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Suite in E minor

composer
Pièces de clavecin, 1724, revised 1731

 
Following the collection of 1706, Rameau did not publish any more solo harpsichord music until the Pièces de clavecin of 1724. Containing two groups (most likely intended as suites), each centred on a different tonality, this publication shows a more mature composer who has clearly found his own voice. The Suite in E minor opens with a lofty Allemande, a piece that at first seems indebted to the older style until Rameau introduces a second theme with widely spaced intervals. This musical non sequitur, following the stepwise motion of the opening bars, creates an effect of eccentric opulence as Rameau suddenly, mid-phrase, shifts the melodic activity to a higher register, infusing the piece with a splendid vocal quality. The following Courante takes a more humble tone, with occasional moments of wit. Dispensing with the usual sarabande, Rameau goes straight into a pair of Gigues. The first is in the minor mode with a plaintive quality, which contrasts with the triumphal mood of the major-key second Gigue. Both are in rondeau form, and the second one sees Rameau introducing a variety of contrasting characters in the alternating couplets. This is the kind of music that transforms the double-manual harpsichord into a wellspring of colour and timbre.

Rameau introduces an imitation of nature in Le rappel des oiseaux (roughly translated as ‘The conference of the birds’). This piece was most likely inspired by Rameau’s friendship with the Jesuit Père Castel, who discussed with the composer the phenomenon and study of birdsong. We would be misguided to regard this (or La poule, from the G minor Suite) as some sort of silly warbling. There is a clear narrative thread, particularly evident in the second half where we hear the wings slowly losing energy and folding inwards as the birds fall asleep. It is all so wonderfully fetching, and I cannot help but think of the great medieval Sufi text of the same title (which has no relation to Rameau): ‘… rise up and play / Those liquid notes that steal men’s hearts away’.

There follows a triptych of vigorous Rigaudons followed by the glowing calm of the Musette en rondeau. This serene dance suggests a trio of old peasant ladies acting out the half-forgotten dances of their youth to the distant tones of a bagpipe being played in the hills. Then comes the dance of the young peasants with a rousing Tambourin—not a modern tambourine, but a pipe and tabor. It was this short movement that apparently inspired a little girl named Wanda Landowska to take up the cause of Baroque music. The last piece of the set, La villageoise, is a rondeau followed by a variation in running semiquavers. I like to imagine that this vignette depicts Rameau visiting the surrounding countryside of his hometown of Dijon, spying on a young peasant girl walking in the meadows. She is graceful, innocent, and all the more alluring as she hasn’t the faintest notion of her own quiet power. In the semiquavers I hear Rameau’s love for this girl and for the old days as he rides back to Paris. As in Dvořák’s ‘Dumky’ Piano Trio, Op 90, the composer observes the simple beauty and youth of times past, and the music only hints at what must be a deeper longing.

from notes by Mahan Esfahani © 2014

Après le livre de 1706, Rameau cessa de publier de la musique pour clavecin jusqu’aux Pièces de clavecin de 1724. Elles se composent de deux groupes (très probablement conçus comme des suites), chacun centré sur une tonalité différente; cette publication révèle un compositeur plus mûr qui a clairement trouvé sa voix. La Suite en mi mineur commence par une Allemande noble, qui doit beaucoup, semble-t-il, au style ancien, avant que Rameau introduise un second thème avec des intervalles largement espacés. Cet illogisme musical, suivant le mouvement conjoint des premières mesures, crée un effet d’opulence excentrique lorsque soudain, au milieu de la phrase, Rameau fait glisser l’activité mélodique à un registre plus élevé, insufflant au morceau une magnifique qualité vocale. La Courante suivante prend un ton plus humble, avec d’occasionnels moments d’esprit. Rameau se passe de la sarabande habituelle et va directement à deux Gigues. La première est écrite dans le mode mineur avec un côté plaintif qui contraste avec l’atmosphère triomphale de la seconde Gigue de tonalité majeure. Les deux sont en forme rondeau et, dans la seconde, Rameau présente divers caractères contrastés dans les couplets en alternance. C’est le genre de musique qui transforme le clavecin à deux claviers en une source de couleur et de timbre.

Dans Le rappel des oiseaux, Rameau introduit une imitation de la nature. Ce morceau fut sans doute inspiré par l’amitié de Rameau avec le père jésuite Castel, qui entretenait avec le compositeur des discussions sur le phénomène et l’étude du chant des oiseaux. Il serait peu judicieux de considérer ce morceau (ou La poule dans la Suite en sol mineur) comme une sorte de gazouillement ridicule. Il y a un fil narratif clair, particulièrement évident dans sa seconde partie où l’on entend les ailes perdre lentement de l’énergie et se replier lorsque les oiseaux s’endorment. C’est tellement charmant que je ne peux m’empêcher de penser au grand texte médiéval soufi qui porte le même titre (sans aucun rapport avec Rameau): «… lève-toi et joue / Ces notes claires qui prennent leur cœur aux hommes».

Vient ensuite un triptyque de vigoureux Rigaudons suivi du calme radieux de la Musette en rondeau. Cette danse sereine évoque un trio de vieilles paysannes exécutant les danses à moitié oubliées de leur jeunesse aux sons lointains d’une cornemuse jouée dans les collines. Vient ensuite la danse des jeunes paysans avec un Tambourin exaltant—pas un tambour de basque moderne, mais un flageolet et un tabor. C’est ce court mouvement qui incita apparemment une petite fille nommée Wanda Landowska à épouser la cause de la musique baroque. Le dernier morceau du recueil, La villageoise, est un rondeau suivi d’une variation en doubles croches galopantes. J’aime imaginer que cette vignette dépeint Rameau visitant la campagne environnant sa ville natale de Dijon, espionnant une jeune paysanne qui marche dans les prés. Elle est gracieuse, innocente et d’autant plus séduisante qu’elle n’a pas la moindre notion de sa propre force tranquille. Dans les doubles croches, je vois s’exprimer l’amour de Rameau pour cette jeune fille et pour le temps jadis alors qu’il retourne à Paris. Comme dans le Trio avec piano «Dumky», op.90, de Dvořák, le compositeur observe la beauté simple et la jeunesse du temps passé, et la musique fait seulement allusion à ce qui doit être une nostalgie plus profonde.

extrait des notes rédigées par Mahan Esfahani © 2014
Français: Marie-Stella Pâris

Nach dem Premier livre von 1706 veröffentlichte Rameau erst 1724 wieder Werke für Solocembalo, die Pièces de clavecin. Diese Publikation enthält zwei (sehr wahrscheinlich als Suiten vorgesehene) Gruppen, jede mit einem anderen tonalen Zentrum, und zeigt einen gereifteren Komponisten, der offenkundig zu seiner eigenen Stimme gefunden hat. Die Suite in e-Moll beginnt mit einer pathetischen Allemande, die zunächst dem älteren Stil verpflichtet scheint, bis Rameau ein zweites Thema mit großen Intervallsprüngen einführt. Dieser musikalische Gedankensprung, der auf die abgestufte Bewegung der Anfangstakte folgt, erzeugt einen Effekt von ausgefallener Opulenz, wenn Rameau plötzlich den Melodieverlauf mitten in der Phrase in ein höheres Register versetzt und so das Stück mit glänzender Gesanglichkeit erfüllt. Die folgende Courante ist einfacher, mit gelegentlichen witzigen Momenten. Rameau verzichtet auf die übliche Sarabande und geht direkt zu zwei Gigues über. Die erste ist in Moll; ihr klagender Charakter kontrastiert mit dem triumphalen Dur der zweiten Gigue. Beide haben die Form eines Rondeau; und in der zweiten Gigue gestaltet Rameau die wechselnden Couplets sehr kontrastreich. In dieser Art von Musik wird das zweimanualige Cembalo zu einem Quell von Klangfarbe und Timbre.

In Le rappel des oiseaux (übersetzt etwa: „Die Konferenz der Vögel“) ahmt Rameau die Natur nach. Dieses Stück wurde sehr wahrscheinlich durch Rameaus Freundschaft mit dem Jesuitenpater Castel angeregt, der mit dem Komponisten über das Phänomen des Vogelgesangs und dessen Studium diskutiert hatte. Es wäre irrig, dieses Stück (oder auch La poule aus der g-Moll-Suite) für albernes Vogelgezwitscher zu halten. Es gibt einen klaren Erzählfaden, der besonders deutlich in der zweiten Hälfte hervortritt, in der man hören kann, wie die Flügel langsam an Kraft verlieren und sich nach innen falten, wenn die Vögel einschlafen. Das alles ist wunderbar und bezaubernd; und ich muß dabei unweigerlich an den großartigen mittelalterlichen Sufi-Text mit demselben Titel (der keinerlei Beziehung zu Rameaus Stück hat) denken: „… erhebe dich und spiele / Jene fließenden Töne, die den Menschen das Herz stehlen“.

Dann kommen drei lebhafte Rigaudons, gefolgt von einer glutvollen ruhigen Musette en rondeau. Dieser gelassene Tanz läßt an drei alte Bäuerinnen denken, die die halbvergessenen Tänze ihrer Jugend zu den Dudelsackklängen aus den Hügeln in der Ferne ausführen. Dann folgt ein Tanz junger Bauern mit einem mitreißenden Tambourin—keinem modernen Tambourin, sondern einer Flöte und einer Trommel. Dieser kurze Satz hat offenbar ein kleines Mädchen namens Wanda Landowska dazu gebracht, sich mit Barockmusik zu befassen. Das letzte Stück dieser Suite, La villageoise, ist ein Rondeau, auf das eine Variation in fließenden Sechzehnteln folgt. Ich male mir gern aus, dass diese Vignette Rameau darstellt, wie er bei einem Aufenthalt in der ländlichen Umgebung seiner Geburtsstadt Dijon ein junges Bauernmädchen auf den Wiesen erblickt. Sie ist anmutig, arglos und umso reizvoller, als sie keinerlei Vorstellung von ihrer ruhigen Kraft hat. Aus den Sechzehnteln höre ich heraus, wie Rameau bei der Rückkehr nach Paris seiner Liebe zu diesem Mädchen und der vergangenen Tage gedenkt. Wie in Dvořáks Klaviertrio op. 90 („Dumky-Trio“) hält der Komponist die einfache Schönheit und Jugend vergangener Zeiten fest, und die Musik läßt eine zweifellos noch tiefere Sehnsucht nur erahnen.

aus dem Begleittext von Mahan Esfahani © 2014
Deutsch: Christiane Frobenius

Recordings

Rameau: Keyboard Suites
CDA67597
Rameau: Pièces de clavecin
Studio Master: SIGCD278Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available
Rameau: Pièces de clavecin
Studio Master: CDA68071/22CDsStudio Master FLAC & ALAC downloads available
Rameau: Keyboard Suites
This album is not yet available for downloadSACDA67597Super-Audio CD — Deleted

Details

Movement 1: Allemande
Movement 2: Courante
Movement 3: Gigues en rondeau I & II
Movement 3a: Gigue en rondeau I
Track 3 on CDA67597 [1'28]
Track 12 on SIGCD278 [1'35] Download only
Track 3 on SACDA67597 [1'28] Super-Audio CD — Deleted
Movement 3b: Gigue en rondeau II
Track 4 on CDA67597 [2'44]
Track 13 on SIGCD278 [1'58] Download only
Track 4 on SACDA67597 [2'44] Super-Audio CD — Deleted
Movement 4: Le rappel des oiseaux
Movement 5: Rigaudons I, II & double
Movement 6: Musette en rondeau
Movement 7: Tambourin
Movement 8: La villageoise (rondeau)

Track-specific metadata for SACDA67597 track 3

Movement 3a: Gigue en rondeau I
Artists
ISRC
GB-AJY-06-59703
Duration
1'28
Recording date
4 June 2006
Recording venue
Das Kulturzentrum Grand Hotel, Dobbiaco, Italy
Recording producer
Ludger Böckenhoff
Recording engineer
Ludger Böckenhoff
Hyperion usage
  1. Rameau: Keyboard Suites (CDA67597)
    Disc 1 Track 3
    Release date: January 2007
  2. Rameau: Keyboard Suites (SACDA67597)
    Disc 1 Track 3
    Release date: January 2007
    Deletion date: November 2008
    Super-Audio CD — Deleted
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