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Dance Suite for orchestra and piano

composer
1932

 
In 1933 Chisholm as soloist premiered part of the Dance Suite for orchestra and piano with the Scottish Orchestra under Barbirolli and then the complete work at the ISCM Festival in Amsterdam, Constant Lambert conducting the Concertgebouw Orchestra. Chisholm was only twenty-six years old, and back at home in Glasgow, his wife Diana was giving birth to their first child, Morag, on the kitchen table. Not surprising then that this work was dedicated ‘To my dear wife’.

As with the Port a beul, the first movement is a reel, music driven by dance. But its virility is not to be confused with dances emphasizing the heel that prevail in lowland countries. The Highland reel is danced on the toes and is extremely athletic—indeed traditionally commanded in Scottish regiments in order to keep men fit when not on campaign, as Kirsty Duncan comments:

… in a typical six-step Highland Fling, a dancer will jump vertically 192 times, while performing complicated and intricate footwork, and using the muscles from head to toe. Highland dancing is therefore akin to sprinting, with dancers using fast-twitch muscle, which is also required by soldiers.

Chisholm’s reel is best described as generic. Although the rhythm consists almost entirely of strings of quavers, the variety of note patterns in traditional reels is considerable, even virtuosic in pieces such as The Reel of Tulloch with its syncopations and witty sequences. Chisholm makes full use of this potential, adding a good few rhythmic tricks of his own. Asked whether melody or rhythm came first in his music, he replied:

I rather think the rhythmic impulse is strongest; a definite body stimulus which, by its continued reiteration induces a feeling of magnetic attraction …

The harmonic patterning of reels is, however, very simple, using the ‘double tonic’—shifting a phrase down a whole tone and back up again. Traces of this basic idea can be detected in this movement, notably when, towards the end, he allows the clarinets a brief quotation straight out of the tradition. But what is really striking about this music is the chromatic zest with which Chisholm flavours the whole, bringing out the essence of the reel with vivacious harmonic and orchestral colouring.

Piobaireachd literally means ‘pipe music’ but refers exclusively to the classical music of the Highland bagpipes, also known as ceòl mòr—the ‘big music’, consisting of variations on a theme or ùrlar. Chisholm was fascinated by the form, and composed many works based upon its structure, melody, and style, as well as its unique forms of embellishment, which themselves have structural significance. Indeed, from the outset, the ùrlar of this movement is embedded in filigree.

The strings join in hushed assent only at the start of the first variation, adding to the piano’s aqueous texture, and the gentle mood persists through the oboe solo of the second variation and into the subtle pulse of the chords in the third and fourth variations. But these waters are not shallow: their beauties are strange, and there is an underlying swell that breaks like a seventh wave—bringing a sense of danger to the deceptive calm of the surface.

The fifth and final variation opens with the piano providing the solo flute with glittering embellishments, echoing the opening ùrlar; but the clarinet takes over, sliding ever deeper into a world of submarine mystery.

The third movement is a 6/8 march, wholly cheerful in character, more suited to a festival than a war and full of humour, not least when brought to an apparent halt with almost derisive comment from the piccolo. Here too the tune is best described as generic, sharing a structure with The Soldier’s Joy and A Rock and a Wee Pickle Tow, but remaining essentially itself.

More obviously indebted to the tradition than the first movement reel, the concluding dance takes on a triumphant character of its own, leaping from key to key, and allowing its triumphalism to verge on the threatening—a threat made the more imposing by occasional obscure mutterings from the piano, as though something alarming were seething underneath the boisterous, indeed brash self-confidence of the orchestra. Chisholm takes this quintessential Scottish dance and transforms its energetic but homely delights into music that searches deep into the nature of energy, its sources and its intentions. The final prestissimo races to a commandingly assertive, almost imperial close. The whole epitomizes the motto of Scotland’s emblem, the thistle: ‘Whaur daur meddle wi me’ (‘Who dares meddle with me’). It is almost disconcerting to be threatened with such good humour!

from notes by John Purser © 2017

En 1933, Chisholm créa en soliste une partie de la Suite de danse pour orchestre et piano avec le Scottish Orchestra sous la direction de Barbirolli, puis l’œuvre complète au Festival de la SIMC à Amsterdam, où Constant Lambert dirigeait l’Orchestre du Concertgebouw. Chisholm avait seulement vingt-six ans et, à Glasgow, sa femme était en train de donner naissance à leur premier enfant, Morag, sur la table de la cuisine. Il n’est donc pas surprenant que cette œuvre soit dédiée à «Ma chère épouse».

Comme dans Port a beul, le premier mouvement est un reel, une musique guidée par la danse. Mais sa virilité n’a rien de commun avec les danses qui mettent l’accent sur le talon et qui prévalent dans les Lowlands. Le reel des Highlands se danse sur les orteils et est très athlétique—en fait, il est traditionnellement pratiqué dans les régiments écossais afin de maintenir les hommes en forme lorsqu’ils ne font pas campagne; comme le remarque Kirsty Duncan:

… dans un Highland Fling (danse écossaise) typique à six pas, un danseur sautera 192 fois à la verticale, tout en faisant un jeu de jambes compliqué et en utilisant ses muscles de la tête aux orteils. La danse des Highlands tient donc du sprint, les danseurs utilisant des muscles à contraction rapide, ce qui est également imposé aux soldats.

Le reel de Chisholm peut être défini comme générique. Bien que le rythme se compose presque entièrement d’anneaux de croches, la diversité des schémas de notes dans les reels traditionnels est considérable, voire virtuose dans des pièces comme The Reel of Tulloch avec ses syncopes et ses séquences pleines d’esprit. Chisholm utilise totalement ce potentiel, ajoutant bon nombre d’astuces rythmiques de son cru. Alors qu’on lui demandait si c’était la mélodie ou la musique qui primait dans sa musique, il répondit:

Je pense plutôt que l’impulsion rythmique est la plus forte; un ferme stimulus corporel qui, par sa répétition constante provoque une sensation d’attraction magnétique …

Le schéma harmonique des reels est cependant très simple, basé sur la «double tonique», qui consiste à faire descendre une phrase d’un ton entier et inversement. On peut détecter des traces de cette idée de base dans ce mouvement, notamment lorsque, vers la fin, Chisholm accorde aux clarinettes une courte citation issue en ligne directe de la tradition. Mais ce qui est vraiment frappant dans cette musique, c’est la saveur chromatique avec laquelle Chisholm parfume l’ensemble, faisant ressortir l’essence du reel avec des couleurs harmoniques et orchestrales pleines de vivacité.

Piobaireachd signifie littéralement «musique de cornemuse» mais se réfère exclusivement à la musique classique des cornemuses des Highlands, également appelée ceòl mòr—la «grande musique», composée de variations sur un thème ou ùrlar. Chisholm était fasciné par cette forme et il écrivit beaucoup d’œuvres basées sur sa structure, sa mélodie et son style, ainsi que ses formes uniques d’ornementation, qui elles-mêmes ont une importance structurelle. En fait, dès le début, l’ùrlar de ce mouvement est intégré en filigrane.

Les cordes n’entrent en donnant leur assentiment feutré qu’au début de la première variation, accentuant la texture aqueuse du piano, et la douce atmosphère persiste par l’intermédiaire du solo de hautbois de la deuxième variation et dans la pulsation subtile des accords dans la troisième et la quatrième variation. Mais ces eaux ne manquent pas de profondeur: leur beauté est étrange et une houle sous-jacente déferle comme une septième vague—ajoutant une impression de danger au calme trompeur de la surface.

Au début de la cinquième et dernière variation, le piano enrichit le solo de flûte d’ornements brillants, faisant écho à l’ùrlar initial; mais la clarinette prend la suite, glissant toujours plus profondément dans un univers de mystère sous-marin.

Le troisième mouvement est une marche à 6/8, de caractère tout à fait joyeux, qui convient mieux à une fête qu’à une guerre; il est plein d’humour, notamment lorsqu’il est amené à faire une halte apparente sur un commentaire presque moqueur du piccolo. Ici aussi, l’air peut être défini comme générique, partageant une structure avec The Soldier’s Joy et A Rock and a Wee Pickle Tow, mais restant essentiellement lui-même.

Plus nettement issue de la tradition que le reel du premier mouvement, la dernière danse prend un caractère triomphal tout à fait spécifique, sautant d’une tonalité à une autre et laissant son triomphalisme friser un côté menaçant—un menace rendue plus imposante par d’occasionnels grommellements obscurs du piano, comme si quelque chose d’alarmant couvait sous l’assurance sonore, en fait agressive de l’orchestre. Chisholm s’empare de cette danse écossaise par excellence et en transforme les joies vigoureuses mais simples en une musique qui sonde en profondeur la nature de l’énergie, ses sources et ses intentions. Le prestissimo final va à toute allure vers une conclusion d’une assurance imposante, presque impériale. L’ensemble illustre parfaitement la devise de l’emblème de l’Écosse, le chardon: «Whaur daur meddle wi me» («Qui ose me toucher»). Il est presque déconcertant d’être menacé avec une telle bonne humeur!

extrait des notes rédigées par John Purser © 2017
Français: Marie-Stella Pâris

1933 spielte Chisholm als Solist Teile aus der Tanzsuite für Orchester und Klavier mit dem Scottish Orchestra unter Barbirolli; das ganze Werk trug er beim Festival der Internationale Gesellschaft für Neue Musik in Amsterdam mit dem Concertgebouw-Orchester unter Constant Lambert vor. Chisholm war damals gerade 26 Jahre alt, und zuhause in Glasgow gebar seine Frau Diana ihr erstes Kind auf dem Küchentisch. So überrascht es nicht, dass Chisholm dem Werk die Widmung „To my dear wife“ voranstellte.

Der erste Satz ist wie Port a beul ein Reel, eine Musik von tänzerisch-treibender Bewegung. Man sollte ihre Energie jedoch nicht mit Tänzen in Verbindung bringen, die vor allem die Hacke betonen und im Tiefland vorherrschen. Das Highland Reel wird auf den Zehenspitzen getanzt und ist äußerst anstrengend—in schottischen Regimentern wurde es früher dazu benutzt, die Soldaten in Friedenzeiten in Form zu halten. Kirsty Duncan schreibt dazu:

Beim typischen Highland Fling macht der Tänzer 192 senkrechte Sprünge und vollführt dabei komplizierte Fußfiguren, die seinen Muskelapparat vom Scheitel bis zur Sohle beanspruchen. Hochland-Tänze sind deshalb dem Sprint vergleichbar, und die Tänzer benutzen dabei die schnell zuckenden Muskelfasern, wie es auch von Soldaten verlangt wird.

Das Reel Chisholms lässt sich am besten als selbständiges Werk der Gattung beschreiben. Obwohl der Rhythmus fast vollständig aus Achtelketten besteht, kommen in traditionellen Reels sehr vielfältige, bisweilen regelrecht virtuose Rhythmen vor wie im Reel of Tulloch mit seinen Synkopen und raffinierten Sequenzen. Auf die Frage, ob in seiner Musik Melodie oder Rhythmus an erster Stelle stünden, antwortete Chisholm:

Ich glaube, der rhythmische Impuls ist der stärkere; ein fest umrissener körperlicher Reiz, der durch seine fortgesetzte Wiederholung eine geradezu magnetische Anziehungskraft erzeugt …

Das harmonische Muster des Reels ist dabei sehr schlicht. Es besteht in einer doppelten Haupttonart: Eine Phrase wird einen Ganzton nach unten und dann wieder zurück versetzt. In diesem Satz lassen sich Spuren dieses Konzeptes wiederfinden, besonders wenn Chisholm gegen Ende den Klarinetten kurz erlaubt, unverstellt eine traditionelle Melodie zu zitieren. Besonders auffällig jedoch ist die harmonische Würze, die Chisholm dem Ganzen gibt und so den Wesenskern des Reels mit lebhaften harmonischen und instrumentalen Farben auf den Punkt bringt.

Piobaireachd bedeutet wörtlich „Pfeifenmusik“, meint aber ausschließlich die klassische Dudelsackmusik des Hochlands, auch ceòl mór genannt, „große Musik“, die aus Variationen über ein Thema oder ùrlar besteht. Diese Form faszinierte Chisholm; er schrieb viele Werke, die auf ihre Struktur, Melodik und ihren Stil zurückgriffen, dazu auf ihre unverwechselbare Verzierungspraxis, die wiederum strukturelle Bedeutung hat. So ist das ùrlar dieses Satzes von Beginn an in filigrane Umspielungen eingebettet.

Zu Beginn der ersten Variation gesellen sich die Streicher leise zum gleichsam wässerig-transparenten Klaviersatz; die stille Stimmung hält auch während des Oboensolos der zweiten Variation und der sanft pulsierenden Akkorde der dritten und vierten Variation an. Doch sind diese Wasser keineswegs seicht, sondern von fremdartiger Schönheit; darunter verbirgt sich ein Anschwellen, das sich plötzlich Bahn bricht und so der täuschenden Ruhe an der Oberfläche etwas Drohendes verleiht.

Die fünfte und letzte Variation beginnt damit, dass das Klavier die Soloflöte mit glitzernden Verzierungen umgibt, die von fern an das anfängliche ùrlar erinnern; dann jedoch übernimmt die Klarinette und gleitet immer tiefer hinab in eine geheimnisvolle Unterwasserwelt.

Der dritte Satz ist ein durch und durch fröhlicher Marsch im 6/8-Takt, mehr festlich als kriegerisch und voller Witz—nicht zuletzt, als er nach einem spöttischen Kommentar des Piccolo scheinbar zum Stehen kommt. Auch hier lässt sich die Melodie am besten als stilgetreue Eigenschöpfung beschreiben, auch wenn sie strukturelle Ähnlichkeit zu The Soldier’s Joy und A Rock and a Wee Pickle Tow aufweist.

Der abschließende Tanzsatz, der der Tradition hörbar nähersteht als das Reel des ersten Satzes, nimmt triumphierenden Charakter an, springt wild von Tonart zu Tonart und entwickelt eine beinahe bedrohliche Haltung, die durch gelegentliche dunkle Einwürfe des Klaviers noch verschärft wird; ganz so, als ob unter dem ungestümen, ja tolldreisten Lärmen des Orchesters etwas Beunruhigendes brodelte. Chisholm verwandelt den typischen schottischen Tanz in all seiner stürmischen, aber auch etwas schlichten Bewegungsfreude in eine Musik, die dessen innerer Kraft, ihren Ursprüngen und ihrem Ziel nachspürt. Das abschließende Prestissimo rast in einen sehr selbstbewussten, ja imperialen Schluss hinein. Das Ganze wird zum Inbegriff des schottischen Wahrzeichens, der Distel: „Whaur daur meddle wi me” („Wer sich traut, mag sich mit mir anlegen”)—beinahe schon beängstigend, eine derart wohlgelaunte Drohung!

aus dem Begleittext von John Purser © 2017
Deutsch: Friedrich Sprondel

Recordings

Chisholm: Violin Concerto & Dance Suite
Studio Master: CDA68208Studio Master FLAC & ALAC downloads available
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