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Symphony No 1 in E major, Op 26

composer
1899/1900
author of text

 
In his short life Scriabin moved from a fascination with perfumed charm towards a late style of visionary intensity. His First and Second Symphonies, composed in quick succession, summarise the first stage of this journey. His earliest compositions, almost all for solo piano, reflect an adoration of Chopin together with a highly imaginative approach to the instrument. Indeed the titles of much of this music also reflect Chopin: Preludes, Études, Nocturnes and Mazurkas. By his mid-twenties he had composed nearly a hundred such pieces, as well as his first three Piano Sonatas.

Scriabin’s huge early talent was confined strictly to music. It certainly didn’t extend to promoting himself or organising his life, so it was just as well that he had the good fortune to attract influential men who could do that for him. In May 1894 the pianist and conductor Vasily Safonov brought some of Scriabin’s music to the attention of Mitrofan Belyayev. Heir to an extremely wealthy merchant family, Belyayev devoted his fortune to supporting Russian music and encouraging young composers. Scriabin soon became one of his favourites. Belyayev published his music, gave him a generous monthly allowance, bullied him into behaving responsibly and encouraged him to compose his first large-scale work, the Piano Concerto, in 1897. Safonov then gave a further push to Scriabin’s career when in 1898 he arranged for him to take up a post teaching piano at the Moscow Conservatory. Scriabin was too impatient and egocentric to be a good teacher, but the stability and respect he enjoyed during these years propelled him towards further large-scale composition.

The First Symphony, composed in 1899–1900, has six movements instead of the conventional four, the finale featuring vocal soloists and a chorus. It was performed (without its finale) under Anatoly Lyadov in St Petersburg in 1900, and a complete performance followed the next spring in Moscow, conducted by Safonov, who introduced it to the players with the grand words, ‘Gentlemen, here is the new Bible’. Neither performance was particularly well received, but Scriabin was not discouraged and immediately set to work on the Second Symphony.

The First Symphony is full of wonderful ideas; for all his life, Scriabin could create a particular mood or state of mind within a few notes. The six-movement scheme might seem wildly ambitious for a composer with so little experience of composing on a large scale, though, since none of the first five movements is particularly long, problems of long-range structure are largely absent. Scriabin’s own voice has to contend with a number of fairly strong influences, above all those of Wagner, Liszt, Franck and Tchaikovsky. What is notably absent is any specifically Russian colouring. Scriabin had no use whatsoever for anything derived from folk music, though his compositional technique is essentially Russian in its avoidance of organic development, preferring instead a more sectional approach where ideas are stated, combined, contrasted and re-stated to dramatic effect.

One way of looking at the symphony is to see it as cast essentially in four movements, preceded by a sensually atmospheric prelude and rounded off with a grandiose epilogue. This finale is one of the very few compositions by Scriabin to include the human voice. Apart from a wordless chorus that enters towards the end of his Fifth Symphony (‘Prometheus, Poem of Fire’) vocal writing plays a negligible part in his output. He did, however, write at length and rhapsodically about music and philosophy. The rather conventional phrasing and ideas of the First Symphony’s finale suggest that the actual setting of words to music was more a limitation than an inspiration to him. Nevertheless, every feature of this work, from its ambitious intentions to its smallest moments of sensation, points in the direction of the extraordinary developments that Scriabin’s music would soon undergo.

from notes by Andrew Huth © 2016

Dans sa courte vie, Scriabine évolua d’une fascination au charme savoureux à un style d’une intensité visionnaire. Ses Première et Deuxième Symphonies, qui se suivent à peu d’intervalle, résument la première étape de cette trajectoire. Ses premières compositions, presque toutes pour piano seul, reflètent son adoration pour Chopin et témoignent d’une conception particulièrement imaginative de l’instrument. Les titres de ces pièces eux-mêmes évoquent Chopin: Préludes, Études, Nocturnes et Mazurkas. Au milieu de la vingtaine, il avait composé près de cent pièces de ce genre, sans compter ses trois premières sonates pour piano.

Le talent immense et précoce de Scriabine se limitait strictement à la musique. Pour assurer sa propre promotion ou organiser sa vie, le compositeur se montrait plus démuni; il n’était donc sans doute pas plus mal que la chance place sur son chemin des hommes influents qui purent assurer ces missions à sa place. En mai 1894, le pianiste et chef d’orchestre Vassili Safonov porta quelques œuvres de Scriabine à l’attention de Mitrofan Belaïev. Héritier d’une famille de commerçants extrêmement riche, Belaïev consacra sa fortune à soutenir la musique russe et à encourager les jeunes compositeurs. Scriabine devint rapidement l’un de ses préférés. Belaïev publia sa musique, lui octroya une rente mensuelle généreuse, le harcela pour qu’il se comporte en personne responsible et l’encouragea à écrire sa première partition d’envergure, le Concerto pour piano, en 1897. Safonov donna un nouveau coup de pouce à la carrière de Scriabine en 1898, lorsqu’il lui fit obtenir un poste de professeur de piano au Conservatoire de Moscou. Scriabine était trop impatient et égocentrique pour être un bon enseignant, mais la stabilité et le respect don’t il jouit pendant ces années le propulsèrent vers l’écriture de nouvelles œuvres de grande envergure.

La Première Symphonie, composée en 1899-1900, comporte six mouvements au lieu des quatre habituels, et le finale recourt à des solistes vocaux et à un chœur. Elle fut jouée (sans le finale) à Saint-Pétersbourg en 1900, sous la direction d’Anatoli Liadov, et une exécution complète eut lieu à Moscou au printemps suivant, dirigée par Safonov, qui la présenta aux musiciens en ces termes ronflants: «Messieurs, voici la nouvelle Bible.» Aucune des deux exécutions ne remporta un franc succès, mais Scriabine ne se montra pas découragé et se mit immédiatement à la composition de la Deuxième Symphonie.

La Première Symphonie est pleine d’idées merveilleuses; toute sa vie, Scriabine sut créer un climat ou un état d’esprit particulier avec une poignée de notes. La structure en six mouvements peut sembler d’une ambition outrancière pour un compositeur aussi peu expérimenté dans la composition de grandes formes. Néanmoins, aucun des cinq premiers mouvements n’étant très long, les problèmes d’organisation sur une grande échelle ne se posent guère. La voix personnelle de Scriabine avait à affronter un certain nombre d’influences assez fortes, en premier lieu celles de Wagner, Liszt, Franck et Tchaïkovski. On remarque l’absence de toute coloration spécifiquement russe. Scriabine ne recourut à aucun élément issu de la musique populaire que ce soit; toutefois, sa technique de composition est profondément russe en ce qu’elle évite tout développement organique et préfère une conception par sections où les idées sont énoncées, combinées, confrontées et réexposées dans un souci de l’effet dramatique.

On peut considérer cette symphonie comme une œuvre en quatre mouvements, précédés d’un prélude sensuel et poétique et couronnés par un épilogue grandiose. Ce finale est l’une des très rares compositions de Scriabine à introduire la voix humaine. Si l’on excepte un chœur à bouche fermée à la fin de la Cinquième Symphonie («Prométhée, Poème du feu»), l’écriture vocale joue un rôle négligeable dans sa production. En revanche, il écrivit longuement et avec exaltation sur la musique et la philosophie. Les phrasés et les idées assez conventionnels du finale de la Première Symphonie laissent à penser que mettre véritablement des mots en musique constituait un frein plutôt qu’un aiguillon à l’inspiration de Scriabine. Néanmoins, chaque aspect de cette partition, des plus infimes sensations aux intentions les plus ambitieuses, préfigure les développements extraordinaires que la musique de Scriabine allait bientôt connaître.

extrait des notes rédigées par Andrew Huth © 2016
Français: Claire Delamarche

In seinem kurzen Leben veränderte sich Skrjabins Stil von einer Faszination mit duftendem Charme zu visionärer Intensität. Seine 1. und 2. Sinfonie wurde schnell hintereinander komponiert und fassen den ersten Abschnitt dieser Reise zusammen. Die frühesten Kompositionen Skrjabins, fast alle für Klavier zu zwei Händen, lassen sowohl eine Bewunderung für Chopin als auch einen höchst kreativen Umgang mit dem Instrument erkennen. Schon die meisten Titel dieser Kompositionen erinnern an Chopin: Preludes, Étuden, Nocturnes und Mazurken. Mitte Zwanzig konnte Skrjabin auf fast 100 Stücke dieser Art sowie auf seine ersten drei Klaviersonaten verweisen.

Skrjabins riesiges frühes Talent beschränkte sich ausschließlich auf Musik. Es half ihm eindeutig nichts bei seiner eigenen Vermarktung oder beim Organisieren seines Lebens. Zum Glück zog er einflussreiche Männer an, die das für ihn erledigen konnten. Der Pianist und Dirigent Wassili Safonow machte im Mai 1894 Mitrofan Beljajew auf Skrjabins Musik aufmerksam. Beljajew war Erbe einer extrem reichen Handelsfamilie und nutzte seinen Reichtum zur Unterstützung russischer Musik und Förderung junger Komponisten. Skrjabin zählte bald zu seinen Lieblingen. Beljajew veröffentlichte Skrjabins Musik, gab ihm jeden Monat eine großzügige finanzielle Unterstützung, gängelte den Komponisten solange, bis er verantwortlich auftrat, und ermunterte ihn 1897 zur Schaffung seines ersten groß angelegten Werkes, ein Klavierkonzert. Safonow gab Skrjabins Karriere einen weiteren Schub, als er 1898 für ihn eine Lehrstelle für Klavier am Moskauer Konservatorium organisierte. Als Lehrer war Skrjabin zu ungeduldig und egozentrisch. Aber die Stabilität und Anerkennung, die Skrjabin in diesen Jahren genoss, förderten die Komposition weiterer groß angelegter Werke erheblich.

Die zwischen 1899 und 1900 komponierte 1. Sinfonie besteht aus sechs Sätzen anstatt der gewöhnlichen vier. Ungewöhnlich ist auch die Besetzung des Schlusssatzes mit Gesangssolisten und einem Chor. Die 1. Sinfonie wurde 1900 (ohne Schlusssatz) unter Anatoli Ljadow in St. Petersburg aufgeführt. Die Uraufführung der vollständigen Sinfonie fand im Frühling des darauf folgenden Jahres in Moskau statt. Da stand Safonow am Pult, der den Musikern die Sinfonie mit den grandiosen Worten vorstellte: „Meine Herren, hier ist die neue Bibel.“ [Übersetzung aus dem Englischen, d. Ü.] Keine der beiden Aufführungen fand besonders großen Zuspruch. Aber Skrjabin ließ sich nicht entmutigen und begann sofort mit der Arbeit an der 2. Sinfonie.

Die 1. Sinfonie ist voller wunderbarer Ideen. Sein ganzes Leben lang konnte Skrjabin mit wenigen Noten eine ganz bestimmte Stimmung oder Gemütsverfassung hervorzaubern. Man könnte meinen, dass sich ein mit groß angelegten Werken so unerfahrener Komponist gleicht etwas viel vor vornimmt, wenn er eine Sinfonie mit sechs Sätzen anstrebt. Da jedoch die ersten fünf Sätze nicht besonders lang sind, gibt es kaum Probleme mit weit ausgreifenden Strukturen. Skrjabins eigene Stimme kämpft gegen eine Reihe ziemlich starker Einflüsse, allen voran gegen die von Wagner, Liszt, Franck und Tschaikowski. Auffällig ist das Fehlen einer spezifisch russischen Färbung. Skrjabin konnte mit Volksmusikelementen überhaupt nichts anfangen, auch wenn seine Kompositionstechnik mit ihrer Vermeidung motivisch-thematischer Entwicklung und mit ihrer an deren Stelle tretenden stärkeren Denkweise in Abschnitten, wo Ideen wirkungsvoll vorgestellt, kombiniert, kontrastiert und wiederaufgenommen werden, im Wesentlichen russisch ist.

Die sechs Sätze der Sinfonie lassen sich als vier zentrale Sätze, ein vorangestelltes sinnliches Präludium und ein abschließender grandioser Epilog deuten. Dieser Schlusssatz gehört zu den wenigen Kompositionen Skrjabins für Gesang. Mal von einem Chor ohne Worte abgesehen, der am Ende von Skrjabins 5. Sinfonie („Prométhée. Le Poème du feu“) zu hören ist, findet man im Oeuvre des Komponisten wenig für Gesang. Allerdings schrieb Skrjabin viel und rhapsodisch über Musik und Philosophie. Die ziemlich konventionellen Phrasierungen und Ideen im Schlusssatz der 1. Sinfonie legen die Vermutung nahe, dass Skrjabin die Vertonung von Worten eher als eine Belastung und weniger als eine Inspiration empfand. Jedoch lässt jedes Element in diesem Werk schon erahnen, angefangen bei seinen ehrgeizigen Intentionen bis zu den kleinsten Sinnesreizen, in welch außerordentliche Richtungen sich Skrjabins Musik bald entwickeln sollte.

aus dem Begleittext von Andrew Huth © 2016
Deutsch: Elke Hockings

Recordings

Scriabin: Symphonies Nos 1 & 2
Studio Master: LSO0770Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Lento
Movement 2: Allegro drammatico
Movement 3: Lento
Movement 4: Vivace
Movement 5: Allegro
Movement 6: Andante  O divnyy obraz Bozhestva
Track 6 on LSO0770 CD1 [13'41] Download only

Track-specific metadata for LSO0770 disc 1 track 2

Allegro drammatico
Artists
ISRC
GB-DGQ-16-27002
Duration
10'57
Recording date
30 March 2014
Recording venue
Barbican, London, United Kingdom
Recording producer
James Mallinson
Recording engineer
Jonathan Stokes & Neil Hutchinson
Hyperion usage
  1. Scriabin: Symphonies Nos 1 & 2 (LSO0770)
    Disc 1 Track 2
    Release date: May 2016
    Download only
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