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Symphony No 1 in A flat major, Op 55

composer
1907/1908

 
With the success of Froissart Overture, Op 19 behind him, Elgar initially attempted to write a symphony based on the life of the military hero, General Gordon of Khartoum. The press carried notices to the effect that Elgar was working on it in 1899, the same year as the highly successful premiere of the Enigma Variations. This Gordon Symphony seems not to have amounted to a great deal in terms of a remotely finished product, and indeed his Symphony No 1 in A flat major, Op 55 did not appear until almost a decade later, in 1908. He was not to be hurried into producing a sub-standard work and even accepted and subsequently refused a commission for a symphony in 1904 from the Leeds Festival Committee. The Symphony proved well worth the wait and was spectacularly well-received at its premiere at the Free Trade Hall, Manchester on 3 December 1908 and almost riotously cheered to the rafters on its London première four days later at the Queen’s Hall. Elgar’s close friend and musical confidante, August Jaeger wrote of the London performance:

The Hall was packed—I saw [Hubert] Parry, E[dward] German—After the first movement [Elgar] was called out; again, several times after the third, and then came the great moment. After that superb Coda the audience seemed to rise at E[lgar] when he appeared. Never heard such frantic applause after any novelty, nor such shouting. Five times he had to appear before they were pacified. People stood up and even on their seats to get a view.

The work opens with what Elgar’s wife Alice, noted in her diary as, ‘E—Playing great beautiful tune—ie the tune of the Symphony, the one which opens and closes it and influences many musical happenings along the way’. This expansive, noble melody does indeed infuse the symphony. The second movement reverses this theme while the third continues to develop it in one of the most beautiful slow movements that Elgar composed. The Finale resumes the musical argument and the struggles of the opening movement before ending in a resplendent restatement of the ‘great beautiful tune’ with which the symphony commenced, now in fully resplendent orchestral garb.

Attempts have been made to give the symphony an extra-musical programme, but Elgar himself saw none but the ‘wide experience of human life, a great charity (love) and a massive hope in the future’. Further, in a lecture given in 1905 Elgar appears to presage his own emergence as a symphonist:

I hold that the symphony without a programme is the highest development of art … It seems to me that because the greatest genius of our days, Richard Strauss, recognises the symphonic-poem as a fit vehicle for his splendid achievements, some writers are inclined to be positive that the symphony is dead … but when the looked-for genius splendid achievements, some writers are inclined to be positive that the symphony is dead … but when the looked-for genius comes, it may be absolutely revived.

Was Elgar really referring to himself? Who knows, but if so then he was certainly not far off the mark.

from notes by M Ross © 2010

Elgar entreprit la composition de sa première symphonie en juin 1907, le mois de son cinquantième anniversaire. Le 27 juin, sa femme écrivait dans son journal qu’elle l’entendait jouer «une mélodie magnifique»: il s’agissait du leitmotif, rappelant une marche, qui ouvre la symphonie. Mais quatre mois plus tard, il travaillait sur un quatuor à cordes qu’il avait promis au Quatuor Brodsky de Manchester et il continua de le composer lorsque sa femme et lui se rendirent à Rome en novembre. Avant le 3 décembre, il s’était remis à sa symphonie. Grâce aux esquisses conservées, on constate que la fin du scherzo et le début de l’Adagio furent d’abord des pages destinées au quatuor abandonné. Elgar demeura à Rome jusqu’en mai 1908 et y ébaucha le premier mouvement. Il acheva sa symphonie lors d’une période d’activité prolongée entre juin et septembre.

Tenant une promesse qu’il avait faite en 1901, il la dédia au chef d’orchestre austro-hongrois Hans Richter, «un véritable artiste et un véritable ami». Richter, qui devint le chef du Hallé en octobre 1899, avait dirigé la création des Variations Enigma en juin 1899 et The Dream of Gerontius en octobre 1900. Il dirigea la création de la symphonie lors d’un concert du Hallé au Free Trade Hall de Manchester le 3 décembre 1908. À cause d’un épais brouillard, la salle était loin d’être pleine, mais l’enthousiasme du public fut retentissant. Les auditeurs applaudirent si fort à la fin du mouvement lent que Richter fit monter Elgar sur le podium. À Londres quatre jours plus tard, lorsque Richter dirigea la symphonie avec l’Orchestre symphonique de Londres, l’accueil fut encore plus démonstratif. A.J. Jaeger, le «Nemrod» des Variations, déclara à Elgar que le mouvement lent était digne de Beethoven, tandis que Richter qualifiait l’ouvrage de «plus belle symphonie des temps modernes». Il la reprit au Hallé le 4 mars 1909 et une fois encore en octobre suivant. Pendant sa première année d’existence, elle fut interprétée quatre-vingt-deux fois dans le monde, dont dix-huit à Londres. Lors du concert de centenaire du Hallé le 30 janvier 1958, c’est cette symphonie qui fut choisie par Sir John Barbirolli comme clou de la soirée.

Certains ont tenté de donner à cet ouvrage un programme extra-musical, mais Elgar disait qu’il n’en avait aucun «au-delà d’une vaste expérience de la vie humaine, d’une grande charité (l’amour) et d’un immense espoir en l’avenir». On peut le dire aujourd’hui, cette symphonie constituait une tentative d’Elgar pour réconcilier les éléments contradictoires de sa propre nature. Il déclara à un ami qu’il s’agissait «d’un réflexe, d’une image ou d’une élucidation» de sa vie et confia à un autre: «Cette musique, c’est vraiment moi, tout seul».

Un roulement de tambour introduit le thème de marche en la bémol qui va hanter toute la symphonie. Il est joué calmement et dolce au départ, puis il devient plus plein, plus fort. Il se fond dans une section Allegro en ré mineur, démarrant avec agitation mais devenant ensuite plus tendre tandis que trois nouveaux thèmes forment le groupe du second sujet. Les efforts du thème signature pour réaffirmer sa domination sont farouchement repoussés, mais il reparaît aux violons et aux altos et submerge peu à peu tout l’orchestre. Le thème principal précipité du deuxième mouvement (en fa dièse mineur) est l’inversion du thème signature. Il est brillamment orchestré, tout comme la section centrale envoûtante qu’Elgar recommandait aux orchestres de jouer «comme quelque chose que vous entendez au bord d’un fleuve». Le mouvement se ralentit et glisse presque imperceptiblement vers le ré majeur extatique de l’Adagio. Ce thème est note pour note celui du thème principal du deuxième mouvement, mais la transformation est totale. La sérénité et l’apaisement de la musique nous ouvrent le cœur d’Elgar et ne nécessitent aucune analyse.

Le finale renoue avec les hostilités du premier mouvement. Il commence subrepticement, presque menaçant, son thème de marche suivi par les volutes des vents dessinant des fragments du thème signature. Mais cette atmosphère est dissipée et le thème principal hésitant est développé en une mélodie magnifique, confiée aux cordes. Finalement, le thème signature reparaît dans une orchestration scintillante, mais sa victoire finale est durement acquise, comme le soulignent les efforts faits pour perturber son rythme par des syncopes fortement accentuées.

extrait des notes rédigées par Michael Kennedy © 2008
Français: David Ylla-Somers

Elgar begann im Juni 1907, dem Monat seines fünfzigsten Geburtstags, mit der Arbeit an seiner Ersten Sinfonie. Am 27. Juni schrieb seine Frau in ihr Tagebuch, sie habe ihn “eine große schöne Melodie” spielen hören, das marschähnliche Mottothema, das die Sinfonie eröffnet. Doch vier Monate später war er mit der Komposition eines Streichquartetts beschäftigt, das er dem in Manchester ansässigen Brodsky-Quartett versprochen hatte, und war immer noch dabei, als er und seine Frau im November nach Rom fuhren. Am 3. Dezember war er wieder zur Sinfonie übergegangen. Erhaltene Skizzen zeigen, dass das Ende des Scherzos und der Anfang des Adagio ihr Dasein als Musik für das aufgegebene Quartett begonnen hatten. Elgar blieb bis Mai 1908 in Rom und stellte dort den ersten Satz im Entwurf fertig. Er vollendete die Sinfonie zwischen Juni und September in einem durchgehenden Anfall von Arbeitseifer.

Um ein Versprechen zu erfüllen, das er 1901 gegeben hatte, widmete Elgar sie dem aus österreichisch-ungarischen Landen stammenden Hans Richter, den er als “wahren Künstler und wahren Freund” bezeichnete. Richter, der im Oktober 1899 Dirigent des Hallé Orchestra wurde, hatte im Juni 1899 die Uraufführung der Enigma Variations und im Oktober 1900 The Dream of Gerontius geleitet. Er dirigierte die Uraufführung der Sinfonie am 3. Dezember 1908 anlässlich eines Hallé-Konzerts in der Free Trade Hall in Manchester. Obwohl der Saal wegen dichten Nebels keineswegs voll wurde, war der Enthusiasmus des Publikums ungeheuer. Es klatschte am Ende des langsamen Satzes so erregt, dass Richter Elgar aufs Podium winkte. Vier Tage später in London war die Begeisterung noch unverhohlener, als Richter die Sinfonie mit dem London Symphony Orchestra aufführte. A.J. Jaeger, der “Nimrod” der Enigma Variations, versicherte Elgar, dass der langsame Satz eines Beethoven würdig sei, und Richter bezeichnete das Werk als “die bedeutendste Sinfonie der Moderne”. Er wiederholte die Aufführung mit dem Hallé am 4. März 1909 und noch einmal im darauf folgenden Oktober. Im ersten Jahr ihres Daseins wurde die Sinfonie rund um die Welt zweiundachtzigmal aufgeführt, davon allein achtzehnmal in London. Beim Konzert zur Hundertjahrfeier des Hallé am 30. Januar 1958 wählte Sir John Barbirolli die Sinfonie als Höhepunkt des Abends.

Es wurden Versuche unternommen, dem Werk ein außermusikalisches Programm zu verpassen, doch Elgar sagte dazu, es habe “über ein breites Erlebnisspektrum des menschlichen Lebens, große Güte (Liebe) und massive Hoffnung auf die Zukunft” keines zu bieten. Es war, wie wir aus heutiger Sicht feststellen können, Elgars Versuch, die gegensätzlichen Elemente seines eigenen Wesens auszusöhnen. Einem Freund teilte er mit, es sei “ein Reflex, ein Bild bzw. eine Erläuterung” seines Lebens, und einem anderen vertraute er an: “Ich bin wirklich der Einzige in dieser Musik.”

Ein Trommelwirbel leitet das Marschthema in As-Dur ein, das durch die ganze Sinfonie geistern wird. Es wird zunächst ruhig und dolce gespielt, dann voller besetzt und lauter. Es klingt aus in eine Allegro-Passage in d-Moll, die rastlos anfängt, jedoch später eine sanftere Atmosphäre annimmt, wenn drei neue Themen die Seitenthemengruppe bilden. Die Bemühungen des Mottothemas, sich wieder durchzusetzen, werden erbittert bekämpft, doch es taucht erneut in den Geigen und Bratschen auf und überschwemmt allmählich das ganze Orchester. Das geschäftige Hauptthema des zweiten Satzes (in fis-Moll) ist die Umkehrung des Mottothemas. Es ist brillant orchestriert, genau wie der betörende Mittelteil, der laut Elgars Anweisung ans Orchester gespielt werden soll “wie etwas, das man drunten am Fluss hört”. Der Satz verlangsamt sich und geht beinahe unmerklich ins verzückte D-Dur des Adagio über. Das zugehörige Thema entspricht Ton für Ton dem des Hauptthemas aus dem zweiten Satz, doch die Verwandlung ist total. Die stille Heiterkeit und Tröstlichkeit der Musik, die im Herzen von Elgars Schaffen liegen, bedürfen keiner Analyse.

Das Finale nimmt das Ringen des ersten Satzes wieder auf. Es beginnt verstohlen und regelrecht bedrohlich und lässt auf sein Marschthema Fetzen des Mottothemas folgen, die in den Holzbläsern aufwirbeln. Dann jedoch ändert sich die Stimmung, und das zaudernde Hauptthema wird zu einer herrlichen Streichermelodie erweitert. Schließlich kehrt das Mottothema in funkelnder Orchestrierung zurück, aber sein endgültiger Sieg ist schwer erkämpft, was die Anstrengungen unterstreichen, seinen Rhythmus durch stark akzentuierte Synkopierung zu stören.

aus dem Begleittext von Michael Kennedy © 2008
Deutsch: Anne Steeb/Bernd Müller

Recordings

Elgar: Symphonies Nos 1 & 2
Studio Master: SIGCD179Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available
Elgar: Symphony No 1 & In the South
CDHLL7500Download only

Details

Movement 1: Andante nobilmente e semplice – Allegro
Movement 2: Allegro
Movement 3: Adagio
Movement 4: Allegro – Lento – Allegro molto

Track-specific metadata for CDHLL7500 track 1

Andante nobilmente e semplice – Allegro
Artists
ISRC
GB-XSY-08-00058
Duration
20'05
Recording date
12 September 2001
Recording venue
Bridgewater Hall, Manchester, United Kingdom
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Simon Eadon
Hyperion usage
  1. Elgar: Symphony No 1 & In the South (CDHLL7500)
    Disc 1 Track 1
    Release date: April 2003
    Download only
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