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Wachet auf, ruft uns die Stimme, BWV140

composer
1731

 
The most famous and enduring cantata, BWV140 Wachet auf, ruft uns die Stimme, was first performed in Leipzig on 25 November 1731. For Whittaker it represents the ‘glorious ripeness of [Bach’s] maturity … it is a cantata without weakness, without a dull bar, technically, emotionally and spiritually of the highest order’. Once again the autograph score is missing, though thankfully a full set of Bach’s manuscript performing parts has survived. Judging by the number of manuscript copies of the score made in the half century after Bach’s death, this cantata bucked the trend and held its place in the repertoire, as well as being among the first to appear in print, in 1847. The festive, expectant mood that he creates in his opening chorus is probably stronger and more palpable than anything else. It is based on exploiting the inherent textural antiphony between his two ‘choirs’ of strings (two violins and viola) and double-reeds (two oboes, taille and a separate bassoon part), and on extrapolating the full majesty of the French overture style, double-dotted in triple rhythm. From this a rising syncopated figure emerges, taken up later on by the altos as they lead off with their funky ‘alleluia’ figure and adopted by all the other singers. If anyone in the posh world of classical music ever doubted that J S Bach could also be considered the father of jazz, here is the proof. With its Gregorian origins, Philipp Nicolai’s popular tune and poem (1599) form the bedrock of Bach’s invention. The way that Bach hoists the whole tessitura of his forces in the second phrase is thrilling, an optimistic gesture guaranteed, you would think, to lift the faint-hearted out of their mid-winter blues. As in a number of other cantatas you sense that several time-frames are here being telescoped: an ageless appeal for watchfulness as ‘the Bridegroom comes’, an evocation of the historic Jerusalem, with the night-watchmen doing their rounds, and the contemporary framework of Bach’s Leipzig, a buzzing commercial metropolis, as it prepares for Advent and the Christmas festive season.

The mood returns in the other two chorale settings, the tenors’ ‘Zion hört die Wächter singen’ (No 4), with its beguiling violin/viola obbligato (with hints of the watchman’s joy and a constant toying with one’s expectations of downbeat/ half-bar emphasis) and the plain but gorgeously satisfying final chorale, ‘Gloria sei dir gesungen’. The burnished sound of the horn doubling the sopranos in the flanking choruses is one of the most exhilarating features of these movements, as is the violins’ octave doubling of the hymn tune in the final chorale in glorious technicolour imitation of a two-foot stop on the organ. Flanked by these public, pillar-like outbursts are two fine recitatives, one secco for tenor, the other an accompagnato for bass, and two intimate duets for soprano and baritone drawing heavily on references to The Song of Soloman. The first of these is a slow siciliano in which the flickering of lamps ‘lit with burning oil’ finds perfect illustration in the arabesques of the violino piccolo. A rich tradition of similarly sensual musical allegories, including fine examples by Bach’s own cousin, Johann Christoph, stands behind this ravishing number. The second duet (No 6), with its oboe obbligato, has a jauntier air. To reflect the union of bride and bridegroom Bach has no compunction in stealing the clothes of contemporary operatic love-duets in his use of chains of suspensions and parallel thirds and sixths.

from notes by Sir John Eliot Gardiner © 2010

La plus célèbre et la plus éternelle des cantates, Wachet auf, ruft uns die Stimme («Réveillez-vous, la voix nous appelle»), BWV140, fut donnée en première audition à Leipzig le 25 novembre 1731. Pour Whittaker, elle représente «l’éclatante maturité [de Bach] […] C’est une Cantate sans faiblesse, sans une seule mesure terne, techniquement, émotionnellement et spirituellement de tout premier ordre.» Une fois encore, la partition autographe manque à l’appel, mais par bonheur un ensemble complet de parties séparées du manuscrit de Bach, en vue de l’exécution de l’œuvre, a survécu. À en juger par le nombre de copies manuscrites de cette partition réalisées au cours des cinquante années qui suivirent la mort de Bach, cette Cantate, se jouant des modes changeantes du temps, conserva sa place au répertoire et fut aussi l’une des premières publiées, en 1847. Le climat festif et d’attente que Bach génère dans son chœur d’introduction est probablement plus puissant et plus palpable que dans tout ce que nous avions pu rencontrer au cours de l’année. Il repose sur l’exploitation de l’inhérente antiphonie de la texture, avec ses deux «chœurs» de cordes (deux violons et alto) et d’anches doubles (hautbois I et II, taille de hautbois, une partie séparée de basson), et en extrapolant toute la majesté du style représenté par l’ouverture à la française, sur rythme doublement pointé et ternaire. Émerge alors une figure syncopée ascendante, ensuite reprise par les altos introduisant leur amusante figure sur Alleluia, ensuite adoptée par tous les autres chanteurs. Pour quiconque, dans l’univers bon ton de la musique classique, a jamais douté que Bach puisse être également perçu tel le père du jazz, en voici la preuve. Avec ses origines grégoriennes, la populaire mélodie ainsi que le poème (1599) de Philipp Nicolai constituent le fondement de l’invention de Bach. La manière dont Bach, dans la deuxième phrase, rehausse l’ensemble de la tessiture de ses forces est saisissante, geste plein d’optimisme à même, se dit-on, de faire sortir les plus timorés de leur hivernale morosité. Comme dans nombre d’autres Cantates, on a l’impression que plusieurs niveaux temporels se trouvent ici télescopés: un appel sans âge à la vigilance tandis que «le Fiancé vient», une évocation de la Jérusalem historique, avec le veilleur faisant ses rondes, et la structure contemporaine du Leipzig de Bach, métropole commerciale bourdonnante d’activité se préparant à la saison des fêtes de l’Avent et de Noël.

Ce climat revient dans les deux autres adaptations de chorals: le «Zion hört die Wächter singen» des ténors («Sion entend chanter les veilleurs», nº 4), avec son séduisant obbligato pour violon et alto (et ses allusions à la joie du veilleur ainsi qu’une manière de jouer constamment avec les attentes de l’auditeur en accentuant le temps fort à mi-mesure), et le limpide mais formidablement approprié choral final, «Gloria sei dir gesungen» («Gloire te soit chantée»). La sonorité cuivrée du cor qui double les sopranos dans les chœurs encadrant les deux parties est l’une des composantes les plus exaltantes de ces mouvements, tout comme les doublures à l’octave des violons pour la mélodie de l’hymne du choral de conclusion, à l’imitation, splendide et éclatante de couleur, d’un jeu de deux pieds à l’orgue. Encadrés de ces envolées à caractère public, tels les piliers de l’œuvre, interviennent deux subtils récitatifs, l’un secco pour ténor, l’autre en forme d’accompagnato pour basse, ainsi que deux duos intimes pour soprano et baryton faisant instamment référence au Cantique des Cantiques. Le premier est un siciliano dans lequel le vacillement des lampes à «l’huile embrasée» se trouve parfaitement restitué par les arabesques du violino piccolo. Une riche tradition d’allégories musicales rehaussées d’une même sensualité, dont certains exemples remarquables dus au propre cousin de Bach, Johann Christoph, se dessine derrière cette page délicieuse. Le second duo (nº 6), avec son hautbois obligé, est d’humeur plus enjouée. Pour refléter l’union de l’épouse et de l’époux, Bach n’a aucun scrupule à faire siens les atours des duos d’amours de l’opéra de son temps, ici suspensions enchaînées mais aussi tierces et sixtes parallèles.

extrait des notes rédigées par Sir John Eliot Gardiner © 2010
Français: Michel Roubinet

Bei allen atemberaubenden Überraschungen und Entdeckungen, die uns in diesem Jahr der Überblick über Bachs erhalten gebliebene Kirchenkantaten gebracht hat, war es in gewisser Weise eine Erleichterung, bestätigt zu bekommen, dass die berühmteste und beständigste von allen, BWV140 Wachet auf, ruft uns die Stimme, uraufgeführt in Leipzig am 25. November 1731, schlicht und einfach gut ist. Für Whittaker repräsentiert sie die „glorreiche Vollendung von [Bachs] Reife … sie ist eine Kantate ohne Schwächen, ohne einen langweiligen Takt, technisch, emotional und geistlich von höchstem Rang“. Wieder einmal fehlt das Autograph der Partitur, allerdings ist aus der Aufführung zum Glück ein voller Stimmensatz von Bachs Hand erhalten. Der Vielzahl der handschriftlichen Abschriften der Partitur nach zu urteilen, die in dem halben Jahrhundert nach Bachs Tod gefertigt wurden, konnte sich diese Kantate dem Trend widersetzen und hielt ihren Platz im Repertoire, und als sie 1847 veröffentlicht wurde, gehörte sie zu den ersten, die überhaupt im Druck erschienen. Die festliche, erwartungsvolle Stimmung, die Bach in seinem Eingangschor entstehen lässt, ist hier wohl stärker und deutlicher zu spüren als in allen anderen Werken, denen wir in diesem Jahr begegnet sind. Sie beruht auf der Verwendung zweier „Chöre“ aus Streichern (zwei Violinen und Viola) und Doppelrohrblattinstrumenten (zwei Oboen, Taille und ein separater Fagottpart), aus der sich eine antiphonale Wirkung ergibt, die Bach hier ausschöpft, während er gleichzeitig mit doppelt punktierten Rhythmen im Dreiertakt die ganze Majestät des französischen Ouvertürenstils zur Geltung bringt. Aus diesem Gefüge erhebt sich eine synkopierte Figur, die später von den Altstimmen, wenn diese mit ihrer bangen „Alleluja“-Figur einsetzen, danach von allen anderen Sängern übernommen wird. Wenn irgendjemand in der noblen Welt der klassischen Musik je bezweifelt hat, dass J. S. Bach auch als Vater des Jazz gelten könnte, dann haben wir hier den Beweis. Bachs Erfindung liegt Philipp Nicolais Gedicht mit ihrer populären, auf gregorianische Ursprünge zurückgehenden Melodie (1599) zugrunde. Mitreißend ist, wie er in der zweiten Phrase den gesamten Tonbereich seiner musikalischen Kräfte in die Höhe hebt, eine Geste, möchte man meinen, die verzagte Menschen garantiert aus ihrer winterlichen Verstimmung reißt. Wie in einer Reihe anderer Kantaten spürt man auch hier, dass verschiedene Zeitrahmen ineinander geschoben sind: ein zeitloser Aufruf, wachsam zu sein, denn „der Bräutgam kömmt“, ein Verweis auf das historische Jerusalem, wo die Nachtwächter ihre Runden gehen, und schließlich der zeitgenössische Hintergrund von Bachs Leipzig, einer geschäftigen Handels metropole, die sich auf Advent und die festliche Weihnachtszeit vorbereitet.

Die Stimmung kehrt in den beiden anderen Choralvertonungen wieder, im „Zion hört die Wächter singen“ (Nr. 4) des Tenors, mit einem betörenden Obligato für Violine und Bratsche (mit Andeutungen der Freude des Wächters und einem ständiges Tändeln mit den Erwartungen des Hörers, dass ein Niedertakt/betonter Halbtakt folgen müsste) sowie in dem schlichten, doch wunderbar befriedigenden Schlusschoral „Gloria sei dir gesungen“. Der polierte Klang des Horns, das in den flankierenden Chören die Sopranstimmen verdoppelt, ist eines der beglückend sten Merkmale dieser Sätze, ebenso die Violinen, die im Schlusschor in wunderbarer Technocolor-Imitation eines Zwei-Fuß-Registers der Orgel die Choralmelodie in der Oktave verdoppeln. Von diesen öffentlichen, Säulen ähnelnden Ausbrüchen eingefasst werden zwei schöne Rezitative, das eine secco für Tenor, das andere accompagnato für Bass, sowie zwei innige Duette für Sopran und Bariton, die deutlich auf das Hohelied Salomos Bezug nehmen. Das erste dieser Rezitative ist ein langsamer Siciliano, in dem die Arabesken des Violino piccolo die mit „brennendem Öle“ flackernden Lampen anschaulich vor Augen führen. Eine reiche Tradition ähnlich sinnlicher musikalischer Allegorien, darunter schöne Beispiele von Bachs Cousin Johann Christoph, steht hinter dieser hinreißenden Nummer. Das zweite Duett (Nr. 6), mit obligater Oboe, gibt sich kecker. Um die Vereinigung zwischen Braut und Bräutigam zu schildern, hat Bach keine Skrupel, sich mit den Ketten aus Vorhalten und parallelen Terzen und Sexten den Aufputz von Liebesduetten in den Opern seiner Zeit anzueignen.

aus dem Begleittext von Sir John Eliot Gardiner © 2010
Deutsch: Gudrun Meier

Recordings

Bach: Cantatas Nos 52, 55, 60, 89, 115, 139, 140 & 163
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Details

No 1. Coro (Choral): Wachet auf, ruft uns die Stimme
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Track 19 on SDG171 CD2 [6'16] Download only
No 2. Recitativo: Er kommt, er kommt
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Track 20 on SDG171 CD2 [0'50] Download only
No 3. Aria (Duetto): Wenn kömmst du, mein Heil?
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Track 21 on SDG171 CD2 [6'12] Download only
No 4. Choral: Zion hört die Wächter singen
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Track 22 on SDG171 CD2 [3'37] Download only
No 5. Recitativo: So geh herein zu mir
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Track 23 on SDG171 CD2 [1'26] Download only
No 6. Aria (Duetto): Mein Freund ist mein
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Track 24 on SDG171 CD2 [5'12] Download only
No 7. Choral: Gloria sei dir gesungen
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Track 25 on SDG171 CD2 [1'50] Download only

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