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Gott ist mein König, BWV71

composer
1708; for the inauguration of the Mühlhausen town council
author of text
No 1: Psalm 74: 12; No 2: Johann Heermann, after 2 Samuel 19: 35, 37; No 3: Deuteronomy 33: 25 & Genesis 21: 22; No 4: Psalm 74: 16-17; Nos 5 & 7: Anon; No 6: Psalm 74: 19

 
Conclusive evidence of Bach’s establishment as de facto musical capellmeister in Mühlhausen comes with the ‘congratulatory church motet’ he was commissioned to compose for the town council elections in February 1708. There is nothing else quite like BWV71 Gott ist mein König in Bach’s oeuvre. No other work of his is laid out on such a grand scale in terms of its deployment of four separate instrumental ‘choirs’, set against a vocal consort of four singers, an optional Capelle of ripienists and an organ. The closest model for Bach’s work both in style and in time lies in the last two oratorios of Buxtehude, in which the city of Lübeck mourned the death of its emperor Leopold I and paid homage to his successor Joseph I in December 1705 with theatrical splendour. Bach was undoubtedly present and Gott ist mein König, composed two years later, is one of his many tributes to Buxtehude, a distillation of the potent experience of those Lübeck Abend-Musiken, of which only the texts survive.

Bach was writing for a lavish political celebration in which civic Mühlhausen, proud of its independence, put its best foot forward. On the morning of 4 February 1708 the big church bell of the Marienkirche tolled from 7am to 8am. Two brass bands heralded the official process of forty-two councilmen and six burgomasters from the town hall to the church, the outgoing officials leading the way followed by their newly-elected successors, with civil servants bringing up the rear. Within the church, after the initial hymns, came first the sermon and then the centrepiece, Bach’s motet, intended to greet the new council. Its text contained a topical reference to the age of at least one of the burgomasters (an octogenarian), a prayer for the good governance of the town, passing allusions to the War of the Spanish Succession and a tribute to the Emperor Joseph I, all intermingled with Biblical citations. After the blessing and final hymn the newly-elected councillors aligned themselves in front of the church porch ‘under the open skies’; here they took their oaths, which were read to them by the Syndicus standing in the doorway. Thereafter the procession regrouped with a new council now at its head and wended its way back to a splendid feast in the Town Hall.

Two of the newly elected burgomasters were sufficiently impressed and gratified by Bach’s contribution to pay for the printing of the score and parts. That this, of all Bach’s cantatas, was to be the only one to appear in print during his lifetime may strike us as ironic. For all its charm and ingenuity of instrumentation, its delight in bold contrasts of sound, its fresh and imaginative handling of this complicated array of voices and instruments, Gott ist mein König, perhaps on account of its strangely assembled text, is somewhat disjointed and short-winded. It is the only one of the Mühlhausen cantatas which feels like an early work, part of his novitiate. But there is one exception, the penultimate chorus (No 6), the plum of the cantata. Setting a verse from Psalm 74, ‘O deliver not the soul of thy turtledove unto the multitude of the wicked’, Bach portrays, in what can only be a very personal tone of voice, the situation of the beleaguered Christian or, indeed, the hard-pressed musician. It is a movement of extraordinary reticence, delicacy and the utmost tonal subtlety. Where in ‘Christ lag’ he used the interval of the falling second to express grief, here he uses its obverse, a rising semitone, to convey yearning—another example of pathopoeia, and straightforwardly evocative of the cooing of the turtledove. An impression of Frenchness faintly redolent of Couperin is enhanced by the delicately applied tone-colour, ‘choirs’ of recorders and cello contrasted with those of the reeds—two oboes and bassoon—and the string ensemble. A gentle, undulating figure beginning in the cello gradually permeates the whole instrumental ensemble—awakening a whole flock of turtledoves as it were—while the voices fade away softly and in unison, intoning five bars of Gregorian-like chant. They suggest a melancholic longing for something out of reach. This movement is one long enchantment, one of the few instances in Bach’s vocal music where he allows himself to mix nostalgic unreality, mystery and sensual delight. As with his cantatas for the Fourth Sunday after Easter the closest parallel is with some of Rameau’s pastoral dances, and in this style perhaps both were ahead of their time—by more than a hundred years.

from notes by Sir John Eliot Gardiner © 2008

Que Bach s’était à l’évidence imposé de facto comme Capellmeister de Mühlhausen, c’est ce qu’atteste la Kirchenmusik, ou «motet de félicitations», qui lui fut commandée pour fêter l’installation des bourgmestres et conseillers municipaux à l’issue des élections de février 1708. Gott ist mein König, BWV71, est resté sans équivalent dans l’œuvre de Bach. Aucune autre œuvre de lui ne fait appel à un dispositif d’aussi grande envergure—elle se déploie en quatre «chœurs» instrumentaux séparés, auxquels répondent un consort vocal de quatre chanteurs, une Capelle (facultative) de ripiénistes et un orgue. Le modèle le plus proche de l’œuvre de Bach, tant par le style que pour l’époque de sa conception, c’est dans les deux derniers oratorios de Buxtehude qu’on le trouve, à travers lesquels la ville de Lübeck pleurait la mort de son empereur, Leopold I, et avec une théâtrale splendeur faisait allégeance, en décembre 1705, à son successeur, Joseph I. Bach y assista très certainement, et Gott ist mein König, cantate composée deux ans plus tard, constitue l’un de ses nombreux hommages à Buxtehude, résultante épurée de cette puissante expérience des Abend-Musiken qu’il vécut à Lübeck, dont seuls les textes ont survécu.

Bach écrivait pour une célébration politique toute de solennité et d’apparat durant laquelle les autorités municipales de Mühlhausen, fières de leur indépendance, entendaient mettre les bouchées doubles. Au matin du 4 février 1708, la grosse cloche de la Marienkirche sonna une heure, de sept à huit. Deux ensembles de cuivres annoncèrent les quarante-deux conseillers et les six bourgmestres se rendant en cortège officiel de l’hôtel de ville à l’église, les élus sortants précédant leurs successeurs nouvellement élus, le personnel municipal fermant la marche. À l’intérieur de l’église, après les hymnes d’entrée, vinrent tout d’abord le sermon puis le plat de résistance: le motet de Bach, chargé d’accueillir le nouveau conseil. Son texte contenait une allusion tout à fait d’actualité à l’âge d’au moins l’un des bourgmestres (un octogénaire), une prière pour la bonne gouvernance de la cité, quelques brèves allusions à la Guerre de Succession d’Espagne ainsi qu’un hommage à l’empereur Joseph I, le tout entrecoupé de citations bibliques. Après la bénédiction et l’hymne de conclusion, les conseillers nouvellement élus se mirent en ligne face au porche de l’église, «sous le ciel ouvert»; c’est là qu’ils prêtèrent serment, après lecture faite devant eux par le Syndicus, lequel se tenait devant le portail. Après quoi la procession se reforma, avec un nouveau conseil à sa tête, refaisant le chemin inverse pour regagner l’hôtel de ville où une fête splendide les attendait.

Deux des nouveaux bourgmestres furent suffisamment impressionnés et honorés par la contribution de Bach pour en financer l’impression (partition et parties séparées). L’ironie de l’histoire veut que cette œuvre, parmi toutes les Cantates de Bach, soit demeurée la seule publiée de son vivant. Malgré tout son charme et son ingéniosité instrumentale, le plaisir qu’elle prend aux contrastes marqués de sonorité, la manière toute de fraîcheur et d’inventivité dont elle traite une foule complexe de voix et d’instruments, la Cantate Gott ist mein König, en raison peut-être de son texte curieusement agencé, apparaît quelque peu décousue et comme manquant de souffle. C’est la seule des Cantates de Mühlhausen à donner le sentiment d’être l’œuvre de début de parcours d’un Bach accomplissant son noviciat. Il y a toutefois une exception, l’avant-dernier chœur (nº 6), morceau de choix de la Cantate. Mettant en musique le verset 19 du Psaume 74: «Tu ne voudrais livrer à l’ennemi l’âme de ta tourterelle», Bach brosse le portrait, le ton adopté pour ce faire ne pouvant qu’apparaître éminemment personnel, de la situation du chrétien assiégé ou, en définitive, du musicien harcelé. C’est un mouvement extraordinaire de réticence, de délicatesse et de la plus extrême subtilité tonale. Alors que «Christ lag in Todesbanden» Bach avait eu recours à l’intervalle descendant de seconde pour exprimer la douleur, il utilise ici son renversement: un demi-ton ascendant chargé d’exprimer le désir empreint d’espoir—autre exemple de pathopoeia et évocation directe du roucoulement de la tourterelle. Un quelque chose de français, sorte de parfum rappelant vaguement Couperin, se trouve ici rehaussé par la couleur tonale délicatement suggérée, aux «chœurs» de flûtes à bec avec violoncelle répondant en manière de contraste ceux des anches—deux hautbois et basson—et l’ensemble des cordes. Commençant au violoncelle, une figure calme et ondulante peu à peu se propage à l’ensemble de l’effectif instrumental—évoquant si l’on veut l’envol d’une multitude de tourterelles—tandis que les voix s’effacent doucement et à l’unisson, entonnant cinq mesures comme inspirées du grégorien. Elles semblent suggérer une mélancolique aspiration à quelque chose qui serait hors de portée. Ce mouvement apparaît tel un long enchantement, occasion rare dans la musique vocale de Bach où celuici s’autorise un mélange d’irréalité nostalgique, de mystère et de bonheur sensuel. Comme pour ses Cantates destinées au quatrième dimanche après Pâques, le parallèle le plus étroit venant à l’esprit oriente vers certaines danses pastorales de Rameau, domaine stylistique dans lequel l’un et l’autre étaient sans doute en avance sur leur temps—et d’une bonne centaine d’années.

extrait des notes rédigées par Sir John Eliot Gardiner © 2008
Français: Michel Roubinet

Dass Bach den Auftrag erhielt, für den Gottesdienst im Februar 1708 zur Feier der Amtseinführung des neu gewählten Stadtrats die Festmusik, das „kleine Rats-Stückchen“, zu komponieren, ist der schlüssige Beweis, dass er sich in Mühlhausen de facto als Kapellmeister etabliert hatte. BWV71 Gott ist mein König ist in Bachs Schaffen beispiellos. Kein anderes Werk ist in einem so großen Maßstab angelegt: Vier eigenständige Instrumentalchöre sind gegen eine Vokalgruppe aus vier Sängern gesetzt, optional dazu eine Kapelle aus Ripienisten und eine Orgel. Das Vorbild, das Bachs Werk stilistisch wie auch zeitlich am nächsten liegt, sind die zwei Oratorien Buxtehudes, mit denen die Stadt Lübeck im Dezember 1705 den Tod Kaiser Leopolds I. betrauerte und seinem Nachfolger Joseph I. mit theatralischer Pracht ihre Huldigung darbrachte. Bach dürfte zugegen gewesen sein, und die zwei Jahre später komponierte Kantate Gott ist mein König gehört zu den zahlreichen Werken, mit denen er Buxtehude Anerkennung zollte, eine Nachwirkung der eindrucksvollen Erlebnisse, die für ihn diese Lübecker „Abend-Musiken“ gewesen waren, von denen nur die Texte erhalten sind.

Bach schrieb für eine üppige politische Feier, mit der sich die Stadt Mühlhausen, stolz auf ihre Unabhängigkeit, von ihrer besten Seite präsentierte. Am Morgen des 4. Februars 1708 läutete die große Glocke der Marienkirche von sieben bis acht. Zwei Blaskapellen schritten der offiziellen Prozession der zweiundvierzig Ratsherren und sechs Bürgermeister vom Rathaus bis zur Kirche voran, ihnen folgten die scheidenden Stadtherren, hinter diesen ihre neu gewählten Nachfolger und Amtsdiener als Nachhut. In der Kirche wurde nach den einleitenden Chorälen zunächst die Predigt gehalten, dann kam das Hauptstück, Bachs „Glückwünschende Kirchen Motetto“, mit der das neue Stadtparlament begrüßt werden sollte. Ihr Text enthielt einen thematischen Bezug zum Alter mindestens eines der Bürgermeister (einen Achtzigjährigen), eine Gebet um gute Stadtlenkung, beiläufige Anspielungen auf den Spanischen Erbfolgekrieg und eine Huldigung an Kaiser Joseph I, alle vermischt mit Zitaten aus der Bibel. Nach dem Segen und dem letzten Choral stellten sich die frisch gewählten Ratsherren „unter offenem Himmel“ vor dem Kirchenportal auf und legten ihre Eide ab, die ihnen der im Eingang stehende Syndicus vorlas. Danach formierte sich der Zug neu, diesmal mit dem neuen Stadtrat an der Spitze, und man begab sich zurück ins Rathaus, wo ein prächtiges Fest gefeiert wurde.

Zwei der neu gewählten Bürgermeister waren so beeindruckt und erfreut über Bachs Beitrag, dass sie die Druckkosten für Textbuch und Noten übernahmen. Dass die Kantate Gott ist mein König—als einzige überhaupt—zu Lebzeiten des Komponisten veröffentlicht wurde, mag uns paradox erscheinen. Denn ungeachtet ihrer reizvollen und einfallsreichen Instrumentierung, der Freude an kühnen Klangkontrasten, der frischen und phantasievollen Führung einer so verflochtenen Phalanx von Stimmen und Instrumenten erscheint sie, vielleicht durch ihren merkwürdig zusammengeflickten Text, irgendwie zerrissen und kurzatmig. Sie ist die einzige seiner Mühlhausener Kantaten, die wie ein Frühwerk wirkt, aus der Probezeit des Novizen. Allerdings gibt es eine Ausnahme, den vorletzten Chor (Nr. 6), die Rosine im Kuchen. Die Worte des Psalms 74, „Du wollest dem Feinde nicht geben die Seele deiner Turteltauben“, vertont Bach in einer Weise, die nur der Ausdruck einer sehr persönlichen Stimme sein kann: Er schildert die Situation des heimgesuchten Christen—oder konkret des hart bedrängten Musikers. Es ist ein Satz von ungewöhnlicher Zurückhaltung, Delikatesse und ungeheurer tonaler Subtilität. Wenn er in Christ lag in Todesbanden eine fallende Sekunde benutzte, um den Schmerz auszudrücken, verwendet er hier ihr Gegenstück, einen steigenden Halbton, um die schmachtende Sehnsucht anzudeuten—ein weiteres Beispiel für eine Pathopeia, die augenblicklich an das Gurren der Turteltaube denken lässt. Ein französischer, an Couperin erinnernder Beiklang erhält deutlicheres Gewicht durch zart getupfte Farben: Blockflöten-„Chöre“ und Cello, die gegen die Rohrblattinstrumente—zwei Oboen und Fagott—und die Streichergruppe gesetzt sind. Eine zarte, wogende Figur, die auf dem Cello beginnt, durchzieht allmählich das gesamte Streicherensemble—als würde ein ganzer Schwarm Turteltauben aufgeweckt—, während die Stimmen sanft und unisono in den fünf Takten eines gregorianischen Chorals verklingen, in melancholischer Sehnsucht nach etwas, was außer Reichweite ist. Dieser Satz ist ein einziges Entzücken, einer der wenigen Ausnahmen, wo sich Bach erlaubt, nostalgische Unwirklichkeit, Mysterium und sinnliche Freude zu vermischen. Wie bei seinen Kantaten für den vierten Sonntag nach Ostern ist die engste Parallele die Nähe zu einigen der pastoralen Tänze Rameaus, und vielleicht waren mit diesem Stil beide ihrer Zeit voraus—mehr als ein ganzes Jahrhundert.

aus dem Begleittext von Sir John Eliot Gardiner © 2008
Deutsch: Gudrun Meier

Recordings

Bach: Cantatas Nos 24, 71, 88, 93, 131, 177 & 185
SDG141Download only
Bach: Alles mit Gott
Studio Master: SDG114Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

No 1. Coro: Gott ist mein König
Track 18 on SDG141 CD1 [2'03] Download only
No 2. Aria con Choral: Ich bin nun achtzig Jahr
Track 19 on SDG141 CD1 [3'36] Download only
No 3. Quartetto: Dein Alter sei wie deine Jugend
Track 20 on SDG141 CD1 [2'05] Download only
No 4. Arioso: Tag und Nacht ist dein
Track 21 on SDG141 CD1 [2'57] Download only
No 5. Aria: Durch mächtige Kraft
Track 22 on SDG141 CD1 [1'14] Download only
No 6. Coro: Du wollest dem Feinde
Track 5 on SDG114 [3'26] Download only
Track 23 on SDG141 CD1 [3'11] Download only
No 7. Coro: Das neue Regiment
Track 24 on SDG141 CD1 [3'23] Download only

Track-specific metadata

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