet das Konzert in den dunklen Klangfarben der tiefen Holzbläser, Hörner und Streicher. Mit diesem Thema, oder zumindest mit einem Teil davon, hat der Solist seinen dramatisch vorbereiteten Einsatz. Nach seinem Ausflug durch mehrere Tonarten kehrt das Orchester zum Hauptthema zurück: Es spielt die ersten zwei Takte, dann vollendet es die Geige nobilmente auf der G-Saite. Der Solist sinniert über dieses Thema, erweitert und verziert es, dann landet er in G-Dur, um von den Holzbläsern die erste vollständige Darlegung des zweiten Themas zu übernehmen. Es ist vom vollen Orchester fast beiläufig angedeutet worden; nun wird es ausgesprochen zärtlich gespielt—die Dynamikangaben lauten semplice und pp. Dies ist im Wesentlichen das “Windblüten”-Thema. Intensität und Leidenschaft wachsen, sinken aber nach ppp dolcissimo herab, wenn das Hauptthema wiederkehrt.

Die Durchführung ist eine Art freier Fantasia mit besonders eindringlicher Behandlung des “Windblüten”-Themas. Sie geht über in eine Reprise des ersten Solisteneinsatzes. Die Geige antwortet wiederum dem Orchester, und erneut wird das Hauptthema in abgewandelter melodischer Form dargeboten.

Die leidenschaftlichen Höhepunkte zwischen der gelassenen, klösterlichen Eröffnung und dem friedlichen Schluss des Andante (in B-Dur) betonen erneut die überzeugende Tragik von Elgars Inspiration. Das wunderschöne Hauptthema wird vom Orchester dargeboten, wobei die Pausen am Ende des zweiten und vierten Takts von Akkorden der Holzbläser und Hörner überbrückt werden. Doch der Solist übernimmt niemals dieses Material in der vom Orchester vorgestellten Form, sondern setzt mit einem anderen Thema ein und überlässt das erste Motiv den Streichern als Begleitung. Dies war das Thema, von dem Elgar später sagte, er hätte es gern auf seinem Grabstein verewigt.

Das Finale beginnt leise mit schnellen, brillanten Ausschmückungen des Solisten, der ein munteres Hauptthema in der Art eines Marsches einführt, vom Orchester gespielt und dann kraftvoll vom Solisten übernommen. Der Satz wird dann ein kunstvoll ausgefeiltes Vehikel für die Virtuosität des Solisten, wobei Themen aus dem ersten und zweiten Satz in abgewandelter Form in Erinnerung gerufen werden. Bemerkenswert an dem Konzert ist die lange begleitete Kadenz, womöglich Elgars neuartigste und schönste instrumentale Eingebung. Dies ist der reinste Inbegriff des Konzerts, mit einer Rückschau auf die Themen (insbesondere auf das “Windblüten”-Thema), worin die Geige nostalgisch über sie nachsinnt, sie ausführt und ihre Verbindungen zueinander offenbart. Abschließend erinnert der Solist langsam, ausdrucksvoll und nobilmente an das Eröffnungsthema des Konzerts. Die Vergangenheit wird begraben, die aufregende Gegenwart kehrt wieder, und das Konzert endet voller Glanz.

aus dem Begleittext von Michael Kennedy © 2010
Deutsch: Bernd Müller

Recordings

Elgar: Violin Concerto
CDHLL7521Download only

Track-specific metadata for CDHLL7521 track 4

Allegro molto
Artists
ISRC
GB-XSY-10-00004
Duration
18'30
Recording date
4 May 2008
Recording venue
Bridgewater Hall, Manchester, United Kingdom
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Simon Eadon & Will Brown
Hyperion usage
  1. Elgar: Violin Concerto (CDHLL7521)
    Disc 1 Track 4
    Release date: February 2010
    Download only
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