Welcome to Hyperion Records, an independent British classical label devoted to presenting high-quality recordings of music of all styles and from all periods from the twelfth century to the twenty-first.

Hyperion offers both CDs, and downloads in a number of formats. The site is also available in several languages.

Please use the dropdown buttons to set your preferred options, or use the checkbox to accept the defaults.

Cello Concerto No 2 in B minor, Op 50

composer
1877/9; composed for Joseph Servais

 
Vieuxtemps started work on his Cello Concerto No 2 in B minor in 1877, but a further stroke in 1879 necessitated his retirement from teaching at the Conservatoire in Brussels, and he moved to North Africa: to the sanitorium (station sanitaire) established by his doctor (and son-in-law) Édouard Landowski at Mustapha supérieur, a district of Algiers in what was then the colony of Algérie française, now Algeria. Cared for by his daughter and son-in-law, the warm climate helped Vieuxtemps to recuperate and gave him the peace and quiet to compose. He renewed work on the concerto, and this time he had a specific player in mind: Joseph Servais, who had done so much to promote the first cello concerto. Vieuxtemps’s last years provide a fascinating glimpse of musical life in Algiers. When he arrived at the station sanitaire, Vieuxtemps was greeted by the Mustapha municipal band. He had intended to arrive incognito, but ‘all the locals gathered excitedly beneath my window as soon as the band started. My anonymity was thus given away, and my name is perhaps now circulating among the Arab tribes on its way to being transported across the desert to Central Africa!’

Vieuxtemps set about enlivening musical life at the sanitorium by establishing and coaching a string quartet. The cellist for a few months was Joseph Van der Heyden, who travelled from Brussels to Mustapha for an extended stay. He recalled how hard Vieuxtemps worked the musicians, rehearsing each part individually before allowing the ensemble to play together. These intensive rehearsals preceded soirées for the colonial elite at which the quartet would perform. His daughter attempted to persuade him to stop composing in the interests of his health, but Vieuxtemps would have none of it—he told Van der Heyden ‘they’ll never take that away from me!’. During his last two years, in the room he called his cuisine musicale, Vieuxtemps completed his Violin Concertos Nos 6 and 7 and the first movement of No 8, a set of 36 Études, and the Cello Concerto No 2.

On 5 July 1880 Vieuxtemps wrote to Joseph Van der Heyden (back in Brussels after his stay in Mustapha): ‘I have received your letter of 30 June which inluded the good news about my second cello concerto, written specially for Joseph Servais. At last I am reassured and delighted since our young friend will play it as only he can. I will be very happy to hear him play it, and I hope that my health, always changeable, will allow me one of these days to realize a dream I’ve had for so many years.’

The opening Allegro of the Cello Concerto No 2 (in the tonic B minor) begins with a substantial orchestral exposition before the solo exposition on the same theme, with its distinctive melodic contour and dotted rhythms. The recapitulation sees an unambiguous move into B major. The cadenza is unusual in that it is accompanied, and the movement ends with a brief tutti. The cello-writing has more variety than the A minor Concerto, and with Servais in mind from the outset, some solo passages are extremely demanding.

The central Adagio in D minor begins with a brusque orchestral flourish in octaves, which gives way to a solo passage marked a piacere, in modo di recitativo and a theme punctuated by quiet trumpets. After a varied repetition, the music moves to F major for a lyrical theme accompanied by the strings. The scales and dotted rhythms of the opening return for a dramatic climax, and a turn towards the concerto’s home key, settling at the close on a held F sharp over which the soloist plays a short, rhapsodic cadenza.

This leads directly to the finale, Allegretto con moto, starting in B minor and moving to B major. The main theme is in 6/8 time and its varied treatment includes a slower version marked Pastorale where the soloist is accompanied by two oboes playing open fifths. Finally, the music settles in B major, and in a blaze of octaves the soloist drives the work to its conclusion.

Vieuxtemps never heard Servais play the concerto, but the posthumous first edition is dedicated ‘à son ami Joseph Servais’.

from notes by Nigel Simeone © 2015

Vieuxtemps entama son Concerto pour violoncelle nº 2 en si mineur en 1877 mais, en 1879, une nouvelle attaque l’obligea à ne plus enseigner au Conservatoire de Bruxelles: il partit en Afrique du Nord, dans le sanatorium que son médecin (et gendre) Édouard Landowski avait fondé à Mustapha supérieur, un district algérois de ce qui était alors l’Algérie française. Soigné par sa fille et son beau-fils, aidé par le climat chaud, Vieuxtemps put récupérer et composer en paix, en toute tranquillité. Il se remit à son concerto avec, cette fois, un interprète précis en tête: Joseph Servais, qui avait tant fait pour promouvoir son premier concerto pour violoncelle.

Les dernières années de Vieuxtemps nous offrent un fascinant aperçu de la vie musicale algéroise. À son arrivée à la station sanitaire, le compositeur fut accueilli par l’orchestre municipal de Mustapha. Il avait voulu arriver incognito, mais «toute la localité en émoi s’était donné rendez-vous sous mes fenêtres aux premiers accords de l’orchestre. Mon incognito était donc trahi, et mon nom est peut-être en train de cheminer parmi les tribus arabes pour être transporté à travers le désert jusqu’au cœur de l’Afrique centrale!»

Vieuxtemps entreprit d’animer la vie musicale du sanatorium en fondant un quatuor à cordes, qu’il fit répéter. Pendant quelques mois, le violoncelliste fut Joseph Van der Heyden, qui avait quitté Bruxelles pour un long séjour à Mustapha. Il se rappela combien Vieuxtemps faisait travailler dur les musiciens, faisant répéter chaque partie individuellement avant d’autoriser la formation à jouer ensemble. Ces répétitions intensives précédaient des soirées destinées à l’élite coloniale, au cours desquelles le quatuor jouait. Sa fille tenta de le persuader d’arrêter la composition, pour ménager sa santé, mais Vieuxtemps ne voulut rien savoir—«ils n’obtiendront jamais cela de moi!», dit-il à Van der Heyden. Durant ses deux dernières années, installé dans ce qu’il appelait sa cuisine musicale, il acheva ses Concertos pour violon nos 6 et 7, mais aussi le premier mouvement du no 8, une série de trente-six Études et le Concerto pour violoncelle nº 2.

Le 5 juillet 1880, il écrivit à Joseph Van der Heyden (rentré à Bruxelles): «J’ai reçu ta lettre du 30 juin qui me donne de bonnes nouvelles de mon second concerto de violoncelle, écrit spécialement pour Joseph Servais. Me voilà enfin rassuré et enchanté, puisque notre jeune ami l’exécute comme lui seul peut le faire. Je serais bien heureux de lui entendre jouer, et j’espère que ma santé, toujours en progrès, me permettra bien un jour ou l’autre de réaliser ce rêve de tant d’années.»

L’Allegro inaugural (dans le si mineur de tonique) s’ouvre sur une substantielle exposition orchestrale avant une exposition solo sur le même thème, au contour mélodique et aux rythmes pointés distinctifs. La réexposition voit une claire modulation en si majeur. Chose rare, la cadence est accompagnée et le mouvement s’achève sur un bref tutti. L’écriture violoncellistique est plus variée que dans le Concerto en la mineur et, Vieuxtemps ayant d’emblée songé à Servais, certains passages solo sont extrêmement exigeants.

L’Adagio central en ré mineur part sur une brusque fanfare orchestrale en octaves, qui s’efface devant un passage solo marqué a piacere, in modo di recitativo et un thème ponctué de paisibles trompettes. Après une répétition variée, la musique passe à fa majeur pour un thème lyrique accompagné aux cordes. Les gammes et les rythmes pointés du début reviennent pour un apogée saisissant et une modulation dans le ton principal du concerto, s’installant à la fin sur un fa dièse tenu, par-dessus quoi le soliste exécute une brève cadence rhapsodique.

Ce qui mène droit au finale, Allegretto con moto, qui démarre en si mineur et module en si majeur. Le thème principal est à 6/8 et son traitement varié comprend une version ralentie marquée Pastorale, où le soliste est escorté de deux hautbois jouant des quintes à vide. Pour terminer, la musique s’installe en si majeur et, dans une explosion d’octaves, le soliste pousse l’œuvre vers sa conclusion.

Vieuxtemps n’entendit jamais Servais jouer le concerto, mais la première édition posthume est dédiée «à son ami Joseph Servais».

extrait des notes rédigées par Nigel Simeone © 2015
Français: Hypérion

Vieuxtemps begann 1877 an seinem Cellokonzert Nr. 2 in h-Moll zu arbeiten, doch nach einem weiteren Schlaganfall im Jahre 1879 mußte er die Lehrtätigkeit am Conservatoire in Brüssel aufgeben und ging nach Nordafrika in das von seinem Arzt (und Schwiegersohn) Édouard Landowski in Mustapha supérieur gegründete Sanatorium (station sanitaire) in einem Stadtteil von Algiers, der damaligen Kolonie von Algérie française, heute Algerien. Dank der Pflege seiner Tochter und seines Schwiegersohnes erholte sich Vieuxtemps, und das warme Klima bot ihm Ruhe und Frieden zum Komponieren. Er begann wieder an dem Konzert zu arbeiten, diesmal mit einem bestimmten Solisten vor Augen: Joseph Servais, der sich so stark für das erste Cellokonzert eingesetzt hatte.

Vieuxtemps’ letzte Jahre bieten einen faszinierenden Blick auf das Musikleben in Algiers. Als er an der station sanitaire ankam, begrüßte ihn die Stadtkapelle von Mustapha. Er wollte eigentlich inkognito eintreffen, aber „die Ortsbewohner kamen aufgeregt unter meinem Fenster zusammen, sobald die Kapelle zu spielen begann. Damit war es mit meiner Anonymität vorbei, und mein Name verbreitet sich jetzt vielleicht unter den arabischen Stämmen auf dem Weg durch die Wüste nach Zentralafrika!“

Vieuxtemps belebte das Musikleben im Sanatorium, indem er ein Streichquartett gründete und mit diesem arbeitete. Der Cellist war einige Monate lang Joseph Van der Heyden, der zu einem ausgedehnten Aufenthalt von Brüssel nach Mustapha gekommen war. Er erinnerte sich, wie hart Vieuxtemps mit den Musikern arbeitete, jede Stimme einzeln probte, bis er das Ensemble zusammenspielen ließ. Diese intensiven Proben fanden vor Soiréen für die höheren Kolonialbeamten statt, bei denen das Quartett spielte. Vieuxtemps’ Tochter versuchte ihn zu überreden, zugunsten seiner Gesundheit mit dem Komponieren aufzuhören, doch er wollte davon nichts wissen—zu Van der Heyden äußerte er: „das werden sie mir niemals nehmen!“. In seinen letzten beiden Jahren vollendete Vieuxtemps in dem von ihm als cuisine musicale bezeichneten Raum seine Violinkonzerte Nr. 6 und Nr. 7 sowie den ersten Satz von Nr. 8, einen Zyklus von 36 Études, und das Cellokonzert Nr. 2.

Am 5. Juli 1880 schrieb Vieuxtemps an Joseph Van der Heyden (der von seinem Aufenthalt in Mustapha wieder nach Brüssel zurückgekehrt war): „Ich habe Ihren Brief vom 30. Juni mit den guten Nachrichten über mein zweites Cellokonzert erhalten, das eigens für Joseph Servais geschrieben wurde. Nun bin ich endlich beruhigt und erfreut, denn unser junger Freund wird es so spielen, wie nur er es kann. Es wird mich sehr freuen, ihn spielen zu hören, und ich hoffe, dass meine immer wechselnde gesundheitliche Verfassung es mir eines Tages erlauben wird, diesen langjährigen Traum zu verwirklichen.“

Der Kopfsatz, Allegro (in der Grundtonart h-Moll), beginnt mit einer gehaltvollen Exposition des Orchesters vor der Soloexposition des gleichen Themas mit einer markanten melodischen Kontur und punktierten Rhythmen. In der Reprise erfolgt ein klarer Wechsel nach H-Dur. Die Kadenz ist ungewöhnlicherweise begleitet, und der Satz endet mit einem kurzen Tutti. Die Cello-Schreibweise ist abwechslungsreicher als im a-Moll-Konzert; und einige Solo-Passagen, bei denen er von Anfang an Servais dachte, sind äußerst anspruchsvoll.

Das mittlere Adagio in d-Moll beginnt mit einer schroffen, oktavierten Orchesterfanfare, auf die eine Solopassage (a piacere, in modo di recitativo) und ein von Trompeten ruhig betontes Thema folgen. Nach einer vielgestaltigen Wiederholung wechselt die Tonart in einem lyrischen, von Streichern begleiteten Thema nach F-Dur. Die Skalen und punktierten Rhythmen des Anfangs kehren zurück zu einer dramatischen Klimax und zur Grundtonart des Konzertes und schwingen am Ende auf einem ausgehaltenen Fis aus, über dem der Solist eine kurze, rhapsodische Kadenz spielt.

Diese leitet direkt zum Finalsatz, Allegretto con moto, über, der in h-Moll beginnt und nach H-Dur wechselt. Das Hauptthema ist im 6/8-Takt und wird vielfältig variiert, u. a. in einer langsameren, als Pastorale bezeichneten Variante, in der der Solist von zwei Oboen begleitet wird, die leere Quinten spielen. Endlich erreicht die Musik H-Dur, und der Solist bringt das Werk in einem Schwall von Oktaven zum Abschluß.

Vieuxtemps hat das Konzert nie mit Servais als Solisten gehört, doch die postume Erstausgabe trägt die Widmung: „à son ami Joseph Servais“.

aus dem Begleittext von Nigel Simeone © 2015
Deutsch: Christiane Frobenius

Recordings

Vieuxtemps: Cello Concertos
Studio Master: CDA67790Studio Master FLAC & ALAC downloads available
Waiting for content to load...
Waiting for content to load...