Fortune my Foe, Farewell Delight, BK6

composer
Forster (No 45), FVB (No 65). [Neighbour, p 158]

 
Fortune, my foe, why dost thou frown on me?
And will thy favours never better be?
Wilt thou, I say, for ever breed my pain?
And wilt thou not restore my joys again?

The Elizabethan ballad The Lover’s complaint for the Loss of his Lass starts with these words. The tune was also adapted to several ‘Lamentations’ – that is, ballads supposed to recount the last words of notorious criminals, printed and sold at public executions. The origins of the melody may be considerably older still, however, since the opening is similar to the Italian Renaissance chanson Fortuna desperata by Antoine Busnois (c1430-1492), the theme of which was reused in early sixteenth-century works by Josquin, Obrecht, Isaac and Senfl.

The two main sources for Byrd’s setting simply call it Fortune, but Clement Matchett’s Manuscript (from Lord Dalhousie’s collection in the National Library of Scotland) gives the title as Farwell delighte, Fortune my foe, indicative of the sombre mood and compatible with the character of the ballad, and possibly indicating a variant set of words to the song. By Byrd’s time the tune was clearly considered to be English in origin, as is shown by the setting called Engelsche Fortuyn by Byrd’s younger contemporary Sweelinck, and by the version called Cantilena Anglica Fortunae by Sweelinck’s pupil Scheidt; it also occurs in numerous Dutch ballad books. In Matchett’s Manuscript a copying date of 19 August 1612 is given although the work was probably composed at least thirty years earlier.

The mood of Byrd’s gentle introspective work owes much to the pavan-like character of its opening. It survives incomplete in Forster (lacking bars 25 to 36). The first statement of the 12-bar melody is followed by three further variations whose increasing complexity never obscures the melody. The harmonies bear a clear relation to the Passamezzo antico bass (compare, for example, The nynth pavian, the Passinge mesures, BK2a). Dowland seems to have paid homage to Byrd’s version by borrowing from it in his own lute setting of the tune (later turned into a lute duet with the name Complaint). Byrd’s first variations indeed have something of a lute-like texture about them.

from notes by Davitt Moroney © 1999

Fortune, mon ennemie, pourquoi me regardes-tu avec hostilité ?
Jamais tes faveurs ne s’amélioreront-elles ?
Continueras-tu, je demande, à me faire toujours la peine ?
Ne m’accorderas-tu jamais des joies ?

La chanson élisabéthaine “Complainte d’un Amant sur la perte de son aimée” (“The Lover’s complaint for the Loss of his Lass”) commence par ces paroles. La mélodie était souvent utilisée pour des “Lamentations”, c’est-à-dire des romances censées raconter les dernières paroles de criminels notoires, imprimées et vendues lors des exécutions sur la place publique. Les origines de la mélodie sont peut-être encore plus anciennes, car la première phrase ressemble à celle d’une chanson italienne de la Renaissance, Fortuna desperata d’Antoine Busnois (c. 1430-1492), et ce thème figure à nouveau dans plusieurs œuvres du début du XVIe siècle de Josquin des Prés, Obrecht, Isaac et Senfl.

Les deux sources principales de la pièce de Byrd l’appellent simplement Fortune, mais le manuscrit de Clement Matchett (collection de Lord Dalhousie, à la National Library of Scotland) l’intitule “Adieu plaisir” (“Farwell delighte, Fortune my foe”), le signe sûr d’un caractère sombre, parfaitement en rapport avec l’atmosphère de la chanson ; c’est peut-être une variante des paroles. A l’époque de Byrd, on prenait la mélodie pour anglaise, comme le montre le Engelsche Fortuyn de Sweelinck, ainsi que la Cantilena Anglica Fortunae de Scheidt, un élève de Sweelinck ; on la trouve également chez plusieurs chansonniers hollandais. La date du 19 août 1612 trouvée dans le manuscrit de Matchett indique seulement quand les variations de Byrd ont été copiées dans cette source ; leur composition, en revanche, doit dater d’au moins une trentaine d’années auparavant.

Ces douces variations sont introspectives, proches du caractère de la pavane, surtout au début. Elles sont incomplètes dans Forster (les mesures 25 à 36 manquent). Le premier énoncé de la mélodie de douze mesures est suivi de trois autres variations dont la complexité grandissante ne cache jamais la mélodie. Les harmonies du début sont proches de celles du Passamezzo antico (voir, par exemple, The nynth pavian, the Passinge mesures, BK2a). Dowland semble avoir rendu hommage à Byrd en empruntant une de ses phrases pour sa propre version au luth (transformée plus tard en duo pour deux luths, intitulé Complaint). Les premières variations de Byrd adoptent, en effet, un style d’écriture proche de celle du luth.

extrait des notes rédigées par Davitt Moroney © 1999

Recordings

Byrd: The Complete Keyboard Music
CDS44461/77CDs Boxed set (at a special price)

Details

Track 5 on CDS44461/7 CD4 [3'57] 7CDs Boxed set (at a special price)

Track-specific metadata

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