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Piano Concerto

composer
1932/6; for piano and large orchestra; first performed in Belgrade in 1937 with the composer as soloist

 
Dimitar Nenov’s Piano Concerto, completed in 1936, was premiered in Belgrade the following year with the composer as soloist. It is a monumental work that pushes the classical and romantic traditions of sonata form and thematic development to their limits. It connects them with contemporary trends of objectivity and constructivism in an aesthetic symbiosis of late romantic and early modern trends, and is imbued with the melodic vocabulary of traditional Bulgarian music in a subtle, yet recognizable and personal way. Rather than merely displaying the solo instrument over an orchestral background, this virtuosic concerto integrates the solo part within a symphonic whole in a manner similar to that found in the piano concertos by Brahms, Rachmaninov or Bartók. Drawing on the traditions of the instrument and the genre—including those from the piano concertos of Beethoven, Brahms, Rachmaninov, Liszt, Scriabin and others—the solo part embraces further developments: polymodal and polytonal explorations, sound fields and cluster sonorities, percussive effects, and jazz influences. The work is conceived in one continuous movement, which can be divided into three sections. This both pays a nod to the traditional three-movement piano concerto, while also exhibiting rare and innovative structural developments.

The first section opens with an ecstatic theme, to become one of the landmarks of the concerto. Constructed in sonata form without recapitulation, this section displays a degree of freedom more typically characteristic of a rhapsody or improvisation. The main subject is contrasted with a very simple second motif in the Lydian mode, which then permeates the second and third sections of the concerto, so establishing itself as a second main idea of the work.

The second section is a lyrical contemplation on the Bulgarian folk song Я разтуяй, цвето моме, магиите (‘Break the spells, O Tzveta maid’), a dark ballad about unrequited love with features that are typical and unique to the region—the characteristic modal modulations and the ‘measureless’ melodic line, free from perceivable metric constraints. This theme undergoes a rigorous development in multiple variations, many of which are very different from the original, to the point where connections with it become unrecognizable. Some examples are the Brahmsian chorale of the solo piano with apparent liturgical connotations, the contrasting—and menacing—military march, and several dance-like episodes. The sheer diversity of these variations, all based on the same folk song, is testimony to Nenov’s imagination and technical proficiency.

The third section of the concerto resembles a scherzo-finale, its whimsical theme being a remote, albeit clearly distinguishable, variation of the opening theme of the first section. The general climax is a recapitulation of the memorable chorale from the middle adagio section, now triumphant as an ecstatic orchestral celebration. The dream-like coda, reminiscent of celebratory Eastern-Orthodox bell-ringing, combines motifs from the three main themes of the concerto: the two ideas from the opening section and the folk song from the middle section. Thus the whole continuous movement of this concerto is built as a single over-arching sonata form of gigantic dimensions, exceeding even those achieved in the symphonies of Mahler and Bruckner—although longer as a whole, these symphonies consist of several movements, some of them in sonata form, whereas here the concerto is conveyed as a single continuous sonata form spanning nearly forty-five minutes. Perhaps such an immense, cathedral-like edifice should not be so surprising: this is, after all, the work of a composer who was also a professional architect.

from notes by Martin Georgiev © 2017

Le Concerto pour piano de Dimitar Nenov, achevé en 1936, fut créé à Belgrade l’année suivante avec le compositeur en soliste. C’est une œuvre monumentale qui repousse les traditions classiques et romantiques de la forme sonate et du développement thématique au-delà de leurs limites. Elles y sont reliées aux tendances contemporaines d’objectivité et de constructivisme dans une symbiose esthétique des tendances de la fin du romantisme et du début de l’ère moderne : cette œuvre est imprégnée du vocabulaire mélodique de la musique bulgare traditionnelle d’une manière personnelle subtile et pourtant reconnaissable. Au lieu de se contenter d’exhiber l’instrument soliste sur un fond sonore orchestral, ce concerto virtuose intègre la partie soliste au sein d’un tout symphonique à la manière des concertos pour piano de Brahms, Rachmaninov ou Bartók. S’appuyant sur les traditions de l’instrument et du genre du concerto pour piano—notamment ceux de Beethoven, Brahms, Rachmaninov, Liszt, Scriabine, et d’autres compositeurs—la partie soliste comporte d’autres développements: des explorations polymodales et polytonales, des champs sonores et des sonorités de clusters, des effets percussifs et des influences du jazz. Cette œuvre est conçue en un seul mouvement continu, qui peut se diviser en trois sections, ce qui est un clin d’œil au concerto pour piano tripartite, tout en présentant des développements structurels rares et novateurs.

La première section débute par un thème extatique qui va devenir l’un des jalons du concerto. Construite en forme sonate sans réexposition, cette section fait preuve d’un degré de liberté plus typiquement caractéristique d’une rhapsodie ou d’une improvisation. Le sujet principal est contrasté par un second motif très simple dans le mode lydien, qui imprègne ensuite la deuxième et la troisième section du concerto, s’imposant ainsi comme seconde idée principale de l’œuvre.

La deuxième section est une méditation lyrique sur la chanson traditionnelle bulgare Я разтуяй, цвето моме, магиите («Romps le charme, ô jeune Tzveta»), une ballade sombre sur l’amour sans retour avec des éléments typiques et propres à la région, comme les modulations modales caractéristiques et la ligne mélodique «non mesurée», libre de toute contrainte métrique perceptible. Ce thème fait l’objet d’un développement rigoureux dans de multiples variations, dont plusieurs sont très différentes de l’original, à tel point que les relations avec le thème deviennent méconnaissables: ainsi le choral brahmsien du piano solo avec des connotations liturgiques évidentes, la marche militaire contrastée—et menaçante—, et plusieurs épisodes de danse. La diversité même de ces variations, toutes basées sur la même chanson traditionnelle, atteste de l’imagination et de la maîtrise technique de Nenov.

La troisième section du concerto ressemble à un scherzo-finale dont le thème fantaisiste est une variation éloignée, quoique clairement reconnaissable, du thème initial de la première section. Le sommet général est une réexposition du mémorable choral de la section adagio centrale, maintenant triomphale comme une célébration orchestrale extatique. La coda onirique, qui fait penser au carillon de fête de l’Église orthodoxe orientale, mélange des motifs des trois thèmes principaux du concerto: les deux idées de la section initiale et la chanson traditionnelle de la section centrale. Ainsi l’ensemble du mouvement ininterrompu de ce concerto est construit comme une forme sonate d’ensemble unique aux dimensions gigantesques, dépassant même celles atteintes dans les symphonies de Mahler et de Bruckner. Si ces dernières sont plus longues dans leur ensemble, elles se composent de plusieurs mouvements, dont certains en forme sonate, alors qu’ici le concerto est exprimé comme une seule forme sonate continue qui s’étend sur près de quarante-cinq minutes. Un édifice aussi immense aux dimensions de cathédrale n’a peut-être rien de très surprenant car, après tout, c’est l’œuvre d’un compositeur qui était aussi un architecte professionnel.

extrait des notes rédigées par Martin Georgiev © 2017
Français: Marie-Stella Pâris

Das Klavierkonzert von Dimitar Nenow, vollendet 1936, wurde im Jahr darauf in Belgrad mit dem Komponisten am Klavier erstmals aufgeführt. Es ist ein monumentales Werk, das im Hinblick auf die Sonatenform und thematische Entwicklung an die Grenzen dessen geht, was die klassische und romantische Musik erreicht hatten. In einer ästhetischen Symbiose spätromantischer und frühmoderner Entwicklungen verbindet es beide mit den modernen Richtungen der Objektivität und des Konstruktivismus; zugleich ist es auf subtile, doch erkennbare und persönliche Weise durchsetzt mit der Melodiesprache der bulgarischen Volksmusik. Statt hier bloß das Soloinstrument vor einem orchestralen Hintergrund auszustellen, integriert dieses virtuose Konzert den Solopart in ein sinfonisches Ganzes, ganz wie die Klavierkonzerte Brahms’, Rachmaninows und Bartóks. Während der Solopart sich auf die Traditionen von Instrument und Gattung bezieht—darunter die Klavierkonzerte Beethovens, Brahms’, Rachmaninows, Liszts, Skrjabins und anderer—, greift er zugleich neue Entwicklungen auf: Polymodalität und Polytonalität, Klangfelder und Tontrauben, perkussive Effekte und Jazz-Anklänge. Das Werk ist in einem durchgehenden Satz gehalten, der sich in drei Abschnitte unterteilen lässt. Damit zitiert es das herkömmliche dreisätzige Klavierkonzert ebenso, wie es in seinem Aufbau seltene und neuartige Elemente erprobt.

Der erste Teil beginnt mit einem ekstatischen Thema, das im weiteren Verlauf eine herausgehobene Rolle spielen soll. Angelegt als Sonatenform ohne Reprise, zeigt dieser Abschnitt einen Grad von Freiheit, wie er eher einer Rhapsodie oder Improvisation entspricht. Dem Hauptthema tritt ein sehr einfaches zweites Motiv im lydischen Modus gegenüber, das auch den zweiten und dritten Teil des Konzerts durchziehen und damit zur zweiten thematischen Hauptgestalt des Werks wird.

Der zweite Teil ist eine lyrische Meditation über das bulgarische Volkslied Я разтуяй, цвето моме, магиите („Brich den Zauber, o Jungfer Zveta“), ein trauriges Lied von unerwiderter Liebe mit typischen und eigentümlichen Elementen des Landes, etwa den charakteristischen modalen Modulationen und der „metrumlosen“ Melodie, die frei von metrischen Zwängen fließt. Dieses Thema wird einer konsequenten Entwicklung in mehreren Variationen unterworfen, die sich oft weit, ja bis zur Unkenntlichkeit vom Original entfernen; etwa im Brahms’schen Choral des Soloklaviers mit offenkundig liturgischen Anklängen, im dazu kontrastierenden bedrohlichen Militärmarsch und in mehreren tanzartigen Episoden. Die große Vielfalt dieser Variationen, die alle auf einer einzigen Volksmelodie beruhen, zeugt von Nenows schöpferischer Fantasie und überlegenen Kompositionstechnik.

Der dritte Teil des Konzerts kommt einem Scherzo-Finale nahe; sein launiges Thema variiert frei, aber erkennbar das Anfangsthema des ersten Teils. Das Ganze gipfelt in der Wiederkehr des eingängigen Chorals aus dem zentralen Adagio-Abschnitt, hier sieghaft als feierlich-ekstatischer Höhepunkt im Orchestertutti. Die träumerische Coda, die an feierliches orthodoxes Glockengeläut erinnert, kombiniert Motive aus den drei Hauptthemen des Werks, den beiden Motiven des Anfangs- und dem Volkslied des Mittelteils. Der gesamte, durchgehende Satz des Klavierkonzerts bildet also eine einzige, alles überspannende Sonatenform gigantischen Ausmaßes, die an Breite selbst jene von Bruckner oder Mahler übertrifft. Deren Sinfonien sind zwar im Ganzen länger, setzen sich jedoch aus Einzelsätzen zusammen, einige davon in Sonatenform. Das Klavierkonzert dagegen ist als eine einzige, fast 45 Minuten umfassende Sonatenform angelegt. Eine solche gewaltige, kathedralartige Anlage überrascht vielleicht weniger, wenn man bedenkt, dass ihr Komponist auch Architekt von Beruf war.

aus dem Begleittext von Martin Georgiev © 2017
Deutsch: Friedrich Sprondel

Recordings

Nenov: Piano Concerto & Ballade No 2
Studio Master: CDA68205Studio Master FLAC & ALAC downloads available

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