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Kullervo, Op 7

composer
1892
author of text
based on Kalevala

 
There is an oft-repeated story about Jean Sibelius and his great contemporary Gustav Mahler. In 1907 the two men met in Helsinki during one of Mahler’s conducting tours. On a walk together they discussed the essence of the symphony. Sibelius remarked that he ‘admired its severity and style and the profound logic that created an inner connection between the motifs.’ Mahler disagreed strongly: ‘No, the symphony must be like the world. It must embrace everything’.

The contrast seems dazzlingly clear: Mahler is the self-confessed magpie genius, drawing everything he sees and hears into his teeming, visionary symphonic collages; Sibelius is the ruthlessly abstract organic logician, in pursuit of ever-greater ‘inner connection’. The problem is, it’s too clear—too neat. Firstly, we have to remember the date of that meeting: 1907: at this point the two composers couldn’t have been much further apart in terms of their ideals. Mahler had just completed his most extravagant, ambitious symphony, No 8. This so-called ‘Symphony of a Thousand’, for vast vocal and colour-enhanced orchestral forces, begins with an invocation to the Holy Spirit and ends with Goethe’s Faust, embodiment of striving humanity, presented at the throne the Queen of Heaven. Sibelius on the other hand had recently finished his Third Symphony, barely a third of the length of Mahler’s Eighth, using a small, severely classical orchestra—no words, no descriptive programme, only his typically energetic and imaginative musical logic to sustain interest.

But go back to the beginning of Sibelius’s career and things look very different. The first work Sibelius actually called a ‘symphony’, Kullervo (1892), is a gigantic hybrid, its embrace almost as wide as in Mahler’s contemporary Resurrection Symphony. Scored for solo voices, male chorus and orchestra, this monumental five-movement canvass is part symphony, part tone-poem, part dramatic cantata—the third movement, ‘Kullervo and his sister’, ends in something close to an operatic scena. In basing the work on the story of Kullervo, doomed hero of the Finnish national verse epic, the Kalevala, Sibelius implies parallels with his country’s own tragic destiny, for so much of its history dominated by its powerful neighbours, Sweden and Russia. But without doubt there was a personal element too: the feeling of being—like Kullervo—ill-fated dogged Sibelius throughout his creative life, despite huge successes at home and abroad.

At the same time, identification with Finnish nationalism brought Sibelius a new sense of purpose and creative focus. Around the time he was working on Kullervo, Sibelius made an immersive study of his native Finnish music and worked hard to improve his mastery of the language. (Like many middle-class Finns at that time, his first language was Swedish.) ‘I am sure’, he wrote, ‘that it will not be long before we discover the treasures that are hidden in our old Finnish folk songs. We shall come to see that the ancient Finns who created the Kalevala could also boast a high standard in their music … This Finnishness has penetrated every inch of me.’ Not quite ‘every inch’: traces of Sibelius’s earlier Wagner-worship can be heard in Kullervo, especially in the first movement; but the stirring opening theme is pure ‘bardic’ Sibelius, while the driving, dynamically accented 5/4 pulse of the third movement shows how deeply he had already assimilated the rhythms of his adopted language.

from notes by Stephen Johnson © 2016

On raconte souvent cette anecdote entre Jean Sibelius et son illustre contemporain Gustav Mahler. En 1907, les deux hommes se rencontrèrent à Helsinki à l’occasion d’une tournée que Mahler faisait comme chef d’orchestre. Lors d’une promenade commune, ils en vinrent au sujet de l’essence de la symphonie. Sibelius déclara qu’il «admirai[t] la sévérité et le style [de la forme symphonique] et la logique profonde qui crée une relation interne entre les motifs». Mahler se montra en désaccord total: «Non, la symphonie doit être comme le monde. Elle doit tout embrasser.»

La divergence entre les deux hommes apparaît avec une clarté lumineuse: Mahler se définit lui-même comme un génie faisant feu de tout bois, absorbant tout ce qu’il voit et entend dans des collages symphoniques fourmillants et visionnaires; Sibelius s’appuie sur une logique organique d’une abstraction implacable, en quête de «relations internes» toujours plus solides. Le problème, c’est que cette opposition est trop limpide. Trop évidente. Tout d’abord, nous devons prendre en considération l’année de cette rencontre: 1907. A cette époque, les deux compositeurs ne pouvaient être plus éloignés en termes d’idéal. Mahler venait tout juste d’achever sa symphonie la plus extravagante et la plus ambitieuse, la Huitième. Cette symphonie dite «des mille», recourant à un gros effectif vocal et à un orchestre rehaussé de nombreuses couleurs, s’ouvre sur une invocation au Saint-Esprit et se referme avec le Faust de Goethe—incarnation de l’humanité qui lutte—paraissant devant le trône de la reine des Cieux. Quant à lui, Sibelius venait de terminer sa Troisième Symphonie, qui durait à peine le tiers de la Huitième de Mahler et utilisait un orchestre réduit, d’un classicisme austère—pas de texte chanté, pas de programme descriptif, et la seule logique musicale, avec cette énergie et cette imagination si caractéristiques, pour soutenir l’intérêt.

Mais, si l’on remonte aux débuts de la carrière de Sibelius, les choses sembleront bien différentes. La première partition que Sibelius désigna véritablement comme «symphonie», Kullervo (1892), est un gigantesque hybride, qui embrasse des territoires presque aussi vastes que la Symphonie «Résurrection» de Mahler, contemporaine. Composée pour voix soliste, chœur d’hommes et orchestre, cette architecture monumentale en cinq mouvements est à la fois symphonie, poème symphonique et cantate dramatique—le troisième mouvement, «Kullervo et sa sœur», se termine presque à la manière d’une scena d’opéra. En s’inspirant pour cette œuvre de la légende de Kullervo, héros tragique de la saga nationale finnoise, le Kalevala, Sibelius fait un parallèle implicite avec le destin tragique de sa propre patrie, dominée si longtemps par ses deux puissants voisins, la Suède et la Russie. Mais, sans nul doute, il y place également une référence personnelle: le sentiment d’être né—à l’instar de Kullervo—sous une mauvaise étoile étreignit Sibelius tout au long de sa vie, en dépit de ses succès fulgurants en Finlande comme à l’étranger.

En même temps, l’identification avec le nationalisme finnois fit naître chez Sibelius une motivation et un objectif créatif nouveaux. Au moment où il travaillait à Kullervo, le compositeur se plongea dans l’étude de la musique finnoise autochtone et travailla d’arrache-pied pour améliorer sa maîtrise de la langue. (Comme de nombreux Finlandais de cette époque, langue première était le suédois.) «Je suis sûr», écrivit-il, «qu’avant longtemps nous aurons découvert les trésors que recèlent nos vieux chants populaires finnois. Nous serons amenés à constater que les anciens Finnois qui ont créé le Kalevala pouvaient également se targuer de l’excellence de leur musique … Cette identité finnoise a pénétré chaque parcelle de mon être.» Pas tout à fait chaque parcelle: Kullervo porte encore les traces de l’adoration que Sibelius vouait auparavant à Wagner, particulièrement dans le premier mouvement; mais l’impétueux thème initial est du Sibelius purement «bardique», tandis que la pulsation à 5/4 du troisième mouvement, avec sa force motrice et ses accents dynamiques, montre à quel point il avait assimilé en profondeur les rythmes de sa langue d’adoption.

extrait des notes rédigées par Stephen Johnson © 2016
Français: Claire Delamarche

Immer wieder erzählt man sich die Geschichte über Jean Sibelius und seinen berühmten Zeitgenossen Gustav Mahler. 1907 trafen sich die beiden Herren in Helsinki, wo Mahler als Dirigent auf Konzertreise war. Bei einem gemeinsamen Spaziergang sprachen sie über das Wesen der Sinfonie. Sibelius sagte, er „bewundere ihre Strenge und ihren Stil und ihre tiefe Logik, die eine innere Verbindung zwischen den Motiven schafft.“ [alle Übersetzungen von Zitaten aus dem Englischen, d. Ü.] Mahler war völlig anderer Meinung: „Nein, die Sinfonie muss wie die Welt sein. Sie muss alles umfassen.“

Der Gegensatz scheint sehr deutlich: Mahler ist das erklärte Elster-Genie, das alles, was es sieht und hört, in seine wimmelnden, visionären sinfonischen Collagen hineinzieht. Sibelius ist dagegen der strenge abstrakte Logiker des organischen Zusammenhanges, der nach immer stärkerer „innerer Verbindung“ strebt. Diese Gegenüberstellung ist jedoch zu einfach—zu abgrenzend. Erstens muss man das Datum dieses Treffens bedenken: 1907. Zu diesem Zeitpunkt verfolgten die zwei Komponisten völlig unterschiedliche Ideale. Mahler hatte gerade seine extravagante, ehrgeizige 8. Sinfonie abgeschlossen. Diese so genannte „Sinfonie der Tausend“ für riesige Vokalund farbintensive Orchesterbesetzung beginnt mit einer Anrufung des Heiligen Geistes und endet mit Goethes Faust, Sinnbild der strebenden Menschheit, am Thron der Himmelskönigin. Im Gegensatz dazu hatte Sibelius gerade seine 3. Sinfonie beendet, die kaum ein Drittel so lang wie Mahlers 8. Sinfonie war und ein kleines, streng klassisches Orchester heranzog—keine Worte, kein beschreibendes Programm, nur die für Sibelius typisch lebhafte und einfallsreiche musikalische Logik zur Aufrechterhaltung der Aufmerksamkeit.

Wendet man sich jedoch zum Anfang von Sibelius’ Laufbahn, sieht die Sache ganz anders aus. Das erste Werk, das Sibelius als Sinfonie bezeichnete, Kullervo (1892), ist ein gigantisches Kompositum, sein Umfang fast so großzügig wie Mahlers zeitgleiche Auferstehungssinfonie. Die Besetzung von Kullervo fordert Gesangssolisten, Männerchor und Orchester. Dieser fünfsätzige Diskurs lässt sich teils als Sinfonie, teils als Tondichtung und teils als dramatische Kantate beschreiben. Der dritte Satz „Kullervo und seine Schwester“ endet in etwas, das fast einer Opernszene gleicht. Mit der Verwendung der Sage über Kullervo, den zum Scheitern verurteilten Helden aus dem finnischen Nationalepos in Versform, dem Kalevala, will Sibelius Parallelen zu dem tragischen Schicksal seines eigenen Landes ziehen, war es doch einen Großteil seiner Geschichte von den mächtigen Nachbarn Schweden und Russland beherrscht. Zweifellos gab es aber auch ein persönliches Element: Das Gefühl, wie Kullervo zum Scheitern verurteilt zu sein, verfolgte Sibelius sein gesamtes kreatives Leben lang trotz riesiger Erfolge zu Hause und im Ausland.

Gleichzeitig wurde Sibelius durch die Identifizierung mit dem finnischen Nationalismus wieder zielstrebiger und kreativ fokussierter. Ungefähr zu jener Zeit, als Sibelius an Kullervo arbeitete, vertiefte er sich auch in das Studium finnischer Musik und arbeite hart an der Verbesserung seiner Sprachkenntnisse. (Wie bei vielen Finnen der Mittelklasse jener Zeit war seine Muttersprache Schwedisch.) „Ich bin mir sicher“, schrieb er, „dass es nicht lange dauern wird, bis wir die Schätze entdecken, die in unseren alten finnischen Volksliedern versteckt sind. Wir werden auch sehen, dass die uralten Finnen, die das Kalevala schufen, in ihrer Musik auf einem ebenso hohen Niveau arbeiteten … Ich bin von diesem Finnischen durch und durch erfüllt.“ Nicht ganz „durch und durch“: Man kann in Kullervo noch Spuren von Sibelius’ früherer Wagner-Verehrung hören, besonders im ersten Satz. Das mitreißende Einleitungsthema ist allerdings reiner „bardischer“ Sibelius, während der drängende, dynamisch akzentuierte Puls im 5/4-Takt im dritten Satz demonstriert, wie stark Sibelius die Rhythmen seiner neuen Sprache verinnerlicht hatte.

aus dem Begleittext von Stephen Johnson © 2016
Deutsch: Elke Hockings

Recordings

Sibelius: Symphonies Nos 1-7
Studio Master: LSO0675Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Introduction: Allegro moderato
Movement 2: Kullervo's youth: Grave
Movement 3: Kullervo and his sister: Allegro vivace
Track 3 on LSO0675 CD5 [23'23] Download only
Movement 4: Kullervo goes to battle: Alla marcia
Movement 5: Kullervo's death: Andante
Track 5 on LSO0675 CD5 [9'47] Download only

Track-specific metadata

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