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String Quartet No 2 'Intimate letters', JW VII/13

composer
January 1928; 'Listy důvěrné'

 
Janáček first met his friend and muse Kamila Stösslová in 1917 at the Moravian spa town of Luhačovice. Theirs was to be a unique and intense friendship, coinciding with the belated launch of Janáček’s career, thanks to the successful 1916 Prague premiere of his 1904 opera Jenůfa, and the formation of an independent Czechoslovakia and the collapse of the Austro-Hungarian Empire after the end of World War I. Over the ensuing decade Stösslová dutifully maintained her relationship with her antique-dealer husband, though Janáček, estranged from his long-suffering wife, developed an avid fascination with Stösslová, to whom he wrote hundreds of letters until his death in August 1928.

Seeking (and often finding) parallels for his muse in the works he wrote during that last decade of unbridled inspiration, Janáček decided, in January 1928, to compose a second string quartet, which, like the first, has at its heart an unspoken but significant extra-musical programme. Originally entitled ‘Milostné dopisy’ (‘Love letters’), the String Quartet No 2 was eventually given the subtitle of ‘Listy důvěrné’ (‘Intimate letters’), implying the vast correspondence the couple shared, sometimes writing many times in the same day. ‘You stand behind every note’, Janáček confessed to Stösslová, ‘you, living, forceful, loving. The fragrance of your body, the glow of your kisses—no, really of mine. Those notes of mine kiss all of you. They call for you passionately.’

Each of the movements represents a real or imagined landmark in Janáček’s relationship with Stösslová. ‘I think that it will sound delightful’, he wrote to her. ‘There have already been so many of those dear adventures of ours, haven’t there? They’ll be little fires in my soul and they’ll set it ablaze with the most beautiful melodies.’ The second movement, he said, ‘will flare up in the Luhačovice heat’. About the Moderato he wrote: ‘Today I was successful with that movement, “When the earth trembled”. It will be the best. Ah, that was an amazingly beautiful time! And it was true. Only the most beautiful melodies can find a place in it. I just hope I can bring off the last movement.’ But even the decidedly idealistic Janáček was aware that these events were only imaginings and, writing about the finale later in February 1928, he said that it ‘doesn’t sound fearful about my nice little weasel, but with a great longing—and as if it were fulfilled. I’m curious about what effect it will have.’

Further intensifying the language of the first string quartet, Janáček pushes his players (originally the Moravian Quartet) to the limit. The writing, as in his Tolstoy-inspired work, is often highly lyrical, though again it has an unmistakably coarse grain, with the quartet playing right on the bridge, creating severe or wispy sounds, as well as employing other innovative effects. These textural contrasts and Janáček’s forcefully reiterated ostinatos generate a feeling of continual commotion. Even the viola’s folk-like melody at the beginning of the second movement is underpinned by a nervous trill (another recurrent motif in the course of the work). The third movement imitates dance forms, but these too have a surprisingly petulant streak, before doubt and introspection threaten to cloud the last movement, describing Janáček’s ‘great longing’. Although he said that it was to sound as if his yearning for Kamila had been fulfilled, the music is more mysterious, with that hoped-for embrace remaining just out of reach. For even if the goals of the Czech National Revival had been accomplished with the establishment of an independent Czechoslovakia in 1918, the composers who had provided generations of Bohemians and Moravians with their distinct musical voice unsurprisingly harboured more private objectives.

from notes by Gavin Plumley © 2015

Janáček avait fait la connaissance de Kamila Stösslová en 1917 dans la station thermale morave de Luhačovice. Ce fut une amitié unique et intense, coïncidant avec le démarrage tardif de la carrière de Janáček, grâce à la création à Prague en 1916 de son opéra Jenůfa, qui remporta un vif succès, et à la formation d’une Tchécoslovaquie indépendante lors de l’effondrement de l’Empire austro-hongrois à la fin de la Première Guerre mondiale. Au cours de la décennie suivante, Stösslová resta en compagnie de son mari antiquaire, même si Janáček, séparé de sa femme qui avait fait preuve d’une patience à toute épreuve, développa une véritable passion pour Stösslová, à qui il écrivit des centaines de lettres jusqu’à sa mort en août 1928.

Cherchant (et trouvant souvent) des parallèles pour sa muse dans les œuvres qu’il écrivit au cours de cette dernière décennie d’inspiration débridée, Janáček décida, en janvier 1928, de composer un second quatuor à cordes qui, comme le premier, comporte en son cœur un programme extra-musical inexprimé mais significatif. Intitulé à l’origine «Milostné dopisy» («Lettres d’amour»), le Quatuor à cordes nº 2 reçut finalement le sous-titre «Listy důvěrné» («Lettres intimes»), référence à la vaste correspondance que partageait le couple, qui s’écrivait parfois plusieurs fois par jour. «Tu es derrière chaque note», confessa Janáček à Stösslová, «toi, amour vivant et puissant. Le parfum de ton corps, la lumière de tes baisers—non, en fait des miens. Ces notes qui sont les miennes t’embrassent toute entière. Elles t’appellent passionnément.»

Chaque mouvement représente un point de repère réel ou imaginé dans les relations de Janáček avec Stösslová. «Je pense que ce sera charmant», lui écrivit-il. «Nous avons déjà eu tant de chères aventures, n’est-ce pas? Ce seront de petits feux dans mon âme et ils l’illumineront des plus belles mélodies.» Et d’ajouter que le deuxième mouvement «s’embrasera dans la chaleur de Luhačovice». À propos du Moderato, il écrivit: «Aujourd’hui j’ai réussi ce mouvement “Lorsque la terre a tremblé”. Ce sera le meilleur. Ah, ce fut un moment d’une beauté incroyable! Et c’était vrai. L’une des plus belles mélodies peut y trouver sa place. J’espère juste pouvoir réussir le dernier mouvement.» Mais même Janáček, vraiment idéaliste, était conscient que ces événements étaient seulement des rêves et, à propos du finale, il écrivit, un peu plus tard en février 1928, qu’il «ne semble pas craindre ma gentille petite belette, mais avec une grande nostalgie—comme s’il était comblé. Je suis curieux de savoir quel effet il aura».

Intensifiant encore davantage le langage du premier quatuor à cordes, Janáček pousse à bout ses instrumentistes (à l’origine le Quatuor morave). L’écriture, comme dans son œuvre inspirée de Tolstoï, est souvent très lyrique, mais une fois encore elle a un grain grossier, de toute évidence, lorsque le quatuor joue sur le chevalet, ce qui crée des sons austères ou fluets, ou lorsqu’il fait appel à d’autres effets nouveaux. Ces contrastes de texture et les ostinatos réitérés avec vigueur de Janáček engendrent un sentiment d’agitation continue. Même la mélodie de type traditionnel de l’alto au début du deuxième mouvement est étayée par un trille nerveux (autre motif récurrent au cours de l’œuvre). Le troisième mouvement imite les formes de danse, mais elles aussi ont un côté irascible, ce qui peut paraître étonnant, avant que le doute et l’introspection menacent d’assombrir le dernier mouvement, décrivant la «grande nostalgie» de Janáček. Malgré ce qu’il en disait, cette œuvre devant donner, pour lui, l’impression que son désir ardent pour Kamila avait été comblé, la musique est plus mystérieuse, avec cette étreinte espérée qui reste inaccessible. Car même si les objectifs du réveil national tchèque avaient été atteints avec l’établissement d’une Tchécoslovaquie indépendante en 1918, les compositeurs qui avaient donné à des générations de Bohémiens et de Moraves leur voix musicale spécifique nourrissaient comme on pouvait s’y attendre des objectifs plus personnels.

extrait des notes rédigées par Gavin Plumley © 2015
Français: Marie-Stella Pâris

Janáček war Kamila Stösslová erstmals 1917 in dem mährischen Kurort Luhačovice begegnet. Ihre Freundschaft war einzigartig und intensiv; sie fiel zusammen mit dem verspäteten Beginn von Janáčeks Karriere, die dank der erfolgreichen Prager Premiere im Jahre 1916 seiner Oper Jenůfa von 1904, der Gründung einer unabhängigen Tschechoslowakei und dem Zusammenbruch des österreichisch-ungarischen Kaiserreiches nach dem Ende des Ersten Weltkrieges verspätet einsetzte. Im anschließenden Jahrzehnt hielt Kamila Stösslová pflichtbewußt an ihrer Beziehung zu ihrem Ehemann fest, einem Antiquitätenhändler. Janáček, der sich von seiner lange leidenden Frau entfremdet hatte, fühlte sich indes leidenschaftlich zu Kamila Stösslová hingezogen, der er bis zu seinem Tod im August 1928 Hunderte von Briefen schrieb.

Bei der (oft erfolgreichen) Suche nach Entsprechungen zu seiner Muse in den Werken, die er im letzten Jahrzehnt mit schrankenloser Inspiration schrieb, beschloß Janáček im Januar 1928, ein zweites Streichquartett zu komponieren, das wie das erste im Kern ein unausgesprochenes, aber bedeutsames Programm hat. Das ursprünglich „Milostné dopisy“ („Liebesbriefe“) genannte Streichquartett Nr. 2 erhielt schließlich den Untertitel „Listy důvěrné“ („Intime Briefe“), was den umfangreichen Briefwechsel des Paares andeutete, das gelegentlich mehrere Briefe an ein und demselben Tag wechselte. „Hinter jedem Ton stehst Du, lebendig, heftig, liebevoll“, bekannte Janáček Kamila Stösslová. „Der Duft Deines Körpers, die Glut Deiner Küsse—nein, tatsächlich meiner. Diese Töne meiner Küsse küssen alles von Dir. Sie rufen leidenschaftlich nach Dir.“

Jeder Satz stellt ein wirkliches oder imaginiertes wichtiges Ereignis in Janáčeks Beziehung zu Kamila Stösslová dar. „Ich denke, das wird entzückend klingen“, schrieb er an sie. „Es gab da schon so manche von diesen kostbaren Abenteuern, nicht wahr? Sie werden kleine Feuer in meiner Seele sein und sie werden sich in schönsten Melodien niederschlagen. Der zweite Satz“, so meinte er, „wird aufflackern in der Luhačovic’schen Hitze“. Über das Moderato schrieb er: „Heute beendete ich den Satz ,Als die Erde bebte‘. Es wird der beste Satz sein. Ach, das war eine erstaunlich schöne Zeit! Und sie war wirklich. Nur die schönsten Melodien können einen Platz darin finden. Ich hoffe nur, ich kann den letzten Satz zustande bringen.“ Doch selbst der entschieden idealistische Janáček war sich bewußt, dass diese Ereignisse nur Fantasien waren, und er schrieb im Februar 1928, dass der Finalsatz „nicht mit der Furcht um mein schönes Wiesel enden wird, sondern mit großer Sehnsucht—und als erfüllte sie sich. Ich bin gespannt, welche Wirkung das haben wird.“

Janáček verdichtet die Sprache des ersten Streichquartetts hier noch und treibt seine Musiker (ursprünglich das Mährische Streichquartett) bis an ihre Grenzen. Der Stil ist, wie in seinem von Tolstoi inspirierten Werk, oft höchst lyrisch, wenn auch wieder unüberhörbar rauh, wenn die Musiker genau am Steg spielen und dabei einen scharfen oder dünnen Klang produzieren und weitere innovative Effekte einsetzen. Diese strukturellen Kontraste und Janáčeks kraftvolle wiederholte Ostinati erzeugen ein Gefühl fortgesetzter Erregung. Selbst die volkstümliche Bratschenmelodie am Anfang des zweiten Satzes wird von einem nervösen Triller gestützt (ein weiteres wiederkehrendes Motiv im Verlauf des Werkes). Der dritte Satz imitiert Tanzformen, aber auch diese haben einen widerspenstigen Zug, bis Zweifel und Selbstprüfung den letzten Satz zu verdunkeln drohen, der Janáčeks „große Sehnsucht“ schildert. Obgleich er meinte, dass er so klingen sollte, als würde seine Sehnsucht nach Kamila gestillt, ist die Musik geheimnisvoller—die erhoffte Umarmung bleibt unerreichbar. Denn auch wenn die Ziele der wiederauflebenden tschechischen Nationalbewegung sich 1918 mit der Gründung einer unabhängigen Tschechoslowakei erfüllt hatten, hegte der Komponist, der Generationen von Böhmen und Mähren eine eigene musikalische Stimme gegeben hatte (kaum überraschend) privatere Ziele.

aus dem Begleittext von Gavin Plumley © 2015
Deutsch: Christiane Frobenius

Recordings

Janáček & Smetana: String Quartets
Studio Master: CDA67997Studio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Andante – Con moto – Allegro
Movement 2: Adagio – Vivace – Andante – Presto – Allegro – Vivo – Adagio
Movement 3: Moderato – Adagio – Allegro
Movement 4: Allegro – Andante – Con moto – Adagio – Tempo I

Track-specific metadata

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