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Piano Sonata in E flat major 'Quasi una fantasia', Op 27 No 1

composer
1801; No 13

 
Written in 1801, the Sonata in E flat major, Op 27 No 1, suffers, perhaps, from having a much more famous twin (the ‘Moonlight’ sonata, Op 27 No 2). When you hum the beginning to tell people which one it is, they often look at you with blank eyes showing no recognition whatsoever. That’s not only because it’s lesser known but also because it’s such an unassuming beginning. But how wonderful this sonata is, and I’m happy to have finally added it to my repertoire.

The title ‘Sonata quasi una fantasia’ is in fact much more appropriate to this piece than its illustrious companion as its four movements are played without a pause, and the theme of the third returns just before the final coda. But let’s go back to that opening Andante: for the first thirty-six bars (twelve of which are repeated), it lands on a tonic E flat major chord every fourth bar. That must be some sort of a record. The trick is to not make it obvious. Often playing the simplest music is the hardest thing, and I think this is one of the best examples of that. The great Edwin Fischer recounted that this Andante stumped him until he heard it played with great naturalness by a young girl. The third of these four-bar phrases is a beautiful lied, firmly rooted in the tonic key, which then makes a glorious switch to C major. After some delicate variations on the opening eight bars, Beethoven pounces in on this gentle scene with an Allegro in C major (so that C major in bar 13 was just a tease before the real thing?). The hands race after each other and, yes, repeatedly pounce on their prey. When the gentle theme returns, it is warmly presented on the repeat by the left hand. The simplest of codas rounds off this introductory movement.

The Allegro molto e vivace, in C but this time in the minor mode, enters immediately with broken chords in triplet formation in both hands, jumping from one register to another. It has to give the impression of being both controlled and unsettled at the same time, helped by the slightest of articulations between the triplet groups. I have never been on a horse, but I can certainly imagine myself on one in the humorous A flat major middle section. When C minor returns, the right hand is syncopated over an on-beat staccato left hand—a very effective way of bringing this movement to its exciting conclusion.

Tovey is right to say that this sonata ‘becomes formidable as it proceeds’. Its naive beginning is very deceptive. Following the ominous scherzo, Beethoven gives us—but oh, ever so briefly!—one of his most glorious melodies in that favourite slow-movement key of his, A flat major. The darkness of the low register in which this Adagio con espressione begins is then dispelled when the subject is presented for the second time an octave higher, with the addition of a semiquaver accompaniment in the alto voice. A cadenza-like passage then leads directly into the final Allegro vivace, again beginning at the low end of the keyboard (it’s important for modern-day pianists to realize that this would have resulted in no ordinary sound on the pianos of Beethoven’s day, and that its chattering humour is essential to the movement’s success). This moto perpetuo is difficult to play and, as Tovey again correctly observes, ‘loses all energy if taken at a dangerous pace’. Character is the thing, not speed. After a dramatic pause, the expansive slow melody returns, but this time in the tonic key of E flat. We are truly home. Well, almost. It has been recounted that when Beethoven improvised for his friends, he would often interrupt the most poignant and expressive moments with crude laughter. That he does here, tacking on a breathless Presto coda that leaves us laughing ourselves.

from notes by Angela Hewitt © 2018

Écrite en 1801, la Sonate en mi bémol majeur, op.27 n° 1, souffre peut-être d’avoir une jumelle beaucoup plus célèbre (la sonate «Clair de lune», op.27 n° 2). Lorsque l’on fredonne le début pour expliquer de laquelle il s’agit, on vous regarde souvent d’un air interdit sans montrer le moindre signe indiquant qu’on l’a identifiée. C’est non seulement parce qu’elle est moins connue, mais aussi parce que le début est sans prétention. Cependant cette sonate est vraiment belle et je suis heureuse de l’avoir enfin ajoutée à mon répertoire.

Le titre «Sonata quasi una fantasia» convient en fait beaucoup mieux à cette pièce qu’à son illustre compagne car ses quatre mouvements s’enchaînent sans pause et le thème du troisième réapparaît juste avant la coda finale. Mais revenons à cet Andante initial: pendant les trente-six premières mesures (dont douze font l’objet de reprises), il atterrit sur un accord de tonique, mi bémol majeur, toutes les quatre mesures. Ce doit être une sorte de record. L’astuce consiste a ne pas le rendre évident. Jouer une musique très simple est souvent ce qu’il y a de plus difficile et je crois que cet Andante en est l’un des meilleurs exemples. Le grand Edwin Fischer raconta que cet Andante l’a déconcerté jusqu’à ce qu’il l’entende joué avec beaucoup de naturel par une jeune fille. La troisième de ces phrases de quatre mesures est un magnifique lied, fermement enraciné à la tonique, qui opère ensuite un formidable passage vers ut majeur. Après quelques délicates variations des huit premières mesures, Beethoven bondit sur une douce scène, un Allegro en ut majeur (si bien qu’on se demande si l’ut majeur de la mesure 13 n’aurait été qu’un clin d’œil avant l’arrivée des choses sérieuses). Les mains font la course entre elles et se précipitent vraiment plusieurs fois sur leur proie. Lorsque revient le doux thème, il est présenté avec chaleur lors de la reprise par la main gauche. Une coda très simple conclut ce mouvement d’introduction.

L’Allegro molto e vivace, en ut mais cette fois dans le mode mineur, entre tout de suite avec des accords brisés en formation de triolets aux deux mains, sautant d’un registre à un autre. Il doit donner l’impression d’être à la fois contrôlé et instable, souligné par de très légères articulations entre les groupes de triolets. Je ne suis jamais montée à cheval, mais je peux tout à fait m’imaginer sur un cheval dans la section centrale humoristique en la bémol majeur. Lorsque ut mineur revient, la main droite est syncopée sur une main gauche staccato sur le temps—une façon très efficace de mener ce mouvement à sa conclusion excitante.

Tovey avait raison de dire que cette sonate «devient formidable au fur et à mesure qu’elle progresse». Son début naïf est très trompeur. Après le scherzo menaçant, Beethoven nous donne—mais si brièvement!—l’une de ses plus magnifiques mélodies dans cette tonalité de mouvement lent qu’il aimait tant, la bémol majeur. L’obscurité du registre grave dans lequel commence cet Adagio con espressione se dissipe ensuite lorsque le sujet est présenté pour la seconde fois à l’octave supérieure, avec l’adjonction d’un accompagnement en doubles croches à la voix d’alto. Un passage dans le style d’une cadence mène alors directement au final Allegro vivace, qui commence une fois encore à l’extrémité grave du clavier (il est important que les pianistes des temps modernes réalisent que cela donnait lieu à un son inhabituel sur les pianos de l’époque de Beethoven, et que cet humour jacassant est essentiel au succès de ce mouvement). Ce moto perpetuo est difficile à jouer et, comme l’observe Tovey une fois encore à juste titre, il «perd toute énergie s’il est pris à une allure dangereuse». C’est le caractère qui importe, pas la vitesse. Après un point d’orgue dramatique, la longue mélodie lente revient, mais cette fois à la tonique, mi bémol majeur. On est vraiment chez soi. Enfin presque. On a raconté que lorsque Beethoven improvisait pour ses amis, il interrompait souvent les moments les plus poignants et expressifs par un rire grossier. C’est ce qu’il fait ici, ajoutant une coda Presto haletante qui nous met en joie.

extrait des notes rédigées par Angela Hewitt © 2018
Français: Marie-Stella Pâris

Die Sonate in Es-Dur, op. 27 Nr. 1, die im Jahr zuvor (1801) entstanden war, leidet möglicherweise unter ihrem deutlich berühmteren Schwesterwerk (die „Mondschein“-Sonate, op. 27 Nr. 2). Wenn man den Anfang summt, um zu erklären, welche Sonate man meint, erntet man oft verständnislose Blicke. Das liegt nicht nur daran, dass sie weniger bekannt ist, sondern auch daran, dass sie in so genügsamer Weise beginnt. Dabei handelt es sich um ein wundervolles Werk, und ich freue mich, sie endlich in mein Repertoire aufgenommen zu haben.

Der Titel „Sonata quasi una fantasia“ eignet sich in Wirklichkeit für dieses Stück viel mehr als für sein berühmtes Pendant, da die vier Sätze ohne Pause gespielt werden und das Thema des dritten kurz vor der Schlusscoda wiederholt wird. Kehren wir jedoch zum eröffnenden Andante zurück: in den ersten 36 Takten (wovon 12 wiederholt werden) landet die Musik alle vier Takte auf einem Es-Dur-Akkord, der Tonika. Das ist rekordverdächtig. Dabei besteht die Kunst darin, dies nicht zu offensichtlich hervortreten zu lassen. Oft ist es die einfachste Musik, die am schwierigsten zu spielen ist und das wird meiner Ansicht nach hier besonders deutlich. Der große Edwin Fischer berichtete, dass dieses Andante ihn verwirrte, bis er es in einer sehr natürlichen Auffassung von einem jungen Mädchen hörte. Die dritte der viertaktigen Phrasen ist ein wunderschönes Lied, das in der Tonika fest verankert ist, bevor ein herrlicher Wechsel nach C-Dur erfolgt. Nach einigen grazilen Variationen der ersten acht Takte fällt Beethoven mit einem Allegro in C-Dur (war das C-Dur in Takt 13 damit nur eine kleine Neckerei vor der „wahren“ Version?) über diese zarte Szene her. Die Hände jagen einander, und ja, sie fallen mehrfach über ihre Beute her. Wenn das zarte Thema zurückkehrt, wird es mit Wärme von der linken Hand in der Wiederholung präsentiert. Dieser Anfangssatz wird von einer äußerst schlichten Coda abgerundet.

Das Allegro molto e vivace in c-Moll beginnt ohne Einleitung mit gebrochenen Akkorden in Triolenformation in beiden Händen, welche von einem Register ins nächste springen. Hier muss der Eindruck entstehen, dass das Geschehen zugleich gesteuert und unbeständig ist, wobei kleinste Artikulationen zwischen den Triolengruppen förderlich sind. Ich habe noch nie auf einem Pferd gesessen, kann mir eine solche Situation aber durchaus vorstellen, wenn ich den humorvollen Mittelteil in As-Dur spiele. Wenn c-Moll wiederkehrt, synkopiert die rechte Hand über dem Staccato der linken (welche die regulären Schläge betont)—auf diese Weise wird der Satz wirkungsvoll zu Ende gebracht.

Tovey hat Recht, wenn er feststellt, dass diese Sonate im späteren Verlauf eindrucksvoll wird. Der naive Beginn ist irreführend. Nach dem ominösen Scherzo kommt eine—wenn auch viel zu kurze!—herrliche Melodie in seiner Lieblingstonart für langsame Sätze, As-Dur. Die Finsternis des tiefen Registers, in dem dieses Adagio con espressione beginnt, löst sich auf, wenn das Thema ein zweites Mal eine Oktave höher erklingt und eine Sechzehntelbegleitung in der Altstimme hinzutritt. Eine kadenzartige Passage leitet dann direkt in das Finale, Allegro vivace, welches wiederum am tiefen Ende der Tastatur beginnt (es ist wichtig, dass die heutigen Pianisten sich dabei vergegenwärtigen, dass dies zu Beethovens Zeit ein ungewöhnliches Klangbild war, und dass der schnatternde Humor für das Gelingen dieses Satzes unerlässlich ist). Dieses Moto perpetuo ist nicht einfach zu spielen, und wie Tovey wiederum zu Recht anmerkt, „verliert es jegliche Energie, wenn es in gefährlichem Tempo genommen wird“. Charakter ist hier vonnöten, nicht Geschwindigkeit. Nach einer dramatischen Pause kehrt die weitgespannte langsame Melodie zurück, diesmal jedoch in der Tonika, Es-Dur. Wir sind nun wahrhaftig zuhause angekommen. Nun, fast. Es ist überliefert, dass Beethoven bei Improvisationen im Kreise seiner Freunde die ergreifendsten und expressivsten Momente oft mit derbem Gelächter unterbrach. Das tut er auch hier insofern, als dass er eine atemlose Presto-Coda anfügt, bei der wir unsererseits lachen müssen.

aus dem Begleittext von Angela Hewitt © 2018
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Beethoven: Beethoven Unbound
Studio Master: SIGCD527Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available
Beethoven: Piano Sonatas Opp 27/1, 31/2, 79 & 109
Studio Master: CDA68199Studio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Andante – Allegro – Tempo I
Movement 2: Allegro molto e vivace
Movement 3: Adagio con espressione
Movement 4: Allegro vivace

Track-specific metadata

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