Welcome to Hyperion Records, an independent British classical label devoted to presenting high-quality recordings of music of all styles and from all periods from the twelfth century to the twenty-first.

Hyperion offers both CDs, and downloads in a number of formats. The site is also available in several languages.

Please use the dropdown buttons to set your preferred options, or use the checkbox to accept the defaults.

Symphony No 4 'The inextinguishable', Op 29

composer
1914/1916

 
Denmark remained neutral throughout the international upheaval of the 1914–18 War; but its citizens have always been acutely sensitive to the activities of its large and powerful neighbour to the south. For Carl Nielsen there was an added dimension of philosophical crisis. It may be hard to believe now, but many European artists initially welcomed the prospect of war: here was a grand opportunity for ‘spiritual cleansing’, and a celebration of the traditional masculine virtues of courage, loyalty and devotion to one’s country. Before the hostilities Nielsen had been an enthusiastic nationalist. But as he began to realise the horrors men could inflict on each other for Kaiser—or King—and Country, his faith was rocked to the core. Nationalism, he wrote not long after the war, had been transformed into a ‘spiritual syphilis’, the justification for the expression of ‘senseless hate’.

Nielsen’s faith in humanity may have suffered a setback, but rather than give in to despair he felt strongly driven to make some kind of affirmative statement: belief, if not in human beings (still less in nationhood), then perhaps in life itself. This is an important clue to the meaning of the title of the Fourth Symphony (1914–16). Nielsen added an explanatory note at the beginning of the score. ‘Under this title’, he tells us, ‘the composer has tried to indicate in one word what music alone is capable of expressing to the full: The elemental Will of Life. Music is life, and like it, inextinguishable’.

The motion of that elemental will can be felt throughout the Fourth Symphony. Although the broad outlines of the four conventional symphonic movements can be made out, the ‘Inextinguishable’ is really conceived in a single sweep. Nielsen normally identifies the movements of his symphonies with numbers, but here it would be difficult to know exactly where to put them. Transitions between movements are so skilfully dovetailed that it isn’t always easy to see where one movement ends and another begins. And while each movement has its own themes, the more one gets to know the symphony the more the family resemblances begin to reveal themselves. One senses that the basic thematic material, presented in the symphony’s early stages, is in a state of continual evolution. As the Ancient Greek philosopher Heraclitus put it: ‘All is flux, nothing is stationary’.

The Fourth Symphony begins in chaos, violence and tonal instability, with massed woodwind and string figures clashing aggressively. But as the fury subsides a calm, singing woodwind tune (initiated by clarinets) emerges that will be lifted up magnificently in the bright key of E major at the end of the symphony. After many upheavals, the initial Allegro claws its way to a massive anticipation of that final outcome (only based on the tune’s final phrase—the full glory is yet to come). But this fades into a gentle, intermezzo-like Poco Allegretto, dominated by woodwind. This has plenty of folkish charm, yet it also has its moments of mystery.

This too seems to fade, then a sudden anguished outburst from strings and timpani begins the Poco adagio. After more fraught struggles this heaves itself up to another massive anticipation of the symphony’s final E major triumph. A moment of wonderfully atmospheric, pregnant stillness (oboe and high strings), and a hurtling string passage lead—after a dramatic pause—into the final Allegro. This music seems determined to sing of hope, yet it meets powerful opposition, as a second timpanist joins the first to lead a destructive onslaught. After a quiet but tense section, the timpani begin their attack with redoubled energy, but somehow the first movement’s hopeful tune manages to reassert itself through the turmoil, now in full E major radiance. And yet the timpanists are not silenced. Their final hammer blows suggest that the struggle to affirm must go on—there can be no final, utopian resolution.

from notes by Stephen Johnson © 2010

Le Danemark resta neutre tout au long du bouleversement international que constitua la guerre de 1914–1918; mais ses citoyens ne cessèrent d’observer avec la plus grande attention les activités de leur vaste et puissant voisin du sud. Pour Carl Nielsen, cela se doublait d’une crise philosophique. Fait difficile à croire aujourd’hui, de nombreux artistes européens commencèrent par accueillir favorablement la perspective de la guerre: elle offrait une magnifique occasion de «nettoyage spirituel», et célébrait les vertus traditionnelles masculines du courage, de la loyauté et du dévouement à la patrie. Avant les hostilités, Nielsen avait été un nationaliste enthousiaste. Mais, lorsqu’il commença à prendre conscience des horreurs que les hommes pouvaient s’infliger entre eux au nom du Roi—ou de l’Empereur—et de la Patrie, sa conviction fut complètement ébranlée. Le nationalisme, écrivit-il peu après la guerre, s’était transformé en une «syphilis mentale», qui expliquait l’expression d’une «haine insensée».

La foi de Nielsen en l’humanité avait subi un revers mais, plutôt que de se laisser aller au désespoir, il ressentit la nécessité d’énoncer une affirmation positive: croire, sinon en l’être humain (voire à la nation), en la vie elle-même. Cette piste est importante pour comprendre la signification du titre de la Quatrième Symphonie (1914–1916). Nielsen ajouta une note explicative au début de la partition: «Sous ce titre», nous dit-il, «le compositeur a essayé de traduire en un mot unique ce que seule la musique est capable d’exprimer pleinement: la Volonté élémentaire de Vie. La musique est la vie, et, comme elle, elle est inextinguible.»

Cette «Volonté élémentaire» imprime son élan à la symphonie entière. Bien que l’on devine les grandes lignes des quatre mouvements traditionnels d’une symphonie, l’«Inextinguible» est conçue en réalité comme un geste unique. Habituellement, Nielsen identifie les mouvements de ses symphonies avec des numéros mais, ici, on aurait des difficultés à savoir où les placer. Les transitions entre les mouvements sont réalisées avec une telle habileté qu’il n’est pas toujours aisé de distinguer où finit l’un et où commence le suivant. Et, alors que chaque mouvement possède ses propres thèmes, plus on se familiarise avec la symphonie et plus les ressemblances entre eux commencent à se dessiner. On devine que le matériau thématique de base, présenté dans des versions antérieures de la symphonie, est dans un état de perpétuelle évolution. Comme l’affirmait le philosophe grec antique Héraclite: «Tout est flux, rien n’est figé.»

La Quatrième Symphonie commence dans le chaos, la violence et l’instabilité tonale, avec des masses de bois et des motifs de cordes se heurtant agressivement. Mais, lorsque cette furie s’apaise, émerge aux bois une phrase calme et chantante (lancée par les clarinettes) qui sera superbement transfigurée dans la tonalité brillante de mi majeur à la fin de la symphonie. Après de nombreuses vicissitudes, l’Allegro initial parvient enfin à une anticipation massive de cette péroraison (seule la section finale de la mélodie est ici utilisée—son apparition en pleine gloire est encore à venir). Mais cet épisode s’évanouit et laisse place à un aimable Poco Allegretto, sorte d’intermezzo dominé par les bois. Il déborde de charme populaire, tout en présentant également ses moments de mystère.

Cette section elle aussi semble s’évanouir, puis une explosion soudaine et angoissée des cordes et des timbales marque le début du Poco adagio. D’autres luttes et tensions conduisent à une nouvelle anticipation massive de la fin triomphale, en mi majeur, de la symphonie. Un moment merveilleusement évocateur de calme et de plénitude (hautbois et cordes élevées), puis un dévalement de cordes conduisent—après une pause dramatique—à l’Allegro final. Cette musique semble décidée à chanter l’espoir, mais elle se heurte à une opposition puissante lorsqu’un second timbalier se joint au premier pour mener un assaut destructeur. Après une section calme mais tendue, les timbales lancent leur attaque avec une énergie redoublée; la mélodie porteuse d’espoir du premier mouvement réussit toutefois à se réaffirmer au milieu de la tourmente, dans tout l’éclat de mi majeur. Les timbaliers n’en sont pas pour autant réduits au silence. Leurs martèlements finaux indiquent que la lutte pour imposer cette affirmation doit se poursuivre—aucune résolution n’est envisageable, croire l’inverse serait utopie.

extrait des notes rédigées par Stephen Johnson © 2010
Français: Claire Delamarche

Dänemark blieb während der internationalen Kriegsunruhen von 1914–18 neutral, aber seine Bewohner beobachteten die Aktivitäten ihres großen und mächtigen Nachbars im Süden immer mit großem Argwohn. Für Carl Nielsen hatte die Krise auch noch eine philosophische Dimension. Mag kann sich das vielleicht heute schwer vorstellen, aber anfänglich begrüßten viele europäische Künstler die Aussicht auf einen Krieg: Hier bot sich eine enorme Möglichkeit für „geistige Reinigung“ und eine Verherrlichung traditioneller männlicher Eigenschaften wie Mut, Loyalität und Heimatliebe. Vor den Kampfhandlungen war Nielsen ein enthusiastischer Nationalist. Als er jedoch zu begreifen begann, welche Leiden Menschen einander für Kaiser—oder König—und Vaterland zufügen konnten, wurde seine Überzeugung zutiefst erschüttert. Nationalismus, schrieb Nielsen nicht lange nach dem Krieg, hatte sich in eine „geistige Syphilis“ verwandelt, eine Rechtfertigung für die Bekundung „blinden Hasses“.

Nielsens Glaube an Humanität mag einen Einbruch erlitten haben, aber anstatt sich der Verzweiflung hinzugeben, fühlte er ein starkes Bedürfnis, eine Art affirmatives Bekenntnis abzulegen: ein Glaubensbekenntnis, wenn auch nicht an die Menschen (noch weniger an Völker), so doch vielleicht an das Leben. Das ist ein wichtiger Schlüssel zum Verständnis des Titels der 4. Sinfonie (1914–16). Nielsen fügte einen erläuternden Hinweis am Anfang der Partitur hinzu. „Mit diesem Titel“, erklärt er uns, „hat der Komponist in einem Wort anzudeuten versucht, was nur Musik voll auszudrücken vermag: den elementaren Lebenswillen. Musik ist Leben und wie dieses „unauslöschlich“.

Die Bewegung dieses elementaren Willens ist in der gesamten 4. Sinfonie spürbar. Auch wenn man die vier konventionellen sinfonischen Sätze in groben Umrissen erkennen kann, wurde das „Unauslöschliche“ eigentlich als ein einziger Bogen konzipiert. Normalerweise nummerierte Nielsen die Sätze seiner Sinfonien, aber hier ist eine genaue Einteilung schwer. Die Übergänge zwischen den Sätzen sind so geschickt miteinander verwoben, dass es nicht immer leicht zu erkennen ist, wo ein Satz aufhört und wo ein anderer beginnt. Darüber hinaus hat zwar jeder Satz seine eigenen Themen, aber je mehr man sich mit der Sinfonie auseinandersetzt, desto stärker offenbaren sich die Verwandtschaften. Man spürt, dass sich das grundlegende thematische Material, das in den frühen Stadien der Sinfonie vorgestellt wird, in einem Zustand ständiger Evolution befindet. Wie es der Philosoph Heraklit aus dem alten Griechenland formulierte: „Alles bewegt sich fort und nichts bleibt“. Die 4. Sinfonie beginnt in einem chaotischen, gewalttätigen und instabilen Zustand, wo sich kräftige Holzbläser- und Streicherfiguren aggressiv aneinander reiben. Wenn sich die Wut legt, schält sich eine ruhige, singende Holzbläsermelodie (von der Klarinette angeführt) heraus, die am Ende der Sinfonie in der leuchtenden Tonart E-Dur hell erstrahlen wird. Das anfängliche Allegro kämpft sich durch viele Aufstände zu einer massiven Vorwegnahme dieses Schlusses durch (hier kommt nur die abschließende Melodiephrase zur Anwendung—die ganze Herrlichkeit steht noch bevor). Doch der Sieg verdampft zu einem sanften, intermezzoartigen, von Holzbläsern beherrschten Poco allegretto. Das weist viel volkstümlichen Charme auf, enthält aber auch mystische Momente.

Auch diese Hoffnung scheint sich aufzulösen. Dann eröffnet ein unerwarteter, qualvoller Ausbruch der Streicher und Pauken das Poco adagio. Nach weiteren gefahrenvollen Auseinandersetzungen bauscht sich das Ganze zu einer erneuten kräftigen Vorwegnahme des Triumphes auf, der die Sinfonie in E-Dur beschließen wird. Ein Moment wunderbar atmosphärischen, bedeutungsschweren Einhaltens (Oboe und hohe Streicher) sowie eine wirbelnde Streicherpassage führen—nach einer dramatischen Pause—zum abschließenden Allegro. Diese Musik scheint fest entschlossen zu sein, von Hoffnung zu singen. Doch trifft sie auf starken Widerstand, wenn sich zur ersten eine zweite Pauke gesellt, um einen zerstörerischen Angriff zu starten. Nach einem leisen, aber gespannten Abschnitt beginnen die Paukisten ihren Angriff mit verstärkter Energie. Aber irgendwie gelingt es der hoffnungsvollen Melodie des ersten Satzes, sich in dem Aufruhr zu behaupten, nun in voll strahlendem E-Dur. Trotzdem lassen sich die Pauken nicht zum Schweigen bringen. Der letzte Hammerschlag deutet an, dass der Kampf um Affirmation weiter gehen muss—es gibt keine endgültige, utopische Lösung.

aus dem Begleittext von Stephen Johnson © 2010
Deutsch: Elke Hockings

Recordings

Nielsen: Symphonies Nos 4 & 5
Studio Master: LSO0694Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Allegro
Movement 2: Poco allegretto
Movement 3: Poco adagio quasi andante
Movement 4: Allegro

Track-specific metadata for LSO0694 track 1

Allegro
Artists
ISRC
GB-DGQ-10-20301
Duration
9'56
Recording date
9 May 2010
Recording venue
Barbican, London, United Kingdom
Recording producer
James Mallinson
Recording engineer
Jonathan Stokes & Neil Hutchinson
Hyperion usage
  1. Nielsen: Symphonies Nos 4 & 5 (LSO0694)
    Disc 1 Track 1
    Release date: January 2011
    Download only
Waiting for content to load...
Waiting for content to load...