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Piano Concerto in C major

composer
? late 1780s; Op-sn 30; later (?) re-worked into the Piano Sonata in C major, Op 33 No 3, published in 1794; concerto survives only in a 1796 manuscript in the hand of Johann Schenk

 
One of the most versatile and successful musicians of the age, Muzio Clementi was born in Rome in 1752, the eldest son of a silversmith and his German wife, and was ‘discovered’ and brought to England in 1767 by the wealthy English MP Sir Peter Beckford. (Beckford later explained that he had ‘bought him from his father for seven years’.) After studying in virtual isolation on Beckford’s estate near Blandford in Dorset, Clementi moved to London around 1774. In the capital he gradually made his reputation as a composer and keyboard virtuoso, then, from the 1790s, as a teacher (Ignaz Moscheles and the Irishman John Field were among his students), music publisher and piano manufacturer.

Visiting Vienna in December 1781, during the first of his Continental tours, Clementi took part in the famous piano duel with Mozart staged by Emperor Joseph II. The contest ended without obvious victor or vanquished, even if the Emperor later declared that Mozart had displayed superior taste and refinement. Never one to go overboard about fellow musicians, Italians especially, Mozart delivered a withering verdict to his father: ‘Clementi plays well, as far as execution with the right hand is concerned. His greatest strength lies in his passages in thirds. Apart from that he has not a kreutzer’s worth of taste or feeling—in short, he is a mere mechanicus.’ Mozart’s distaste for Clementi’s playing didn’t stop him from pilfering a tune from a keyboard sonata (Op 24 No 2) for the overture to Die Zauberflöte. Clementi’s verdict on Mozart was rather more generous; and his admiration is attested by the numerous piano transcriptions he made of Mozart’s music, including, ironically, the Zauberflöte overture.

Clementi apparently composed several concertos, all lost, for use on his European concert tours of the early 1780s. His sole surviving work in the genre, the Piano Concerto in C major, probably dates from the late 1780s, when as ‘principal composer and performer’ of the Hanover Square Grand Professional Concerts in London he frequently played and conducted his own works. This has come down to us only in a manuscript copy of 1796 made by the composer (mainly of Singspiele) and teacher Johann Baptist Schenk, who in 1793 helped the young Beethoven with his counterpoint studies. To maximize sales, Clementi subsequently transcribed the concerto as a solo keyboard sonata, published in 1794 as Op 33 No 3. (Without conclusive evidence either way, some scholars have maintained that the concerto was an arrangement of the sonata, not vice versa.)

Slighter in scale and manner than Franz Xaver’s concertos, Clementi’s concerto is scored for oboes, bassoons, horns, trumpets, timpani and strings. The first movement (Allegro con spirito) mingles pianistic virtuosity (including examples of the ‘passages in thirds’ grudgingly admired by Mozart) with a buffo exuberance that recalls Mozart’s early Salzburg concertos. Beginning like an opera overture, the racing opening tutti contains all the movement’s main material: a formal theme based on a rising scale, a slow-burn ‘Mannheim’ crescendo, and a more lyrical tune. When the keyboard enters it proceeds to reinterpret the tutti themes in pianistic terms, but introduces no new melody of its own—a far cry from the thematically lavish Mozarts, father and son.

The second movement, marked Adagio e cantabile con grand’ espressione, distils a mood of hushed solemnity that anticipates Beethoven’s early concerto slow movements. The piano takes up and decorates the simple theme announced by the orchestra, then subjects it to increasingly rapturous embellishment. Buffo merriment returns in the rollicking Presto finale, written, like so many Mozart and Haydn finales, in the style of a contredanse. Here the spirit seems distinctly Haydnesque, whether in the abrupt hiatus near the opening (with a gleeful sense of ‘fooled you!’), or the way the whole rondo evolves from a single, inventively varied theme.

from notes by Richard Wigmore © 2016

L’un des musiciens aux talents les plus divers et les plus appréciés de l’époque, Muzio Clementi, était né à Rome en 1752. Fils aîné d’un orfèvre et d’une Allemande, il fut «découvert» et amené en Angleterre en 1767 par le riche député anglais Sir Peter Beckford. (Beckford expliqua par la suite qu’il l’avait «acheté à son père pour sept ans».) Après avoir étudié dans un isolement quasi-total au domaine de Beckford, près de Blandford, dans le Dorset, Clementi s’installa à Londres vers 1774. Dans la capitale, il se forgea peu à peu une réputation de compositeur et de virtuose du clavier puis, à partir des années 1790, de pédagogue (Ignaz Moscheles et l’Irlandais John Field comptèrent au nombre de ses élèves), d’éditeur de musique et de facteur de pianos.

De passage à Vienne en décembre 1781, au cours de sa première tournée européenne, Clementi participa au célèbre duel pianistique avec Mozart organisé par l’empereur Joseph II. Le concours se termina sans vainqueur ou vaincu manifeste, même si l’empereur déclara ensuite que Mozart avait fait preuve d’un goût et d’un raffinement supérieurs. Ne s’emballant jamais pour ses collègues musiciens, surtout les Italiens, Mozart délivra un verdict plein de mépris à son père: «Clementi joue bien, en ce qui concerne l’exécution à la main droite. Sa plus grande force tient à ses passages en tierces. À part ça, il n’a pas une once de goût ou de sentiment—bref, c’est un simple mechanicus.» Mozart n’aimait pas le jeu de Clementi, mais cela ne l’empêcha pas de chaparder un thème d’une sonate pour clavier (op.24 nº 2) pour l’ouverture de La flûte enchantée. Le verdict de Clementi sur Mozart était un peu plus généreux; et son admiration est attestée par les nombreuses transcriptions pour piano qu’il fit de la musique de Mozart, notamment, ce qui ne manque pas de sel, l’ouverture de La flûte enchantée.

Apparemment, Clementi composa plusieurs concertos, tous perdus, pour ses tournées de concerts en Europe du début des années 1780. La seule œuvre dans le genre qui nous est parvenue, le Concerto pour piano en ut majeur, date probablement de la fin des années 1780, où, comme «principal compositeur et exécutant» des Grand Professional Concerts de Hanover Square à Londres, il joua et dirigea souvent ses propres œuvres. Ce concerto ne nous est parvenu que sous forme d’une copie manuscrite de 1796 réalisée par Johann Baptist Schenk, un compositeur (essentiellement de Singspiele) et pédagogue, qui, en 1793, aida le jeune Beethoven dans ses études de contrepoint. Pour accroître au maximum les ventes, Clementi transcrivit ensuite ce concerto en sonate pour clavier seul, publiée en 1794 sous l’op.33 nº 3. (Sans la moindre preuve concluante, certains érudits soutiennent que ce concerto était un arrangement de la sonate et non le contraire.)

De proportions et de manière plus légères que les concertos de Franz Xaver, le concerto de Clementi est écrit pour hautbois, bassons, cors, trompettes, timbales et cordes. Le premier mouvement (Allegro con spirito) mêle virtuosité pianistique (y compris des exemples des «passages en tierces» que Mozart n’admirait qu’avec réticence) et une exubérance buffo qui rappelle les premiers concertos salzbourgeois de Mozart. Commençant comme une ouverture d’opéra, le tutti initial très rapide contient le matériel principal de tout le mouvement: un thème formel basé sur une gamme ascendante, un lent crescendo de «Mannheim» et un air plus lyrique. Lorsque le soliste entre, il commence à réinterpréter les thèmes du tutti en termes pianistiques, mais n’introduit aucune mélodie nouvelle qui lui soit propre—on est loin des Mozart, père et fils avec leur générosité thématique.

Le deuxième mouvement, Adagio e cantabile con grand’ espressione, distille une atmosphère solennelle et feutrée qui préfigure les mouvements lents des premiers concertos de Beethoven. Le piano reprend et décore le thème simple annoncé par l’orchestre, puis le soumet à une ornementation de plus en plus délirante. L’hilarité buffo revient dans le Presto final exubérant, écrit, comme tant de finales de Mozart et de Haydn, dans le style d’une contredanse. Ici, l’esprit semble être nettement celui de Haydn, que ce soit dans le temps d’arrêt abrupt du début (avec une impression jubilatoire qui semble dire «je t’ai bien eu!»), ou dans la manière dont l’ensemble du rondo évolue à partir d’un seul thème varié avec créativité.

extrait des notes rédigées par Richard Wigmore © 2016
Français: Marie-Stella Pâris

Muzio Clementi, einer der vielseitigsten und erfolgreichsten Musiker seiner Zeit, wurde 1752 in Rom als ältester Sohn eines Silberschmieds und seiner deutschen Frau geboren. 1767 „entdeckte“ der englische Abgeordnete Sir Peter Beckford ihn und nahm ihn nach England mit. (Beckford erklärte später, er habe ihn „für sieben Jahre von seinem Vater gekauft“.) Nachdem er auf dem Anwesen Beckfords in der Nähe von Blandford in Dorset sozusagen in Isolation seine Studien betrieben hatte, zog Clementi um 1774 nach London. In der Hauptstadt erarbeitete er sich allmählich einen Ruf als Komponist und Tastenvirtuose, und ab den 1790er Jahren auch als Pädagoge (zu seinen Schülern gehörten Ignaz Moscheles und der Ire John Field), Musikverleger und Klavierhersteller.

Als er sich im Dezember 1781 im Rahmen seiner ersten Europa-Tournee in Wien aufhielt, trat Clementi in dem berühmten Klavierwettstreit gegen Mozart an, welcher von Joseph II. arrangiert worden war. Der Wettbewerb endete, ohne dass daraus ein offensichtlicher Gewinner oder Verlierer hervorging, selbst wenn der Kaiser später erklärte, Mozart besäße sowohl Kunst als auch Geschmack. Mozart, der Musikerkollegen nie übertrieben lobte, und schon gar nicht Italiener, äußerte sich in einem Brief an seinen Vater recht vernichtend: „Der Clementi spielt gut, wenn es auf execution der rechten hand ankömmt. Seine force sind die terzen Passagen—übrigens hat er um keinen kreutzer gefühl oder geschmack. Mit einem Wort: ein blosser Mechanicus.“ Mozarts Abneigung gegen Clementis Spiel hinderte ihn allerdings nicht daran, eine Melodie aus einer Klaviersonate Clementis (op. 24 Nr. 2) in die Ouvertüre zu seiner Zauberflöte einzuarbeiten. Clementis Urteil über Mozart war deutlich großzügiger; und seine Verehrung des Zeitgenossen zeigt sich in den zahlreichen Klavierbearbeitungen, die er von Mozarts Werken anfertigte, darunter ironischerweise auch die Zauberflöten-Ouvertüre.

Clementi komponierte offenbar mehrere Klavierkonzerte (die heute allesamt verschollen sind) für seine Europa-Tourneen zu Beginn der 1780er Jahre. Sein einziges überliefertes Werk in diesem Genre ist das Klavierkonzert in C-Dur, das wahrscheinlich gegen Ende der 1780er Jahre entstand, als er als „Erster Komponist und Ausführender“ der Hanover Square Grand Professional Concerts in London tätig war und regelmäßig seine eigenen Werke spielte und dirigierte. Dieses liegt uns lediglich als Manuskript-Kopie von 1796 vor, die von dem Komponisten und Musiklehrer Johann Baptist Schenk angefertigt wurde—Schenk komponierte seinerseits in erster Linie Singspiele und hatte 1793 den jungen Beethoven im Kontrapunkt unterwiesen. Um den Absatz des Werkes zu steigern, richtete Clementi das Konzert etwas später als Solosonate für Klavier ein, die 1794 als op. 33 Nr. 3 herauskam. (Einige Forscher vertreten die These, dass das Konzert eine Bearbeitung der Sonate war, und nicht umgekehrt, doch lässt sich weder die eine noch die andere Reihenfolge eindeutig nachweisen.)

Im Vergleich zu den Konzerten Franz Xaver Mozarts ist Clementis Konzert schlanker in Anlage und Charakter; es ist für Oboen, Fagotte, Hörner, Trompeten, Pauken und Streicher gesetzt. Im ersten Satz (Allegro con spirito) wird pianistische Virtuosität (so etwa jene Terzenpassagen, die Mozart widerwillig bewunderte) mit einer buffonesken Überschwänglichkeit kombiniert, die an die frühen Salzburger Konzerte Mozarts erinnert. Das dahineilende Anfangstutti beginnt wie eine Opernouvertüre und enthält sämtliche Hauptelemente des ersten Satzes: ein formelles Thema, dem eine aufsteigende Tonleiter zugrunde liegt, ein schwelendes „Mannheimer“ Crescendo sowie eine eher lyrische Melodie. Wenn das Soloinstrument einsetzt, interpretiert es die Tutti-Themen in pianistischer Art, präsentiert allerdings keine eigene, neue Melodie—weit entfernt von den thematisch üppigen Mozarts, sowohl Vater als auch Sohn.

Der zweite Satz ist mit Adagio e cantabile con grand’ espressione überschrieben und erzeugt eine Stimmung gedämpfter Feierlichkeit, womit die langsamen Sätze der frühen Beethoven-Konzerte antizipiert werden. Das Klavier greift das schlichte Orchesterthema auf und schmückt es dann in zunehmend leidenschaftlicher Weise aus. Das Buffoneske kehrt in dem ausgelassenen Presto-Finale zurück, welches—wie auch so viele Finalsätze Mozarts und Haydns—im Stil eines Kontretanzes gehalten ist. Hier scheint der Geist ausdrücklich Haydn’sch zu sein, ob in dem abrupten Innehalten zu Beginn (wo fast eine gewisse Häme ob dieser Neckerei spürbar wird), oder in der Art und Weise, in der das gesamte Rondo aus einem einzigen, phantasievoll variierten Thema entwickelt ist.

aus dem Begleittext von Richard Wigmore © 2016
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Mozart (F) & Clementi: Piano Concertos
Studio Master: CDA68126Studio Master FLAC & ALAC downloads available

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