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Symphony No 2 in E flat major, Op 63

composer
1911

 
After completing his Violin Concerto for Fritz Kreisler, again to tumultuous acclaim, the Symphony No 2 in E flat major, Op 62 was completed in double-quick time and again performed at the Queen’s Hall on 24 May 1911, now with the composer on the rostrum. Dedicated to the recently deceased King Edward VII, this time there was to be no jubilant celebration: the hall was some way from a sell-out and, according to one newspaper critic, the audience reacted to the work with ‘much favour, though with rather less enthusiasm than usual’. Another described the reaction thus: ‘the symphony was received with unhesitating and most cordial warmth’. Such damning with faint praise was a shock to Elgar who asked his friend and the orchestra’s leader, W.H. Reed, ‘What is the matter with them, Billy? They sit there like a lot of stuffed pigs’. Subsequent performances were very poorly attended and there was to be no repeat of the 90-odd performances the First Symphony received in its first year. Elgar was so put-out that not even his appointment to the Order of Merit in George V’s Coronation Honours list did much to lift his spirits.

These days the Second Symphony is hailed at least as much as the First, and it is therefore difficult to pinpoint quite what the audience didn’t care for in the piece. It is written for similar orchestral forces and contains Elgar’s trademark wistfulness as well as plenty of gusto. It is certainly a more complex work and is rather less dramatic than the First Symphony, although both works are clearly identifiably by the same composer writing in the same idiom. It has been suggested that the symphony’s peaceful ending did not engender the rapturous behaviour from audiences which may have reacted more favourably to a rousing finale.

The composer’s annotations for a programme note on the work give mention to the occasional extra-musical inspiration. While these are informative they in no way tell us what any particular passage or movement is actually about and Elgar was less than willing to encourage too much speculation—his gnomic utterances are often about as much help as the composer likely wanted them to be. For example, above the first movement, which he described as ‘tremendous in energy’ he wrote a quotation from Shelley on the score: ‘Rarely, rarely comest thou, / Spirit of Delight’. He later further explained, ‘To get near the mood of the symphony the whole of Shelley’s poem may be read, but the music does not illustrate the whole of the poem, neither does the poem wholly elucidate the music’. If this explains anything it directs the listener to the many questions and battles that rage at times in the symphony and point rather more towards Elgar’s own inner complexity than to any overt influence from the outer world. Even the funereal, elegiac Larghetto which might be considered as mourning the death of Edward VII was written, according to the composer, before the death of the King, and that the spirit of the work as a whole, ‘is intended to be of high & pure joy: there are retrospective passages of sadness but the whole of the sorrow is smoothed out & ennobled in the last movement, which ends in a calm & I hope & intend, elevated mood’. And yet, the composer Herbert Howells, in a 1938 broadcast, remembered Elgar describing the slow movement as indeed that of a funeral cortège for a king.

One absolute certainty, straight from the creator’s pen is that the third movement was, ‘sketched on the piazza of S. Mark, Venice. I took down the rhythm of the opening bars from some itinerant musicians who seemed to take a great satisfaction in the broken accent of the first four bars’. There are numerous other utterances which either muddy the waters or possibly supply flickers of actual extra-musical influences. But as already noted, Elgar himself has already explained his symphonic credo: ‘I hold that the symphony without a programme is the highest development of art’. And with both of his symphonies, Elgar certainly reached the pinnacle of his own complex, exuberant, thoughtful and splendid art.

from notes by M Ross © 2010

Certains thèmes de la Symphonie nº 2 furent ébauchés en 1904 et sans doute même plus tôt, mais l’ouvrage dans son ensemble fut composé et orchestré à partir des ébauches en l’espace de deux mois début 1911, gestation remarquablement rapide de la part d’Elgar. «J’ai travaillé fiévreusement», écrivit-il à un ami, «et ces pages débordent d’énergie.» Le mouvement lent fut écrit en une semaine. À la fin de la partition, il écrivit une citation de Shelley: «Rarement, rarement viens-tu, Esprit du Délice», et aussi les noms de ces deux lieux, Venise et Tintagel. C’est à Venise que fut ébauché le Rondo; sur la place Saint-Marc il nota le rythme des mesures d’ouverture de ce que jouaient des musiciens itinérants. C’est à Tintagel se trouvait la résidence secondaire de sa muse, Alice Stuart Wortley, avec qui sont intimement associés la Symphonie et le Concerto pour violon. Il lui avait rendu visite à Tintagel l’année précédente. «J’ai gravé l’année passée dans le premier mouvement», lui apprit-il. Dans une lettre à son éditeur datée d'avril 1911, Elgar faisait référence à la citation de «Esprit du Délice» et écrivait: «Pour se faire une idée de l’atmosphère de la symphonie, on peut lire l’ensemble du poème de Shelley, mais la musique n'illustre pas tout le poème, et le poème n'explicite pas toute la musique. Mon attitude envers le poème, ou plutôt envers l’Esprit du délice, a été une tentative de donner à cet esprit réticent une idée (ponctuée de réminiscences assez tristes) de ce que nous désirerions obtenir.» Le poème complet nous permet de voir à quel point certains de ses passages sont elgariens. Par exemple, «J'aime tout ce que tu aimes, / Esprit du Délice! / La jeune Terre vêtue de feuilles fraîches, / Et la nuit étoilée; / Les soirs d'automne et l'aurore / Où naissent les brumes d'or.» Comme Shelley, Elgar adorait «tout ce qui est à la Nature et demeure intact a l'abri du malheur des hommes.» Le poème s'achève sur: «J'aime l'amour … / Mais par-dessus toutes choses, / Esprit, c'est toi que j'aime … / Tu es l'amour et la vie! Oh, viens, / fais encore une fois de mon cœur ta demeure». À un autre ami, Elgar cita certains vers d'un autre poème de Shelley: «Je ne fais que cacher derrière ces notes, comme des braises, chaque étincelle de ce qui m’a consumé». Elgar dirigea la création de la symphonie à Londres le 24 mai 1911. La salle n’était pas pleine et le public demeura coi. «Qu’est-ce qu’ils ont, Billy?» demanda-t-il à W.H. Reed, premier violon de l’orchestre, «Ils restent assis là comme un ramassis de cochons farcis.» Mais la conclusion paisible et pensive de l’ouvrage n’invitait guère à une bruyante ovation et, quoi qu’il en fût, une œuvre aussi complexe ne peut avoir été facile à assimiler à la première écoute si on la compare à la Symphonie nº 1 et au Concerto pour violon, qui avaient tous deux été applaudis à tout rompre lors de leurs créations respectives.

Les mesures d’ouverture débordent bel et bien d’énergie. Les violons et les violoncelles jouent des si bémol répétés suivis d’une fougueuse sixte ascendante. Le thème-signature de l’«Esprit du Délice» est la phrase descendante de la troisième mesure. Le second sujet, après près de cinquante mesures, détend l’atmosphère d’exubérance, amorçant une veine nostalgique et poétique, mais l’exubérance reparaît pour se dissoudre ensuite en un épisode fantomatique introduit par les cordes en sourdine, les cors en sourdine et huit notes de harpe aux résonances sourdes. Puis, par-dessus une pulsation de timbales et de basses pizzicato, les violoncelles introduisent une nouvelle mélodie pleine d’ardeur, décrite par Elgar comme «une sorte d’influence maléfique qui vagabonde dans le jardin par une nuit d’été». Ce sinistre nocturne disparaît au retour du thème-signature. Mais son influence perdure, tout comme la poésie du second sujet, dans la longue récapitulation qui s’achève sur un éclat d’énergie renouvelée.

Le Larghetto présente le caractère d’une marche funèbre, mais bien que la symphonie soit dédiée à la mémoire du roi Edward VII, ce ne sont pas des funérailles royales. Ce mouvement fut ébauché en novembre 1903, lorsque l’ami d’Elgar, l’homme d’affaires et musicien amateur de Liverpool Alfred E. Rodewald, mourut soudain à quarante-trois ans. Elgar en fut profondément bouleversé, aussi ce mouvement est-il une élégie personnelle, en ut mineur, mais la simple grandeur de sa mélodie apparentée à une marche, merveilleusement orchestrée, en fait également un morceau convenant à un deuil national. À un moment, le hautbois chante son propre thème (ad. lib.) par-dessus le fil des cuivres et des basses et l’essor des cordes. Dans une lettre à son éditeur écrite avant la création, Elgar parlait de ce passage de hautbois comme d’une «voix féminine se lamentant par-dessus le premier thème ample et viril … et comme une femme posant une fleur sur la tombe d’un homme». Un apogée passionné est suivi du retour du thème de l’«Esprit du Délice», comme une bénédiction.

C’est ensuite un Rondo qui fait office de scherzo. Elgar le décrivait ainsi: «Endiablé, obstiné et brillant, ponctué d’accents pastoraux apaisants». Il débute de façon agitée, mais l’allure du second sujet est plus mesurée. L’une des phrases pastorales, introduite par les bois, génère un extraordinaire épisode où l’«influence maléfique» du premier mouvement revient agressivement et est martelée par les tambours et rugie par les cuivres, oblitérant tout le reste. Elgar associait ce passage avec des vers de Maud de Tennyson: «Et mon cœur est une poignée de poussière / Et les roues passent au-dessus de ma tête … / Les sabots des chevaux martèlent / Martèlent mon crâne et mon cerveau». En répétition, il le décrivait aux orchestres «comme cet horrible élancement dans la tête quand on a de la fièvre». Le cauchemar s’estompe et la musique retrouve aisément son caractère précédent. Un thème compassé et fluide ouvre le finale, suivi d’un thème plus primesautier puis par une mélodie noblement écrite de nombreuses années auparavant pour décrire le chef d’orchestre du Hallé, Hans Richter. Ces thèmes sont développés, souvent de façon agitée, parfois en contrepoint, jusqu’à ce que l’«Esprit de Délice», développé et lent, revienne dans une coda consolatrice somptueuse pour conclure ce «pèlerinage passionné de l’âme», selon les propres termes d’Elgar.

extrait des notes rédigées par Michael Kennedy © 2004
Français: David Ylla-Somers

Einige Themen der Zweiten Sinfonie lagen bereits 1904 oder noch früher im Entwurf vor, doch das eigentliche Werk komponierte Elgar anhand der Skizzen Anfang 1911 im Zeitraum von zwei Monaten, was für ihn erstaunlich schnell war. „Ich habe in fieberhafter Eile gearbeitet“, schrieb er an einen Freund, „und das Ding hat ungeheuer viel Energie.“ Der langsame Satz war in einer Woche fertig. Ans Ende der Partitur schrieb Elgar ein Shelley-Zitat: „Selten nur, selten nahst du dich, Geist der Freude“ und dazu die Ortsbezeichnungen Venedig und Tintagel. In Venedig waren die Skizzen zum Rondo-Satz entstanden. Auf dem Markusplatz hatte Elgar den Rhythmus der einleitenden Takte von Straßensängern übernommen. Und in Tintagel befand sich das Ferienhaus seiner Muse Alice Stuart Wortley, mit der die Sinfonie und das Violinkonzert eng verbunden sind. Elgar war dort im Vorjahr zu Besuch gewesen. „Ich habe im ersten Satz das vergangene Jahr festgehalten“, teilte er ihr damals mit. In einem Brief an seinen Verleger vom April 1911 bezog sich Elgar auf das „Geist-der-Freude“-Zitat und schrieb: „Um sich mit der Stimmung der Sinfonie vertraut zu machen, kann man das ganze Gedicht von Shelley lesen, aber die Musik ist nicht als Veranschaulichung des gesamten Gedichts anzusehen, noch erhellt das Gedicht insgesamt die Musik. Meine Einstellung zu dem Gedicht, oder vielmehr zum ‘Geist der Freude’, ging dahin, dem widerstrebenden Geist (in doch recht trauriger Rückschau) einen Hinweis darauf zu geben, was wir gerne hätten.“ Auf der vorliegenden CD liest Mark Elder das vollständige Gedicht, so dass man hören kann, wie “Elgarisch„ Teile davon zu sein scheinen. Ein Beispiel: „Ich liebe alles, das du liebest, / Geist der Freude! / Die frische Erde, geschmückt von neuen Blättern, / und auch die Sternennacht; / den Herbstabend und den Morgen, / der goldene Nebel gebiert.“ Elgar liebte ebenso wie Shelley „alles, das der Natur entspringt und wohl von Menschenelend unverdorben blieb“. Das Gedicht endet mit den Zeilen: „Ich liebe Amor … / doch vor allen andern Dingen / liebe ich dich, Geist, / bist du Leben doch und Liebe! O komm / und lass aufs Neue dich in meinem Herzen nieder.“ Gegenüber einem anderen Freund zitierte Elgar einige Zeilen aus einem weiteren Gedicht von Shelley: „Ich verberge unter diesen Tönen, wie unter letzter Glut, ein jedes Fünkchen dessen, das mich verzehrte“. Elgar leitete die Uraufführung der Sinfonie in London am 24. Mai 1911. Der Saal war nicht voll, und die Aufnahme des Konzerts war gedämpft. „Was ist denn mit denen los, Billy?“ fragte Elgar W.H. Reed, den Konzertmeister des Orchesters. „Die sitzen da wie ein Haufen gemästeter Schweine.“ Allerdings war der ruhige, besinnliche Ausklang des Werks auch nicht die richtige Vorbereitung für eine lautstarke Ovation und auf jeden Fall kann ein so komplexes Werk im Vergleich zur Ersten Sinfonie und dem Sinfoniekonzert, die bei ihrer Uraufführung beide wild beklatscht worden waren, beim ersten Anhören nicht so leicht zu verdauen gewesen sein.

„Ungeheuer viel Energie“ beschreibt die Eröffnung. Geigen und Celli spielen erst wiederholte Bs, dann ein Emporrauschen über eine Sexte. Das Mottothema „Geist der Freude“ ist die absteigende Phrase im dritten Takt. Das Seitenthema nimmt, nachdem fast fünfzig Takte vergangen sind, der Stimmung den Überschwang und ersetzt ihn durch nostalgische, poetische Gefühle, doch das Überschwängliche kehrt zurück und verklingt erst in einer geisterhaften Episode, die von gedämpften Streichern, gedämpften Hörnern und acht hohl klingenden Tönen auf der Harfe eingeleitet wird. Dann spielen über pulsierenden Pauken und gezupften Bässen die Celli eine neue schmachtende Melodie, die Elgar als „irgendwie bösen Einfluss“ beschreibt, „der im Garten durch die Sommernacht zieht“. Die düstere Nocturne entschwindet, sobald das Mottothema zurückkehrt. Doch ihr Einfluss klingt ebenso nach wie die Poesie des Seitenthemas in der langen Reprise, die mit einem Ausbruch neu aufwallender Energie endet.

Das Larghetto hat den Charakter eines Trauermarschs, doch geht es, obwohl die Musik dem Gedenken König Eduards VII. gewidmet ist, hier nicht um ein Staatsbegräbnis. Elgar hat das Stück im November 1903 skizziert, als sein Freund, der Geschäftsmann und Amateurmusiker Alfred E. Rodewald aus Liverpool, mit dreiundvierzig Jahren plötzlich verstarb. Elgar war zutiefst betrübt. Der Satz ist daher eine persönliche Elegie in c-Moll, doch die schlichte Erhabenheit seiner wunderbar instrumentierten Marschmelodie lässt ihn auch für Anlässe von Staatstrauer geeignet erscheinen. An einer Stelle singt die Oboe ihre eigene Threnodie (ad libitum) über den gleichmäßigen Schritten der Blechbläser und Bässe und dem Aufbranden von Streicherklängen. In einem Brief an seinen Verleger, den Elgar vor der Uraufführung verfasst hat, bezeichnete er diese Oboenpassage als „eine klagende weibliche Stimme über dem insgesamt männlichen Hauptthema … und wie eine Frau, die eine Blume ins Grab des Mannes fallen lässt“. Einem leidenschaftlichen Höhepunkt folgt die wohltuende Rückkehr des Themas „Geist der Freude“.

Ein Rondo ersetzt das Scherzo. „Sehr wild und eigensinnig, mit beruhigenden pastoralen Klängen dazwischen und äußerst brillant“ lautet Elgars Beschreibung. Das Rondo beginnt rastlos, doch das Seitenthema hat eine maßvollere Gangart. Aus einem der pastoralen Motive, eingeführt von den Holzbläsern, geht eine außergewöhnliche Episode hervor, wenn sich der „böse Einfluss“ aus dem ersten Satz aggressiv wieder einstellt, um von den Trommeln heruntergehämmert und den Blechbläsern heraustrompetet zu werden, so dass alles andere ausgelöscht wird. Elgar verband diese Passage mit einigen Zeilen aus Tennysons Maud: „Und mein Herz ist eine Handvoll Staub / und die Räder rollen über mein Haupt … / Die Hufe der Pferde schlagen / schlagen auf meinen Schädel ein, auf mein Gehirn“. Gegenüber den Orchestern, mit denen er das Stück probte, verglich er diese Passage mit dem „gräßlichen Pochen im Kopf, wenn man Fieber hat“. Der Albtraum verblasst und die Musik gleitet mühelos in ihre vorherige Stimmung zurück. Ein würdevoll fließendes Thema eröffnet das Finale, gefolgt von einem keckeren Motiv und dann einer nobilmente bezeichneten Melodie, die viele Jahre zuvor als Porträt von Hans Richter komponiert worden war, dem Dirigenten des Hallé. Diese Themen werden oft rastlos, manchmal fugal durchgeführt, bis der „Geist der Freude“ stark erweitert und langsam in einer tröstlichen Coda von üppiger Schönheit wiederkehrt, um die, wie Elgar gesagt hat, „leidenschaftliche Pilgerfahrt einer Seele“ zu beschließen.

aus dem Begleittext von Michael Kennedy © 2004
Deutsch: Anne Steeb/Bernd Müller

Recordings

Elgar: Symphonies Nos 1 & 2
Studio Master: SIGCD179Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available
Elgar: Symphony No 2 & Introduction and Allegro
CDHLL7507Download only

Details

Movement 1: Allegro vivace e nobilmente
Movement 2: Larghetto
Movement 3: Rondo – Presto
Movement 4: Moderato e maestoso

Track-specific metadata

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