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Violin Concerto No 2 in D minor, Op 44

composer
composed for Pablo de Sarasate who gave the first performance at the Crystal Palace in London on 4 November 1877

 
Considering the number—and the quality—of the fairy godfathers who attended at its birth, Max Bruch’s Violin Concerto No 2 in D minor, Op 44, should have got off to a flying start. For a while it seemed to be holding its own in the concert halls of Europe but, as happened with so many of Bruch’s works, its impetus flickered and then virtually died. The demise of its major champion Pablo de Sarasate in 1908 sealed its fate and it became the preserve of a few doughty champions, including more recently Jascha Heifetz and Itzhak Perlman.

Having been heavily dependent on the playing skills, compositional wisdom and worldly influence of Joseph Joachim, by the late 1870s Bruch had a new violinistic hero, Sarasate. The Spanish virtuoso left enough recordings for us to hear what an engaging personality he had, expressed through a playing technique that was light, airy and dazzling—the very antithesis of Joachim’s serious mien. After conducting for Sarasate’s performances of his first violin concerto in Frankfurt and Wiesbaden on 2 and 8 February 1877, in a letter to his publisher Simrock Bruch described his soloist as ‘an extraordinary violinist and a charming man’, adding: ‘I shall write something for him—that is quite certain.’ Three weeks later he wrote to Simrock: ‘It is definite … the principal ideas are there—products of the inspiration which his indescribably perfect performance of the first concerto aroused in me.’ By the beginning of May he could report that the new work was ‘virtually finished’.

In mid-October, Bruch made his first visit to England, travelling with Sarasate, who played the first concerto under his baton at the Crystal Palace. On 4 November both men were back at the Crystal Palace for the premiere of the second concerto, played from manuscript parts. The Sunday Times critic was damning: ‘Herr Max Bruch, the composer, is one of those men who cannot be content with following an example—be it good, bad or indifferent—and his new concerto shows how thoroughly he despises the canons of “form”. The interpretation of the work by the Spanish fiddler was clever and well sustained throughout, but that does not lead us to entertain a high opinion of the composition.’ Bruch made revisions, as he again did after he and Sarasate had given the Berlin premiere in January 1878. He took advice from the violinist Robert Heckmann and, as so often before, from Joachim, whom he met in Barmen and Koblenz in February. He told Simrock that the Hungarian master had played the concerto prima vista, ‘like the Devil’, and that Joachim thought it easier than the first concerto, while its dedicatee Sarasate thought the opposite.

The musicologist Wilhelm Altmann revealed that Sarasate, who had a picturesque imagination, had given Bruch a scenario for the concerto, depicting the aftermath of a battle in the Spanish Carlist Wars. Apparently the first movement, a dramatic Adagio ma non troppo which opens darkly and threateningly, represents a battlefield littered with dead and dying soldiers. A young woman moves among this carnage, searching for the man she loves, and a funeral march accompanies a burial procession. The movement is in sonata form with two main themes, the first quite flowing, the second more dramatic. Brahms was scathing about the whole idea of starting a concerto with an Adagio, although he later modified his opinion. The central movement is a dramatic Recitativo in which the orchestra comments, almost like a chorus, on the violin’s phrases. Bruch is perhaps thinking of the sort of operatic scena Spohr employed in his ‘Gesangsszene’ concerto. The Recitativo ends with an evocative horn passage and leads straight into the finale, again in sonata form and apparently depicting a cavalry action: it begins by continuing the expectant mood of the Recitativo, with drumming hoof beats, and features martial rhythms, as well as some music that is more yielding and a great deal of the virtuoso violin passage-work in which Sarasate excelled.

from notes by Tully Potter © 2017

Si l’on considère le nombre—et la qualité—des bons parrains qui assistèrent à sa naissance, le Concerto pour violon nº 2 en ré mineur, op.44, de Max Bruch aurait dû prendre un très bon départ. Pendant un certain temps, il sembla tenir bon dans les salles de concert européennes mais, comme ce fut le cas de tant d’œuvres de Bruch, son élan vacilla et il finit par pratiquement disparaître. La mort de son principal défenseur, Pablo de Sarasate, en 1908, scella son destin et il devint la chasse gardée de quelques vaillants champions, dont Jascha Heifetz et Itzhak Perlman à une date plus récente.

Après avoir beaucoup dépendu du talent d’interprète de Joseph Joachim, de sa sagesse en matière de composition et de son influence matérielle dès la fin des années 1870, Bruch trouva un nouveau héros dans le domaine du violon en la personne de Sarasate. Le virtuose espagnol nous a laissé suffisamment d’enregistrements à écouter pour connaître sa personnalité attachante, qui se traduit par une technique légère, aérienne et éblouissante—l’antithèse même de la mine sérieuse de Joachim. Après avoir dirigé des exécutions de son Premier Concerto pour violon avec Sarasate à Francfort et Wiesbaden les 2 et 8 février 1877, Bruch décrivit son soliste, dans une lettre à son éditeur Simrock, comme «un violoniste extraordinaire et un homme charmant», ajoutant: «j’écrirai quelque chose pour lui—c’est absolument certain». Trois semaines plus tard, il écrivait à Simrock: «C’est tout à fait certain … les principales idées sont là—des produits de l’inspiration qu’a suscité en moi son exécution d’une perfection indescriptible du premier concerto.» Dès le début du mois de mai, il pouvait annoncer que la nouvelle œuvre était «virtuellement terminée».

Au milieu du mois d’octobre, Bruch se rendit pour la première fois en Angleterre en compagnie de Sarasate, qui joua le premier concerto sous sa direction au Crystal Palace. Le 4 novembre, les deux hommes étaient de retour au Crystal Palace pour la création du deuxième concerto, joué sur les parties manuscrites. La critique du Sunday Times fut accablante: «Herr Max Bruch, le compositeur, est l’un de ces hommes qui ne peuvent se contenter de suivre un exemple—qu’il soit bon, mauvais ou médiocre—et son nouveau concerto montre à quel point il méprise les canons de la “forme”. L’interprétation de l’œuvre par le violoniste espagnol fut habile et bien soutenue du début à la fin, mais cela ne nous conduit pas à nourrir une bonne opinion de la composition.» Bruch fit des révisions et le modifia encore après avoir donné la première berlinoise avec Sarasate, en janvier 1878. Il prit conseil auprès du violoniste Robert Heckmann et, comme si souvent auparavant, auprès de Joachim, qu’il rencontra à Barmen et Coblence en février. Il dit à Simrock que le maître hongrois avait joué le concerto prima vista, «comme le diable», et que Joachim le trouvait plus facile que le premier concerto, alors que son dédicataire, Sarasate, pensait le contraire.

Le musicologue Wilhelm Altmann révéla que Sarasate, qui avait une imagination pittoresque, avait donné à Bruch un scénario pour le concerto, dépeignant les conséquences d’une bataille au cours des guerres carlistes espagnoles. Apparemment, le premier mouvement, un Adagio ma non troppo dramatique qui commence de manière sombre et menaçante, représente un champ de bataille jonché de soldats morts ou mourants. Une jeune femme avance le long de ce carnage, à la recherche de l’homme qu’elle aime, et une marche funèbre accompagne une procession funèbre. Ce mouvement est en forme sonate avec deux thèmes principaux, le premier très fluide, le second plus dramatique. Brahms fut cinglant vis-à-vis de cette idée consistant à débuter un concerto par un Adagio mais il changea d’avis par la suite. Le mouvement central est un Recitativo dramatique dans lequel l’orchestre commente, presque comme un chœur, les phrases du violon. Ici, Bruch pense peut-être au genre de scena lyrique que Spohr employa dans son concerto «Gesangsszene». Le Recitativo s’achève sur un passage évocateur aux cors et mène tout droit au finale, à nouveau en forme sonate, qui dépeint apparemment un combat de cavalerie: il commence en prolongeant l’atmosphère d’impatience contenue du Recitativo, au son de sabots bourdonnants, et comporte des rythmes martiaux ainsi qu’une musique qui s’abandonne davantage et de nombreux traits de virtuosité au violon dans lesquels excellait Sarasate.

extrait des notes rédigées par Tully Potter © 2017
Français: Marie-Stella Pâris

Angesichts der Zahl—und Qualität—der guten Geister, die bei seiner Geburt zugegen waren, hätte das Violinkonzert Nr. 2 d-Moll, op. 44, von Max Bruch eigentlich einen fliegenden Start erleben müssen. Zunächst schien es sich in den Konzertsälen Europas wacker zu halten, dann jedoch—wie es mit so vielen Werken Bruchs geschah—verlor es an Triebkraft und ging mehr oder minder unter. Der Tod seines großen Fürsprechers Pablo de Sarasate im Jahr 1908 besiegelte das Schicksal des Werks, das daraufhin nur noch von ein paar beherzten Geigern—in jüngerer Zeit etwa Jascha Heifetz und Itzhak Perlman—aufrechterhalten worden ist.

Nachdem er sich sehr auf die spielerischen Fertigkeiten, kompositorische Klugheit und den weltläufigen Einfluss von Joseph Joachim gestützt hatte, orientierte Bruch sich ab Ende der 1870er Jahre an einem neuen Geiger-Heroen, nämlich Sarasate. Der spanische Virtuose hat zahlreiche Einspielungen hinterlassen, die auch heutzutage noch dank seiner leichten, luftigen und blendenden Spieltechnik seine gewinnende Persönlichkeit durchscheinen lassen—der Gegenpol zu Joseph Joachims ernstem Auftreten. Nachdem er am 2. und 8. Februar 1877 Aufführungen seines ersten Violinkonzerts mit Sarasate in Frankfurt und Wiesbaden dirigiert hatte, beschrieb Bruch den Solisten in einem Brief an seinen Verleger Simrock als „außerordentlichen Geiger und reizenden Menschen“ und fügte hinzu: „Für ihn schreibe ich noch—das ist ganz sicher.“ Drei Wochen später teilte er Simrock mit: „Es steht jetzt fest … die Hauptgedanken sind schon da—Producte der Begeisterung, die seine unbeschreiblich vollkommene Wiedergabe des 1. Concertes in mir erregt hat.“ Anfang Mai konnte er bereits berichten, dass das neue Werk fast fertig sei.

Mitte Oktober reiste Bruch erstmals nach England, um zusammen mit Sarasate das erste Violinkonzert im Crystal Palace aufzuführen. Am 4. November kehrten die beiden Künstler zum Crystal Palace zurück, um dort die Premiere des zweiten Konzerts zu geben, welches aus handschriftlichem Stimmmaterial gespielt wurde. Das Urteil der Sunday Times war vernichtend: „Herr Max Bruch, der Komponist, ist einer jener Männer, die sich nicht damit zufrieden geben können, einem Beispiel zu folgen—sei es gut, schlecht oder durchschnittlich—, und sein neues Konzert zeigt, wie sehr er den Kanon der „Form“ verabscheut. Die Interpretation des spanischen Geigers war geschickt und gut durchgehalten, jedoch lässt uns das trotzdem das Werk nicht höher einschätzen.“ Bruch nahm einige Revisionen vor, und dann noch einmal nach der Berliner Premiere im Januar 1878, die er ebenfalls mit Sarasate gegeben hatte. Er ließ sich dabei von dem Geiger Robert Heckmann beraten und auch, wie so oft in der Vergangenheit, von Joachim, mit dem er sich im Februar in Barmen und Koblenz traf. Er berichtete Simrock, dass der ungarische Maestro das Konzert „wie der Teufel“ vom Blatt gespielt und es einfacher als das erste Konzert gefunden habe, während sein Widmungsträger Sarasate das Gegenteil empfand.

Der Musikwissenschaftler Wilhelm Altmann hat darauf hingewiesen, dass Sarasate, der eine lebhafte Vorstellungskraft besaß, Bruch ein Szenario für das Konzert geliefert hatte, das die Folgen einer Schlacht in den spanischen Karlistenkriegen darstellte. Offenbar zeichnet der erste Satz, ein dramatisches Adagio ma non troppo, das düster und bedrohlich beginnt, ein mit toten und sterbenden Soldaten übersätes Schlachtfeld nach. Auf der Suche nach ihrem Geliebten bewegt sich eine junge Frau durch dieses Blutbad; dazu erklingt ein Trauermarsch, der einen Beerdigungszug begleitet. Der Satz steht in Sonatenform und hat zwei Hauptthemen, von denen das erste recht fließend, das zweite hingegen eher dramatisch gehalten ist. Brahms kritisierte zunächst das Konzept, ein Konzert mit einem Adagio beginnen zu lassen, revidierte seine Meinung jedoch später. Der mittlere Satz ist ein dramatisches Recitativo, in dem das Orchester, fast in der Art eines Chors, die Phrasen der Violine kommentiert. Bruch war hier offenbar von der Oper inspiriert und dachte möglicherweise an das Violinkonzert von Spohr, welches den Untertitel „in Form einer Gesangsszene“ trägt. Das Recitativo endet mit einer ausdrucksvollen Horn-Passage und leitet direkt in das Finale hinein, welches wiederum in Sonatenform steht und offenbar eine Kavallerie darstellt: es beginnt mit einer Fortsetzung der erwartungsvollen Stimmung des Recitativo mit trommelnden Hufschlägen und kämpferischen Rhythmen, aber auch nachgiebigerer Musik und virtuosen Geigenpassagen, in denen Sarasate sich hervortat.

aus dem Begleittext von Tully Potter © 2017
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Bruch: Violin Concerto No 2 & other works
Studio Master: CDA68055Studio Master FLAC & ALAC downloads available

Track-specific metadata for CDA68055 track 3

Allegro molto
Artists
ISRC
GB-AJY-16-05503
Duration
9'20
Recording date
11 December 2014
Recording venue
City Halls, Candleriggs, Glasgow, Scotland
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Simon Eadon & Dave Rowell
Hyperion usage
  1. Bruch: Violin Concerto No 2 & other works (CDA68055)
    Disc 1 Track 3
    Release date: January 2017
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