Welcome to Hyperion Records, an independent British classical label devoted to presenting high-quality recordings of music of all styles and from all periods from the twelfth century to the twenty-first.

Hyperion offers both CDs, and downloads in a number of formats. The site is also available in several languages.

Please use the dropdown buttons to set your preferred options, or use the checkbox to accept the defaults.

Daphnis et Chloé

composer
1909-1911

 
Writing of his music for Daphnis et Chloé Ravel noted: ‘I sought to compose a broad musical fresco, less concerned with archaic fidelity than with loyalty to the Greece of my dreams, which in many ways resembled that imagined and depicted by the French artists of the latter part of the 18th century’. The subject came from a pastoral romance written by the Greek poet Longus around the third century AD. It was proposed to Ravel by the choreographer Mikhail Fokine, for a production by the Russian ballet company that Sergei Diaghilev was planning to bring to Paris.

The composition of this ‘symphonie choréographique’, as he called it, took Ravel more than two years, and it stands with Stravinsky’s three great pre-1914 ballets (The Firebird, Petrushka, The Rite of Spring) in signalling the far-reaching change in the function of music for theatre dance to an organic instead of mainly decorative element. The orchestra in this work is the largest for which Ravel wrote, and is probably larger than any other involved in a commissioned work for dance: besides the instrumental array with quadruple wind, strings to balance that, and a variety of percussion, it includes a wordless four-part chorus.

After differences of approach between Ravel and Fokine, and between them and the designer, Léon Bakst, were resolved, the first performance was given at the Théâtre du Châtelet, Paris, on 8 June 1912. As with the best of choreographic music, the quality of Ravel’s invention gave it enough self-sufficiency for concert performance. ‘The work’, he wrote, ‘is built symphonically on a very strict tonal plan by means of a few themes, the development of which ensures the work’s homogeneity’.

The three scenes are played without a break, beginning with a slow introduction that announces three principal themes representing the spirit of Pan (mysterious horn chords), the nymphs attending him (pastoral flute solo) and the love of Daphnis and Chloé (horn solo). The tempo quickens to a ritual dance before a shrine-like grotto on the edge of a sacred wood, the wordless voices adding the Pan theme. Daphnis and Chloé appear as the music moves into a complex counterpoint of themes. A dance contest is arranged between Daphnis and a rival, Dorcon, with a kiss from Chloé as the prize. Dorcon’s uncouth performance (bassoons) brings general laughter (imitated by the orchestra). Daphnis dances more gracefully (flutes) and claims his prize. Left alone, he is approached by another girl, Lycenion, but her advances are coolly received, then interrupted by the sounds of distant fighting. A new theme on muted horns is heard representing marauding pirates: they invade the scene to abduct Chloé, who drops a sandal which Daphnis finds. He falls in despair before the grotto and invokes Pan’s help. The god appears and consents.

The wordless choir intones the Pan theme for a short interlude leading to the second scene, where the pirates engage in a lengthy and vigorous ensemble dance. Chloé is held prisoner and ordered to dance for them. She does so with a sorrowful reluctance, the drooping fifths of the melody recalling her love theme. As she finishes, the pirate chief is about to claim her when the mood and music suddenly become charged with mystery. A wind machine signals the appearance of Pan, fierce and wrathful. He protects Chloé as the pirates flee in terror. As the scene reverts to the original, the music grows softer with the voices accompanying the transformation. Now begins Ravel’s wonderful evocation of dawn with, as noted in the score, ‘No sound but the murmur of brooklets formed by dew that has run down the rock’. Birdsong is heard, and passing shepherds (piccolo and E flat clarinet) awake the prostrate Daphnis, who looks anxiously for Chloé. A magnificent climax depicts the sun rising in full splendour as Pan restores Chloé to Daphnis, and to a long flute solo they mime the story of Pan and Syrinx as a thanks-offering. Daphnis swears eternal fidelity before the altar of the nymphs, and the music swings into the exhilarating ‘Danse générale’ celebrating the joy of the betrothed pair among their friends and companions.

from notes by Noël Goodwin © 2010

A propos de sa musique pour Daphnis et Chloé, Ravel écrivit: «Mon intention, en l’écrivant, était de composer une vaste fresque musicale, moins soucieuse d’archaïsme que de fidélité à la Grèce de mes rêves qui s’apparente assez volontiers à celle qu’ont imaginée et dépeinte les artistes français de la fin du XVIIIe siècle.» Le sujet provenait d’une pastorale écrite par le poète grec Longus autour du IIIe siècle avant notre ère. C’est le chorégraphe Mikhaïl Fokine qui le proposa à Ravel pour une production des Ballets russes, que Serge Diaghilev prévoyait de faire venir à Paris.

La composition de cette «symphonie chorégraphique», comme il l’appela, occupa Ravel pendant plus de deux ans; de pair avec les trois grands ballets composés avant guerre par Stravinsky (L’Oiseau de feu, Petrouchka, Le Sacre du Printemps), Daphnis marque un changement radical dans la fonction occupée par la musique dans le théâtre dansé: jusqu’alors largement décoratif, son rôle devenait structurel. L’orchestre de Daphnis est le plus fourni qu’ait utilisé Ravel, et c’est certainement le plus gigantesque que l’on trouve dans une œuvre commandée pour la danse: en plus des vents par quatre et de cordes en suffisance pour les contrebalancer, on y trouve un riche pupitre de percussion et un chœur sans paroles à quatre voix.

Après qu’eurent été surmontées les divergences de conception entre Ravel et Fokine, et entre eux et le décorateur, Léon Bakst, la première représentation eut lieu au Théâtre du Châtelet, à Paris, le 8 juin 1912. Comme c’est le cas avec les meilleures musiques chorégraphiques, celle de Ravel se suffit à elle-même, par la qualité de son invention, dans une exécution de concert: «L’œuvre, écrit-il, est construite symphoniquement selon un plan tonal très rigoureux, au moyen d’un petit nombre de motifs dont les développements assurent l’homogénéité de l’ouvrage.»

Les trois scènes s’enchaînent sans interruption, commençant par une introduction lente qui présente les trois thèmes principaux, figurant l’esprit de Pan (accords mystérieux de cors), les nymphes qui l’attendent (solo pastoral de flûte) et l’amour de Daphnis et Chloé (cor solo). Le tempo s’accélère jusqu’à une danse rituelle devant une grotte à l’allure de sanctuaire, à la lisière d’un bois sacré, le chœur en vocalise s’ajoutant au thème de Pan. Daphnis et Chloé font leur apparition, tandis que la musique se transforme en un contrepoint complexe de thèmes. Un concours de danse est organisé entre Daphnis et un rival, Dorcon, avec pour récompense un baiser de Chloé. La performance grossière de Dorcon (bassons) déclenche l’hilarité générale (imitation de l’orchestre). Daphnis danse avec plus de grâce (flûtes) et réclame son prix. Resté seul, il est rejoint par une autre jeune fille, Lycenion, dont il reçoit froidement les avances, interrompues par le bruit d’un combat au loin. Un nouveau thème est énoncé aux cors avec sourdine, représentant des pirates en maraude: ils envahissent la scène afin d’enlever Chloé, qui laisse tomber une sandale trouvée par Daphnis. Celui-ci se jette, désespéré, devant la grotte et invoque l’aide de Pan. Le dieu apparaît et accepte de l’aider.

Le chœur sans paroles entonne le thème de Pan dans un bref interlude conduisant à la seconde scène, où les pirates se lancent dans une longue et vigoureuse danse générale. Ils retiennent Chloé prisonnière et lui ordonnent de danser pour eux. Elle s’exécute avec tristesse et réticence, les quintes tombantes de la mélodie rappelant son thème d’amour. Lorsqu’elle a fini, le chef des pirates s’apprête à la réclamer, lorsque l’ambiance et la musique sont envahies soudain par le mystère. Une machine à vent annonce l’apparition de Pan, féroce, irrité. Il protège Chloé tandis que les pirates s’enfuient, terrorisés. Alors que la scène retrouve son aspect d’origine, la musique se déploie avec une douceur croissante, les voix accompagnant la transformation. C’est alors que débute la merveilleuse évocation de l’aurore, avec, comme il est noté dans la partition, «aucun bruit que le murmure des ruisselets amasses par la rosée qui coule des roches». On entend des chants d’oiseau, et des bergers qui passent (piccolo et clarinette en mi bémol) réveillent Daphnis prostré, qui cherche anxieusement Chloé. Un magnifique sommet musical peint le lever de soleil dans une splendeur magnifique, tandis que Pan rend Chloé à Daphnis; au son d’un long solo de flûte, ils miment en guise d’offrande l’histoire de Pan et Syrinx. Daphnis jure fidélité éternelle devant l’autel des nymphes, et la musique bascule dans l’enivrante «Danse générale» célébrant la joie du couple de fiancés au milieu de leurs amis et compagnons.

extrait des notes rédigées par Noël Goodwin © 2010
Français: Claire Delamarche

In einer Beschreibung seiner Musik zu Daphnis et Chloé [Daphnis und Chloe] erläuterte Ravel: „Es war meine Absicht, ein großes musikalisches Fresko zu komponieren, wobei es mir weniger um eine getreue Wiedergabe des Altertums als um das Griechenland meiner Träume ging, das in vielerlei Hinsicht dem ähnelte, was sich die französischen Künstler am Ende des 18. Jahrhunderts vorstellten und abbildeten.“ [alle Übersetzungen aus dem Englischen, d. Ü.] Die Handlung wurde einer ungefähr im 3. Jahrhundert n. Chr. Geschriebenen Hirtengeschichte des griechischen Dichters Longos entnommen. Der Choreograph Michel Fokine schlug sie Ravel zur Inszenierung durch die Ballets Russes vor, die Sergei Djaghilew nach Paris zu schicken plante.

Ravel benötigte für die Komposition dieser „Symphonie choréographique“, wie er es nannte, mehr als zwei Jahre. Sie gehört neben Strawinskys drei großen Balletten vor 1914 (L’oiseau de feu [Der Feuervogel], Pétrouchka [Petruschka], Le sacre du printemps [Das Frühlingsopfer]) zu den richtungsweisenden Werken für die weitreichende Funktionsänderung der Musik im Tanztheater, wo die Einheit stiftende Aufgabe wichtiger wurde als die (bis dahin vorrangig) dekorative. In keinem anderen Werk hat Ravel ein größeres Orchester eingesetzt. Wahrscheinlich gibt es überhaupt keine andere Auftragskomposition für Tanz mit einer größeren Besetzung: Neben der Orchesteraufstellung mit vierfachen Bläsern, ausreichend Streichern zum Ausgleich und diversen Schlaginstrumenten gehört auch ein vierstimmiger Chor für Musik ohne Worte dazu.

Nachdem die Meinungsverschiedenheiten über die Herangehensweise zwischen Ravel und Fokine sowie zwischen diesen beiden und dem Bühnenbildner Léon Bakst geklärt waren, fand am 8. Juni 1912 die Uraufführung im Théâtre du Châtelet, Paris statt. Wie bei den besten Kompositionen für Tanz rechtfertigte die Qualität von Ravels Einfällen auch reine Konzertaufführungen der Musik. „Das Werk“, schrieb der Komponist, „ist sinfonisch aufgebaut und beruht auf einem sehr strengen tonalen Plan dank einer begrenzten Anzahl von Motiven, deren motivisch-thematische Verarbeitungen die Einheit des Werkes sichern.“

Die drei Szenen werden nacheinander ohne Pause gespielt. Die erste beginnt mit einer langsamen Einleitung, die die drei Hauptthemen vorstellt. Das erste Thema verkörpert Pans Geist (mysteriöse Hornakkorde), das zweite die Betreuung Pans durch die Nymphen (pastorales Flötensolo) und das dritte die Liebe zwischen Daphnis und Chloe. Die Musik wird für einen rituellen Tanz vor einer Grotte mit einer Art Heiligengrab am Rande eines geweihten Waldes schneller. Die wortlos singenden Stimmen fügen das Panthema hinzu. Daphnis und Chloe treten beim Erklingen eines komplexen Kontrapunkts der Themen auf. Zwischen Daphnis und einem Rivalen, Dorcon, wird ein Tanzwettbewerb ausgetragen, der Preis für den Gewinner ist ein Kuss von Chloe. Dorcons ungehobelter Auftritt (Fagott) ruft allgemeines Gelächter hervor (vom Orchester nachgeahmt). Daphnis tanzt anmutiger (Flöten) und fordert seinen Preis. Er bleibt allein zurück und wird von einem anderen Mädchen, Lycenion, angesprochen. Aber ihre Annäherungen finden keinen Zuspruch und werden von den Klängen eines fernen Kampfes unterbrochen. Man hört auf gedämpften Hörnern ein neues Thema, das plündernde Piraten ankündigt: Sie stürmen auf die Bühne und entführen Chloe, die eine von Daphnis spatter aufgefundene Sandale fallen lässt. Vor der Grotte packt Daphnis die Verzweiflung, und er ruft Pan um Hilfe an. Der Gott erscheint und lässt sich darauf ein.

Der wortlose Chor stimmt das Panthema für ein kurzes Zwischenspiel an, das zur zweiten Szene überleitet, in der die Piraten mit einem ausgedehnten und lebhaften Gruppentanz beschäftigt sind. Chloe ist gefangen und wird aufgefordert, für die Piraten zu tanzen. Sie bewegt sich mit klagendem Widerwillen, die fallende Quinte der Melodie erinnert an ihr Liebesthema. Als sie fertig ist und der Piratenhauptmann sich anschickt, sie für sich zu fordern, ändert sich plötzlich sowohl Stimmung als auch Musik ins Mysteriöse. Eine Windmaschine kündigt die Ankunft Pans an, der grimmig und wutentbrannt erscheint. Er schützt Chloe, und die Piraten fliehen in Angst und Schrecken. Bei der Rückkehr des ursprünglichen Bühnenbilds wird die Musik sanfter, wobei Chorstimmen den Übergang begleiten. Nun beginnt Ravels wunderbare Darstellung eines Morgengrauens. In der Partitur steht dazu: „Kein Klang, sondern ein Murmeln durch Tau gebildeter Rinnsale, die vom Felsen herabfließen.“ Man hört Vogelgezwitscher. Vorbeiziehende Hirten (Pikkoloflöte und Es-Klarinette) wecken den am Boden liegenden Daphnis, der gleich ängstlich nach Chloe sucht. Ein glänzender Höhepunkt symbolisiert die Sonne im Zenit, wenn Pan dem Daphnis seine Chloe zurückbringt. Auf ein langes Flötensolo spielt das Paar zur Danksagung eine Pantomime über die Geschichte von Pan und Syrinx. Daphnis schwört ewige Treue vor dem Altar der Nymphen. Die Musik steigert sich zu einem erregenden „Danse générale” und bejubelt damit die Freude des verlobten Paares im Kreise ihrer Freunde und Gefährten.

aus dem Begleittext von Noël Goodwin © 2010
Deutsch: Elke Hockings

Recordings

Ravel: Daphnis et Chloé, Boléro & Pavane
Studio Master: LSO0693Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 01: Introduction et Danse religieuse
Movement 02: Les jeunes filles attirent Daphnis – Danse générale
Movement 03: Danse grotesque de Dorcon
Movement 04: Danse légère et gracieuse de Daphnis – Lycenion danse – Les pirates
Movement 05: Une lumière irréelle enveloppe le paysage – Danse lente et mystérieuse
Movement 06: Daphnis se prosterne suppliant – Voix très lointaines – Danse guerrière: Animé et très rude – Bryaxis ordonne d'amener la captive
Movement 07: Danse suppliante de Chloé – Bryaxis veut l'entraîner – L'ombre de Pân apparaît
Movement 08: Lever du jour – Daphnis cherche Chloé et il rêve d'elle – Daphnis et Chloé miment l'aventure de Pân et de Syrinx
Movement 09: Chloé réapparaît
Movement 10: Entre un groupe de jeunes filles costumées en bacchantes – Danse générale – Danse de Daphnis et Chloé – Danse de Dorcon – Danse finale: Bacchanale

Track-specific metadata

Click track numbers above to select
Waiting for content to load...
Waiting for content to load...