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Piano Quintet, Op 92

composer
1927; also catalogued as SO610 or S610; commissioned by Elizabeth Sprague Coolidge; first performed on 1 January 1928 in Philadelphia, the composer at the piano

 
The Piano Quintet was written in the late 1920s, after Ornstein had accepted a position as head of the piano department at the Zeckwer-Hahn Philadelphia Music Academy. Even though he no longer regularly performed, he continued to receive commissions. Elizabeth Sprague Coolidge, an important patron in early twentieth-century American musical culture, privately commissioned the Piano Quintet. The first performance, sponsored by the Society for Contemporary Music, occurred in Philadelphia on 1 January 1928, with Ornstein at the piano. The concert also featured two works by Béla Bartók, who was also present and shared the stage with Ornstein. Several other performances occurred in the late 1920s and early 1930s, and except for one in Paris always with Ornstein at the piano.

Ornstein believed in a highly intuitive approach to composition. He claimed that music simply came to him and resounded in his head until he could exorcise it by writing it down. This was not entirely true, as the manuscript for the Piano Quintet contains many small corrections, probably made after rehearsals with the string players. Yet Ornstein’s intuitive approach is key to the work. Its wild, driving, energetic character, with many abrupt changes in tone and mood, presents Ornstein at his most direct and personal. Many musicians and writers consider it his best piece. Years later Ornstein commented: ‘The Quintette [as he called it] is not a polite piece … it may be overcharged but it is what I heard. Possibly it might have been less blunt and emotionally more reserved, but if one does not sense its almost brutal emotional directness, then I have indeed failed.’ He admitted that maintaining its emotional power forced him to sacrifice a greater unity he might otherwise have achieved, but ‘any attempt to modify it destroyed whatever was genuine’.

The first movement begins Allegro barbaro, which may have been a homage to Bartók, whose famous primitivist piece has the same title. The Quintet’s opening fits precisely Ornstein’s own description: it is wild, energetic, rhythmically charged and emotionally intense. This tone soon gives way to a meno mosso section where Ornstein’s lyricism comes to the fore. A modal melody passes through the strings against an undulating piano accompaniment, then builds in intensity as he increases the surface rhythm to usher in another driving agitato feroce. The movement continues to alternate between these two general moods, with much variation and a hint of a recapitulation of the opening material near the end. The movement is not atonal, but the shifting harmonies and an emphasis upon minor seconds and tritones prevent a single overriding key from emerging.

The second movement, Andante lamentoso, is one of Ornstein’s most lyrical statements. It is quiet and introspective, even though there are frequent tempo changes and the mood is broken three times by more rhythmically assertive music. These moments quickly fade and do not undermine the prevailing tone. The principal melody has an Eastern European flavour, as if Ornstein is drawing on memories of his Russian-Jewish heritage.

The third movement, Allegro agitato, returns the listener to the vigour of the first movement. And like the first movement the third contains many changes of tempo and mood. Animato, marcato barbaro, con fuoco, e molto feroce, risoluto and furioso sections alternate with ones marked dolente, molto espressivo, tranquillo e languido, sostenuto and tristamente. As a bow to unity Ornstein reprises part of one of the themes from the first movement, but it fits into the musical fabric so it scarcely seems a recollection.

As might be expected the piano-writing in all three movements is highly virtuosic. Ornstein of course knew the instrument well, and knew what best suited his own prodigious technical ability. Along with blisteringly fast runs and arpeggios, the piano part contains tight dissonant, chromatic chordal combinations comprising many sevenths but seldom the excruciating stretches found in the works of Rachmaninov—a reflection possibly of Ornstein’s own hands.

from notes by Michael Broyles © 2015

Le Quintette avec piano a été écrite à la fin des années 1920, après qu’Ornstein ait accepté un poste à la tête du département piano de la Zeckwer-Hahn Philadelphia Music Academy. Même s’il ne jouait plus régulièrement, il continuait à recevoir des commandes. Elizabeth Sprague Coolidge, important mécène de la culture musicale américaine au début du XXe siècle, lui commanda le Quintette avec piano à titre personnel. La première exécution, financée par la Société de musique contemporaine, eut lieu à Philadelphie, le 1er janvier 1928, avec Ornstein au piano. Le concert présentait aussi deux œuvres de Béla Bartók, qui était également présent et partageait la scène avec Ornstein. Plusieurs autres exécutions eurent lieu à la fin des années 1920 et au début des années 1930 et, à l’exception d’un concert à Paris, toujours avec Ornstein au piano.

Ornstein croyait à une approche très intuitive de la composition. Il affirmait que la musique lui venait simplement et résonnait dans sa tête jusqu’à ce qu’il puisse l’exorciser en la couchant sur le papier. Ce n’était pas entièrement vrai, car le manuscrit du Quintette avec piano contient beaucoup de petites corrections, sans doute apportées après le début des répétitions avec les instrumentistes. Mais l’approche intuitive d’Ornstein est essentielle à cette œuvre. Son caractère pressant, énergique et déchaîné, avec de nombreux changements abrupts de tonalité et d’atmosphère, correspond au côté le plus direct et personnel d’Ornstein. De nombreux musiciens et musicographes la considèrent comme sa meilleure œuvre. Des années plus tard, Ornstein déclara: «Le Quintette [comme il l’appelait] n’est pas une pièce polie … Il est peut-être surchargé, mais c’est ce que j’ai entendu. Il aurait pu être moins abrupt et plus réservé sur le plan émotionnel, mais si l’on ne ressent pas son authenticité émotionnelle presque brutale, alors j’ai vraiment échoué.» Il admit que maintenir sa puissance émotionnelle l’avait contraint à sacrifier une plus grande unité qu’il aurait pu réaliser autrement, mais «toute tentative visant à le modifier détruisit ce qui était authentique».

Le premier mouvement commence Allegro barbaro, ce qui est peut-être un hommage à Bartók, dont le célèbre morceau primitiviste porte le même titre. Le début du quintette correspond exactement à la propre description d’Ornstein: il est déchaîné, énergique, chargé sur le plan rythmique et intense sur le plan émotionnel. Cette ambiance fait vite place à une section meno mosso où ressort le lyrisme d’Ornstein. Une mélodie modale traverse les cordes sur un accompagnement ondulant du piano, puis prend de l’intensité lorsqu’il augmente le rythme de surface pour faire entrer un autre agitato feroce impérieux. Le mouvement continue à osciller entre ces deux atmosphères générales, avec beaucoup de variation et une touche de réexposition du matériel initial vers la fin. Le mouvement n’est pas atonal, mais les harmonies changeantes et l’accent mis sur les secondes mineures et les tritons empêche l’émergence d’une tonalité primordiale unique.

Le deuxième mouvement, Andante lamentoso, est l’une des déclarations les plus lyriques d’Ornstein. Il est calme et introspectif, même s’il y a de fréquents changements de tempo et si l’atmosphère est brisée à trois reprises par une musique plus assurée sur le plan rythmique. Ces moments s’estompent vite sans ébranler l’ambiance dominante. La principale mélodie a un parfum d’Europe de l’Est, comme si Ornstein s’inspirait de souvenirs de son héritage juif russe.

Le troisième mouvement, Allegro agitato, ramène l’auditeur à la vigueur du premier mouvement. Et comme ce premier mouvement, le troisième contient de nombreux changements de tempo et d’atmosphère. Les sections animato, marcato barbaro, con fuoco, e molto feroce, risoluto et furioso alternent avec celles marquées dolente, molto espressivo, tranquillo e languido, sostenuto et tristamente. Comme un arc pour créer une unité, Ornstein reprend une partie de l’un des thèmes du premier mouvement, mais elle s’intègre si bien dans le tissu musical qu’on se rend à peine compte que c’est une réminiscence.

Comme on pourrait s’y attendre, l’écriture pianistique est très virtuose dans les trois mouvements. Bien sûr, Ornstein connaissait très bien son instrument et savait ce qui correspondait le mieux à ses prodigieuses aptitudes techniques. En même temps que des traits et arpèges d’une rapidité foudroyante, la partie de piano contient des combinaisons rigoureuses d’accords chromatiques dissonants avec de nombreuses septièmes mais rarement des étirements insoutenables comme dans les œuvres de Rachmaninov—peut-être un reflet des propres mains d’Ornstein.

extrait des notes rédigées par Michael Broyles © 2015
Français: Marie-Stella Pâris

Das Klavierquintett entstanden in den späten 1920er Jahren, nachdem Ornstein die Leitung des Fachbereichs Klavier an der Zeckwer-Hahn Philadelphia Music Academy übernommen hatte. Obwohl er nicht mehr regelmäßig konzertierte, erhielt er weiterhin Kompositionsaufträge. Das Klavierquintett entstand als privater Auftrag von Elizabeth Sprague Coolidge, einer wichtigen Mäzenin im amerikanischen Musikleben des frühen 20. Jahrhunderts. Die von der Society for Contemporary Music geförderte Uraufführung fand am 1. Januar 1928 in Philadelphia statt; am Klavier saß Ornstein selbst. Im gleichen Konzert erklangen auch zwei Werke von Béla Bartók, der ebenfalls anwesend war und gemeinsam mit Ornstein auf der Bühne stand. In den späten 1920er und frühen 1930er Jahren folgten weitere Aufführungen, bei denen der Klavierpart—mit Ausnahme eines Konzerts in Paris—stets vom Komponisten übernommen wurde.

Ornstein verfolgte beim Komponieren einen stark intuitiven Ansatz. Er erklärte, die Musik erklinge schlicht vor seinem geistigen Ohr und gehe ihm dann im Kopf herum, bis er sie endlich aufs Papier bannen könne. Dies entsprach nicht ganz der Wahrheit, denn das Autograph des Klavierquintetts zeigt viele kleine Korrekturen, die wahrscheinlich erst nach Beginn der Ensembleproben entstanden. Dennoch ist Ornsteins intuitiver Ansatz grundlegend das Werk. Mit seinem wilden, vorwärtsdrängenden, energischen Charakter und zahlreichen abrupten Klang- und Stimmungswechseln offenbart es eine ganz unmittelbare und sehr persönliche Seite des Komponisten. Viele Musiker und Kommentatoren betrachten es als eines seiner besten Stücke. Jahre später erklärte Ornstein: „Das Quintette [wie er es nannte] ist kein vornehmes Werk … Es mag überladen sein, aber so habe ich es gehört. Vielleicht hätte es etwas subtiler und emotional zurückhaltender ausfallen können, aber wenn man seine fast brutale emotionale Direktheit nicht spürt, dann ist es mir misslungen.“ Er räumte ein, dass er, um eine kontinuierliche Ausdrucksstärke zu erzielen, auf größere inhaltliche Geschlossenheit verzichten musste, aber „jeder Versuch, das Stück zu ändern, machte seine Aufrichtigkeit zunichte“.

Der erste Satz beginnt im Allegro barbaro—womöglich eine Hommage an Bartók und sein berühmtes primitivistisches Stück mit dem gleichen Titel. Ornsteins eigene Worte beschreiben die Anfangstakte des Quintetts überaus treffend: Sie sind wild, kraftvoll, rhythmisch eindringlich und emotionsgeladen. Dieser Tonfall weicht bald einem mit meno mosso bezeichneten Abschnitt, in dem Ornsteins lyrische Ader zutage tritt. Eine modal geprägte Melodie zieht sich durch die Streicher und wird wogend vom Klavier begleitet. Mit wachsender Intensität verdichtet sich der melodische Rhythmus und mündet in ein wiederum energisches agitato feroce. Im weiteren Verlauf wechselt der Satz zwischen diesen beiden Grundstimmungen; das Material wird vielfach variiert, und gegen Ende ist eine vage Reprise des Anfangs zu vernehmen. Der Satz ist nicht atonal, doch die unstete Harmonik sowie die Betonung von kleinen Sekunden und Tritonus-Intervallen führen dazu, dass sich keine einheitliche Grundtonart durchsetzen kann.

Der zweite Satz, ein ruhiges und andächtiges Andante lamentoso, zählt zu Ornsteins lyrischsten Schöpfungen. Zwar enthält er häufige Tempowechsel und die Stimmung wird dreimal von rhythmisch resoluteren Abschnitten unterbrochen, doch diese Momente gehen schnell vorbei und der vorherrschende Charakter bleibt von ihnen unberührt. Die Hauptmelodie hat einen osteuropäischen Einschlag, als greife Ornstein auf Erinnerungen an seine russisch-jüdischen Wurzeln zurück.

Der dritte Satz, Allegro agitato, führt den Hörer zur Lebhaftigkeit des Kopfsatzes zurück. Und wie dieser ist auch der dritte Satz von zahlreichen Änderungen in Tempo und Stimmung geprägt. Vortragsbezeichnungen wie animato, marcato barbaro, con fuoco, e molto feroce, risoluto und furioso wechseln sich mit Passagen ab, die dolente, molto espressivo, tranquillo e languido, sostenuto oder auch tristamente überschrieben sind. Als verbindende Klammer greift Ornstein auf einen Teil eines Themas aus dem Kopfsatz zurück, aber er fügt sich so nahtlos in den musikalischen Verlauf, dass er kaum als Reminiszenz zu erkennen ist.

Wie zu erwarten, ist der Klavierpart in allen drei Sätzen hochvirtuos. Ornstein war mit dem Instrument natürlich bestens vertraut und wusste, wie er seine erstaunlichen technischen Fähigkeiten am wirkungsvollsten einsetzen konnte. Neben halsbrecherischen Läufen und Arpeggien kommen auch enge, dissonante chromatische Akkordfolgen mit zahlreichen Septimen vor; qualvoll weite Griffe wie bei Rachmaninow sind dagegen selten—was sich womöglich durch Ornsteins eigene Handspanne erklärt.

aus dem Begleittext von Michael Broyles © 2015
Deutsch: Arne Muus

Recordings

Ornstein: Piano Quintet & String Quartet No 2
Studio Master: CDA68084Studio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Allegro barbaro
Movement 2: Andante lamentoso
Movement 3: Allegro agitato

Track-specific metadata

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