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Symphony No 7 in C major, Op 105

composer
1918-1924

 
Uncertainty and depression returned to torment Sibelius when he came to write his Seventh Symphony—officially his last work in this form, although it now seems more than likely that he finished an Eighth Symphony at some time in the 1930s, and that the manuscript ended up on the bonfire, a victim of Sibelius’s escalating self-doubt. Diary entries at the time he was working on the Seventh show how Sibelius’s mood swung between extremes:

3 October 1923: Life for me is over … That dreadful depression—which Aino [Sibelius’s wife] cannot understand but which I have inherited. It’s this timidity, or the fact that I lack self-confidence, that means that Aino and the children never get enough support in life.
23 October 1923: What unbearably difficult times I have gone through these days! Perhaps the darkest of my life.
31 October 1923: Working on the new piece. Am in wonderful spirits. Life is rich and profound.

Interestingly, Sibelius refers to ‘the new piece’, not ‘the new symphony’. When the Seventh Symphony first appeared, it bore the title Fantasia sinfonica—as had the 1906 tone-poem Pohjola’s Daughter. In revising his Fifth Symphony five years earlier, Sibelius had momentarily considered dropping the last two movements and publishing only the first movement under the same title. Fortunately for us, he changed his mind. But one can understand his doubts when he came to what we now know as the Seventh Symphony, although when it was first conceived, as early as 1918, he had clearly thought of it as symphonic: ‘The VIIth symphony. Joy of life and vitality mixed with appassionato passages. Three movements—the last of them a “Hellenic” rondo.’ And, while rehearsing the completed work in 1924, the composer felt able to write: ‘A great success. There is no denying it: my new work is one of the best. Tone and colour both powerful …’

Symphonies in one movement were still relatively rare in the 1920s, and the most striking example—Schoenberg’s First Chamber Symphony of 1906 (arranged for orchestra in 1922)—retains sections that can be easily identified with the traditional symphonic first movement, scherzo, slow movement etc. Sibelius’s Seventh is radically different. One of its most impressive features is its seamlessness. As in the much-admired first movement of the Fifth Symphony (really a moderato and an accelerating scherzo fused into one), it’s hard to say where one movement begins and another ends, or even if one should talk of ‘movements’ at all.

The long Adagio that begins the Seventh—with the noble trombone theme at its climax—eventually begins to move faster: almost imperceptibly at first, but then with steadily increasing momentum. This eventually turns into a rapid Vivacissimo—a scherzo? But then the dancing string figures become smoother, and the grand trombone theme is heard again, now in the minor. The effect is like hearing two tempos at once or, more pictorially, like glimpsing a great mountain through hurtling storm-clouds. At its climax, this central Adagio again begins to more forwards and, almost before we realise it, we have entered an Allegro molto moderato. Just when it seems that this has stabilised into a new movement, there is a short pause, before the music lurches forwards, a Vivace leading to a long Presto crescendo with pounding, pulsating strings. At its height, the trombone theme returns, now in the original luminous C major. This provokes an elemental climax, with a thrilling whoop on the horns at its high point. Gradually the strings wind the music down—now there’s no doubt that the tempo is Adagio again. After a brief reminiscence of the trombone theme (horns again) the music builds to its magnificent close—a rock-like crescendo, underlined by brass and timpani, and an impassioned resolution in C major from the strings.

Sibelius may not have thought of this as his last symphony at the time he wrote it, but, if he had wanted to make a memorable farewell gesture to the medium he mastered so gloriously, he could hardly have bettered this.

from notes by Stephen Johnson © 2015

L’anxiété et la dépression revinrent tourmenter Sibelius lorsqu’il entreprit d’écrire sa Septième Symphonie—officiellement son dernier ouvrage de ce type, même s’il semble aujourd’hui plus que probable qu’il ait mené à bien une Huitième Symphonie au cours des années 1930 et que le manuscrit ait fini au feu, victime des doutes personnels de plus en plus paralysants du compositeur. Ce qu’on peut lire dans son journal à l’époque où il travaillait à la Septième montre quels paroxysmes ses sautes d’humeur pouvaient atteindre:

3 octobre 1923: Pour moi, la vie est finie … Cette abominable dépression qu’Aino [l’épouse de Sibelius] ne peut pas comprendre, mais dont j’ai hérité. C’est à cause de cette timidité, ou de mon manque d’assurance, que les existences d’Aino et des enfants ne bénéficient jamais d’un appui suffisant.
23 octobre 1923: Quelles heures atroces, intolérables, j’ai traversées ces jours-ci ! Sans doute les plus noires de ma vie.
31 octobre 1923: Je travaille sur le nouveau morceau. Suis d’une humeur merveilleuse. La vie est riche et profonde.

Il est intéressant de relever que Sibelius parle d’un «nouveau morceau» et non d’une «nouvelle symphonie». Quand la Septième parut pour la première fois, elle portait le titre de Fantasia sinfonica—tout comme le poème symphonique de 1906 La fille de Pohjola. Alors qu’il révisait sa Cinquième Symphonie cinq ans auparavant, Sibelius avait pendant un temps envisagé d’abandonner les deux derniers mouvements et de ne publier que le premier, sous le même titre. Heureusement pour nous, il changea d’avis, mais on peut comprendre ses doutes quand il aborda ce que nous connaissons aujourd’hui comme la Septième Symphonie, même si lors de sa genèse, dès 1918, il la considérait clairement comme une pièce symphonique: la VIIe symphonie. Joie de vivre et vitalité mêlées à des passages appassionato. Trois mouvements, dont le dernier est un rondo «hellénique». Et pendant les répétitions de l’œuvre achevée en 1924, le compositeur se sentit capable d’écrire: «Une grande réussite. Inutile de le nier, mon nouvel ouvrage est l’un de mes meilleurs. Les sons et les coloris sont d’une grande puissance …»

Dans les années 1920, les symphonies en un seul mouvement étaient encore relativement rares, et l’exemple le plus frappant—la Première Symphonie de chambre de Schönberg de 1906 (arrangée pour orchestre en 1922)—comporte des sections que l’on peut toujours aisément assimiler aux composantes traditionnelles de la symphonie: premier mouvement, scherzo, mouvement lent, etc. La Septième de Sibelius, quant à elle, est radicalement différente. L’un de ses traits les plus frappants est son homogénéité dans la continuité. Comme dans le premier mouvement, très admiré, de la Cinquième Symphonie (qui est en fait un moderato et un scherzo en accélération fondus en un seul élément), il est difficile de dire où commence un mouvement et où un autre se termine ; d’ailleurs, on ne sait même pas s’il est vraiment possible de parler ici de «mouvements».

Le long Adagio qui ouvre la Septième—et culmine sur le noble thème de trombone—finit enfin par prendre de la vitesse. C’est d’abord une accélération imperceptible, mais ensuite l’élan est de plus en plus marqué et le tout se transforme enfin en un leste Vivacissimo—serait-ce un scherzo? Mais c’est alors que le dessin dansant de cordes s’adoucit, et on entend à nouveau le grandiose thème de trombone, cette fois en mineur. Cela donne l’impression d’entendre deux tempos simultanés ou, comparaison plus imagée, d’apercevoir une énorme montagne entre des nuages d’orage qui défilent à toute allure. Lorsqu’il atteint son apogée, cet Adagio central se remet en marche, et avant même de nous en rendre compte, nous voilà entrés dans un Allegro molto moderato. Juste au moment où il semblait que les choses s’étaient stabilisées en un nouveau mouvement, la musique marque une courte pause puis se précipite en avant, dans un Vivace qui débouche sur un long crescendo Presto scandé par les massives pulsations des cordes. Le thème de trombone reparaît au point culminant, revenu à la lumineuse tonalité d’ut majeur originale. Tout cela provoque un climax élémentaire, avec une saisissante interjection des cors au moment le plus intense, puis les cordes apportent un apaisement progressif—plus de doute, le tempo est maintenant redevenu un Adagio. Après une brève réminiscence du thème de trombone (encore une fois confié aux cors), la musique progresse vers sa magnifique conclusion—un crescendo rocailleux, souligné par les cuivres et les timbales, et une résolution passionnée en ut majeur apportée par les cordes.

Sibelius ne considérait peut-être pas son ouvrage comme son ultime symphonie à l’époque où il l’écrivit, mais s’il avait souhaité de faire de mémorables adieux à cette forme qu’il maîtrisait désormais à la perfection, il lui aurait été difficile de se surpasser.

extrait des notes rédigées par Stephen Johnson © 2015
Français: David Ylla-Somers

Unsicherheit und Depressionen befielen Sibelius erneut, als er mit der Arbeit an seiner Siebten Sinfonie begann. Offiziell gilt sie als sein letztes sinfonisches Werk, doch es ist mehr als wahrscheinlich, dass er im Verlauf der 1930er Jahre noch eine achte Sinfonie vollendete. Diese fiel jedoch den eskalierenden Selbstzweifeln des Komponisten zum Opfer und wurde vernichtet. Tagebucheinträge aus der Entstehungszeit der Siebten Sinfonie bezeugen extreme Stimmungsschwankungen:

3. Oktober 1923: Das Leben ist für mich vorbei … Diese schreckliche Niedergeschlagenheit—die Aino [Sibelius’ Frau] nicht versteht, die mir aber vererbt worden ist. Diese Scheu, dieses mangelnde Selbstvertrauen sind der Grund, warum Aino und die Kinder in ihrem Leben nie genügend Unterstützung erhalten.
23. Oktober 1923: Welch unerträglich schwierige Zeiten ich doch gerade durchlebe! Vielleicht die dunkelsten in meinem ganzen Leben.
31. Oktober 1923: Arbeite an einem neuen Stück. Bin bester Laune. Das Leben ist reich und tiefgründig.

Interessanterweise spricht Sibelius von einem „neuen Stück“ und nicht etwa einer „neuen Sinfonie“. Bei ihrem ersten Erscheinen trug die Siebte Sinfonie den Titel Fantasia sinfonica—wie das Tongedicht Pohjolas Tochter von 1906. Während der Revision der Fünften Sinfonie fünf Jahre später zog Sibelius kurzzeitig in Betracht, die letzten beiden Sätze herauszustreichen und nur den ersten Satz unter dem gleichen Titel zu veröffentlichen. Glücklicherweise ließ er von diesem Vorhaben ab. Man versteht aber seine Zweifel während der Entstehungsphase des Werks, das wir als seine Siebte Sinfonie kennen. Allerdings dachte er 1918, ganz zu Beginn seiner Arbeit, in sinfonischen Kategorien und sprach von einer „siebenten Sinfonie. Lebensfreude und Vitalität gemischt mit appassionato Passagen. In drei Sätzen—der letzte ein ‘hellenistisches Rondo‘.“ Während der Proben nach Vollendung des Werks 1924 schrieb er selbstgewiss: „Ein großer Erfolg. Es besteht kein Zweifel: Mein neues Werk ist eines meiner besten. Ton und Farbe beide kraftvoll“.

Sinfonien in nur einem Satz waren in den 1920er Jahren noch eine relative Seltenheit. Das offenkundigste Beispiel—Schönbergs Erste Kammersinfonie von 1906 (Orchesterarrangement 1922)—hält sich an Abschnitte, die leicht als traditionelle sinfonische Bestandteile (erster Satz, Scherzo, langsamer Satz usw.) erkennbar sind. Sibelius’ Siebte Sinfonie aber ist radikal anders. Eines ihrer beeindruckendsten Merkmale ist ihre Nahtlosigkeit. Wie in dem viel bewunderten ersten Satz der Fünften Sinfonie (eigentlich ein Moderato und beschleunigendes Scherzo in Einem) lässt sich kaum sagen, wo der eine Satz endet und der nächste beginnt—und ob die Bezeichnung „Sätze“ überhaupt angemessen ist.

Ein langes Adagio leitet die Siebte Sinfonie ein; den Höhepunkt bildet das feierliche Posaunenthema. Das Tempo nimmt allmählich zu, zunächst kaum merklich, doch bald mit zunehmender Dynamik. Daraus wiederum entwickelt sich ein flinkes Vivacissimo—ein Scherzo? Doch dann werden die tanzenden Streicherfiguren geschmeidiger und das große Posaunenthema kehrt zurück (nun in Moll). Man meint, zwei Tempi gleichzeitig zu hören, oder, bildhaft ausgedrückt, einen mächtigen Berg hinter vorbeiziehenden Sturmwolken zu erspähen. An seinem Höhepunkt beginnt dieses zentrale Adagio erneut voranzustreben—und, kaum dass man sich dessen bewusst wird, hat sich schon ein Allegro molto moderato eingestellt. Just als dieses einen neuen Satz zu bilden scheint, gibt es eine kurze Pause, bevor die Musik wieder Fahrt aufnimmt; ein Vivace mündet in ein langes Presto crescendo mit hämmernden, pulsierenden Streichern. Am Höhepunkt tritt das Posaunenthema in Erscheinung, nun in seinem ursprünglichen leuchtenden C-Dur. Dies führt zu einem elementaren Höhepunkt, der von einem aufregenden Ruf der Hörner markiert ist. Langsam bringen die Streicher die Musik zur Ruhe—das Tempo ist nun wieder ganz klar Adagio. Nach einer kurzen Rückschau durch das Posaunenthema (und erneut Hörner) baut sich die Musik zu einem überwältigenden Schluss hin auf—ein felsenartiges Crescendo, das, von Blechbläsern und Pauken unterstrichen, zu einer leidenschaftlichen Auflösung in C-Dur in den Streichern führt.

Sibelius mag zum Zeitpunkt der Komposition nicht gewusst haben, dass dies seine letzte Sinfonie sein würde. Als denkwürdigen Lebewohlgruß an das Medium, in dem er brillierte, könnte man sich jedoch kaum ein passenderes Werk vorstellen.

aus dem Begleittext von Stephen Johnson © 2015
Deutsch: Katja Klier

Recordings

Sibelius: Symphonies Nos 1-7
Studio Master: LSO0675Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available
Sibelius: Symphonies Nos 5 & 7
Studio Master: CDHLL7543Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

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