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Piano Sonata No 1 in E minor, Op 12

composer
c1847/8

 
The first important fact about this work is simply that it is probably the earliest piano sonata to be composed by a Russian. It dates from around 1847/8 and, as the product of a teenager who must have been quite a pianist already, it is beyond criticism. It has a youthful naivety about it, with echoes of Mendelssohn as well as a certain brashness which Tchaikovsky was to show in his early keyboard works. Typically, Rubinstein uses no Russian folk material, but some pages of this sonata betray an obviously Russian origin. The first movement, Allegro appassionato, is in a brisk 2/4 and the opening builds through a series of grand gestures into a strong repetition of the first theme in triplet octaves. The tremolos and arpeggios which bind the movement together lead to the second subject and testify to Rubinstein’s easy capacity for fluent melody. The development moves to the remote key of F sharp major where the constantly moving accompaniment stops—as it will again when the second subject returns in the recapitulation. The movement ends quietly and seriously after a further reference to the opening phrase.

The Andante largamente is a simple tripartite conception which launches immediately into its long principal melody in C major. The placid mood becomes gradually ruffled during the central section in A minor, where dotted rhythms are contrasted with pulsating triplets. A delicate modulation (German augmented sixth to tonic 6/4, for those who care about such things) ushers in the principal theme over a florid accompaniment, and the last few bars recall the middle section.

The scherzo, Moderato, is a perky piece in A minor with a tastefully ornamented melody which makes much of the alternative possibilities between G sharp and G natural. The second section, which is repeated, spends some time in C major before returning to A minor and a fortissimo change of gear from 3/8 to four bars of 2/8—something which would have delighted Schumann. The little trio in A major subjects its winsome tune to some quite harmless contrapuntal imitation.

The finale, Moderato con fuoco, is the strongest movement. After a preliminary statement of the theme, a grand Russian outburst reintroduces it in octaves with rushing triplet accompaniment. These rhythms dominate the movement, despite the first appearance of the lyrical second subject—an excellent melody by any standards. The entire development section is given over to a fugue on the first theme, but although young Anton Grigoryevich flexes his academic muscles once or twice the fugal manner actually assists the enormous forward propulsion of the movement. When the second theme returns, the irrepressible rhythm of the fugue continues in the bass, to be displaced only by the grandest possible repeat of this theme, with repeated chords and rich arpeggios, leading (through a harmonic progression that would become Tchaikovsky’s favourite method of heralding a climax) to an enthusiastic conclusion.

from notes by Leslie Howard © 1996

Tout d’abord, la première chose importante à remarquer à propos de cette œuvre, c’est qu’il s’agit probablement de la première sonate à avoir été composée par un russe. Elle date environ des années 1847/8 et comme c’est l’œuvre d’un jeune homme qui n’avait pas encore atteint sa vingtième année, tout en étant déjà un pianiste confirmé, elle demeure en toute justice hors du champ d’une critique sérieuse. Elle possède un charme naïf propre à la jeunesse, avec des réminiscences de Mendelssohn, et ne manque pas aussi d’une certaine fougue dont Tchaïkovsky fera aussi preuve dans ses premières œuvres pour piano. De manière typique, Rubinstein n’utilise pas de thème emprunté au folklore mais certaines pages de cette sonate trahissent cependant une origine russe évidente. Le premier mouvement Allegro appassionato est un vif 2/4 et l’ouverture est construite à partir de grands gestes éloquents qui débouchent sur une puissante répétition du premier thème joué en octaves en triolets. Les trémolos et les arpèges qui lient tout le mouvement mènent au second sujet et sont une preuve de l’aisance mélodique de Rubinstein. Le développement nous entraîne dans la tonalité éloignée de fa dièse majeur où le flux constant de l’accompagnement s’interrompt ainsi qu’il le fera encore quand le second sujet revient lors de la réexposition. Le mouvement se termine dans une quiétude sérieuse après une dernière référence à la phrase d’ouverture.

L’Andante largamente d’une conception simple en trois parties commence immédiatement par la longue mélodie principale en do majeur. L’humeur placide du début se trouble graduellement durant la section centrale en la mineur où des rythmes pointés sont contrastés avec une pulsation en triolets. Une délicate modulation (d’une sixte augmentée allemande au second renversement de l’accord de tonique) réintroduit le thème principal enjolivé d’un accompagnement fleuri; les dernières mesures sont un rappel de la section centrale.

Le scherzo Moderato est une pièce pleine d’entrain avec une mélodie ornementée avec beaucoup de goût et tirant parti au mieux de l’alternance entre le sol dièse et le sol bécarre. La seconde partie, qui est répetée, reste quelque temps en do majeur avant de revenir en la mineur avec un changement de tempo fortissimo passant de 3/8 à 2/8—une idée qui aurait ravi Schumann. Le petit trio voit son attrayante mélodie sujette à quelques imitations contrapuntiques sans conséquence.

Le finale Moderato con fuoco est le mouvement le plus fort. Après une exposition préliminaire du thème, celui-ci est réintroduit dans une grande envolée en octaves très russe avec un accompagnement en triolets qui s’élance avec précipitation. Ces rythmes dominent le mouvement en dépit du second sujet très lyrique—une excellente mélodie quels que soient les critéres considérés. Une fugue sur le premier thème occupe toute la section du développement, et bien que le jeune Anton Grigorievitch fasse, à quelques reprises, étalage de son savoir-faire académique, en réalité le style fugué contribue parfaitement à la formidable impétuosité du mouvement. Quand le second sujet fait sa réapparition, l’irrépressible mouvement rythmique de la fugue continue dans les basses pour être seulement supplanté par moments par de grandioses répétitions de ce thème, avec des accords répétés et des arpèges somptueux, conduisant à une conclusion passionnée (grâce à une progression harmonique qui deviendra plus tard le procédé favori de Tchaïkovsky pour annoncer le bouquet final).

extrait des notes rédigées par Leslie Howard © 1996
Français: Daniel Biry

Der erste wichtige Aspekt dieses Werkes ist die Tatsache, daß es wahrscheinlich die erste Sonate ist, die von einem Russen komponiert wurde. Sie geht in die Jahre 1847/8 zurück, und ist als das Werk eines Jugendlichen, der bereits ein außerordentlicher Pianist gewesen sein muß, über jedwede Kritik erhaben. Es strahlt sowohl jugendliche Naivität, die an Mendelssohn erinnert, als auch eine bestimmte ungestüme Heftigkeit aus, die Tschaikowski in seinen frühen Werken für Tasteninstrumente ausdrücken sollte. Recht bezeichnend bedient sich Rubinstein keines russischen Folklorematerials, wenn auch einige Seiten seiner Sonate auf einen russischen Ursprung schließen lassen. Der erste Satz Allegro appassionato ist im flotten Zweivierteltakt gehalten, und der Anfang besteht aus einer Reihe großartiger Gesten in starken Wiederholungen des ersten Themas in Oktavtriolen. Die Tremolos und Arpeggios, die den Satz zusammenhalten, leiten das zweite Thema ein und bestätigen Rubinsteins leichthändige Fähigkeit, fließende Melodien zu schaffen. Die Themendurchführung bewegt sich weiter zur entfernten Tonart Fis-Dur, in der die kontinuierlichdynamische Begleitung aufhört—ein Kunstgriff, der auch bei der Wiederaufnahme des zweiten Themas in der Reprise wiederholt wird. Der Satz endet nach einem weiteren Bezug zur einleitenden Phrase ruhig und gedankenvoll.

Dem Andante largamente liegt eine einfache dreiteilige Konzeption zugrunde, und es setzt sofort mit einer langen Hauptmelodie in C-Dur ein. Die gelassene Stimmung wird im zentralen Abschnitt in a-Moll nach und nach aufgerührt, in dem punktierte Rhythmen pulsierenden Triolen gegenübergestellt werden. Eine zarte Modulation (für die, die auf Genauig­keit besonderen Wert legen, in deutschen übermäßigen Sexten zu 6/4 auf der Tonika) führt vor blumiger Begleitung zum Hauptthema, und die letzten Takte rufen den mittleren Abschnitt in Erinnerung.

Das Scherzo Moderato ist ein keckes Stück in a-Moll mit einer geschmackvoll verzierten Melodie, die die Alternativen zwischen Gis und G nahezu vollkommen ausschöpft. Der zweite Abschnitt, der wiederholt wird, erklingt eine Weile in C-Dur, ehe die Tonart a-Moll und nach weiteren vier Takten der Zweiachteltakt wiederaufgenommen werden—eine Technik, die Schumann erfreut hätte. Das kleine Trio in A-Dur stellt dann in einer recht harmonischen kontrapunktischen Imitation seine reizende Melodie vor.

Das Finale Moderato con fuoco ist der ausdrucksvollste aller Sätze. Nach einer einleitenden Themenvorstellung präsentiert ein großartiger russischer Ausbruch in Oktaven zusammen mit der brausenden Triolenbegleitung dieses Thema erneut. Diese Rhythmen beherrschen den ganzen Satz, trotz des ersten Auftretens des lyrischen zweiten Themas—einer exzellenten, allen Maßstäben gerecht werdenden Melodie! Der gesamte Durchführungsabschnitt wird im ersten Thema von einer Fuge getragen, und wenn auch der junge Anton Grigorjewitsch ein oder zwei mal seine akademischen Muskeln spielen läßt, verstärkt der Fugenstil den enormen Vorwärtstrieb des Satzes noch weiter. Bei der Rückkehr des zweiten Themas setzt der unbezähmbare Fugenrhythmus in der Baßstimme fort, um schließlich von der denkbar prachtvollsten Wiederholung des Themas ersetzt zu werden, mit wiederholten Akkorden und reichen Arpeggios, die (durch eine harmonische Fortschreitung, die später bei Tschaikowski bevorzugter Vorbote eines Höhepunkt werden sollte) zu einem begeisternden Abschluß führt.

aus dem Begleittext von Leslie Howard © 1996
Deutsch: Ute Mansfeldt

Recordings

Rubinstein: Complete Piano Sonatas
CDD220072CDs Dyad (2 for the price of 1)

Details

Movement 1: Allegro appassionato
Track 1 on CDD22007 CD1 [6'43] 2CDs Dyad (2 for the price of 1)
Movement 2: Andante largamente
Track 2 on CDD22007 CD1 [6'29] 2CDs Dyad (2 for the price of 1)
Movement 3: Moderato
Track 3 on CDD22007 CD1 [4'25] 2CDs Dyad (2 for the price of 1)
Movement 4: Moderato con fuoco
Track 4 on CDD22007 CD1 [7'11] 2CDs Dyad (2 for the price of 1)

Track-specific metadata for CDD22007 disc 1 track 3

Moderato
Artists
ISRC
GB-AJY-81-01703
Duration
4'25
Recording date
18 December 1980
Recording venue
Art Workers Guild, Queen Square, London, United Kingdom
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Tony Faulkner
Hyperion usage
  1. Rubinstein: Piano Sonatas Nos 1 & 3 (CDA66017)
    Disc 1 Track 3
    Release date: March 1990
    Deletion date: September 1996
    Superseded by CDD22007
  2. Rubinstein: Complete Piano Sonatas (CDD22007)
    Disc 1 Track 3
    Release date: September 1996
    2CDs Dyad (2 for the price of 1)
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