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Etude Fantasy

composer
1976

 
John Corigliano’s emergence as one of the most important American composers of the twentieth century has been the result of a steady but often hidden growth. Under-appreciated outside his native country for many years, he sprang into international view with his astonishing First Symphony (1989), a work of total maturity, originality and greatness. This symphony has now firmly entered the international repertoire in a way virtually unique for a contemporary work of its size and difficulty, receiving performances to date by close to eighty orchestras in seventeen countries. (On a personal, anecdotal note, it was my own score of the Albeniz/Godowsky Tango—which Corigliano borrowed without telling me what it was for—which provided the inspiration for the haunting off-stage piano episodes in the work.) Following on from the symphony a number of major works have appeared, most notably the opera The Ghosts of Versailles (1990)—the Metropolitan Opera’s first commission since 1967; and the String Quartet (1996)—commissioned by the Cleveland Quartet for their final concerts and recording. His earlier works, always performed with great success and frequency, are now established as central works of the repertoire.

Among these latter is the Etude Fantasy (1976) which comes from the end of Corigliano’s first period of composition, described by the composer as a ‘tense, histrionic outgrowth of the “clean” American sound of Barber, Copland, Harris, and Schuman’. It is a work of tremendous formal unity, as well as being a dazzling display piece for the performer with not a few treacherous stretches of vertiginous virtuosity! It was premiered by James Tocco on 9 October 1976.

The following notes from the composer are a succinct guide for the listener:

My Etude Fantasy is actually a set of studies combined into the episodic form and character of a fantasy. The material in the studies is related most obviously by the interval of a second (and its inversion and expansion to sevenths and ninths) which is used both melodically and in the building of the work’s harmonic structure.
The first etude is for the left hand alone—a 3½-minute, bold, often ferocious statement which introduces both an opening six-note row (the first six notes of the work) and a melodic germ (marked ‘icy’ in the score) which follows the initial outburst. This etude reaches a climax in which both the row and the thematic germ are heard together, and ends as the right hand enters, high on the keyboard, playing a pianissimo, slow chromatic descent which introduces the next etude—a study in legato playing.
In this short second etude both hands slowly float downward as a constant crossing of contrapuntal lines provides melodic interest. The sustaining of sound as well as the clarity of crossed voices is important here.
The third etude follows—a fleet development on the simple pattern of a fifth (fingers one and five) contracting to a third (fingers two and four). In this section there is much crossing of hands and during the process a melody emerges in the top voices. A build-up leads to a highly chromatic middle section (marked ‘slithery’) with sudden virtuosic outbursts, after which the melody returns to end the etude as it began.
The fourth etude is a study of ornaments. Trills, grace notes, tremolos, glissandos and roulades ornament the opening material (Etude 1) and then develop the first four notes of the third etude into a frenetically charged scherzando where the four fingers of the left hand softly play a low cluster of notes (like a distant drum) as the thumb alternates with the right hand in rapid barbaric thrusts. This leads to a restatement of the opening six-note row of the Fantasy in a highly ornamented fashion.
After a sonorous climax comes the final etude, a study of melody. In it, the player is required to isolate the melodic line, projecting it through the filigree which surrounds it; here the atmosphere is desolate and non-climactic, and the material is based entirely on the melodic implication of the left-hand etude, with slight references to the second (legato) etude. The work ends quietly with the opening motto heard in retrograde accompanying the mournful two-note ostinato.

from notes by Stephen Hough © 1998

L’émergence de John Corigliano comme l’un des compositeurs américains les plus importants du XXe siècle résulta d’un développement constant, mais souvent latent. Sous-estimé hors de son pays natal durant de nombreuses années, il surgit sur la scène internationale avec son étonnante Première symphonie (1989), d’une maturité, d’une originalité et d’une grandeur absolues. Cette œuvre est désormais fermement inscrite dans le répertoire international, d’une manière presque unique pour une pièce contemporaine de cette taille et de cette difficulté, jouée à ce jour par près de quatre-vingts orchestres dans dix-sept pays. (Remarque personnelle et anecdotique, ce fut ma propre partition du Tango d’Albeniz/Godowsky—empruntée par Corigliano sans me dire à quelles fins—qui inspira les entêtants épisodes pianistiques, derrière la scène, de l’œuvre.) Un certain nombre d’œuvres majeures apparurent ensuite, les plus remarquables étant l’opéra The Ghosts of Versailles (1990)—la première commande du Metropolitan Opera depuis 1967—et le String Quartet (1996), commandé par le Cleveland Quartet pour ses derniers concerts et enregistrement. Ses œuvres antérieures, toujours exécutées avec force succès et fréquence, sont désormais des pièces centrales du répertoire.

Ainsi l’Etude Fantasy (1976), issue de la fin de la première période de composition de Corigliano, lequel la décrit comme une «conséquence tendue, théâtrale, de la sonorité américaine ‘propre’ de Barber, Copland, Harris et Schuman». Cette œuvre, d’une immense unité formelle, est une pièce d’exhibition éblouissante pour l’interprète, avec plus d’une portion perfide, vertigineusement virtuose! La première fut donnée par James Tocco, le 9 octobre 1976.

Les commentaires infra, signés du compositeur, sont un guide succinct pour l’auditeur:

Mon Etude Fantasy est en réalité un corpus d’études combinées dans la forme épisodique et dans le caractère d’une fantaisie. Le matériau de ces études est très manifestement lié par l’intervalle de seconde (et par son renversement et son expansion jusqu’aux septièmes et neuvièmes), utilisé tant mélodiquement que dans la construction de la structure harmonique de l’œuvre.
La première étude est pour la main gauche seule—une énonciation de trois minutes et demie, hardie, souvent féroce, qui introduit une série initiale de six notes (les six premières de l’œuvre) et un germe mélodique (marqué «glacé» dans la partition), consécutif à l’explosion initiale. Cette étude atteint à un apogée, où la série et le germe thématique sont entendus ensemble, et s’achève lorsque la main droite fait son entrée, dans les aigus, en jouant une lente descente chromatique pianissimo, qui introduit l’étude suivante—une étude du jeu de legato.
Dans cette brève deuxième étude, les deux mains flottent lentement vers le bas, tandis qu’un constant croisement de lignes contrapuntiques fournit l’intérêt mélodique. La tenue du son est essentielle, au même titre que la clarté des voix croisées.
La troisième étude est un développement rapide sur le simple motif d’une quinte (doigts un et cinq) se contractant en une tierce (doigts deux et quatre). Cette section recèle moult croisements de mains, cependant qu’une mélodie émerge dans les voix aiguës. Une intensification conduit à une section centrale extrêmement chromatique (marquée «ondulante»), aux éclats virtuoses soudains; puis, la mélodie revient achever l’étude comme elle l’a débutée.
La quatrième étude est consacrée aux ornements. Trilles, notes d’agrément, trémolos, glissandos et roulades ornent le matériau initial (Etude 1) avant de développer les quatre premières notes de la troisième étude en un scherzando frénétiquement chargé, où les quatre doigts de la main gauche joue doucement un lent cluster (comme un lointain tambour), tandis que le pouce alterne avec la main droite en de rapides élans, le tout menant à une réénonciation de la série de six notes initiale (de la fantaisie), d’une manière fort ornée.
Passé un acmé sonore, l’étude finale, une étude de la mélodie, oblige l’instrumentiste à isoler la ligne mélodique, la projetant à travers le filigrane qui l’entoure; l’atmosphère est désolée, non paroxystique, et le matériau repose entièrement sur l’implication mélodique de l’étude pour la main gauche, avec de légères références à la deuxième étude (legato). L’œuvre s’achève paisiblement sur le motif initial, entendu sous une forme rétrograde, accompagnant le lugubre ostinato de deux notes.

extrait des notes rédigées par Stephen Hough © 1998
Français: Hypérion

Recordings

New York Variations
CDA67005Archive Service

Details

Etude No 1: For the left hand alone
Track 1 on CDA67005 [4'05] Archive Service
Etude No 2: Legato
Track 2 on CDA67005 [2'15] Archive Service
Etude No 3: Fifths to thirds
Track 3 on CDA67005 [2'21] Archive Service
Etude No 4: Ornaments
Track 4 on CDA67005 [3'56] Archive Service
Etude No 5: Melody
Track 5 on CDA67005 [3'58] Archive Service

Track-specific metadata for CDA67005 track 4

Etude No 4: Ornaments
Artists
ISRC
GB-AJY-98-00504
Duration
3'56
Recording date
26 July 1996
Recording venue
St George's, Brandon Hill, United Kingdom
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Tony Faulkner
Hyperion usage
  1. New York Variations (CDA67005)
    Disc 1 Track 4
    Release date: April 1998
    Deletion date: August 2013
    Archive Service
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