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Fragments from Hans Andersen, Op 58/61

composer
circa 1920; Parts I (Nos 1-4) and II (5-7) published as Op 58, Part III (Nos 8-10) as Op 61

 
The Fragments from Hans Andersen were published by Swan in 1920 (Parts I and II, Op 58) and 1921 (Part III, Op 61). Here, pace Andersen, the narrative thread is explicit, but these engaging mood pictures and character sketches are self-sufficient and can be appreciated on an exclusively musical level. The titles, however, require a degree of explanation, as in the case of The snowdrop, or summer-geck. ‘Geck’ is a Low German archaic word for a fool, and the Andersen tale is about a snowdrop lured out by a sunbeam at the wrong time of year.

Thumbelina is a tiny girl who evades amorous toads, moles and other creatures before falling in love with a flower-fairy prince of her own miniature size. Bowen himself recorded this movement and The windmill in 1926.

The mouth of The metal pig is the source of an ornamental Florentine fountain. The pig comes alive after dark and carries a beggar boy on its back in a wondrous nocturnal ride through the streets of the city. The boy loses consciousness and awakens to find himself still astride the inanimate pig, back where the adventure began. Was it all a dream?

The golden treasure refers to a little boy thus nicknamed by his mother, the drummer’s wife. The boy grows up with musical gifts and follows in his father’s footsteps, eventually turning the tide of a battle when he fails to hear the command to retreat and continues forward, still beating the advance on his drum.

The bird of popular song is immortal ‘so long as the earth has a hill upon which his foot may rest … There are gaps in the snowy mountains, the sun shines into the clefts; spring is coming, the birds are returning … The night of the snow-storm, the heavy dream of the winter night, all shall be dissolved, all shall rise again in the beauteous notes of the Bird of Popular Song, who never dies!’

Helga is The marsh-king’s daughter and the child also of a fairy princess from Egypt whom the marsh-king captured. Through a complex chain of events Helga finally comes to understand her tangled past, but her enlightenment is short-lived: she is transfigured into a faded lotus flower.

The windmill stands upon a hill and says: ‘A day will come when it will be over with me; but not over altogether. I must be pulled down that I may be built up again; I shall cease, but yet shall live on. To become quite a different being, and yet remain the same!’ The mill burns to the ground, and another is built to take its place. There is little more to this brief and somewhat enigmatic tale.

The hardy tin soldier tells of its eponymous hero’s love for a paper ballerina, which ends unhappily when a little boy throws the soldier into the stove, the door of which flies open, sucking in and incinerating the ballerina. When the stove cools, the remains of the soldier have set into the shape of a small tin heart.

A leaf from the sky falls to the forest floor and burgeons into a wondrous plant, mocked by other plants, carried away in the bundle of a passing swineherd and then fruitlessly sought by a king to purge his melancholy.

A picture from the fortress wall is indeed a verbal mood-picture rather than a tale. ‘It is autumn: we stand on the fortress wall, and look out over the sea … at the numerous ships, and at the Swedish coast on the other side of the Sound, which rises high in the evening glow; behind us the rampart goes steeply down; mighty trees surround us, the yellow leaves flutter down from the branches.’ A bird sings outside a dungeon occupied by prisoners, then flies away at the approach of a hunting party. ‘Sound on, ye glorious strains of the hunting-horns! The evening is mild, the sea is smooth as a mirror and calm.’

These eclectic pieces transiently acknowledge other compositional voices known and loved, amongst them Delius, MacDowell, Grieg, Debussy and even nursery songs (the metal pig seems minded to ‘go down to the woods today’). Throughout, Bowen’s deft hand fashions disarming, touching images and his ear for gentle burlesque is perfectly attuned. However, this is music made for a fully fledged performing technique, especially in Part III. Rather than pandering to childish make-believe, Bowen seems to respond to the oddly neurasthenic undercurrent in Andersen’s imagination—a place where surprisingly little seems actually to live happily ever after.

from notes by Francis Pott © 2020

Les Fragments from Hans Andersen furent publiés par Swan en 1920 (Parties I et II, op.58) et 1921 (Partie III, op.61). Ici, n’en déplaise à Andersen, le fil narratif est explicite, mais ces charmantes peintures d’atmosphère et esquisses de caractère sont autosuffisantes et peuvent être appréciées à un niveau purement musical. Toutefois, les titres requièrent quelques explications, comme dans le cas de The snowdrop, or summer-geck («Le perce-neige, ou geck d’été»). «Geck» est un mot archaïque de bas allemand qui désigne un idiot, et le conte d’Andersen parle d’un perce-neige qu’un rayon de soleil persuade par la ruse à sortir à la mauvaise période de l’année.

Thumbelina («La petite poucette») est une minuscule petite fille qui échappe à des crapeaux, taupes et autres créatures amoureuses avant de tomber amoureuse d’un féérique prince des fleurs aussi petit qu’elle. Bowen enregistra lui-même ce mouvement et The windmill («Le moulin à vent») en 1926.

La gueule de The metal pig («Le sanglier de bronze») est la source d’une fontaine ornementale florentine. Le sanglier prend vie après la tombée de la nuit et emmène sur son dos un petit mendiant dans une merveilleuse chevauchée nocturne dans les rues de la ville. L’enfant perd connaissance et, lorsqu’il se réveille, il se trouve encore à califourchon sur le sanglier inanimé, là où l’aventure a commencé. N’était-ce qu’un rêve?

The golden treasure («Le trésor d’or») parle d’un petit garçon ainsi surnommé par sa mère, la femme du tambour. L’enfant grandit et fait preuve de dons pour la musique; il suit les traces de son père et finit par renverser le cours d’une bataille car, ne parvenant pas à entendre l’ordre de battre en retraite, il continue à marcher en battant tambour pour la troupe avance.

The bird of popular song («L’oiseau du chant populaire») est immortel «tant que la terre a une motte où poser le pied … La montagne de neige se craquelle, le soleil y brille; le printemps vient, les oiseaux reviennent … La puissance de la tempête de neige, le rêve accablant de la nuit d’hiver, tout se dissout, tout s’élève dans le chant merveilleux de l’oiseau du chant populaire qui jamais ne meurt!»

Helga est The marsh-king’s daughter («La fille du roi de la vase») et aussi l’enfant d’une princesse féérique d’Égypte qu’a capturée le roi de la vase. À la suite d’un enchaînement complexe d’événements, Helga finit par comprendre son passé embrouillé, mais pas pour longtemps: elle est transfigurée en fleur de lotus fanée.

The windmill («Le moulin à vent») se dresse sur une colline et dit: «Le jour viendra où c’en sera fini de moi; mais pas totalement fini. Je dois être démoli pour pouvoir être reconstruit; je cesserai d’exister, mais je continuerai à vivre. Pour devenir un être très différent, tout en restant le même!» Le moulin brûle complètement et un autre est construit à la place. Il n’y a guère autre chose dans ce conte bref et un peu énigmatique.

The hardy tin soldier («Le vaillant soldat de plomb») raconte l’histoire d’amour de son héros éponyme pour une ballerine en papier, histoire qui se termine mal lorsqu’un petit garçon jette le soldat dans le poêle dont la porte s’ouvre brusquement, aspirant et incinérant la ballerine. Lorsque le poêle refroidit, les restes du soldat ont pris la forme d’un petit cœur en fer-blanc.

A leaf from the sky («Une feuille tombée du ciel») tombe sur le sol de la forêt et bourgeonne en une merveilleuse plante. D’autres plantes se moquent d’elle; elle est emportée dans le ballot d’un porcher de passage, puis recherchée en vain par un roi pour purger sa mélancolie.

A picture from the fortress wall («Une image de Castelvold») est en fait davantage une tableau d’humeur verbale qu’un conte. «C’est l’automne: nous nous tenons sur les remparts du château et guettons sur la mer … les nombreux navires et la côte suédoise de l’autre côté du détroit, qui se dresse au soleil couchant; derrière nous, le rempart descend à pic; des arbres imposants nous entourent, les feuilles jaunes tombent des branches en voltigeant.» Un oiseau chante à l’extérieur d’un donjon occupé par des prisonniers, puis s’envole à l’approche d’un groupe de chasseurs. «Vous, les airs des cors de chasse, continuez à sonner! La soirée est douce, la mer est lisse comme un miroir et calme.»

Dans ces pièces éclectiques, on trouve des traces d’autres voix connues en matière de composition, notamment de Delius, MacDowell, Grieg, Debussy et même de chansons enfantines (le sanglier de bronze qui veut aller dans les bois aujourd’hui; «If you go down to the woods today» est la version anglaise de «Nous n’irons plus au bois»). La main de maître de Bowen façonne en permanence des images désarmantes et touchantes, et son oreille pour le burlesque léger est parfaitement à l’écoute. Néanmoins, cette musique requiert une technique d’exécution à part entière, en particulier la Partie III. Au lieu de céder aux exigences d’un imaginaire puéril, Bowen semble se faire l’écho de la neurasthénie étrangement sous-jacente dans l’imagination d’Andersen, un endroit curieusement dépourvu de tout espoir en un bonheur futur.

extrait des notes rédigées par Francis Pott © 2020
Français: Marie-Stella Pâris

Die Fragmente von Hans Andersen wurden 1920 (Teil I und II, op. 58) und 1921 (Teil III, op. 61) von Swan herausgegeben. Bei allem Respekt gegenüber Andersen ist der narrative Faden hier explizit, doch sind diese einnehmenden Stimmungsbilder und Charakterskizzen eigenständige Werke, die auf ausschließlich musikalischem Niveau geschätzt werden können. Die Titel bedürfen allerdings einer kurzen Erklärung—The snowdrop, or summer-geck („Das Schneeglöckchen, oder der Sommernarr“) handelt etwa von einem Schneeglöckchen, das von einem Sonnenstrahl zur falschen Jahreszeit herausgelockt wird.

Thumbelina („Däumelinchen“) ist ein kleines Mädchen, das zudringlichen Kröten, Maulwürfen und anderen Tieren entgeht, bevor es sich selbst in einen Blumenengel von derselben Körpergröße verliebt. 1926 nahm Bowen diesen Satz zusammen mit The windmill („Die Windmühle“) auf.

Durch die Schnauze von The metal pig („Das Metallschwein“) fließt das Wasser in einen verzierten Springbrunnen in Florenz. In der Nacht wird das Schwein lebendig und trägt einen Betteljungen auf seinem Rücken durch die Straßen der Nacht. Der Junge verliert das Bewusstsein, wacht rittlings auf dem leblosen Schwein auf, wo das Abenteuer begonnen hatte. War alles nur ein Traum?

The golden treasure („Der Goldschatz“) bezieht sich auf einen kleinen Jungen, der so von seiner Mutter genannt wird, die mit dem Trommelschläger verheiratet ist. Der Junge ist auch musikalisch und tritt in die Fußstapfen seines Vaters. Schließlich wendet er das Blatt in einem Kampf, wenn er weiter trommelt und zum Angriff treibt, weil er den Befehl zum Abzug nicht gehört hat.

The bird of popular song („Der Vogel des Volkslieds“) ist unsterblich „so lang wie die Erde einen Hügel hat, auf den er seinen Fuß setzen kann … Es gibt viele Lücken in den verschneiten Bergen, die Sonne scheint in die Spalten; der Frühling kommt, die Vögel kehren wieder … Die Nacht des Schneesturms, der schwere Traum der Winternacht, alle sollen sich auflösen, alle sollen sich wieder erheben in den wunderschönen Tönen des Vogels des Volkslieds, der niemals stirbt!“

Helga ist The marsh-king’s daughter („Moorkönigs Tochter“) und auch das Kind einer Feenprinzessin aus Ägypten, die der Moorkönig gefangen hat. Über eine komplizierte Folge von Ereignissen erfährt Helga schließlich ihre verworrene Herkunft, doch ist ihre Erleuchtung nur von kurzer Dauer, da sie darauf in eine blasse Lotusblüte verwandelt wird.

The windmill („Die Windmühle“) steht auf einem Hügel und spricht: „Der Tag wird kommen, an dem es mit mir vorbei sein wird, aber nicht völlig vorbei. Ich muss abgerissen werden, auf dass ich wieder aufgebaut werden kann; ich werde aufhören, und doch weiterleben. Ein ganz anderes Wesen werden, und doch gleich bleiben!“ Die Mühle brennt nieder und eine neue wird an ihrem Ort gebaut. Mehr lässt sich zu dieser kurzen und etwas rätselhaften Geschichte kaum sagen.

The hardy tin soldier („Der standhafte Zinnsoldat“) handelt von der Liebe eines Zinnsoldaten zu einer Papiertänzerin, die ein unglückliches Ende nimmt, als ein kleiner Junge den Soldaten in den Ofen wirft, dessen Tür aufschlägt und die Tänzerin ebenfalls ins Feuer geweht wird und verbrennt. Als der Ofen ausgekühlt ist, finden sich die Überreste des Soldaten in Herzform wieder.

A leaf from the sky („Ein Blatt vom Himmel“) fällt auf den Waldboden und sprießt in eine wundervolle Pflanze empor, die von den anderen Pflanzen verspottet, von einem Schweinehirten in einem Bündel fortgetragen und schließlich von einem König erfolglos gesucht wird, der seine Schwermut besiegen will.

A picture from the fortress wall („Ein Bild vom Kastellwall“) ist tatsächlich eher ein verbales Stimmungsbild als eine Geschichte. „Es ist Herbst: wir stehen auf dem Wall, der das Kastell umschließt, und schauen auf die See hinaus … auf die vielen Schiffe und die schwedische Küste, die hoch aufsteigt im Abendrot; hinter uns fällt der Schutzwall steil hinab; mächtige Bäume umgeben uns, die gelben Blätter flattern von den Zweigen hinab.“ Ein Vogel singt außerhalb eines Kerkers mit Gefangenen und fliegt weg, wenn sich die Jagd nähert. „Klingt fort, ihr herrlichen Melodien der Jagdhörner! Der Abend ist lau, die See ist glatt wie ein Spiegel und ruhig.“

In diesen eklektischen Stücken wird auf andere bekannte und beliebte kompositorische Stimmen vorübergehend angespielt, darunter Delius, MacDowell, Grieg, Debussy und sogar Kinderreime. Durchweg konstruiert Bowen geschickt entwaffnende, anrührende Bilder und sein Einflechten des leicht Burlesken ist perfekt abgestimmt. Es ist dies allerdings eine Musik, die eine vollausgebildete Vortragstechnik verlangt, insbesondere der Teil III. Anstatt den kindlichen Illusionen nachzugeben, scheint Bowen auf den seltsam nervenschwachen Unterton in Andersens Phantasie zu reagieren—ein Ort, an dem überraschend wenige glücklich bis ans Ende ihrer Tage leben.

aus dem Begleittext von Francis Pott © 2020
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Bowen: Fragments from Hans Andersen & Studies
Studio Master: CDA68303Studio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

No 01: The snowdrop, or summer-geck
No 02: Thumbelina
No 03: The metal pig
No 04: The golden treasure
No 05: The bird of popular song
No 06: The marsh-king's daughter
No 07: The windmill
No 08: The hardy tin soldier
No 09: A leaf from the sky
No 10: A picture from the fortress wall

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