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Symphony No 3 in E flat major 'Rhenish', Op 97

composer
1850

 
In March 1850, Robert Schumann was offered the post of Music Director in the Rhineland port of Düsseldorf. At first he was apprehensive: he had doubts (well-founded, as it turned out) about his abilities as a conductor, and he remembered his friend Mendelssohn’s disparaging comments about the quality of the musicianship in Düsseldorf. It seems he was hoping for something more prestigious in his home city of Leipzig, or possibly in his adopted home of Dresden—though the experience of the recent armed uprising in Dresden had made him understandably nervous. Even so, Schumann’s mood could swing suddenly: a trip to Cologne, just up river from Düsseldorf, later that month sent his imagination soaring. The magnificent Gothic cathedral thrilled him, and in September he made a point of returning to witness a procession for the enthronement of the city’s new Cardinal.

Delight in the sights, sounds and general character of the Rhinelands was a major influence on the moods and colours of the third symphony. But the title Schumann chose, ‘Rhenish’, is also a sign of his growing nationalist sympathies—as is his use of German tempo markings instead of the usual Italian. For Germans the River Rhine has long been a potent national symbol, as Wagner understood well when he made it the hiding place of the elemental treasure in his opera Rhinegold.

It is important to remember that in Schumann’s time, ‘Germany’ as a political entity did not exist: instead there was a strange, loose federation of German-speaking duchies, principalities and city states, and the notion of a unified pan-German land was still a Utopian dream, a long way short of the sinister significance it was to acquire in the 20th century.

While Schumann may have been thinking in specifically national terms, the glorious opening—a theme that bursts straight onto the scene and sustains its song as though borne forward on a powerful current—has been strongly influential outside German-speaking lands: Dvořák, Borodin, Elgar and Nielsen were all audibly impressed by its headstrong 3/4 momentum. For Schumann this was undoubtedly a reflection of the great river itself: there are quieter moments, but the sweeping energy continues to the end. Schumann may also have been thinking of the river in the following Scherzo. This movement is often described as a Ländler—the country cousin of the sophisticated urban waltz—and the main theme does have a hearty Germanic folksy quality. But Schumann’s metronome marking is relatively fast which, combined with the emphatic downbeat, gives this music the character of an energetic rowing song.

The third movement is a gentle intermezzo, with fine watery imagery: the flowing, divided lower strings (subtly enhanced by cello solo) in the second theme, and the running bass semiquavers in the coda, are suggestive of deep, unseen undercurrents. This hint of something powerful at work under the surface prepares the way for the fourth movement. Here the key changes to a grave E flat minor, as Schumann records his impressions of the ceremony in Cologne Cathedral. So far in this symphony we’ve heard nothing from the three trombones; now they enter in solemn splendour, imitating the counterpoint of a sombre church motet. E flat minor was a key Schumann chose for some of his darkest utterances: the tragic Manfred overture and the dread-saturated ‘Ich hab im Traum geweinet’ ('I wept in a dream') from the song cycle Dichterliebe are in the same key. The final movement brings extreme contrast, bursting into life without any preparation—a reminder perhaps of how Schumann was prone to abrupt mood-swings. The effect is like stepping out of a vast, dimly lit cathedral, full of grim reminders of suffering and mortality, into the bright sunlight of a bustling Rhineland market town. Gradually Schumann draws together memories of themes from earlier movements, before ending in a rousing tumult of brass fanfares and surging strings. The elemental power of the great river now carries us through to the close.

from notes by Stephen Johnson © 2020

En mars 1850, Robert Schumann se voit proposer le poste de Directeur de la Musique dans la ville portuaire de Düsseldorf, en Rhénanie. Au début, il a des appréhensions: il a des doutes (qui s’avèreront fondés) quant à ses capacités à diriger un orchestre, et il se souvient des propos désobligeants de son ami Mendelssohn quant aux dispositions musicales de la ville en matière de travail et de réception. Il semble qu’il ait espéré quelque chose de plus prestigieux dans sa ville natale de Leipzig, ou peut-être dans sa ville d’adoption de Dresde—bien que l’expérience du récent soulèvement armé à Dresde l’ait rendu naturellement soucieux. Toutefois, Schumann était sujet à des sautes d’humeur, et tout pouvait changer du jour au lendemain: un voyage à Cologne, juste en amont de Düsseldorf, effectué dans le mois, sut stimuler son imagination. La magnifique cathédrale gothique de la ville l’émerveilla et, en septembre, il se fit un devoir de revenir assister à une procession pour l’intronisation du nouveau cardinal de la ville.

Le plaisir que lui procura ce qu’il vit et entendit, et le caractère général de la Rhénanie furent incontestablement déterminants pour ce qui est des ambiances et des couleurs qui caractérisent la troisième symphonie. Mais le titre choisi par Schumann, «Rheinische» («Rhénane»), est également révélateur de ses sympathies nationalistes grandissantes—tout comme les indications de tempo qu’il choisit d’écrire en allemand à la place de l’italien utilisé habituellement. Pour les Allemands, le Rhin a longtemps été un puissant symbole national, comme Wagner l’a bien compris lorsqu’il en a fait la cachette du trésor de son opéra Das Rhinegold (L’Or du Rhin).

Il est important de rappeler que, à l’époque de Schumann, «l’Allemagne» en tant qu’entité politique n’existait pas: au lieu de cela, on avait une étrange et lâche fédération de duchés, de principautés et de cités-États germanophones, et l’idée d’un territoire pan-allemand unifié était encore un rêve utopique, mais fort éloigné de la sinistre signification qu’il allait acquérir au cours du XXe siècle.

Bien que Schumann ait pu penser en termes spécifiquement nationaux, le début éclatant de la 3e symphonie—un thème qui surgit tout d’un coup et nourrit son chant comme s’il était porté en avant par un puissant courant—a eu une forte influence en dehors des pays germanophones: Dvořák, Borodine, Elgar et Nielsen ont tous été impressionnés par son 3/4 au dynamisme impétueux. Pour Schumann, c’était sans aucun doute le reflet du grand fleuve lui-même: il y a des moments plus calmes, mais l’énergie radicale qui l’habite persiste, et ce jusqu’au bout. Schumann pense peut-être encore au fleuve dans le Scherzo qui suit.

Ce mouvement est souvent décrit comme un Ländler—le cousin «campagnard» de cette danse urbaine sophistiquée qu’est la valse—et le thème principal a, de fait, toutes les qualités chaleureuses du folklore germanique. Cependant, l’indication métronomique donnée par Schumann est relativement rapide, ce qui, combiné à un 1er temps fortement marqué, confère à cette musique le caractère d’un énergique chant de rameurs.

Le troisième mouvement est un intermezzo d’une grande douceur, avec de délicates références aquatiques: les cordes graves divisées et fluides (subtilement enrichies par l’intervention du violoncelle solo) dans le deuxième thème, et les doubles croches des basses qui s’agitent dans la coda, suggèrent des courants profonds et invisibles. On soupçonne que quelque chose de puissant est à l’œuvre sous la surface, qui ouvre la voie au quatrième mouvement.

C’est alors que la tonalité change pour un mi bémol mineur plein de gravité, tandis que Schumann évoque ses impressions de la cérémonie qu’il a suivie à la cathédrale de Cologne. Jusqu’à présent, dans cette symphonie, nous n’avions rien entendu de la part des trois trombones; les voici maintenant qui entrent en scène solennellement, et dans toute leur splendeur, imitant le contrepoint de quelque sombre motet qui serait chanté dans une église. On rappellera que mi bémol mineur est une tonalité retenue par Schumann pour certaines de ses compositions les plus graves: la tragique ouverture Manfred et le poignant «Ich hab im Traum geweinet» («J’ai pleuré dans un rêve») du cycle des Lieder Dichterliebe (Les Amours du Poète) sont dans la même tonalité.

Le dernier mouvement provoque un contraste extrême, en faisant irruption sans aucune préparation—le rappel peut-être d’un Schumann sujet à de brusques sautes d’humeur. C’est comme si l’on sortait d’une vaste cathédrale faiblement éclairée, pleine de sombres souvenirs parlant de souffrance et de mort, pour accéder à la lumière du soleil d’une ville de Rhénanie en pleine effervescence, un jour de marché. Peu à peu, Schumann rassemble des souvenirs de thèmes provenant des mouvements antérieurs, avant de terminer sur un joyeux tumulte de fanfares de cuivres et de cordes qui déferlent. La puissance du grand fleuve nous entraîne dès lors jusqu’à la fin de la symphonie.

extrait des notes rédigées par Stephen Johnson © 2020
Français: Pascal Bergerault

Im März 1850 wurde Robert Schumann die Stelle des Städtischen Musikdirektors in Düsseldorf angeboten. Zunächst zögerte er, zweifelte er doch (nicht zu Unrecht, wie sich herausstellte) an seinen Fähigkeiten als Dirigent; außerdem erinnerte er sich an die abschätzigen Bemerkungen seines Freundes Mendelssohn über das musikalische Können in der Stadt am Rhein. Offenbar hoffte er auf eine angesehenere Position in seiner Heimatstadt Leipzig oder womöglich auch in seiner Wahlheimat Dresden—obwohl der bewaffnete Aufstand, der kurz zuvor dort stattgefunden hatte, ihn verständlicherweise in Unruhe versetzte. Doch Schumanns Stimmung konnte sich bisweilen schlagartig ändern, und eine Fahrt wenige Wochen später nach Köln, nur wenige Kilometer flussaufwärts von Düsseldorf, beflügelte seine Phantasie. Der prachtvolle gotische Dom begeisterte ihn, und im September reiste er erneut an, eigens, um der Prozession anlässlich der Erhebung des neuen Kardinals beizuwohnen.

Seine Freude an den Sehenswürdigkeiten, den Geräuschen und ganz allgemein dem Wesen des Rheinlands beeinflusste die Stimmungen und Klangfarben der Dritten Sinfonie in nicht geringem Maße. Allerdings ist der von Schumann gewählte Titel „Rheinische“ auch ein Hinweis auf seine wachsenden nationalen Sympathien—ebenso wie der Umstand, dass er mittlerweile deutsche und nicht die üblichen italienischen Tempovorgaben verwendete. Im deutschsprachigen Raum galt „Vater Rhein“ als bedeutendes Nationalsymbol und natürlich auch als Hort des Nibelungenschatzes, wie von Wagner im „Rheingold“ vertont.

Man darf nicht vergessen, dass Deutschland zu Schumanns Lebzeiten als politische Einheit nicht existierte, sondern sich lediglich aus Fürsten- und Herzogtümern und Stadtstaaten zusammensetzte. Die Vorstellung eines gesamtdeutschen Nationalstaats war ein utopischer Traum und seinerzeit noch weit entfernt von der unheilvollen Bedeutung, die „national“ im 20. Jahrhundert erlangen sollte. National gesinnt zu sein, war damals gleichbedeutend mit progressiv.

Schumann mochte also national gedacht haben, die großartige Eröffnung—ein Thema, das ohne jede Vorankündigung einsetzt und seine Melodie beibehält, als würde sie von einer starken Strömung vorwärts getragen—übte auch jenseits der Grenzen des deutschsprachigen Raums großen Einfluss aus: Dvořák, Borodin, Elgar und Nielsen waren von dem eigensinnigen 3/4-Takt hörbar beeindruckt. Für Schumann war dies zweifellos eine Reflektion des Stroms selbst: Es gibt stillere Momente, aber die mitreißende Energie verliert sich bis zum Ende nicht. Auch im anschließenden Scherzo dachte der Komponist womöglich an den Rhein. Dieser Satz wird häufig als Ländler bezeichnet—der ländliche Verwandte des anspruchsvollen städtischen Walzers—, und das Hauptthema besitzt in der Tat eine volksmusikartige „deutsche“ Qualität. Allerdings sind Schumanns Metronomangaben relativ schnell, was zusammen mit dem nachdrücklichen Niederschlag der Musik den Charakter eines kraftvollen Ruderlieds verleiht.

Der dritte Satz ist ein zurückhaltendes Intermezzo von anschaulicher Bildsprache: Die fließenden geteilten tieferen Streicher (dezent vom Solo-Cello unterstützt) im zweiten Thema und die laufenden Sechzehntel im Bass in der Koda lassen an tiefe, verborgene Unterströmungen denken. Dieser Verweis auf etwas Kraftvolles, das sich unterhalb der Oberfläche bewegt, bereitet den vierten Satz vor. Hier wird die Tonart zum weihevollen es-Moll, Schumann schildert seine Eindrücke von der Zeremonie im Kölner Dom. Bislang haben die drei Posaunen die gesamte Sinfonie hindurch geschwiegen, jetzt aber erklingen sie in feierlicher Pracht und ahmen den Kontrapunkt einer ehrfürchtigen Motette nach. Es-Moll wählte Schumann für einige seiner düstersten Musiken; die tragische Manfred-Ouvertüre etwa und das von dunkler Vorahnung erfüllte „Ich hab im Traum geweinet“ aus dem Liederzyklus Dichterliebe sind in derselben Tonart gehalten. Mit großem Kontrast wartet der letzte Satz auf. Ohne jede Vorbereitung stürzt er sich ins Lebenwomöglich eine Erinnerung an die abrupten Stimmungsschwankungen, die Schumann zeit seines Lebens begleiteten. Man hat den Eindruck, als träte man aus dem Dämmerlicht eines gewaltigen Doms, in dem alles an Leiden und Sterblichkeit gemahnt, in das helle Sonnenlicht einer geschäftigen rheinländischen Marktstadt. Langsam webt Schumann Erinnerungen an Motive aus früheren Sätzen ein, bevor der Satz in einem mitreißenden Trubel von Blechbläserfanfaren und aufwogenden Streichern endet. Die elementare Gewalt des großen Stroms trägt uns bis ans Ende.

aus dem Begleittext von Stephen Johnson © 2020
Deutsch: Ursula Wulfekamp

Recordings

Schumann: Symphonies Nos 1 & 3
Studio Master: LSO0844-DDownload onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Lebhaft
Movement 2: Scherzo: Sehr mäßig
Movement 3: Nicht schnell
Movement 4: Feierlich
Movement 5: Lebhaft

Track-specific metadata for LSO0844-D track 7

Scherzo: Sehr mäßig
Artists
ISRC
GB-DGQ-19-34402
Duration
6'12
Recording date
7 February 2019
Recording venue
Barbican, London, United Kingdom
Recording producer
Nicholas Parker
Recording engineer
Jonathan Stokes & Neil Hutchinson
Hyperion usage
  1. Schumann: Symphonies Nos 1 & 3 (LSO0844-D)
    Disc 1 Track 7
    Release date: February 2020
    Download only
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