Welcome to Hyperion Records, an independent British classical label devoted to presenting high-quality recordings of music of all styles and from all periods from the twelfth century to the twenty-first.

Hyperion offers both CDs, and downloads in a number of formats. The site is also available in several languages.

Please use the dropdown buttons to set your preferred options, or use the checkbox to accept the defaults.

Ich bin vergnügt mit meinem Glücke, BWV84

composer
1727

 
The engaging five-movement work for solo soprano, oboe and strings, BWV84 Ich bin vergnügt mit meinem Glücke, is actually labelled ‘Cantata’ (most unusual in Bach’s sacred oeuvre). Most probably it was performed for the first time on 9 February 1727, set to an anonymous libretto but with links to an earlier one that Erdmann Neumeister provided for Telemann’s Eisenach cycle, and, still more closely, to one that Picander would go on to publish in 1728. The actual text that lay on Bach’s desk waiting to be set was once again anchored in the vineyard parable, though this time there is no mention of the disgruntled work-force, only of being ‘content with my good fortune that dear God bestows on me’. Matthew’s Gospel for the day concludes ‘So the last shall be first, and the first last: for many be called, but few chosen’ (20: 16), implying that the contract of employment holds good regardless of whether other parallel contracts are more favourable to the recipient. Since Bach was alert throughout his career to the danger of dropping behind the going rate for the job before he agreed to a new contract, he might have found the homily of this cantata’s text quite hard to swallow. To be ‘content with my good fortune’ is one thing—just one notch above obediently ‘accepting my calling’ (as in the Calov quote he underlined). But both Neumeister and Picander go a step further, speaking of being satisfied or happy with ‘the station’ bestowed. Was Bach content with the ‘station’ he found himself in Leipzig? Everything we can glean from his troubled cantorship suggests a permanent inner struggle between the desire to do his job to the utmost of his abilities on the one hand (to the glory of God and the betterment of his neighbour, as he would have put it) and, on the other hand, the need to put up with ‘almost continual vexation, envy and persecution’ (as he described it in a letter to a friend). Was it Bach, then, who engineered this change to the text? Hard to say. But even with this shift of emphasis, to look for an unequivocal portrayal of equanimity in the long opening E minor aria would not just clash with everything we might glean from his situation in Leipzig, but would underestimate the ambivalence and complexity of music—especially his music—and its ability to give nuanced depictions of mood. Contentment is perhaps a rather static state of mind, whereas Bach’s music here suggests something dynamic and fluctuating. The florid intertwining of voice and oboe, the prevalent lilting dotted rhythms and expressive syncopations, the way the opening ritornello returns again and again in various guises while the soprano initiates fresh motifs: all these contribute to the enchantment of the music and to its elusive moods—wistful, resigned, elegiac even?

Due to its sheer high spirits, the second aria (‘Ich esse mit Freuden mein weniges Brot’), for solo oboe, violin and continuo, is attractive in a far less sophisticated way. With its upward leap of a sixth it suggests an unconscious kinship to Galatea’s ‘As when the dove’ from Handel’s masque Acis and Galatea. The following string-accompanied recitative (No 4) moves the cantata back towards minor keys, mirroring the text’s calm presentiments of death, and provides a perfect bridge to the concluding chorale: the twelfth strophe of a hymn by Ämilie Juliane von Schwarzburg-Rudolstadt, set to Georg Neumark’s haunting melody. It bears the rubric a soprano solo e a 3 ripieni, implying that none of the four vocal parts was intended to be doubled by instruments. ‘Ich leb indes in dir vergnüget / und sterb ohn alle Kümmernis’ (‘I live meanwhile content in Thee / and die, all sorrow laid aside’). I found it very affecting.

from notes by Sir John Eliot Gardiner © 2009

L’œuvre séduisante en cinq mouvements pour soprano solo, hautbois et cordes intitulée Ich bin vergnügt mit meinem Glücke («Je me réjouis de mon bonheur»), BWV84, est bel et bien intitulée «Cantate», situation des plus inhabituelles dans la musique sacrée de Bach. Très probablement entendue pour la première fois le 9 février 1727, elle repose sur un livret anonyme présentant des liens avec un livret antérieur qu’Erdmann Neumeister avait produit pour le cycle de Telemann à Eisenach, également une parenté plus forte encore avec un texte que Picander devait publier en 1728. Le texte même qui sur la table de travail de Bach attendait d’être mis en musique était de nouveau ancré dans la parabole de la vigne, bien qu’il ne soit fait ici mention d’une main-d’œuvre mécontente, le soprano solo chantant simplement «Je me réjouis de mon bonheur que le bon Dieu m’a accordé». Et l’Évangile du jour, selon saint Matthieu (20, 16), de conclure: «Voilà comment les derniers seront les premiers, et les premiers seront derniers», sous-entendant que le contrat entre maître et employé garde toute sa validité quand bien même d’autres contrats, en parallèle, seraient plus favorables au bénéficiaire. Dans la mesure où Bach fut toujours sur le qui-vive, tout au long de sa carrière et avant d’accepter un nouveau contrat, devant le risque de se laisser distancer en matière de rémunération, sans doute eut-il un peu de mal à avaler l’homélie portant sur ce texte de cantate. Être satisfait de son sort est une chose—juste un cran au-dessus de «l’acceptation [sans contestation] de ma vocation» (ainsi qu’il est dit dans la citation de Calov qu’il souligna). Mais tant Neumeister que Picander vont plus loin, parlant de la satisfaction ou du bonheur découlant de «l’état» ainsi accordé. Bach était-il satisfait de l’«état» dans lequel il se trouvait à Leipzig? Tout ce que nous pouvons glaner concernant sa position agitée de cantor suggère une lutte intérieure incessante entre d’un côté le désir de remplir sa mission, à travers une mise en œuvre de toutes ses compétences (pour la gloire de Dieu et l’édification de son prochain, ainsi qu’il l’aurait formulé), et d’un autre côté la nécessité de «devoir vivre presque sans cesse dans la contrariété, la jalousie et la persécution» (ainsi qu’il l’écrivit dans une lettre à un ami). Est-ce Bach, alors, qui ménagea ce changement dans le texte? Difficile à dire. Même moyennant ce décalage d’accentuation, chercher une représentation sans équivoque de la sérénité dans le long air initial en mi mineur reviendrait non seulement à entrer en conflit avec tout ce que nous pourrions déduire de sa situation à Leipzig, mais aussi à sous-estimer l’ambivalence et la complexité de la musique—et surtout de sa musique—ainsi que sa capacité à décrire des climats de manière nuancée. S’il se peut que le contentement soit un état d’esprit plutôt statique, la musique de Bach suggère pourtant ici quelque chose de dynamique et de mouvant. Entrelacement chatoyant de la voix et du hautbois, rythmes pointés, cadencés, et syncopes expressives fréquents, manière dont le ritornello d’introduction revient à maintes reprises sous différentes formes tandis que le soprano introduit de nouveaux motifs: tout contribue à l’enchantement de cette musique et à ses climats insaisissables—mélancolie, résignation, voire même élégie?

Du fait de sa vivacité sans partage, le deuxième air («Ich esse mit Freuden mein weniges Brot»—«Je mange avec joie mon peu de pain»), avec hautbois solo, violon et continuo, séduit de manière infiniment moins sophistiquée. Avec son intervalle ascendant de sixte, il suggère une inconsciente parenté avec l’air «As when the dove» du masque de Haendel Acis et Galatea. Le récitatif accompagné des cordes qui s’ensuit (nº 4) ramène la Cantate vers les tonalités mineures, reflet des calmes pressentiments de mort émanant du texte, et constitue une parfaite transition vers le choral de conclusion: la douzième strophe de l’hymne d’Ämilie Juliane von Schwarzburg-Rudolstadt sur l’envoûtante mélodie de Georg Neumark. Il porte l’indication a soprano solo e a 3 ripieni, ce qui sous-entend qu’aucune des quatre parties vocales n’était censée être doublée par les instruments.

extrait des notes rédigées par Sir John Eliot Gardiner © 2009
Français: Michel Roubinet

Das bezaubernde fünfsätzige Werk BWV84 Ich bin vergnügt mit meinem Glücke für Sopran solo, Oboe und Streicher trägt ausdrücklich den Titel „Kantate“ (was in Bachs geistlichem Werk sehr ungewöhnlich ist) und wurde sehr wahrscheinlich am 9. Februar 1727 uraufgeführt. Das Libretto stammt von einem anonymen Textdichter, enthält jedoch Bezüge zu einem früheren Text, den Erdmann Neumeister für Telemanns Eisenacher Zyklus geliefert hatte, sowie einem anderen, in zeitlicher Nähe entstandenen Text, den Picander 1728 veröffentlichen würde. Der aktuell zu vertonende Text, der auf Bachs Schreibtisch lag, basiert ebenfalls auf dem Gleichnis vom Weinberg, auch wenn diesmal nicht von den missgestimmten Arbeitern die Rede ist, sondern von „meinem Glücke, das mir der liebe Gott beschert“. Das Tagesevangelium aus Matthäus kommt zu dem Schluss: „Also werden die Letzten die Ersten und die Ersten die Letzten sein. Denn viele sind berufen, aber wenige sind auserwählt“, und das bedeutet, dass der Arbeitsvertrag Gültigkeit hat, ohne Rücksicht darauf, ob für den Lohnempfänger andere Verträge vorteilhafter wären. Da Bach während seines gesamten Schaffens ständig darauf bedacht war, für eine Arbeit nicht unangemessen entlohnt zu werden, bevor er einen neuen Vertrag annahm, dürfte die Moral dieses Kantatentextes für ihn recht hart zu schlucken gewesen sein. „Vergnügt mit meinem Glücke“ zu sein, das ist die eine Sache—ein kleines bisschen mehr als gehorsam „seines Amtes zu walten“ (wie in dem Calov-Zitat, das er unterstrichen hat). Doch Neumeister und Picander gehen beide einen Schritt weiter, wenn sie davon reden, zufrieden oder „vergnügt mit meinem Stande“ zu sein, „in welchen mich mein Gott gesetzt“ oder „den mir der liebe Gott beschert“. War Bach zufrieden mit dem „Stande“, in dem er sich in Leipzig befand? Alles, was wir über seine mühselige Tätigkeit als Kantor herausfinden können, deutet auf einen ständigen inneren Kampf hin zwischen dem Wunsch, einerseits seine Arbeit unter dem Einsatz aller Kräfte zu erledigen (Gott zur Ehre und seinem Nächsten zum Nutze, wie er es aus gedrückt hätte) und andererseits mit seinem Leben „fast in stetem Verdruss, Neid und Verfolgung“ (wie er es in einem Brief an einen Freund schilderte) zurecht zukommen. War es also Bach, der diese Textände rung veranlasst hatte? Diese Frage lässt sich kaum beantworten. Doch selbst wenn wir angesichts dieser Verlagerung der Betonung in der langen Arie in e-Moll, mit der das Werk beginnt, eine unmissverständliche Schilderung des Gleichmuts und der Gelassenheit gewärtigen, so würde das nicht einfach zu all dem im Widerspruch stehen, was wir aus seiner Situation in Leipzig schließen könnten, sondern es würde auch der Ambivalenz und Komplexi tät der Musik—besonders seinerMusik—und ihrer Fähigkeit, Stimmungen nuanciert zu schildern, nicht gerecht werden. Zufriedenheit ist wohl eher eine statische Gemütsverfassung, während Bachs Musik hier auf etwas Dynamisches, Wechsel haftes hindeutet. Die reich verzierte Verflechtung von Singstimme und Oboe, die Vielzahl schwungvoller punktierter Rhythmen und ausdrucksvoller Synkopierungen, die Weise, wie das Eingangsritornell in unterschiedlicher Gestalt wiederkehrt, während die Sopranstimme mit neuen Motiven aufwartet—all das trägt zu dem Zauber dieser Musik und ihren schwer zu fassenden Stimmungen bei. Wehmütig, resigniert, vielleicht gar elegisch?

Dank ihrer guten Laune ist die zweite Arie („Ich esse mit Freuden mein weniges Brot“), für Oboe solo, Violine und Continuo, reizvoll auf eine weit weniger anspruchsvolle Art. Mit ihrem Sextensprung aufwärts gerät sie unwillkürlich in die Nähe von Galateas Arie „As when the dove“ aus Händels Masque Acis and Galatea. Das folgende, von Streichern begleitete Rezitativ (Nr. 4) führt die Kantate zurück in die Nähe des Mollbereichs, spiegelt die im Text angelegten leisen Todesahnungen und liefert einen perfekten Übergang zu dem abschließenden Choral: die zwölfte Strophe eines geistlichen Liedes von Ämilie Juliane von Schwarzburg-Rudolstadt zu Georg Neumarks unvergesslicher Melodie. Er trägt den Vermerk a soprano solo e a 3 ripieni, und das bedeutet, dass keiner der vier Vokalparts instrumental verdoppelt werden sollte. „Ich leb indes in dir vergnüget / und sterb ohn alle Kümmernis“. Ich fand ihn sehr bewegend.

aus dem Begleittext von Sir John Eliot Gardiner © 2009
Deutsch: Gudrun Meier

Recordings

Bach: Cantatas Nos 18, 84, 92, 126, 144 & 181
SDG153Download only

Details

No 1. Aria: Ich bin vergnügt mit meinem Glücke
author of text

Track 7 on SDG153 CD1 [5'34] Download only
No 2. Recitativo: Gott ist mir ja nichts schuldig
author of text

Track 8 on SDG153 CD1 [1'20] Download only
No 3. Aria: Ich esse mit Freuden mein weniges Brot
author of text

Track 9 on SDG153 CD1 [4'13] Download only
No 4. Recitativo: Im Schweiße meines Angesichts
author of text

Track 10 on SDG153 CD1 [0'52] Download only
No 5. Choral: Ich leb indes in dir vergnüget
author of text

Track 11 on SDG153 CD1 [1'00] Download only

Track-specific metadata

Click track numbers above to select
Waiting for content to load...
Waiting for content to load...