Cello Concerto in G minor, Op 32

composer
circa 1876; for Freidrich Grützmacher, who wrote the published cadenza
composer
cadenza for Finale

 
Albert Dietrich was born at Golk, near Meissen, and studied composition with Schumann from 1851 in Düsseldorf. He first met Brahms in October 1853 at the Schumanns’, and they became great friends, breakfasting together every day that month at the same restaurant. From 1861 to 1890 Dietrich was musical director at the court of Oldenburg, where Brahms was often a guest and where he introduced many of Brahms’s works: he was also instrumental in arranging the premiere of Brahms’s Ein deutsches Requiem in Bremen in 1868. His Recollections of Brahms, published in Leipzig 1898, was translated into English the following year and remains an important biographical source. Dietrich’s own works, apart from his Cello Concerto, include an opera Robin Hood, a Symphony in D minor, a Violin Concerto in the same key, a Horn Concerto, choral works and several chamber compositions including two piano trios.

Dietrich’s Cello Concerto in G minor, Op 32, dates from about 1876, and was written for the famous cellist Friedrich Grützmacher (1832–1903), who gave the first performance, but the work has never been published, and its subsequent performance history, if any, before this recording remains obscure. Dietrich’s resembles a conventional concerto in having three separate movements with a fully worked-out sonata first movement. Like the Schumann concerto it is designated as being ‘with orchestral accompaniment’ and other resemblances include the tonal scheme, with the first movement’s minor tonality changing to major in the finale, with a lyric song-like slow movement intervening in the submediant major; the lack of a cadenza in the first movement; and the position of the culminating cadenza in the finale, which like Schumann’s is a march-like piece in 2/4 time. There are also a couple of places where Dietrich seems to be alluding to other works of Schumann. But compared to Schumann’s concerto Dietrich gives his orchestra much more to do; his musical language, which in his maturity became something of a blend of Schumann and Brahms, is distinctive and sophisticated, while his cello-writing is more idiomatically virtuosic.

At the outset of the Allegro the cello announces the somewhat harried espressivo first subject, which has a generous share of Mozartian G minor pathos. A short transition moves briskly to the dominant and the warmth of the second subject, which begins with a marvellously singing tune announced first by the orchestra in canon before being taken up and elaborated by the cello. Its confidence subsides into more anxious subsidiary ideas before increasing rhythmic energy and bravura solo-writing propel us into the development section. (We may note in passing a horn-call reminiscent of the ‘motto’ of Schumann’s Second Symphony.) The development is fairly short, introducing a new melody as counterpoint to the second-subject tune and leading effectively to a recapitulation in which the singing second subject is restated orthodoxly in the tonic major (cello in dialogue with horn), after which Dietrich passes to an extended and increasingly excited coda that continues to develop the main themes.

He styles his slow movement a Romanze in E flat, and after a romantic introductory dialogue between cello and woodwind the soloist presents the song-like main theme, semplice, against pizzicato strings (another Schumann parallel). The central portion of the movement becomes impassioned, involving development of the introductory idea and leading to a more pathetic restatement of the main melody. The finale is a relaxed sonata-allegro in G major with an energetic main subject and a generously lyrical second one; in between, the staccato woodwind of its transition seem to be alluding to the finale of Schumann’s ‘Rhenish’ Symphony. The cello-writing becomes increasingly flamboyant and, after a regular recapitulation, heralds the concerto’s sole cadenza, which is marked quasi Fantasia and is the work, as a note in the score informs us, of Friedrich Grützmacher. This recalls the Romanze theme and flows straight into a brief, bluff coda.

from notes by Calum MacDonald © 2007

Albert Dietrich naquit à Golk, près de Meissen, et étudia la composition avec Schumann, à Düsseldorf, à partir de 1851. Il rencontra Brahms pour la première fois en octobre 1853, chez Schumann, et ce fut le début d’une grande amitié: ce mois-là, ils déjeunèrent ensemble tous les jours, au même restaurant. De 1861 à 1890, Dietrich dirigea la musique à la cour d’Oldenburg, où il fit connaître nombre des œuvres de son ami, fréquent invité des lieux; par ailleurs, il contribua à organiser la première d’Ein deutsches Requiem de Brahms à Brême, en 1868. Ses Erinnerungen an Johannes Brahms («Souvenirs de Johannes Brahms»), publiées à Leipzig en 1898, furent traduites en anglais l’année suivante et demeurent une importante source biographique. Outre son Concerto pour violoncelle, Dietrich composa un opéra (Robin Hood), une Symphonie en ré mineur, un Concerto pour violon dans la même tonalité, un concerto pour cor, des pièces chorales et plusieurs œuvres de chambre, dont deux trois avec piano.

Le Concerto pour violoncelle en sol mineur, op. 32 de Dietrich fut écrit vers 1876 pour le célèbre violoncelliste Friedrich Grützmacher (1832–1903), qui le créa. Mais il ne fut jamais publié, et l’historique—s’il y en eut un—des exécutions qui précédèrent cet enregistrement demeure obscur. Le concerto de Dietrich est proche d’un concerto conventionnel, avec trois mouvements séparés, dont un premier mouvement de sonate complètement élaboré. Comme le concerto de Schumann, cette pièce est dite «avec accompagnement orchestral»; et comme lui, elle présente: un schéma tonal où la tonalité mineure du premier mouvement passe au majeur dans le finale et où un lyrique mouvement lent cantabile intervient dans le majeur de la sus-dominante; une absence de cadenza dans le premier mouvement; et une cadenza paroxystique placée au même endroit du finale, qui est, toujours comme chez Schumann, un morceau alla marcia à 2/4. Plusieurs fois, Dietrich semble faire allusion à d’autres œuvres de Schumann. Mais, comparé à ce que ce dernier fait dans son concerto, il confie beaucoup plus de tâches à son orchestre; son langage musical est singulier et sophistiqué—parvenu à maturité, il s’apparenta à un mélange de Schumann et de Brahms—, son écriture de violoncelle étant, elle, plus idiomatiquement virtuose.

Au début de l’Allegro, le violoncelle annonce le premier sujet espressivo quelque peu tourmenté, avec une généreuse part de pathos mozartien en sol mineur. Une courte transition passe brusquement à la dominante et à la chaleur du second sujet, qui s’ouvre sur une mélodie merveilleusement chantante proclamée par l’orchestre en canon, puis reprise et développée par le violoncelle. Son assurance se dissipe dans des idées auxiliaires davantage angoissées, avant qu’une énergie rythmique grandissante et une écriture solo de bravoure ne nous propulsent dans la section de développement. (Notons au passage un appel de cor qui rappelle le «motif conducteur» de la Symphonie no 2 de Schumann.) Le développement, assez bref, introduit une nouvelle mélodie en contrepoint de l’air du second sujet et débouche efficacement sur une réexposition où le second sujet chantant est réénoncé dans les règles de l’art au majeur de la tonique (violoncelle en dialogue avec le cor); puis une coda prolongée, de plus en plus animée, poursuit le développement des thèmes principaux.

Dietrich conçoit son mouvement lent comme une Romanze en mi bémol et, après un romantique dialogue introductif entre le violoncelle et les bois, le soliste présente le thème principal chantant, semplice, sur fond de cordes en pizzicato (encore un parallèle schumannien). La portion centrale du mouvement s’enfièvre, implique un développement de l’idée introductive et débouche sur une réénonciation plus pathétique de la mélodie principale. Le finale est une sonate-allegro détendue, en sol majeur, avec un énergique sujet principal et un second sujet généreusement lyrique; les bois staccato de sa transition semblent faire allusion au finale de la Symphonie «Rhénane» de Schumann. L’écriture de violoncelle se fait de plus en plus flamboyante et, passé une réénonciation régulière, annonce l’unique cadenza du concerto, marquée quasi Fantasia. Ce morceau de Friedrich Grützmacher, comme nous l’apprend une note dans la partition, rappelle le thème de la Romanze et termine sa course tout droit dans une brève et brusque coda.

extrait des notes rédigées par Calum MacDonald © 2007
Français: Hypérion

Albert Dietrich wurde in Golk in der Nähe von Meißen geboren und studierte ab 1851 Komposition bei Schumann in Düsseldorf. Brahms traf er zum ersten Mal im Oktober 1853, bei den Schumanns. Sie wurden enge Freunde und frühstückten in jenem Monat jeden Tag im gleichen Restaurant zusammen. Von 1861 bis 1890 war Dietrich Hofkapellmeister in Oldenburg, wo Brahms häufig zu Gast weilte. In Oldenburg stellte Dietrich viele Werke von Brahms vor. Er spielte auch eine entscheidende Rolle bei der Organisation der Uraufführung von Brahms’ Deutschem Requiem in Bremen 1868. Dietrichs in Leipzig 1898 veröffentlichten Erinnerungen an J. Brahms wurden im darauf folgenden Jahr ins Englische übersetzt und sind bis heute eine wichtige biographische Quelle. Neben dem Violoncellokonzert gehören zu Dietrichs eigenen Werken die Oper Robin Hood, eine Sinfonie in d-Moll, ein Violinkonzert in der gleichen Tonart, ein Hornkonzert, Chorwerke und diverse Kammermusikwerke einschließlich zweier Klaviertrios.

Dietrichs Violoncellokonzert in g-Moll op. 32 stammt von ungefähr 1876 und wurde für den berühmten Cellisten Friedrich Grützmacher (1832–1903) komponiert, der auch in der Uraufführung spielte. Das Werk fand aber nie einen Verleger, und seine Aufführungsgeschichte vor der hier vorliegenden Einspielung, soweit man überhaupt von einer Aufführungsgeschichte sprechen kann, hüllt sich auch weiterhin im Dunkeln. Dietrichs Werk, mit seinen drei separaten Sätzen und seinem als voll ausgereifte Sonatenform konzipierten ersten Satz, kommt einem konventionellen Konzert am nächsten. Wie im Konzert von Schumann übernimmt das Orchester primär eine Begleitfunktion. Zu anderen Ähnlichkeiten mit dem Schumann-Konzert gehören sowohl der tonale Aufbau (in dem sich die Entwicklung vom ersten Satz in Moll bis zum letzten Satz in Dur vollzieht und ein lyrischer, liedhafter, langsamer Satz in der Dominante der Subdominantparalelle dazwischen geschaltet ist) als auch das Ausbleiben einer Kadenz im ersten Satz sowie die Stellung der den Höhepunkt bildenden Kadenz im Schlusssatz, die wie bei Schumann ein marschartiges Stück im 2/4-Takt ist. Es gibt darüber hinaus einige Stellen, wo Dietrich auch auf andere Werke Schumanns Bezug zu nehmen scheint. Im Vergleich mit Schumann gibt Dietrich seinem Orchester allerdings viel mehr zu tun. Dietrichs reife Musiksprache klingt ungefähr wie eine Mischung aus Schumann und Brahms, ist aber auch unverwechselbar seine eigene und handwerklich gekonnt gearbeitet. Seiner Cellostimme gab Dietrich einen für das Instrument typischen virtuoseren Anstrich.

Zu Beginn des Allegros stellt das Cello das etwas gequälte, mit espressivo überschriebene erste Thema vor, dem ein heftiges Maß an Mozart’schem G-Moll-Pathos eigen ist. Eine kurze Überleitung führt rasch zur Dominante und der Wärme des zweiten Themas, das mit einer wunderbar singenden, zuerst vom Orchester als Kanon vorgetragenen, dann vom Violoncello aufgenommenen und weiter ausgesponnenen Melodie beginnt. Das Selbstbewusstsein des Themas schwindet zu ängstlicheren Nebengedanken, bis uns zunehmend rhythmische Energie und virtuose Soloauftritte in den Durchführungsabschnitt hineintreiben. (Wir hören im Vorübergehen vielleicht einen Hornruf, der das „Motto“ aus Schumanns 2. Sinfonie in Erinnerung ruft.) Die Durchführung ist ziemlich kurz. Sie stellt als Kontrapunkt zur zweiten Themenmelodie eine neue Melodie vor und leitet effektiv zur Reprise über, in der das singende zweite Thema erwartungsgemäß in der Durtonika wiederholt wird (Cello im Dialog mit dem Horn), worauf Dietrich zu einer ausführlichen und zunehmend lebhaften Koda schreitet, die weiterhin mit den Hauptthemen motivisch-thematisch arbeitet.

Dietrich gestaltet seinen langsamen Satz als eine Romanze in Es-Dur. Nach einem romantischen einleitenden Dialog zwischen dem Violoncello und den Holzbläsern stellt der Solist semplice das liedhafte Hauptthema gegen pizzicato spielende Streicher vor (eine weitere Parallele zu Schumann). Der Mittelteil des Satzes wird leidenschaftlich, wobei er den Anfangsgedanken bearbeitet und zu einer feierlicheren Wiederholung der Hauptmelodie führt. Der Schlusssatz ist ein entspanntes Sonatenallegro in G-Dur mit einem energischen Hauptthema und einem großzügig lyrischen zweiten Thema. In der Überleitung zwischen diesen Themen scheinen die staccato blasenden Holzbläser an den Schlusssatz aus Schumanns „Rheinischer“ Sinfonie anzuspielen. Die Cellostimme wird immer flamboyanter und kündigt nach einer regeltreuen Reprise die Solokadenz des Konzerts an, die mit quasi Fantasia überschrieben ist und von Friedrich Grützmacher stammt, wie uns ein Hinweis in der Partitur belehrt. Die Kadenz nimmt Gedanken der Romanze auf und fließt geradewegs in eine kurze Pseudokoda ein.

aus dem Begleittext von Calum MacDonald © 2007
Deutsch: Elke Hockings

Recordings

The Romantic Cello Concerto, Vol. 2 – Volkmann, Dietrich, Gernsheim & Schumann
CDA67583

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