Welcome to Hyperion Records, an independent British classical label devoted to presenting high-quality recordings of music of all styles and from all periods from the twelfth century to the twenty-first.

Hyperion offers both CDs, and downloads in a number of formats. The site is also available in several languages.

Please use the dropdown buttons to set your preferred options, or use the checkbox to accept the defaults.

L'oiseau de feu

composer
1910

 
It was undoubtedly the orchestral skills which drew Diaghilev’s attention, and which prompted him to commission Stravinsky first to orchestrate two Chopin piano pieces for Les Sylphides (he commissioned Liadov to orchestrate one other piece for the same ballet) and then, on so slender a basis, to finally turn to Stravinsky to compose The Firebird.

Stravinsky may not have been Diaghilev’s first choice, but nonetheless as soon as the budding composer had become aware that a ballet on the Firebird was being mooted, he started composing at once in readiness for a commission should it come his way. That is not to say that Stravinsky, despite his claims later in life, dictated the form of the ballet; when he had his first meeting with Fokine he was made to revise his preliminary sketches extensively in order to fit with the scenario that Fokine was creating. What Stravinsky did bring to the ballet, though, was his extraordinary ear for orchestration, a profound inside knowledge of the “magic” harmonies of both Rimsky-Korsakov and also the great avant-garde Russian composer Scriabin; and above all, a sure sense of the theatre and of what would immediately tell on the stage, in no small part honed by his collaboration with the strong-willed Fokine.

The ballet tells of Prince Ivan who, seeing the brilliant Firebird, pursues her; but on capturing her he takes pity as she pleads for her freedom. She rewards him with one of her fiery feathers as a talisman. He then discovers in an orchard full of golden apples thirteen princesses, one of whom he falls in love with. Prince Ivan follows the princesses to the castle of the evil Kashchey, where he is captured by the sorcerer and his evil monsters. However Ivan summons the Firebird who lulls Kashchey and his court to sleep. She then leads the prince to a casket containing an egg which contains Kashchey’s soul. Ivan breaks the egg, so destroying Kashchey whose evil kingdom is replaced by a resplendent city, and freeing the princesses. The ballet ends with the wedding and coronation of Ivan and his beloved princess.

Stravinsky was responsible for the Firebird’s magnificent finale. Originally the ballet was to have ended with a series of divertissement, typical of many evening length ballets including Tchaikovsky’s Sleeping Beauty. However the strongly neo-nationalistic folk style of the Firebird threatened to tip such a divertissement into the kitsch world of the Grand divertissement which ends Cesare Pugni’s The Little Humpbacked Horse, a staple of the Russian Imperial Ballet much derided in Diaghilev’s circle. Stravinsky instead suggested something more stately, even liturgical, accompanied by a Russian khorovod (a kind of religious round dance): for this, he used a melody originally published by his teacher, Rimsky-Korsakov, and through repetition of this melody from a quiet horn solo, building to a resplendent brass climax, he effectively suggests the blossoming of the kingdom liberated from Kashchey’s rule.

The premiere, staged at the Théâtre Nationale de l’Opéra on 25 June 1910, conducted by Gabriel Pierné, was a sensation: Diaghilev had not only calculated well his French public’s taste for colourful Russian national style, but had also had this fulfilled perfectly by Stravinsky, as Benois recognized: “Music more poetic,” he wrote, “music more expressive of every moment and shading, music more beautiful-sounding and phantasmagoric could not be imagined.”

from notes by Daniel Jaffé © 2009

C’est le décorateur Alexandre Benois, véritable parrain des Ballets Russes de Sergueï Diaghilev, qui suggère à ce dernier, en 1908, la création d’un ballet nationaliste russe. L’idée est d’autant plus séduisante que les Français ont pris goût au ballet russe, surtout après le succès des Danses polovtsiennes de Borodine, mises en scène par Diaghilev en 1909 sur une chorégraphie de Michel Fokine. Benois sait même déjà qu’il y sera question de l’oiseau de feu, créature légendaire du folklore russe. Pour préparer l’argument du ballet, Benois et Fokine se documentent en consultant de nombreux ouvrages sur le conte russe, dont le célèbre recueil de contes russes d’Alexandre Afanasiev, et finissent pas concocter une histoire où figurent l’oiseau de feu et le redoutable magicien Kachtcheï.

Diaghilev propose le ballet à plusieurs grands compositeurs russes, notamment Anatoli Liadov (qui, plusieurs mois après l’offre de Diaghilev, annoncera avoir enfin acheté le papier à musique nécessaire), avant de finir par s’adresser à un Igor Stravinski relativement peu expérimenté. Stravinski qui prend des leçons, à titre privé, auprès du légendaire Nikolaï Rimski-Korsakov, ne jouit pas à l’époque de la même faveur que certains autres élèves du maître, même si grand nombre d’entre eux (dont le gendre de Rimski-Korsakov, Maximilien Steinberg) ont pratiquement sombré dans l’oubli depuis. On juge la musique de Stravinski par trop naïve et simpliste. Pourtant Diaghilev, qui a assisté à la création de son Scherzo fantastique en janvier 1909, a vite apprécié son exceptionnel talent d’orchestrateur. Diaghilev décide donc de faire un essai en demandant à Stravinski d’orchestrer deux morceaux de Chopin pour le ballet Les Sylphides; et il n’en faudra pas plus pour qu’il commande à Stravinski la musique de L’oiseau de feu.

Même s’il n’est pas l’un des premiers auxquels ait songé Diaghilev, Stravinski se met au travail dès que le projet est évoqué, pour être prêt au cas où il obtiendrait la commande. Non pas qu’il ait dicté la forme du ballet, contrairement à ce qu’il prétendra une fois qu’il aura atteint une renommée mondiale; en fait, lors de leur première rencontre, Fokine lui fait profondément modifier ses premières esquisses pour qu’elles correspondent au scénario tel qu’il a conçu. Ce que Stravinski apporte au ballet, par contre, c’est sa précieuse oreille d’orchestrateur ainsi que sa connaissance intime de la «magie» de Rimski-Korsakov et du grand compositeur d’avant-garde russe Scriabine; et puis surtout son sens aigu de la théâtralité et de ce qui va immédiatement marcher sur scène, talent qu’il développera probablement encore davantage au contact de la forte personnalité de Fokine.

Le ballet raconte l’histoire du prince Ivan qui, à la vue du merveilleux oiseau de feu, se lance à sa poursuite et le capture. Par pitié, il lui rend toutefois sa liberté et, en guise de remerciement, l’oiseau lui donne une de ses plumes enflammées en lui disant qu’elle lui sera utile. Ivan se trouve alors dans un verger regorgeant de pommes d’or, où il découvre treize princesses et s’éprend de l’une d’elles. Le prince Ivan suit les princesses jusqu’au château de Kachtcheï l’Immortel, où le sorcier et ses monstres le font prisonnier. Heureusement Ivan invoque l’aide de l’oiseau, qui plonge Kachtcheï et sa cour dans un profond sommeil. L’oiseau lui montre alors le coffret où repose l’œuf qui contient l’âme de Kachtcheï. Ivan le casse, anéantissant ainsi Kachtcheï, dont le royaume du mal se transforme en cité resplendissante. Les princesses retrouvent ainsi leur liberté. Le prince épouse sa bien-aimée et ils sont couronnés Tsar et Tsarine.

À sa création au Théâtre national de l’Opéra, le 25 juin 1910, sous la direction Gabriel Pierné, le ballet fait sensation: si Diaghilev a bien pris la mesure du goût des Français pour les brillantes productions russes, Stravinski l’a comblé au plus haut point, comme le reconnaît Benois. Impossible d’imaginer, dira-t-il, musique plus poétique, musique mieux adaptée à chaque moment, à chaque nuance, musique plus belle, plus féérique.

extrait des notes rédigées par Daniel Jaffé © 2016
Français: Marie Rivière

Die Anregung im Jahr 1908, Sergei Djaghilew solle ein nationalistisches russisches Ballett produzieren, ging auf den Theaterbildner Alexander Benois zurück, der damit im Grunde zum Paten von Djagilews Ballets Russes wurde. Noch größere Attraktivität bekam der Gedanke durch die neue Leidenschaft des französischen Publikums für russischen Tanz, die durch Djagilews Inszenierung von Borodins Polowetzer Tänzen 1909 in der Choreografie von Michel Fokine entfacht worden war. Benois war auch der Ansicht, das Thema solle mit der allgemein beliebten russischen Sagengestalt des Feuervogels zu tun haben. Gemeinsam mit Fokine suchte er nach einem Szenario für das neue Ballett und griff auf mehrere Bücher russischer Märchen zurück, unter anderem die vielfach bewunderte Sammlung Alexander Afanasjews, um eine Geschichte mit dem Feuervogel und dem bösen Zauberer Koschtschei zu schreiben.

Djagilew unterbreitete das Ballett zunächst mehreren führenden russischen Komponisten, allen voran Anatoli Ljadow (der mehrere Monate nach der Anfrage wissen ließ, er habe schließlich und endlich das für eine derartige Partitur notwendige Notenpapier gekauft), bevor er sich an den damals noch relativ unerfahrenen Igor Strawinski wandte. Als Privatschüler des legendären Nikolai Rimski-Korsakow war Strawinski bislang noch kein Erfolg wie manch anderem Schüler des großen Meisters beschieden gewesen, von denen viele (wie etwa Rimski-Korsakows Schwiegersohn Maximilian Steinberg) heute fast vollständig in Vergessenheit geraten sind. Strawinskis Musik galt als eher naiv und wenig anspruchsvoll, doch als Djagilew im Januar 1909 der Premiere des Scherzo fantastique beiwohnte, erkannte er das Talent eines überzeugenden Könners der Orchestrierung. Um die Fähigkeiten des jungen Komponisten zu überprüfen, beauftragte Djagilew ihn, für eine Produktion von Les Sylphides zwei Klavierstücke Chopins zu orchestrieren, und auf dieser bescheidenen Grundlage beauftragte er Strawinski dann mit der Komposition des Feuervogels.

Strawinski mochte nicht Djagilews erste Wahl gewesen sein, doch sobald ihm bewusst wurde, dass ein Ballett über den Feuervogel im Raum stand, begann er zu komponieren für den Fall, dass er den Zuschlag bekommen sollte. Dabei gab er, entgegen allen Behauptungen, die er später als weltberühmter Komponist machte, keineswegs die Form des Balletts vor, im Gegenteil, bei der ersten Besprechung mit Fokine musste er seine ersten Skizzen umfassend überarbeiten, damit sie dessen Szenario entsprachen. Doch hatte er dem Ballett sehr wohl auch etwas zu geben, etwa sein herausragendes Ohr für Orchestrierung, sein stupendes Wissen und Verständnis für die „magischen“ Harmonien Rimski-Korsakows und des nicht minder großen avantgardistischen russischen Komponisten Skrjabin, und insbesondere sein sicheres Gespür für das Theater und das, was auf der Bühne unmittelbar wirkte, obwohl diese Fähigkeiten zweifellos auch durch seine Zusammenarbeit mit dem willensstarken Fokine geschult wurden.

Das Ballett erzählt die Geschichte vom Prinzen Iwan, der den betörenden Feuervogel—eine junge Frau—verfolgt und auch fängt, doch sich ihrer erbarmt, als sie ihn um ihre Freiheit bittet. Zum Dank schenkt sie ihm eine ihre feurigen Federn. In einem Garten voll goldener Äpfel trifft Iwan auf dreizehn Prinzessinnen und verliebt sich in eine von ihnen. Deswegen folgt er ihnen zum Schloss des bösen Koschtschei, wo er von dem Zauberer und seinen Dämonen gefasst wird. Doch er ruft den Feuervogel herbei, der Koschtschei und seinen Hof mit einem Lied in den Schlaf singt. Dann führt die Vogelfrau den Prinzen zu einer Kiste, in der ein Ei liegt, und dieses Ei birgt Koschtscheis Seele. Iwan zerschlägt das Ei und zerstört damit nicht nur den Zauberer, dessen böses Königreich durch eine prächtige Stadt ersetzt wird, sondern befreit auch die Prinzessinnen.

Das Ballett endet mit der Hochzeit und der Krönung Iwans und seiner geliebten Prinzessin. Die Premiere, die am 25. Juni 1910 im Théâtre National de l’Opéra unter der Leitung von Gabriel Pierné stattfand, geriet zur Sensation: Djagilew hatte nicht nur die Vorliebe seines französischen Publikums für den farbenfrohen russischen Nationalstil bedient, sondern hatte dies von Strawinski auch genial umsetzen lassen, wie Benois erkannte: „Eine poetischere Musik“, schrieb er, „eine Musik, die jeden Moment und jede Nuance besser zum Ausdruck bringt, eine Musik, die noch schöner klingt und noch phantasmagorischer wäre, kann man sich nicht denken.“

aus dem Begleittext von Daniel Jaffé © 2016
Deutsch: Ursula Wulfekamp

Recordings

Stravinsky: The Firebird & other works
Studio Master: SIGCD165Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available
Stravinsky: The Firebird; Bartók: Piano Concerto No 3
LSO5076Download only

Details

Tableau 1 No 01: Introduction
Tableau 1 No 01-02: Introduction – Le jardin enchanté de Kastchei
Tableau 1 No 02: Le jardin enchanté de Kastchei
Tableau 1 No 03: Apparition de l'oiseau de feu, poursuivi par Ivan Tsarévitch
Tableau 1 No 03-05: Apparition de l'oiseau de feu, poursuivi par Ivan Tsarévitch – Danse de l'oiseau de feu – Capture de l'oiseau de feu par Ivan Tsarévitch
Tableau 1 No 04: Danse de l'oiseau de feu
Tableau 1 No 05: Capture de l'oiseau de feu par Ivan Tsarévitch
Tableau 1 No 06: Supplications de l'oiseau de feu
Tableau 1 No 07: Jeu des princesses avec les pommes d'or
Tableau 1 No 07-08: Jeu des princesses avec les pommes d'or – Brusque apparition d'Ivan Tsarévitch
Tableau 1 No 08: Brusque apparition d'Ivan Tsarévitch
Tableau 1 No 09: Khorovode (Ronde) des princesses
Tableau 1 No 09-10: Khorovode (Ronde) des princesses – Lever du jour
Tableau 1 No 10: Lever du jour
Tableau 1 No 11: Carillon féérique, apparition des monstres-gardiens de Kastchei et capture d'Ivan Tsarévitch
Tableau 1 No 11-12: Carillon féérique, apparition des monstres-gardiens de Kastchei et capture d'Ivan Tsarévitch – Danse de la suite de Kastchei enchantée par l'oiseau de feu
Tableau 1 No 12: Danse de la suite de Kastchei enchantée par l'oiseau de feu
Tableau 1 No 13: Danse infernale de tous les sujets de Kastchei – Berceuse
Tableau 1 No 13a: Danse infernale de tous les sujets de Kastchei
Tableau 1 No 13b: Berceuse
Tableau 2 No 1: Disparition du palais et des sortilèges de Kastchei, animation des chevaliers pétrifiés et allégresse générale

Track-specific metadata

Click track numbers above to select
Waiting for content to load...
Waiting for content to load...