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Concerto for piano and orchestra No 1, Op 12

composer

 
The first concerto has a less tensely argued counterpoint than some earlier works, particularly the String Quartet, Op 5 (1979). The virtuosic demands of the concerto form have eclipsed the nitty-gritty labyrinths of part-writing, but there is no sign yet of the romantic flowering which would grow from the final pages of the Symphony. There is rather a lanky, adolescent athleticism here, as if on this youthful frame no fat has yet formed. Behind the acrobatic high jinks, however, there is a darker side to the work in its use of two plague-inspired elements. The popular tune ‘Fortune, my Foe’, from the Anne Cromwell Virginal Book (1638) and other contemporary collections, is used in all three movements in various intervallic disguises; and the third movement is subtitled ‘Maccaber Dance’ after the Scottish adventurer Maccaber—described as being ‘half a skeleton’—who instituted a graveyard dance-procession in Paris during the plague which became known later as the ‘Danse Macabre’. Furthermore, the second movement was inspired by the section ‘Dream Fugues’ in De Quincey’s Confessions of an Opium Eater.

Three fortissimo unison Bs rip the piece open and introduce us to a world of steel and glass virtuosity; the thematic material is terse and frugal, its glittering octaves the leanest of chords—chops picked clean of meat. The whole first movement—thematic and harmonic material as well as accompanying figuration—derives from these unison Bs (theme 1) and from a motif based on three notes a semitone apart (A sharp, B and C) which stretch to a major third above (theme 2). Furthermore, theme 2 is arranged around three Bs and thus could be seen as a variation of theme 1. The mirror shape of theme 2 is a reflection of the movement’s overall mirror structure in both key and material:

Theme: 1 2 1 2 3 2 1 2 1
Key: B B C C A C# C C B

Theme 3 is the quote from ‘Fortune, my Foe’, mentioned above.

The slow movement is a bleak landscape of loneliness which opens with a haunting, rocking theme for solo piano based on a series of deceptive cadences. A shadow of theme 2 from the first movement is implied with the first chord (G sharp dominant 7th), its implied cadence (A), and the used deceptive cadence (B flat). This theme is repeated with superimposed, pianissimo divided strings made up of the four avoided cadences of the main theme in retrograde. A four-part fugue of semitone couplets appears, first for the piano alone, then for woodwind quartet with the ‘Fortune, my Foe’ theme appearing as piano accompaniment. The movement closes as it began with the piano’s rocking theme, except that now the second and fourth cadences are perfect, not deceptive, giving a strange slump of weariness to the theme as it sinks down a semitone at these points; it is as if someone has been into a familiar room and changed the position of just one painting.

The third movement, ‘Maccaber Dance’, opens like the first with three unison fortissimo Bs, but this time the strings accompany with a syncopated diminution of this motif, the ostinato triplets becoming a rash of spots over the skin of the entire movement. The piano boldly declaims the exuberant main theme (a combined reworking of themes 1 and 2 from the first movement), while the ostinato triplets in the strings change from B to C to D flat and back to C, ending on B—an elephantine, augmented version of the same movement’s theme 2. The third movement’s second theme is a further metamorphosis of the first movement’s two themes, becoming more manic at each appearance. The ‘Fortune, my Foe’ theme appears first in the piano in a clever combination of all three themes as its opening intervals are distorted into three semitones, and its figuration is the thrice-repeated unison, spread over a devilishly awkward three-octave span. This Elizabethan extract continues to reappear with a menacing domination until the work ends—the three punched chords slashing like a rapier, the semitone theme a raspberry-clustered chord, blown with blackened tongue, and the piano’s final octaves tumbling down in a frenzy to the last unison B.

from notes by Stephen Hough © 1997

Le premier concerto comporte un contrepoint moins intensément affirmé que certaines œuvres antérieures, notamment le Quatuor à cordes, op. 5 (1979). Les exigences virtuoses de la forme concerto ont éclipsé les réalités labyrinthiques de la conduite des parties, mais il n’existe encore aucun signe de l’épanouissement romantique qui allait naître des pages finales de la Symphonie. Il règne plutôt ici un athlétisme dégingandé, adolescent, comme si aucune graisse ne s’était encore formée sur cette ossature juvénile. Le chahut acrobatique cache cependant un côté plus sombre de l’œuvre, dans son recours à deux éléments inspirés par la peste. L’air populaire «Fortune, my Foe», extrait du Anne Cromwell Virginal Book (1638) et d’autres recueils contemporains, est ainsi utilisé dans les trois mouvements, dans divers travestissements d’intervalles; de plus, le troisième mouvement est sous-titré «Maccaber Dance», d’après l’aventurier écossais Maccaber—décrit comme «à moitié un squelette»—qui institua à Paris, durant la peste, une danse-procession de cimetière, ultérieurement connue sous le nom de «Danse macabre». Quant au deuxième mouvement, il fut inspiré par le chapitre «Dream Fugues», des Confessions of an Opium Eater («Confessions d’un mangeur d’opium») de De Quincey.

Trois unissons de si fortissimo déchirent la pièce pour nous faire découvrir un monde d’une virtuosité étincelante; le matériau thématique est succinct et simple, ses octaves scintillantes étant les plus maigres des accords—des côtelettes nettoyées de leur viande. Tout le premier mouvement—le matériau thématique et harmonique, ainsi que la figuration d’accompagnement—dérive de ces unissons de si (thème 1) et de trois notes distantes d’un demi-ton (la dièse, si et do) s’étirant jusqu’à la tierce majeure au-dessus (thème 2). En outre, la première énonciation du thème 2 est disposée autour de trois si et pourrait donc être considérée comme une variation du thème 1. La forme en miroir du thème 2 est un reflet de la structure en miroir globale du mouvement, au niveau tant de la tonalité que du matériau:

Thème: 1 2 1 2 3 2 1 2 1
Tonalité: si si do do la do# do do si

Le thème 3 reprend «Fortune, my Foe», susmentionné.

Le mouvement lent est un morne paysage d’isolement qui s’ouvre sur un entêtant thème cullando pour piano solo, fondé sur une série de cadences évitées. L’ombre du thème 2 du premier mouvement est sous-entendue avec le premier accord (septième de dominante en sol dièse), sa cadence implicite (la) et la cadence interrompue utilisée (si bémol). Ce thème est répété avec les cordes divisées pianissimo, surimposées, et constituées des quatre cadences évitées du thème principal, en rétrogradation. Une fugue, à quatre parties, de couplets de demi-tons apparaît, d’abord pour le piano seul, puis pour le quatuor de bois, avec le thème de «Fortune, my Foe» sous forme d’accompagnement pianistique. Le mouvement s’achève comme il a commencé, avec le thème cullando du piano, excepté que les deuxième et quatrième cadences sont désormais parfaites, conférant au thème un étrange effondrement de lassitude au moment où il sombre d’un demi-ton; c’est comme si quelqu’un était allé dans une salle familière et avait juste changé la position d’une peinture.

Le troisième mouvement, «Maccaber Dance», s’ouvre, comme le premier, sur trois unissons de si fortissimo, mais cette fois, les cordes accompagnent avec une diminution syncopée de ce motif, les triolets ostinato devenant une éruption de boutons sur la peau du mouvement tout entier. Le piano déclame hardiment l’exubérant thème principal (une réécriture combinée des thèmes 1 et 2 du premier mouvement), tandis que les triolets ostinato, joués par les cordes, passent du si au do, puis au ré bémol, avant de revenir au do et, enfin, au si—une version éléphantesque, augmentée, du thème 2 du même mouvement. Le second thème du troisième mouvement, plus fou à chaque apparition, est une autre métamorphose des deux thèmes du premier mouvement. Le thème de «Fortune, my Foe» figure d’abord au piano dans une intelligente combinaison des trois thèmes, lorsque ses intervalles d’ouverture sont distordus en trois demi-tons, tandis que sa figuration est l’unisson trois fois répété, déployé sur une étendue diaboliquement difficile de trois octaves. Cet extrait élisabéthain continue de reparaître, avec une domination menaçante, jusqu’à ce que l’œuvre s’achève—les trois accords vigoureux tailladant comme une rapière, le thème semi-tonal étant un accord de désapprobation, diffamatoire, et les octaves finales du piano s’effondrant frénétiquement jusqu’au dernier unisson de si.

extrait des notes rédigées par Stephen Hough © 1997
Français: Hypérion

Die an den Virtuosen gestellten Forderungen der Konzertform haben die nüchternen Pfade des Partiturschreibens in den Schatten gestellt, aber von der romantischen Klangfarbe, die sich kurz vor Ende der ersten Symphonie hören läßt, ist im ersten Klavierkonzert noch keine Spur. Hier findet man eher etwas Jugendlich-Athletisches, als ob ein lang aufgeschossener Körper noch kein Fett angesetzt hätte. Hinter der lustigen Musikakrobatik gibt es jedoch in dem Werk eine dunklere Seite, wo zwei von der Pest inspirierte Elemente vorkommen. Die volkstümliche Weise „Fortune, my Foe“ („Schicksal, mein Feind“), dem Anne Cromwell Virginal Book („Anne Cromwells Buch für Tafelklavier“) (1638) und anderen zur selben Zeit erschienenen Sammlungen entnommen, wird in verschiedenen Intervallverkleidungen verwendet, und der dritte Satz hat als Untertitel „Maccaber Dance“, nach dem als „Halbskelett“ beschriebenen schottischen Abenteurer Maccaber genannt, der während der Pest auf einem Pariser Friedhof einen Tanzzug veranstaltete, später als Danse Macabre bekannt. Überdies wurde der zweite Satz von dem Teil „Dream Fugues“ („Traumfugen“) aus De Quinceys Confessions of an Opium Eater („Bekenntisse eines Opium-essers“) inspiriert.

Das Stück beginnt schlagartig mit drei brisanten einstimmigen Hs im Fortissimo gespielt, die uns mit einer Welt aus stählerner und glasiger Virtuosität bekannt machen. Die Thematik ist schlicht und einfach—ihre glitzernden Oktaven sind höchst magere Akkorde, gleich abgenagten Knochen. Der ganze erste Satz, was sowohl Thematik und Harmonik als auch die begleitende Figuration betrifft, stammt von diesen einstimmigen Hs (Thema 1) sowie von einem Motiv, das auf drei durch einen Halbton voneinander getrennten Tönen (Ais, H und C) aufgebaut ist, die sich jeweils auf eine obenliegende große Terz erstrecken (Thema 2). Überdies basiert Thema 2 auf drei Hs, dürfte also als Variation zu Thema 1 betrachtet werden. In der Spiegelform von Thema 2 wird in Tonart sowie in Substanz die gesamte Spiegelstruktur des Satzes dargestellt:

Thema: 1 2 1 2 3 2 1 2 1
Tonart: H H C C A Cis C C H

Thema 3 ist ein Zitat aus dem obenerwähnten Lied „Fortune, my Foe“.

Der langsame Satz, der eine trostlose Einöde schildert, beginnt mit einem schwermütigen schaukelnden Thema für Soloklavier, das auf einer Reihe Trugschlüsse aufgebaut ist. Der Schatten von Thema 2 aus dem ersten Satz wird mit dem ersten Akkord (Gis Dominantseptakkord), dessen implizierter Kadenz (A) und der Trugschlußkadenz (B) angedeutet. Dieses Thema, das aus den vier „vermiedenen“ Kadenzen des Hauptthemas als Krebsreihe (das heißt „rückläufig“) besteht, wird von überlagerten, geteilten Streichern pianissimo wiederholt. Eine vierstimmige, aus Halbtonpaaren bestehende Fuge erscheint, zuerst für Soloklavier, dann für Holzbläserquartett, wobei dieses von dem „Fortune, my Foe“-Thema auf dem Klavier begleitet wird. Der Satz schließt, wie er begonnen hat, mit dem Schaukelthema am Klavier, aber jetzt sind Kadenzen 2 und 4 keine Trugschlußkadenzen mehr, sondern vollständig, was dem Thema eine seltsame, bleierne Müdigkeit verleiht, wenn es an diesen Stellen um einen Halbton sinkt. Es ist, als hätte jemand in einem bekannten Zimmer nur ein einziges Bild verstellt.

Der dritte Satz, „Maccaber Dance“, beginnt, wie der erste, nämlich mit drei einstimmigen Hs im Fortissimo gespielt, aber diesmal liefern die Streicher die Begleitung mit synkopierter Diminution dieses Motivs, wobei die ostinato Triolen gewissermaßen zu einem Ausschlag auf der Haut des ganzen Satzes werden. Mit Kühnheit verkündet das Klavier das mitreißende Hauptthema, (eine neu bearbeitete Verbindung von Themen 1 und 2 aus dem ersten Satz), während ostinato Triolen bei den Streichern sich von H nach C, nach Des, und zurück nach C bewegen, um wieder auf H zu enden—eine mammuthafte, vergrößerte Variation zu Thema 2 desselben Satzes. Das zweite Thema des dritten Satzes, das bei jeder Wiederholung immer manischer wird, ist eine weitere Wandlung von Themen 1 und 2 aus dem ersten Satz. Das „Fortune, my Foe“-Thema erscheint zuerst am Klavier in einer gewandten Kombination von allen drei Themen, indem die Anfangsintervalle zu drei Halbtönen verzogen werden, und seine Figuration ist der dreimal wiederholte Einklang, der sich über drei Oktaven erstreckt—eine ungeheure Herausforderung für den Pianisten. Dieses elisabethanische Thema wiederholt sich mit drohender Macht bis Ende des Werkes—die drei Akkorde stechen brutal in die Tasten wie eine Degenklinge, das Halbtonthema wird zu einem unheilvollverkündenden, an den Schwarzen Tod mahnenden Cluster (Tonhaufen), und die Schlußoktaven am Klavier fallen in wilder Raserei hinunter, bis sie das letzte einstimmige H erreichen.

aus dem Begleittext von Stephen Hough © 1997
Deutsch: Margaret Morey

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