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Sinfonia concertante in B flat major, Hob I:105

composer
first performed on 9 March 1792

 
‘A new concertante from Haydn combined with all the excellencies of music; it was profound, airy, affecting and original, and the performance was in unison with the merit of the composition. Salomon particularly exerted himself on this occasion, in doing justice to the music of his friend Haydn.’ So wrote the London Morning Herald after the premiere of Haydn’s Sinfonia concertante in B flat major for violin (a starring role for the orchestral leader and impresario Johann Peter Salomon), oboe, cello and bassoon on 9 March 1792. Haydn had recently premiered two symphonies (Nos 93 and 98) in Salomon’s concert series in the Hanover Square Rooms. The sensationally successful premiere of the ‘Surprise’, No 94, would follow two weeks later. Amid his symphonic triumphs, Haydn had hastily composed his ‘Concertante’ (as he called it) in a spirit of rivalry with the Professional Concert directed by his one-time pupil Ignaz Pleyel. The genre of the ‘symphonie concertante’, or multiple concerto, had been popularized by composers such as J C Bach and the Mannheimer Carl Stamitz. In the 1780s Pleyel got in on the act, writing reams of ‘symphonies concertantes’ first for Paris and later for London.

Needless to say, Haydn outdid the facile, garrulous Pleyel at his own game. Tuneful and unfailingly inventive, this multiple concerto uses the four solo instruments in ever-changing permutations: the wind pair pitted against the strings, the two higher instruments against the two lower, violin and bassoon against oboe and cello (as at the beginning of the Andante), or simply as a quartet of contrasting timbres.

Alongside the dynamism of the contemporary London symphonies, the opening Allegro seems leisurely and urbane, governed by a (for Haydn) relatively slow rate of harmonic change. With four soloists to showcase, the composer seeks to charm rather than challenge. Contrasts of colour and virtuoso display take precedence over taut thematic argument. But from the moment the soloists breeze in casually in the middle of the opening tutti, the music is full of Haydnesque wit and subtlety. At the ‘official’ solo entry, the two aspects of the main theme are artfully shared between the string and wind pairs: the violin and cello in turn sing the lyrical opening phrase, while the rumbustious response for full orchestra is reinterpreted by the oboe and bassoon. There is a particularly inspired development, initiated by the main theme (on the cello) in the shadowy key of D flat major—rich and strange after the preceding F major—and evolving into a beautiful imitative dialogue, with poignant chromatic sideslips. These imitative chromatic textures find their echo in the elaborately worked cadenza, conceived by Haydn as the movement’s expressive climax.

The F major Andante, in Haydn’s favourite 6/8 pastoral metre, omits trumpets, drums, bassoons and one of the orchestral oboes. This delightful movement is in essence relaxed chamber music for the soloists, briefly interrupted by an unexpected appearance of the main theme in the orchestra. Specializing in ‘sudden surprises of abrupt rests’, as the London Oracle put it, the finale matches those of the first six London symphonies in ebullience and contrapuntal resource. After a rousing tutti, the appearance of the catchy contredanse theme is twice delayed by mock-portentous recitatives for Salomon. Haydn later repeats this ploy following another of his brilliant contrapuntal developments. Just before the final send-off he has one more surprise up his sleeve, plunging the music from the apparently secure home key of B flat to G flat major—a more theatrical counterpart to the similar harmonic gambit in the first movement’s development.

from notes by Richard Wigmore © 2015

«Une nouvelle symphonie concertante de Haydn avec toutes les qualités de la musique; elle était profonde, légère, émouvante et originale, et l’interprétation était à l’unisson des mérites de la composition. Salomon s’est particulièrement appliqué à cette occasion, en rendant justice à la musique de son ami Haydn.» Voici ce qu’écrivait le Morning Herald de Londres après la création de la Sinfonia concertante en si bémol majeur de Haydn pour violon (un rôle vedette pour le violon solo et imprésario de l’orchestre Johann Peter Salomon), hautbois, violoncelle et basson, le 9 mars 1792. Haydn avait récemment créé les symphonies nos 93 et 98 dans la série de concerts de Salomon aux Hanover Square Rooms. Le succès retentissant de la création de la «Surprise», nº 94, allait suivre deux semaines plus tard. Au milieu de ses triomphes symphoniques, Haydn avait composé à la hâte sa «Concertante» (comme il l’appelait) dans un esprit de rivalité avec le Concert Professional dirigé par son ancien élève Ignaz Pleyel. Le genre de la «symphonie concertante», ou concerto à plusieurs solistes, avait été popularisé par des compositeurs comme J. C. Bach et Carl Stamitz de Mannheim. Dans les années 1780, Ignaz Pleyel y vint à son tour, écrivant des tonnes de symphonies concertantes tout d’abord pour Paris, puis pour Londres.

Il va sans dire que Haydn surpassa le superficiel et volubile Pleyel à son propre jeu. Mélodieux et infailliblement inventif, ce concerto à plusieurs solistes utilise les quatre instruments dans des permutations en évolution constante: les deux instruments à vent se mesurant aux cordes, les deux instruments aigus aux deux instruments graves, le violon et le basson opposés au hautbois et au violoncelle (comme au début de l’Andante), ou simplement comme un quatuor de timbres contrastés.

À côté du dynamisme des symphonies londoniennes contemporaines, l’Allegro initial semble calme et raffiné, marqué par un nombre relativement réduit (pour Haydn) de changements harmoniques. Avec quatre solistes à présenter, le compositeur cherche davantage à charmer qu’à défier. Les contrastes de couleur et les démonstrations de virtuosité ont la priorité sur un argument thématique tendu. Mais à partir du moment où les solistes entrent d’un air dégagé au milieu du tutti initial, la musique regorge de l’esprit et de la subtilité de Haydn. À l’entrée «officielle» du solo, les deux aspects du thème principal sont ingénieusement partagés entre les deux instruments à cordes et les deux instruments à vent: le violon et le violoncelle chantent à tour de rôle la phrase lyrique initiale, tandis que la réponse sonore de tout l’orchestre est réinterprétée par le hautbois et le basson. Il y a un développement particulièrement inspiré, amorcé par le thème principal (au violoncelle) dans la sombre tonalité de ré bémol majeur—riche et étrange après le fa majeur précédent—pour évoluer ensuite sous la forme d’un magnifique dialogue en imitation, avec des glissements chromatiques poignants. Ces textures chromatiques imitatives trouvent leur écho dans la cadence élaborée, conçue par Haydn comme le sommet expressif du mouvement.

L’Andante en fa majeur, dans la métrique pastorale préférée de Haydn, oublie les trompettes, les timbales, les bassons et l’un des hautbois de l’orchestre. Ce mouvement agréable est par essence de la musique de chambre détendue pour les solistes, brièvement interrompue par une apparition inattendue du thème principal à l’orchestre. Le finale, qui se concentre sur «les surprises soudaines provenant de brusques silences», comme le dit l’Oracle de Londres, égale ceux des six premières symphonies londoniennes en exubérance et en ressources contrapuntiques. Après un tutti exaltant, l’apparition du thème entraînant de la contredanse est retardée deux fois par de pseudo récitatifs pour Salomon. Haydn reprend ensuite ce stratagème à la suite d’un autre de ses brillants développements contrapuntiques. Juste avant l’adieu final, il a encore une surprise en réserve, plongeant la musique de la tonalité d’origine apparemment sûre de si bémol majeur dans celle de sol bémol majeur—homologue plus théâtral de la ruse harmonique analogue dans le développement du premier mouvement.

extrait des notes rédigées par Richard Wigmore © 2015
Français: Marie-Stella Pâris

„Eine neue «Concertante» von Haydn mit allen musikalischen Vortrefflichkeiten versehen; sie war tiefgehend, federleicht, bewegend und originell, und die Aufführung stand im Einklang mit dem Rang der Komposition. Salomon bemühte sich diesmal besonders, und wurde damit der Musik seines Freundes Haydn gerecht.“ So der Londoner Morning Herald nach der Premiere von Haydns Sinfonia concertante in B-Dur für Violine (eine Star-Rolle für den Konzertmeister und Impresario Johann Peter Salomon), Oboe, Violoncello und Fagott am 9. März 1792. Haydn hatte unlängst die Symphonien Nr. 93 und 98 im Rahmen der von Salomon veranstalteten Konzertreihe in den Londoner Hanover Square Rooms uraufgeführt. Die sensationell erfolgreiche Premiere der Symphonie mit dem Paukenschlag, Nr. 94, sollte zwei Wochen später folgen. Inmitten seiner symphonischen Triumphe hatte Haydn unter beträchtlichem Zeitdruck seine „Concertante“ (wie er sie nannte) komponiert, wobei ein Konkurrenzgeist gegenüber der Reihe „Professional Concert“ seines ehemaligen Schülers Ignaz Pleyel eine nicht unwichtige Rolle spielte. Das Genre der „konzertanten Symphonie“, oder des mehrfachen Instrumentalkonzerts, war von Komponisten wie Johann Christian Bach oder dem Mannheimer Carl Stamitz popularisiert worden. In den 1780er Jahren gesellte sich Pleyel dieser Bewegung hinzu und komponierte Unmengen von „konzertanten Symphonien“ zunächst für Paris und später für London.

Es versteht sich von selbst, dass Haydn den etwas banalen, langatmigen Pleyel mit seinen eigenen Waffen schlug. In diesem melodienreichen und ausnahmslos phantasievollen multiplen Konzert treten vier Solo-Instrumente in ständig wechselnden Kombinationen auf: das Bläserpaar den Streichern gegenübergestellt, die beiden höheren Instrumente gegen die beiden tieferen, Violine und Fagott gegen Oboe und Violoncello (wie zu Beginn des Andante), oder einfach als Quartett kontrastierender Timbres.

Verglichen mit der Dynamik der zeitgenössischen Londoner Symphonien wirkt der erste Satz, ein Allegro, geruhsam und kultiviert, wobei (für Haydn) relativ wenige Harmoniewechsel vorkommen. Mit vier zu präsentierenden Solisten verfolgt der Komponist die Strategie, zu bezaubern anstatt herauszufordern. Klangfarbliche Kontraste und virtuose Vorführungen haben den Vorrang gegenüber komplexen thematischen Erörterungen. Von dem Augenblick jedoch, wenn die Solisten fast beiläufig in der Mitte des Anfangstuttis einsetzen, ist die Musik voller Haydn’scher Schlagfertigkeit und Raffinesse. Bei dem „offiziellen“ Solisteneinsatz teilen die Streicher- und Bläserpaare in kunstvoller Weise zwei Aspekte des Hauptthemas: Geige und Cello singen abwechselnd die lyrische Eingangsphrase, während die ausgelassene Antwort des gesamten Orchesters von Oboe und Fagott neuinterpretiert wird. Die Durchführung ist besonders inspiriert; sie beginnt mit dem Hauptthema (auf dem Cello) in der geheimnisvollen Tonart Des-Dur—was nach F-Dur fremdartig und üppig klingt—, worauf sich ein wunderschöner imitativer Dialog mit anrührenden, chromatischen Figuren am Rande entwickelt. Diese imitativen chromatischen Strukturen werden in der aufwendig gestalteten Kadenz—der expressive Höhepunkt des Satzes—noch einmal aufgegriffen.

Das F-Dur-Andante, in Haydns bevorzugtem 6/8-Pastoralrhythmus, lässt Trompeten, Pauken, Fagotte und eine der Orchesteroboen aus. Dieser reizvolle Satz ist im Wesentlichen entspannte Kammermusik für die Solisten, was kurz von einem unerwarteten Auftreten des Hauptthemas im Orchester unterbrochen wird. Mit „plötzlichen, überraschenden abrupten Pausen“, wie das Londoner Blatt Oracle es formulierte, kommt das Finale in Sachen Überschwänglichkeit und Kontrapunktik den Schlusssätzen der ersten sechs Londoner Symphonien gleich. Nach einem bewegten Tutti wird das Auftreten eines griffigen Kontretanz-Themas zweimal von scheinbar ominösen Rezitativen für Salomon hinausgezögert. Später wiederholt Haydn diesen Trick nach einer weiteren brillanten kontrapunktischen Durchführung. Kurz vor Ende wartet er mit einer letzten Überraschung auf, wobei die Musik von der scheinbar fest verankerten Grundtonart B-Dur nach Ges-Dur wechselt—ein theatralisches Pendant zu der ähnlichen harmonischen Eröffnung der Durchführung des ersten Satzes.

aus dem Begleittext von Richard Wigmore © 2015
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Mozart: Concertos; Haydn: Sinfonia concertante
Studio Master: CDA68090Studio Master FLAC & ALAC downloads available
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