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Piano Concerto in C minor 'Patético'

composer
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reconstruction of first movement, and adaptation of solo piano pieces for piano and orchestra to comprise movements 2 & 3

 
Like Albéniz, Enrique Granados (1867–1916) was a brilliant pianist (he studied with Charles de Bériot in Paris) and a composition pupil of Felipe Pedrell. Both are best remembered as composers of overtly Spanish piano cycles (Albéniz’s Iberia and Granados’s Goyescas), but both also wrote extensively in other forms, including opera, a form in which Pedrell was also active. The Centre de Documentació Musical de Catalunya in Barcelona has two tantalizing fragments of a piano concerto by Granados which Melani Mestre has taken as the point of departure for a finished work. The first of the Barcelona manuscripts is a two-piano sketch in Granados’s hand, with a dedication ‘à mon cher maître Camille Saint-Saëns’, and the subtitle ‘Patético’. Though this manuscript has no date, Melani Mestre has suggested that it was written in 1910, around the time Granados was at work on Goyescas.

The sketch opens with a long, brooding piano solo, and the tempo changes to Allegro grave non molto lento when the orchestra makes its first entry. Altogether there are some 250 bars of music in this sketch, which breaks off in the middle of a bar. A second autograph manuscript is much neater, but the opening solo, marked Lento grave e quasi recitativo, is considerably shorter (just eighteen bars—less than a quarter of the length of this solo in the sketch), before the initial fully scored orchestral entry. This manuscript has several blank pages between orchestral entries where Granados may have intended to add the solo part, and it ends with nine pages of full orchestral score before stopping abruptly.

Musicologists will never agree about the viability of completing a work that exists only in a fragmentary state, and for which there is no surviving continuity draft to indicate what Granados’s intentions might have been for the entire movement. Putting those questions to one side, what Mestre’s completion demonstrates is that the surviving sources provide ample material for a single movement of considerable interest. The music is unusually dark and sombre, centred on C minor (the key of Beethoven’s ‘Pathétique’ Sonata, presumably no accident given the subtitle ‘Patético’ on the sketch), and Granados can be heard here at his most gravely expressive and harmonically resourceful. It is unclear whether he set out to write a three-movement concerto (there is some evidence that he did), or whether he thought that this substantial single movement could stand on its own. Mestre believes that Granados had a three-movement work in mind, and to create that (since there is only material for the first movement in the Barcelona manuscripts) he has taken two solo piano works, orchestrating and adapting them for piano and orchestra. The second movement is based on two pieces: Oriental, No 2 of the twelve Danzas españolas, and Capricho español. The finale is an arrangement of the Allegro di concierto.

Did circumstances oblige Granados simply to abandon the concerto? Another work from 1910–11 may well have caused him to set it aside. The first performance of Cant de les estrelles (‘Song of the stars’) took place in Barcelona in March 1911. This was another, even more ambitious composition for solo piano, with organ and chorus rather than orchestra. It is certainly possible that Granados made no further progress on the piano concerto because he had to devote time to finishing this extraordinary work (hailed at the time as a masterpiece of Catalan art but only rediscovered almost a century after its premiere). Coincidentally, Cant de les estrelles is a single movement that opens, like the piano concerto, with a long piano solo. Granados spent the next few years on other large projects such as his opera Goyescas. Fate decreed that any unfinished works to which Granados might have returned were destined to be left incomplete: after the premiere of Goyescas at the Metropolitan Opera in New York, Granados set sail for Europe on board the SS Sussex. The ship was torpedoed in the English Channel on 24 March 1916. Granados was rescued by a raft, but he spotted his wife struggling in the water, attempted to save her, and they drowned together.

from notes by Nigel Simeone © 2015

Comme Albéniz, Enrique Granados (1867–1916) était un brillant pianiste (il travailla avec Charles de Bériot à Paris) et un élève de Felipe Pedrell en composition. Tous les deux sont surtout connus pour leurs cycles de musique pour piano typiquement espagnole (Iberia d’Albéniz et Goyescas de Granados), mais tous deux écrivirent beaucoup dans d’autres genres, notamment l’opéra, auquel Pedrell se consacrait également. Le Centre de Documentació Musical de Catalunya à Barcelone possède deux fragments très attrayants d’un concerto pour piano de Granados que Melani Mestre a pris comme point de départ pour achever l’œuvre. Le premier manuscrit de Barcelone est une esquisse pour deux pianos de la main de Granados, avec une dédicace «à mon cher maître Camille Saint-Saëns», avec le sous-titre «Patético». Bien que ce manuscrit ne soit pas daté, Melani Mestre pense qu’il a été écrit en 1910, à peu près à l’époque où Granados travaillait aux Goyescas.

L’esquisse commence par un long et sombre solo de piano; le tempo passe à Allegro grave non molto lento lorsque l’orchestre fait sa première entrée. En tout, cette esquisse comporte deux cent cinquante mesures de musique; elle s’interrompt au milieu d’une mesure. Un second manuscrit autographe est beaucoup plus soigné, mais le solo initial, marqué Lento grave e quasi recitativo, est nettement plus court (juste dix-huit mesures—moins d’un quart de la longueur de ce solo dans l’esquisse), avant l’entrée orchestrale initiale entièrement instrumentée. Ce manuscrit comporte plusieurs pages blanches entre les entrées orchestrales, où Granados avait peut-être l’intention d’ajouter la partie soliste, et il s’achève avec neuf pages de partition d’orchestre avant de s’arrêter brusquement.

Les musicologues ne se mettront jamais d’accord sur la viabilité de la tâche consistant à terminer une œuvre qui existe seulement sous forme fragmentaire et pour laquelle aucun brouillon avec le déroulement ne nous est parvenu indiquant quelles auraient pu être les intentions de Granados pour l’ensemble du mouvement. Si l’on fait abstraction de ces questions, le mouvement achevé par Mestre démontre que les sources dont nous disposons offrent un matériel largement suffisant pour un seul mouvement d’un intérêt considérable. La musique est généralement sombre, centrée sur la tonalité d’ut mineur (celle de la Sonate «Pathétique» de Beethoven, ce qui n’est sans doute pas un hasard étant donné le sous-titre «Patético» inscrit sur l’esquisse), et l’on entend ici du Granados très sérieusement expressif et plein de ressources harmoniques. On ne sait pas très bien s’il avait entrepris un concerto en trois mouvements (certaines sources le laissent supposer) ou s’il pensait que ce seul mouvement important pourrait se suffire à lui-même. Mestre croit que Granados avait à l’esprit un concerto en trois mouvements et pour le créer (puisqu’il n’existe du matériel que pour le premier mouvement dans les manuscrits de Barcelone), il a pris deux œuvres pour piano seul, les a orchestrées et les a adaptées pour piano et orchestre. Le deuxième mouvement repose sur deux pièces: Oriental, n° 2 des douze Danzas españolas, et le Capricho español. Le finale est un arrangement de l’Allegro di concierto.

Les circonstances ont-elles simplement obligé Granados à abandonner le concerto? Une autre œuvre de 1910–11 l’a peut-être conduit à le laisser de côté. La première exécution de Cant de les estrelles («Chant des étoiles») eut lieu à Barcelone en mars 1911. C’était une autre composition encore plus ambitieuse pour piano seul, avec orgue et chœur à la place de l’orchestre. Il est certes possible que Granados n’ait pas continué à travailler au concerto pour piano parce qu’il devait se consacrer entièrement à cette œuvre extraordinaire (saluée à l’époque comme un chef-d’œuvre de l’art catalan mais seulement redécouverte près d’un siècle après sa création). Tout à fait par hasard, Cant de les estrelles est une œuvre en un seul mouvement qui débute, comme le concerto pour piano, sur un long solo de piano. Granados passa les années suivantes à travailler à d’autres grands projets comme son opéra Goyescas. Le sort avait décidé que toute œuvre inachevée à laquelle Granados aurait pu revenir était destinée à rester incomplète: après la première représentation de Goyescas au Metropolitan Opera de New York, Granados pris la mer pour l’Europe à bord du SS Sussex. Le navire fut torpillé en Manche, le 24 mars 1916. Granados fut sauvé par un radeau, mais il repéra sa femme qui se débattait dans l’eau, tenta de la sauver et ils se noyèrent ensemble.

extrait des notes rédigées par Nigel Simeone © 2015
Français: Marie-Stella Pâris

Ebenso wie Albéniz war auch Enrique Granados (1867–1916) ein brillanter Pianist (er studierte bei Charles de Bériot in Paris) und ein Kompositionsstudent von Felipe Pedrell. Beide werden in erster Linie mit ihren freimütig spanischen Klavierzyklen in Verbindung gebracht (Albéniz’ Iberia und Granados’ Goyescas), doch komponierten beide auch ausgiebig in anderen Formen, so etwa der Oper—ein Genre, in dem auch Pedrell tätig war. Das Centre de Documentació Musical de Catalunya in Barcelona besitzt zwei faszinierende Fragmente eines Klavierkonzerts von Granados, die Melani Mestre als Ausgangspunkt für ein vollständiges Werk genommen hat. Das erste der Manuskripte aus Barcelona ist eine Skizze für zwei Klaviere in Granados’ eigener Handschrift, die die Widmung „à mon cher maître Camille Saint-Saëns“ sowie den Untertitel „Patético“ enthält. Zwar ist das Manuskript nicht datiert, doch hat Melani Mestre die Vermutung geäußert, dass es wohl um 1910 entstanden sei—zur selben Zeit, als Granados an den Goyescas arbeitete.

Die Skizze beginnt mit einem langen, grüblerischen Klaviersolo; beim ersten Orchestereinsatz wechselt das Tempo zu Allegro grave non molto lento. Insgesamt enthält diese Skizze rund 250 Takte Musik und bricht in der Mitte eines Takts ab. Ein zweites autographes Manuskript ist deutlich übersichtlicher gestaltet, doch das mit Lento grave e quasi recitativo überschriebene Anfangssolo ist wesentlich kürzer (es hat nur 18 Takte—weniger als ein Viertel der Länge dieses Solos der Skizze), bevor der erste voll besetzte Orchestereinsatz erklingt. In diesem Manuskript finden sich zwischen den Orchestereinsätzen mehrere leere Seiten, wo Granados möglicherweise den Solo-Part eintragen wollte, und es endet abrupt nach neun Partitur-Seiten.

In der Forschung wird wohl nie Einigkeit darüber herrschen, ob die Vervollständigung eines lediglich fragmentarisch überlieferten Werks existenzfähig ist, besonders wenn es, so wie hier, keinerlei Angaben zu der Gesamtanlage des Satzes gibt. Wenn man diese Bedenken jedoch einmal hintanstellt, so zeigt Mestres Vervollständigung, dass die überlieferten Quellen reichlich Material für einen Satz von besonderem Interesse liefern. Die Musik ist ungewöhnlich düster und trauervoll und basiert auf c-Moll (die Tonart von Beethovens „Pathétique“—angesichts des Untertitels der Skizze, „Patético“, wohl kein Zufall); Granados zeigt sich hier von seiner feierlich-expressivsten und harmonisch einfallsreichsten Seite. Es ist nicht klar, ob er ein dreisätziges Konzert geplant hatte (es gibt einige Hinweise darauf, dass dies der Fall war), oder ob er der Ansicht war, dass dieser umfangreiche Satz als eigenständiges Werk stehen bleiben könne. Mestre glaubt, dass Granados ein dreisätziges Werk plante, und um ein solches zu erschaffen, hat er (da die Barcelona-Manuskripte nur Material für den ersten Satz enthalten) zwei Werke für Soloklavier orchestriert und für Klavier und Orchester eingerichtet. Dem zweiten Satz liegen zwei Stücke zugrunde: Oriental, die Nr. 2 der zwölf Danzas españolas, und Capricho español. Das Finale ist eine Bearbeitung des Allegro di concierto.

Zwangen bestimmte Umstände Granados dazu, die Arbeit an dem Konzert abzubrechen? Ein weiteres Werk aus den Jahren 1910/11 mag durchaus ein Grund gewesen sein, weshalb er es beiseitelegte. Die erste Aufführung des Cant de les estrelles („Gesang der Sterne“) fand im März 1911 in Barcelona statt. Es war dies eine noch ehrgeizigere Komposition für Klavier solo mit Orgel und Chor anstelle eines Orchesters. Es ist durchaus möglich, dass Granados nicht an dem Klavierkonzert weiterarbeitete, weil er sich der Fertigstellung dieses außergewöhnlichen Werks widmen musste (welches zu seiner Zeit als Meisterwerk katalanischer Kunst gelobt wurde, dann allerdings erst fast hundert Jahre nach seiner Premiere wiederentdeckt wurde). Zufälligerweise ist der Cant de les estrelles ebenfalls ein Einzelsatz, der, ebenso wie das Klavierkonzert, mit einem langen Klaviersolo beginnt. In den folgenden Jahren arbeitete Granados an anderen großen Projekten, wie etwa seiner Oper Goyescas. Das Schicksal wollte es, dass die unvollendeten Werke, denen Granados sich danach möglicherweise wieder zugewandt hätte, unvollständig hinterlassen wurden: nach der Premiere von Goyescas an der Metropolitan Opera in New York fuhr Granados an Bord der SS Sussex zurück nach Europa. Am 24. März 1916 wurde das Schiff im Ärmelkanal torpediert. Granados konnte auf einem Rettungsboot geborgen werden, sah dann jedoch seine Frau hilflos im Wasser treiben. Sein Versuch, sie zu retten, missglückte und beide ertranken.

aus dem Begleittext von Nigel Simeone © 2015
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Albéniz & Granados: Piano Concertos
Studio Master: CDA67918Studio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Lento grave e quasi recitativo – Allegro grave non molto lento
Movement 2: Allegretto (Danza española No 2: Orientale & Capricho español)
Movement 3: Molto allegro (Allegro de concierto)

Track-specific metadata

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