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Pavana Lachrymae, BK54

composer
Forster (No 57), FVB (No 121). [Neighbour, p 171]

 
Flow my teares, fall from your springs
Exil’d for ever; let me mourn
Where night’s black bird her sad infamy sings
There let me live forlorn...
Hark, you shadows that in darkness dwell,
Learn to contemn light;
Happy, happy they that in hell
Feel not the world’s despair.

This famous piece started out as a solo lute pavan by John Dowland some time before 1595. The first printed version occurs as a song in pavan form, with the subtitle ‘Lacrime’, in his Second Booke of Songs (1600), and there is the famous ‘passionate pavan’ for consort, Lachrymae Antiquae, which he published as the opening work of Lachrymae, or Seaven teares (1604). Numerous keyboard adaptations of this magnificent ‘16-bar’ pavan exist, by Giles Farnaby (FVB No 290), Cosyn, Melchior Schmidt, Sweelinck and Scheidemann, as well as several anonymous versions. A pavan and galliard by Morley (FVB Nos 153/154) are clearly a more general homage to Dowland, starting with a much freer reference to Lachrymae.

It has recently been suggested that Lachrymae might have originated as a homage to either Marenzio’s 6-voice madrigal Parto da voi mio sole (1585) or Lassus’s Penitential Psalm Domine ne in furore tuo, since both works appear to contain the opening motto theme (the Lassus is particularly striking, at the words Laboravi in gemitu meo). However, I am also struck by the similarity of the famous motto to the opening of the French chanson by Dominique Phinot, Plorez mes yeux, plorez à chaudes larmes; this first phrase was quoted in the Instruction methodique & fort facile pour apprendre la Musique Practique (p. 49) by the Dutch musician Cornelius Blockfort [Corneille de Montfort], printed in 1573, 1581 and 1587; Dowland could easily have known it.

Of all the keyboard arrangements, Byrd’s is the finest and certainly the least mechanical (although the surviving text of Sweelinck’s version is unfortunately notoriously corrupt and probably simplified). Byrd’s point of departure was the original lute version, not the song nor the consort piece, but whereas most of the other keyboard versions are in A minor, Byrd transposes it up into D minor, lifting the work into a more singing part of the instrument. This also allows for richer harmonic textures underneath and, more significant, places the important expressive notes higher. The first 16-bar strain has F as the highest note, the second strain has G, and the last has A, the top note of Byrd’s keyboard. This corresponds closely to the effect on the lute since this highest note would have been played on the highest tied fret of the top string. (Byrd also transposed Monsieur’s Alman, BK44, up a fourth, for similar reasons.)

Faced with Dowland’s great song, Byrd ‘responds with the unmistakeable sympathy that he usually reserves for popular music. The spacious pavan framework allows him room not merely for the most imaginative flights of figuration, but for far-reaching elaboration of the melody and contrapuntal reflection upon it ... His excursions away from his model do not aim at correction, like those in Johnson’s Delight, but pay it the compliment of treating it as a source of inspiration’ (Neighbour, p 172).

Dowland’s own lute galliard to Lachrymae is a later composition and was first published only in 1612. Byrd’s arrangement of the pavan must predate this since he uses a different lute galliard, but his version is so clearly in his latest style that it must surely date from when he was at least 60 or 65. The fine galliard he chose, by the lutenist James Harding, is associated with Dowland’s own Lachrymae in some lute sources. It is typical of the more modern style of galliard in which, because of the faster semiquavers, a slower basic tempo is required. (See If my complaints, for a Dowland galliard arranged by Byrd.)

from notes by Davitt Moroney © 1999

Coulez, mes larmes, tombez de vos sources,
Exilées à tout jamais, laissez-moi me lamenter,
Là où l’oiseau noir de la nuit chante sa triste infamie,
Laissez-moi vivre là-bas abandonné...
Écoutez, vous les ombres qui vivez dans l’obscurité,
Apprenez à détester la lumière ;
Heureux, heureux sont ceux qui, en enfer,
Ne sentent pas le désespoir du monde.

Cette pièce célèbre commence sa vie comme une pavane pour luth seul, de John Dowland, à une date antérieure à 1595. La première version imprimée est une chanson en forme de pavane, sous-titrée “Lacrime”, dans son Second Booke of Songs (1600). Ensuite vient la fameuse “pavane passionnée” pour consort, Lachrymae Antiquae, que Dowland publie comme première œuvre des Lachrymae, or Seaven teares (1604). De nombreuses adaptations de cette magnifique pavane “à seize” existent, écrites par Giles Farnaby (FVB, n°290), Cosyn, Melchior Schmidt, Sweelinck et Scheidemann, ainsi que par de multiples auteurs anonymes. Une pavane et gaillarde de Morley (FVB, n° 153, n° 154) sont conçues comme un hommage plus général à Dowland, en empruntant librement la première phrase de Lachrymae.

On a suggéré récemment que Lachrymae a pu voir le jour en hommage au madrigal à six voix Parto da voi mio sole de Marenzio (1585) ou au psaume Domine ne in furore tuo de Lassus, puisque les deux œuvres contiennent le motif célèbre. Le lien avec la pièce de Lassus est frappant, surtout à la phrase Laboravi in gemitu meo. Pourtant, je trouve aussi frappante la similitude entre ce fameux motif et la première phrase d’une chanson française de Dominique Phinot, Plorez mes yeux, plorez à chaudes larmes ; cette phrase a été citée dans l’Instruction methodique & fort facile pour apprendre la Musique Practique (p. 49) du hollandais Cornelius Blockfort [Corneille de Montfort], imprimée en 1573, 1581 et 1587 ; Dowland a pu facilement la connaître.

De toutes les versions pour clavier, celle de Byrd est certainement la plus fine et la moins machinale (mais le “meilleur” texte connu de la version de Sweelinck est particulièrement mauvais, et probablement simplifié). Pour Byrd, le point de départ était la version originale pour luth, non pas la chanson ou l’arrangement pour consort. Là où la plupart des arrangements sont en la mineur, Byrd transpose la pavane en ré mineur, à la quarte supérieure. Il soulève ainsi l’œuvre, pour la placer dans la tessiture la plus chantante de l’instrument. Ceci lui permet également d’utiliser de plus riches accords en-dessous. Plus important encore, par ce procédé il place les notes les plus expressives tout en haut du clavier : la première strophe de seize mesures monte jusqu’au fa, la deuxième jusqu’au sol, et la dernière jusqu’au la aigu, l’ultime note du clavier de Byrd. Ceci correspond exactement à l’effet sur le luth car la note la plus aiguë est jouée sur la dernière des frettes liées, sur la corde la plus aiguë du luth. De même, Byrd a transposé d’une quarte plus haut Monsieur’s Alman, BK44, pour des raisons semblables.

Face au chef d’œuvre de Dowland, il “réagit avec la sympathie manifeste qu’il réserve normalement à la musique populaire. Le cadre spacieux de la pavane lui offre la place non seulement pour des traits de figuration très imaginatifs, mais aussi pour une élaboration de la mélodie et pour des commentaires contrapuntiques... Ses écarts par rapport au modèle ne cherchent pas à le corriger, comme c’était le cas pour la pavane “Delight” de Johnson, mais lui font le compliment de le reconnaître comme une source d’inspiration” (Neighbour, p. 172).

La gaillarde que Dowland a composée pour Lachrymae est une œuvre plus tardive, publiée seulement en 1612. L’arrangement de la pavane effectué par Byrd doit la prédater car il y joint un arrangement d’une autre gaillarde pour luth, dans son style le plus tardif qui doit néanmoins dater de l’époque où il avait entre soixante et soixante-cinq ans. La belle pièce qu’il a choisie, écrite par le luthiste James Harding, est également associée à la pavane Lachrymae de Dowland dans certaines sources de luth. Elle est typique du style plus moderne de gaillarde, avec des double-croches rapides et un tempo plus lent. (Voir If my complaints, pour une gaillarde de Dowland lui-même dans un arrangement pour clavier de Byrd.)

extrait des notes rédigées par Davitt Moroney © 1999

Recordings

Byrd: The Complete Keyboard Music
CDS44461/77CDs Boxed set (at a special price)

Details

Track 12 on CDS44461/7 CD2 [5'58] 7CDs Boxed set (at a special price)

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