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Sie werden euch in den Bann tun, BWV44

composer
1724

 
The two Leipzig cantatas Bach wrote for Exaudi share the title Sie werden euch in den Bann tun, Jesus’ warning to his disciples that ‘They shall put you out of the synagogues’ (John 16: 2). Both in their separate ways depict an earthly voyage beginning with the prophecy of imminent persecution and the need for submission and surrender to the Holy Spirit. But there the similarity ends. BWV44 was composed as part of Bach’s first Leipzig cycle in 1724 and opens with a G minor prelude, a trio sonata for two oboes and continuo bassoon cast as an expressive lament, one which fans out into a quintet with the entry of the Vox Domini. For here, unusually for Bach and more typical of Schütz, the voice of Christ is assigned to two voices (tenor and bass) rather than one. In a way then more characteristic of Telemann, this leads without a break into a seismic ‘turba’ chorus, ‘Yea, the time cometh that whosoever killeth you will think he doeth God service’. It is punchy and arresting, with abrupt drops in volume at the words ‘wer euch tötet’ and, at only thirty-five bars long, a potent cameo, a shocking persecution scene such as the world has seen repeatedly since the time of the early Christians. In its use of figura corta and the chromatic treatment by means of melismas on the word ‘tötet’ (kills), it is very similar to the ‘Kreuzige’ choruses from the St John Passion, which had received its first performance only six weeks earlier. Dürr observes that this cantata shares with three other post-Easter cantatas from the following year’s cycle (BWV6, 42 and 85) a similarity in overall design and in the emphasis placed on Christian suffering in the world. From this one might speculate that those three cantatas were perhaps planned by Bach to be incorporated into his first Leipzig cycle along with BWV44, but were put on hold until the following year as a result of his having over-extended himself in composing and preparing the St John Passion in March 1724. With limited creative energy left for new composition, and in order to complete his first Leipzig cycle, he resorted to earlier cantatas (BWV131, 12, 172 and 194) and to recycling secular material from his Cöthen years (BWV66, 134, 104, 173 and 184).

Bach follows this opening chorus with a serene, elegiac C minor aria for alto with oboe, ‘Christians on earth must be Christ’s true disciples’, in which even the inevitable ‘torment, exile and sore affliction’ in the B section is presented as though temporary, soon to be ‘blissfully overcome’. Then we are back to a chorale which we encountered twice in early January, ‘Ach Gott, wie manches Herzeleid’ (‘Ah God, what deep affliction’), with its insistence on the heart’s pain and the narrow way to heaven. On this occasion it is assigned to the tenor over a bass line possibly modelled on the organ chorales of Georg Böhm, Bach’s Lüneburg teacher, as it moves wearily and chromatically, yet still at twice the speed of the vocal melody it announces (No 4). The pivotal point of the whole cantata occurs in a pithy recitative for the bass (No 5) describing the evil power of the Antichrist. It uses the Baroque image of Christians likened to the branches of palm trees which, when weighted down, grow ever higher. This leads to a skilfully crafted aria for soprano with two oboes and strings, ‘Es ist und bleibt der Christen Trost’. Here Bach fuses elements of dance and song to capture in an Arcadian metaphor how ‘after such tribulations the sun of gladness soon laughed’. The vocal line is adorned with tripletised melismas suggesting the singer’s laughter at the impotent fury of the elements (cue for a vivid build-up of storm clouds, emblematic of affliction). To complete the journey from persecution to joy Bach turns once again to Heinrich Isaac’s great ‘Innsbruck’ tune for his closing chorale, recalling its recent appearance in the St John Passion where it voiced the hurt reaction of the Christian community at the cuffing (‘Backenstreich’) Jesus receives during the Sanhedrin trial.

from notes by Sir John Eliot Gardiner © 2008

Les deux cantates de Leipzig que Bach composa pour le dimanche d’Exaudi se partagent le titre Sie werden euch in den Bann tun («Vous serez bannis»), Jésus mettant en garde ses disciples: «Ils vous chasserons des synagogues» (Jean, 16, 2). L’une et l’autre, de façon différente, décrivent un voyage terrestre commençant avec la prophétie de la persécution imminente ainsi que le besoin de soumission et de sujétion à l’Esprit saint. Mais là s’arrête la similitude. Composée en 1724 et intégrée au premier cycle de Bach à Leipzig, la Cantate BWV44 s’ouvre sur un prélude en sol mineur, sonate en trio pour deux hautbois et continuo (basson) en forme d’expressive lamentation, laquelle s’élargit et devient quintette avec l’entrée de la Vox Domini. Car ici, trait inhabituel chez Bach et plus caractéristique de Schütz, la voix du Christ est assignée non pas à une mais à deux voix (ténor et basse). Selon un procédé plus spécifique de Telemann, cette page conduit sans interruption à un chœur «sismique» de type «turba» («la foule»): «Le temps vient que quiconque vous fera mourir croira faire une chose agréable à Dieu». Page d’une vigoureuse énergie et saisissante, avec de soudaines chutes de dynamique sur les mots «wer euch tötet» (littéralement «qui vous tue»), elle offre en seulement trente-cinq mesures un drame en miniature, scène frontale de persécution comme le monde en connut de façon réitérée depuis les premiers temps de la chrétienté. Par son recours à la figura corta et un traitement chromatique (mélismes sur le mot «tötet»), elle se rapproche sensiblement du chœur «Kreuzige» («Crucifie-le») de la Seconde Partie de la Passion selon saint Jean, laquelle avait été créée seulement six semaines auparavant. Dürr observe que cette Cantate présente avec trois autres cantates d’après-Pâques intégrées au cycle de l’année suivante (BWV6, 42 & 85) une similitude quant au plan général et à l’accent mis sur la souffrance chrétienne en ce monde. On serait dès lors tenté d’en déduire que Bach avait peut-être prévu d’incorporer ces trois autres cantates à son premier cycle de Leipzig, au côté de la BWV44, avant de les remettre à l’année suivante en raison de la surcharge de travail résultant de la composition et de la préparation de la Passion selon saint Jean en mars 1724. Ne disposant pour de nouvelles compositions que d’une énergie créatrice limitée, et de manière à compléter son premier cycle de Leipzig, Bach eut recours à des cantates antérieures (BWV131, 12, 172 & 194), de même qu’il recycla des pages profanes remontant aux années de Cöthen (BWV66, 134, 104, 173 & 184).

Bach fait suivre ce chœur d’introduction d’un air en ut mineur, serein et élégiaque, pour alto avec hautbois: «Les chrétiens doivent sur terre être du Christ les vrais disciples», dans lequel même les inévitables «supplice, bannissement et amère douleur» de la section B sont présentés comme temporaires et destinés à être «heureusement surmontés». Nous retrouvons ensuite un choral rencontré à deux reprises au début de janvier: «Ach Gott, wie manches Herzeleid» («Ah! Dieu, quelle affliction»—Martin Moller, 1587), avec son insistance sur la douleur du cœur et l’étroitesse de la voie conduisant au ciel. En l’occurrence, il est confié au ténor sur une ligne de basse peut-être modelée d’après les chorals pour orgue de Georg Böhm, professeur de Bach à Lüneburg, progressant d’un pas pesant et chromatiquement, bien qu’au double de la vitesse de la mélodie vocale qu’il annonce (nº 4). Le tournant de la Cantate tout entière prend la forme d’un vigoureux récitatif confié à la basse (nº 5) décrivant le pouvoir maléfique de l’Antéchrist. Il recourt à l’image baroque des chrétiens comparés à des branches de palmiers qui, même entravées par des poids, n’en poussent que plus haut. On passe ensuite à un air habilement agencé pour soprano avec deux hautbois et cordes: «Es ist und bleibt der Christen Trost» («Cela est et reste du chrétien le réconfort»). Bach fusionne ici des éléments empruntant à la danse et au chant afin d’exprimer en une métaphore arcadienne comment «après de telles tribulations le soleil de la joie a bientôt resplendi» [l’allemand utilise le verbe «rire»]. La ligne vocale est rehaussée de mélismes détriplés suggérant les rires du chanteur devant l’impuissante fureur des éléments (signal d’une évocatrice accumulation de nuages d’orage, emblématiques de l’affliction). Pour achever ce périple de la persécution à la joie, Bach une fois encore se tourne vers la grande mélodie de Heinrich Isaak «Innsbruck» pour son choral de conclusion, rappelant sa récente apparition dans la Passion selon saint Jean où elle accompagne la réaction blessée de la communauté chrétienne devant la gifle («Backenstreich») reçue par Jésus comparaissant devant le Sanhédrin.

extrait des notes rédigées par Sir John Eliot Gardiner © 2008
Français: Michel Roubinet

Die zwei Leipziger Kantaten, die Bach für Exaudi schrieb, haben den Titel Sie werden euch in den Bann tun gemeinsam, Jesu Warnung an seine Jünger aus dem Johannes-Evangelium (16, 2). Beide schildern auf ihre eigene, voneinander unabhängige Weise eine irdische Reise, die mit der Prophezeiung drohender Verfolgung beginnt und für alle die Notwendigkeit beinhaltet, sich dem Heiligen Geist anzuvertrauen. Doch hier hört schon die Ähnlichkeit auf. Bach hatte BWV44 1724 als Teil seines ersten Leipziger Kantantenjahrgangs komponiert. Das Werk beginnt mit einem Präludium in g-Moll, einer Triosonate für zwei Oboen und Fagott als Continuo-instrument, die als eindringliche Klage angelegt ist und sich zu einem Quintett auffächert, das den Einsatz der Vox Domini enthält. Denn hier, ungewöhn lich für Bach und eher typisch für Schütz, ist die Stimme Christi für zwei Stimmen (Tenor und Bass) und nicht nur eine bestimmt. In einer Weise, die eher typisch für Telemann ist, leitet sie in einen detonie renden Turba-Chor über: „Es kömmt aber die Zeit, dass, wer euch tötet, wird meinen, er tue Gott einen Dienst daran“. Er ist von überwältigender Wucht, unvermittelt leiser werdend bei „wer euch tötet“, und mit seinen gerade einmal fünfunddreißig Takten ein gewaltiger Edelstein, eine schockierende Verfolgungsszene, wie sie die Welt seit der Zeit der frühen Christen immer wieder erlebt hat. Mit seiner Figura corta und der Chromatisie rung durch Melismen bei dem Wort „tötet“ hat dieser Chor eine große Ähnlichkeit mit den „Kreuzige“-Chören der Johannes-Passion, die gerade einmal sechs Wochen zuvor uraufgeführt worden war. Dürr bemerkt, diese Kantate beinhalte in ihrer Disposition und der Art und Weise, wie auf das Leiden der Christen in dieser Welt Nachdruck gelegt wird, Parallelen zu drei anderen nachösterlichen Kantaten des folgenden Jahrgangs (BWV6, 42 und 85). Daraus ließe sich der Schluss ziehen, dass Bach möglicherweise geplant hatte, diese drei Kantaten gemeinsam mit BWV44 in seinen ersten Kantatenjahrgang aufzunehmen, sie aber bis zum nächsten Jahr zurückstellen musste, weil er sich mit der Komposition und Vorbereitung der Johannes-Passion im März 1724 übernommen hatte. Weil ihm nicht sehr viel Zeit und Energie für eine neue Kompo sition für seinen ersten Leipziger Zyklus blieben, griff er auf frühere Kantaten zurück (BWV131, 12, 172 und 194) und verwertete Material aus weltlichen Werken seiner Köthener Zeit (BWV66, 134, 104, 173 und 184).

Bach lässt auf diesen Eingangschor eine getragene, elegische Arie in c-Moll für Alt mit Oboe folgen, „Christen müssen auf der Erden Christi wahre Jünger sein“, in der selbst die unvermeidlichen Heimsuchungen „Marter, Bann und schwere Pein“ im B-Teil so präsentiert werden, als wären sie von kurzer Dauer und würden bald „selig überwunden“. Danach kehren wir zu einem Choral zurück, dem wir bereits zweimal Anfang Januar begegnet waren, „Ach Gott, wie manches Herzeleid“, und der den „trübsalvollen, schmalen Weg zum Himmel“ beschreibt. Diesmal wird er vom Tenor vorgetragen, über einer Basslinie, die in der Manier, wie sie sich matt und in Halbtonschritten voranschleppt, möglicherweise nach dem Muster der Orgelchoräle Georg Böhms, Bachs Lehrer in Lüneburg, gearbeitet ist, und doch bewegt sie sich immer noch doppelt so schnell voran wie die vokale Melodie, die sie ankündigt (Nr. 4). Dreh- und Angelpunkt der ganzen Kantate wird das kernige Rezitativ für den Bass (Nr. 5), das die Heimtücke des Antichristen schildert. Es verwendet das in der Barockzeit gängige Bild, das die Christen mit Palmenzweigen vergleicht, „die durch die Last nur desto höher steigen“, und leitet über zu einer kunstreich gestalteten Arie für Sopran mit zwei Oboen und Streichern, „Es ist und bleibt der Christen Trost“. Hier verschmilzt Bach Tanz- und Liedelemente miteinander, um mittels einer arkadischen Metapher darzulegen, wie „doch nach den Trübsalstürmen die Freudensonne bald gelacht“. Die mit triolisierten Melismen verzierte Gesangslinie weist auf das Gelächter hin, mit dem die Sängerin die ohnmächtige Wut der Elemente quittiert (das Signal, das dräuende Sturmwolken aufziehen lässt, Symbol für die Heimsuchung). Um diese Reise durch die irdische Drangsal zu vollenden, greift Bach im Abschlusschoral noch einmal auf Heinrich Isaacs wunderbare „Innsbruck“-Melodie zurück und erinnert daran, dass sie unlängst in der Johannes-Passion zu hören war, wo sie die schmerzerfüllte Reaktion der Christengemeinde auf den „Backenstreich“ zum Ausdruck brachte, den Jesus bei seiner Gerichtsverhandlung vor dem Hohen Rat erhielt.

aus dem Begleittext von Sir John Eliot Gardiner © 2008
Deutsch: Gudrun Meier

Recordings

Bach: Cantatas Nos 44, 86, 87, 97, 150 & 183
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Details

No 1. Aria (Duetto): Sie werden euch in den Bann tun
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Nos 1-2: John 16: 2

Track 1 on SDG144 CD2 [2'01] Download only
No 2. Coro: Es kömmt aber die Zeit
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Nos 1-2: John 16: 2

Track 2 on SDG144 CD2 [1'26] Download only
No 3. Aria: Christen müssen auf der Erden
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Nos 1-2: John 16: 2

Track 3 on SDG144 CD2 [5'17] Download only
No 4. Choral: Ach Gott, wie manches Herzeleid
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Track 4 on SDG144 CD2 [1'05] Download only
No 5. Recitativo: Es sucht der Antichrist
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Nos 1-2: John 16: 2

Track 5 on SDG144 CD2 [0'48] Download only
No 6. Aria: Es ist und bleibt der Christen Trost
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Nos 1-2: John 16: 2

Track 6 on SDG144 CD2 [5'19] Download only
No 7. Choral: So sei nun, Seele, deine
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Track 7 on SDG144 CD2 [0'50] Download only

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